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paVupApRi - Page 4

  • Interrupteur (presque) pas chair

    à Vegas-sur-sarthe

    Clic !

    Et puis t'il y eut la mort du Chien
    au p'tit matin
    son drame
    (celui de ravager de flammes, la nuitée)
    d'amorcer la neuve journée
    mais l'air de rien
    mains dans ses poches de brouillard
    disant : "maintenant, c'est plus tard"
    Ah, dieu ! Peu l'âge
    quand il n'est, âpre et tout, question
    que de s'aimer, entiers, le cul nu sur la plage
    encore, au bord de ses tréfonds

    Le chien ? Mais si ! Tu te rappelles
    comme il allumait les poubelles
    d'un seul aboi
    pour feu de joie
    Qu'ça brillait fort durant la nuit
    jusqu'aux rivages des Inuit
    le vent du nord gonflant les focs
    et sa chanson - connue défroque !
    du marais
    Ho, ho ! Pardon...
    Point de Marais, mais bien plutôt du Jean Sablon

    Claque !

    Et puis t'il y eut la belle odeur
    d'un cent de fleurs
    leur âme
    (la seule qu'adoube les femmes à ravir)
    exhaltante et près... t'à frémir !
    mais sans douleur
    les yeux engourdis de "...Mens, songe !..."
    priant : "Qu'on me donne une éponge !"
    Et merde, quoi !
    Ce bouquet, c'est du lourd (saynète !)
    que de s'aimer, entiers, sans profession de foi
    lents sur les traces de Hamlet

    L'odeur ? Mais si ! Tu t'en souviens
    Elle importait, tu sais... du chien
    la confiture
    tellement sûre
    qu'ça puait fort, la nuit durant
    (à vous gaver les graves gens !)
    ses vents perdus sous les braguettes
    sans moyen de lever la tête
    et jurer
    Ha, ha ! Coriace...
    Mais prompt fumet n'est certes pas une menace

    Clic !

    Et puis t'il y eut ce bel instant
    (Cybèle ! ardent...)
    du besoin de suspendre l'heure
    où z'elle m'invita, doigt sur l'interrupeur
    cachant encore un peu ses formes
    (rien que de douillet, rien d'énorme...)
    Et ce fut bientôt lumineux
    quand se fit l'ombre sur nos corps libidineux
    Caresse intime, souffles brefs...
    Et confession sur l'oreiller
    "Je n'ai pas payé l'EDF"

    interrupteur pas cher

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#275

  • Phare (a way to grow)

    La pensée vagabonde au départ imminent
    Le cœur fait ran tan plan
    L'âme aère sa chambre
    Le corps est en alerte avant que tout s'ébranle
    et son for intérieur hait le monde inconscient

    Le temps du mouvement déchire une enveloppe
    L'absence contenue déploie son jeu de cartes
    La distance à couvrir essuie un peu ses plâtres
    au paillasson des champs que les corbeaux écopent

    La lumière a plié sa nappe aux quatre points
    L'orange prend le sien
    Les villes s'enguirlandent
    La vitesse en absorbe et l'offre et la demande
    Jusqu'à son dernier quart, elle file son train

    Cela dit, j'entre en gare
    mains jointes, les yeux pleins

    Je m'écris : "...phare !"
    Tout me revient

     

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Agapes... Et ?

    A moi ! Duos de chair, collines...
    Tendres, sous mes fermes rapines !
    Fendus d'estourbissants clivages
    promis à de fièvreux ravages

    Gagnez d'artistiques sommets
    brutaux accords de nos fumets
    dont le concert appétissant
    transcende les contentements

    A moi ! Sublimes chorégies
    où se fondent les arguties
    au profit d'orgues plus amènes
    irréfutables de sans-gène

    Pleuvez ! Pleuvez, fleuves sans nom
    vos crèmes, liquoreux chinons
    et autres vaporeux trésors
    élixirs... Oh ! Joyeux essors !

    Eh ! C'est bien le jour ! C'est la fête !
    Où s'empiffrer jusqu'à plus tête
    en profondeurs évanescentes
    et en dévorations charmantes

    S'il est né - comme on dit, ce jour
    (le corps du Paternel Amour)
    c'est pas pour atténuer ici
    notre feu d'aimer à l'envi !

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

     

  • Leviathan Blues

    Il marchait sur les noms qui maudissaient le sien
    en rappelant tous ceux qui n'avaient plus d'histoire
    Il n'avait qu'un bagage et c'était sa mémoire
    et riait comme on pleure, ignoré, dans son coin

    Il portait à son cou un lacet sans couleur
    et mâchait le coton qui lui bouffait les doigts
    les yeux et l'attention qu'il réservait pour toi
    le seul qui survivrait à son lot de malheur

    Il ployait sous la charge en avançant toujours
    sous le knout ou le fouet, l'opprobre ou l'invective
    Il voyait dans le ciel une lointaine rive
    et chantait, comme on prie un véritable amour

    Il est tombé, sans nom, sous les coups d'un idiot
    trop laid pour s'attacher une folie heureuse
    Mais tu es né(e) de son audace, aventureuse
    quelques générations plus tard, de maux en mots

    Tu marches, tu le portes, ne ploies, ni ne tombes
    aujourd'hui affranchi(e) de tout, sauf du passé
    Tu vois le ciel changeant réclamer sa beauté
    mais tu lui fais la nique, un géant dans ton ombre

    Et c'est beau !
    Pas tant le sacrifice ou le chemin de croix
    Pas tant tel artifice ou tel mea culpa
    Mais le mot...

    Celui qui dit ton nom, le mien, le nôtre
    sans e(r)go(ts)
    "Humain ! Eh, oh ! ?!!
    Où qu'est la faute"

     

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#273

  • Nul demain

    Fermes, deux mains ferment le ciel de lit du jour
    J'ai balayé ma cour - à vous, les escargots !
    en ai bien fait le tour, ôté tous les mégots
    aux fins de mettre en germe un nouvel alentour

    Hier monte mourant au liseré des cimes
    J'en réfute l'abyme et les vaines promesses
    L'orange nuit sublime une sourde tristesse
    avec ses précédents, sans qu'aucun ne m'arrime

    Aujourd'hui pleure un brin pour faire un peu pitié
    Sa cour est balayée ! Faut-il que je le coiffe ?
    D'un juron ? D'un béret ? D'une dernière soif ?
    Approche-toi, matin... Découvre-moi, nuitée !

    Je quitte une aube défraîchie sur ma charpente
    pour avérer, latente, une compromission
    sans usufruit ni rente et sans obligation
    dont l'hier est l'oubli, la certitude, absente

    Ce matin me l'a dit, en m'ouvrant grand les yeux
    "Demain n'existe pas ! Hier est déjà mort !
    L'heure est à ce constat : il te reste ce corps
    à pourvoir aujourd'hui d'un sentiment heureux"

     

    Demain, deux mains, poésie, tiniak

    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#272