26.06.2008
Anne à Bulles
Ballet flasque
de bulles et masques
au square Trousseau
j'ai embrassé la Tarasque
sur le museau
Fun en bulles
sous ta férule
joli moineau
j'ai vidé mon vestibule
des vieilles peaux
de vétilles
en pécadilles
pour un écot
je suis demeurée la fille
ce petit lot
vais de peines
en amours vaines
sous le manteau
changeant de figure humaine
à chaque mot
au hasard
de square en soirs
fandango
je déroge aux désespoirs
des idiots
joli
mon joli
moineau
pour un petit bécot
ma vie fait des bulles
à nouveau
du bout du pied dans l'eau
tiniak le niak(oué) © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
polème inspiré par les créations graphiques de
Anne 'Bulles Dorées'
13:34 Publié dans rue de la Muse, vuz&priz | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : bulles dorees, graphisme, blog artistique, polème, tiniak
16.03.2008
un good-bar ?
MARS! et ça repart...
ça revient, ça se retient. May Nat, profitant de la torpeur des jardins engourdis, a fait quelques emplettes. je sors d'en lire... délires!
vuz&priz @ L'Echappée Belle : "Les Ohms me tuent".
un texte court qui se savoure au savon noir ; définitivement mortel! où il est démontré qu'après la mort d'après la petite mort, il y a encore...
vuz&priz @ la Mal-Femmée : "Le seizième ciel".
parce que bon... "La nuit lapée" aborde le deuil avec un verbe autrement grave que portent des vers proches de la terre ; du coup, une promenade dans le XVIème, ça vous à de suite un parfum de légèreté enjouée. gagné! montez au seizième ciel (BIGOTS S'ABSTENIR - euh, c'est pas un peu redondant, ça ?)
vuz&priz @ La Gazette endocrinienne d'Anne ARCHET : "Litanies de la Femme Honnête".
elle n'a pas honte de le dire : elle a un revolver, un vibromasseur, un mari, un Seigneur Jésus-Christ... et sait s'en servir.
l'écrivaine qui fait fondre les glaces du Saint Laurent, se déchaîne dans cette Gazette où elle rassemble ses écrits les plus poétiques ; sans jamais se départir de sa verve cynique, érotique, symphonique.
vuz&priz @ Natyot, la slameuse d'EROTIK MENTAL FOOD : un nouvel espace sur MySpace (où vous aurez davantage de chance de la trouver)
[au passage, encore merci à SOUFFLEDAME et son hommAge appuyé]
08:51 Publié dans vuz&priz | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : t'as quoi au frigo ?, près textes, lis tes ratures et mets ta physique avant d'sortir
02.03.2008
Là, quand tu es là, tant
vu c/° Mal-Femmée
("Fragments" de la note intitulée : Pistes Recyclables)
"S’allonger, c’est le contraire de se coucher.
L’analyse ça se fait aussi de bouts."
la fit tinter comme un grelot
vieillot ; puis, sans effort
héla un taxi qui le mena
vers d'autres transports
sur les quais du port
désoeuvré
"Le désir c’est le faible."
Alors, il prit le sein
le brandit
le jeta à ses condisciples en disant :
" Prenez, et qu'il vous étouffe!
Ceci est le sort, l'ivraie pour nous"
Là, quand se prenant les pieds dans le tableau
comme à l'accoutumée
les mains dans le dos
le philosophe mit sa plastique
au service de l'arrêt torride
tu eus ce sourire assassin
presque enfantin
disant dans le ventre du vent amer
" où est le père ?"
Alors, je pris le tien
entre mes mains
le rendit
aussi merveilleux qu'accessible
il faut être d'eux, dit La Bible
j'ai mieux :
j'aime "yeux"
ce mot lumineux comme un fossile
sur une plage
débile
alors tu jailliras des eaux, troublée
et je te reconnaîtrai
et tu ne seras pas ma mère
et je ne serai pas ton père
au vrai ?
tu m'as manqué
"Une fois quittés, les hommes redeviennent des pères dignes de ce nom.
Des pères qu’ils avaient cessé d’être pour moi"
ping-pong
Halleluiah!
norbert tiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
00:50 Publié dans rue de la Muse, vuz&priz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, mal-femmée, mets ta physique avant d'sortir! ça caille, merde
24.02.2008
La Femme aux Chats d'Oman
c-vu c-pri chez Fatima-Ezzahra
http://www.myspace.com/fatem_83
"Formes aux chats"
peinture originale
LA FEMME AUX CHATS D'OMAN
Elle a quitté le lin blanc
lui préférant la fraîcheur
de ce grand tapis persan
et son enivrante odeur
Elle est fille de Sultan
épouse d'ambassadeur
mais ne se résout pourtant
à aucune autre douceur
Ses chats bientôt l'entourant
mêleront à ses ardeurs
de leurs langues le piquant
et des ronrons ravageurs
de l'un à l'autre pelage
pénétrants ou titillants
lui réservant l'avantage
De soupirs en feûlements
son souffle rend les hommages
que les filles de son rang
exigent d'un pucelage
Car au sultanat d'Oman
il n'est pas de badinage
qui n'ait été décemment
couvert par le mariage
Son époux élégamment
lui laisse tout à loisir
jouir de bien des truchements
qui conduisent au plaisir
Lui-même étant peu friand
de ce qu'elle pût offrir
se contentait autrement
près des garçons d'Agadir
Dès lors, c'est aux chats d'Iran
ou de plus lointaine Asie
que la femme aux chats d'Oman
adresse la poésie
de son désir assouvi
norbert tiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
texte inspiré par une peinture originale
de Fatima-Ezzahra Ben-Omar
http://www.myspace.com/fatem_83
06:00 Publié dans rue de la Muse, vuz&priz | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : formes aux chats, fatima-ezzahra, plaisir féminin, chats?, chats
22.02.2008
Le LOFT (extended text)
Ah, le plaisir d'écrire... à quatre mains. La douce partie! La vive partition de l'écrit qui en dit toujours plus long que ce qui se lit...
a-donc ; vu par May Nat, le mainate sur "l'EROTIK MENTAL FOOD de NATYOT"
LE LOFT
Un immense loft de 1000 m2 pour moi toute seule. C’est étrange, mais pas désagréable. Je ne vois même pas l’heure à la pendule de la cuisine quand je suis assise sur mon canapé. Même si je perds la vue, je vous assure que ça fait loin. Je respire bien. Je peux fumer sans m’oppresser. Je ne sais pas où va la fumée mais elle s’échappe. Elle a de la place ici. Elle s’étire à l’infini, enfin dans 2500 m3 d’air. Elle n’est plus rien. Elle disparaît, ou presque. Alors, je fume sans m’arrêter. Des paquets et des paquets. Pour essayer de remplir l’espace. Je ne fais que ça. Fumer et me déplacer avec les nuages qui sortent de ma bouche, de mes narines. Je danse avec eux car nous avons une salle de spectacle rien qu’à nous. Ils sont mes partenaires au milieu de tout ce vide. Je me délecte de nos moments passés ensemble à se ruer l’un dans l’autre. La musique à fond, je tourbillonne, les yeux fermés. Ils m’enveloppent et je me laisse tomber sur le parquet à bout de souffle. Je peux rester au sol, comme ça, pendant des heures, à regarder les volutes de fumée se déformer, à y voir des visages, se déformer à leur tour, sans fin, sans fin. (La solitude n’existe plus.)
Dans cet appartement irraisonnablement grand, nous avons aussi une piscine intérieure. Mes cigarettes et moi y sommes très souvent en flottaison. Quel bonheur de fumer dans l’eau. On ne s’imagine pas la liberté que cela puisse procurer. Fumer dans l’eau en faisant la planche. C’est la dernière porte ouverte vers la sérénité.
À force de fumer, nous gagnons du terrain sur l’air respirable et je trouve que l’appartement devient plus chaleureux. Alors quand je sors pour aller au tabac du village acheter d’autres amis, je n’oublie pas de refermer rapidement derrière moi pour qu’aucune fuite ne soit possible. C’est vrai, je les tiens prisonniers mes nuages. Après tout, c’est moi qui les ai fait naître de mes poumons. J’ai bien le droit d’en profiter un peu.
Avant de retourner les voir, je passe par le parc où se trouve un terrain de tennis. Je pense à ces parties mémorables où mon père me faisait courir, courir et où je m’arrachais la gorge. Je ne peux plus maintenant.
Je ne sais pas combien de temps il me reste, mais plus très longtemps, je crois. On m’a dit deux mois. Deux mois environ. J’ai acheté ce loft et je m’y suis installée depuis quinze jours. Je n’ai pas trop toussé. Je ne sais pas quand est-ce qu’elle va arriver. J’espère qu’il y aura assez de fumée pour que je ne la voie pas me prendre.
Et May Nat, le mainate de choper cette illustration chez http://www.laurenequarre.blogspot.com/
Et tiniak de renchérir...
[Elle, dans un coin du loft]
Danse, ma jolie
pense à ta vie
tes jambes sont des flûtes
dressées vers les volutes
et les nuées fugaces
qui s'approchent et t'enlacent
et te porteront bientôt
mon baiser sur ta peau
Danse, ma jolie
danse et souris
les lèvres de ta bouche
et celles que tu touches
sont pleines, je le vois
de ces mille et un doigts
qui célèbrent ton corps
pour quelques temps encore
Danse, ma jolie
viens par ici
car tu viendras, c'est sûr
le front contre le mur
alors je t'ouvrirai
grand, de la tête aux pieds
et nous embrasserons
alors, le mur du fond
Et Natyot de murmurer, en aparté...
Le mur du fond a des pensées toujours obscènes. Il est au fond et dans mon ventre, danse pour toi ce que l'on ne dit pas. Je collerais bien mon empreinte sur ce mur si je peux l'atteindre. Peut-être m'aideras-tu, si tu en as le droit.
Et tiniak de poursuivre...
Alors, ELLE prit ta main
la blanchit
la porta sous ses vieilles nippes en disant :
" Allez, tâte-moi la mousse
ceci est mon corps
livré, offert à tout
ce que tu peux en faire "
L'enfer, c'est bien ce qui te vint à l'esprit
L'ivraie, aussi
les murs se faisaient plus petits
l'espace intimait l'ordre sourd
de différer l'acte d'amour
ultime et sublime acte d'un jour
avant plus rien
L'enfer ?
C'est bien
" C'est bien, je viens ", dis-tu
avec la peur au cul
et la sueur aux lèvres
coulant un jus de sève
à goulayer, dos au mur
jusqu'à cette déconfiture
qui te mêlera à la pierre
" L'enfer! L'enfer!..."
natyot&tiniak - LE LOFT (extended text)
licensed under CREATIVE COMMONS © 2008
18:15 Publié dans rue de la Muse, vuz&priz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : natyot, écriture lubrifiante, partition à quatre mains, à deux doigts de l'enfer
18.02.2008
Le poignard et le sein

Le poignard attendait, au mur, dans son étui que tu aies ragrafé ta robe dont les plis enveloppaient ta jambe où frémissait encore un refus de l’assaut qu’avait subi ton corps.
Tu n’en avais rien dit, tu t’étais laissée faire mais tu savais, tandis qu’il outrageait ta chair quel enfer s’ouvrirait quand reviendrait son tour à chacun de ses pas résonnant dans la cour.
Le poignard attendait que ta main s’emparât de son manche argenté jusqu’à la garde fine quand tu délogerais cette lame assassine de son fourreau courbé, alors il frappera.
Ton silence pleurait des larmes que la rage aussitôt asséchait sur ton pâle visage et les cheveux défaits qui caressaient ton sein dérobaient à la vue quel était ton dessein.
Le poignard attendait dans l’ombre de la pièce où s’était déroulée l’infâme ignominie et ton sein fomentait la naissance d’un cri qui lancerait bientôt sa clameur vengeresse.
Tu ne diras plus rien, car ta bouche est trop pleine du sang qui veut du sang à l’appel de la haine et le flux de la veine engorgeant le tétin porte un sang noir ébène à sa touche de brun.
Maintenant que le jour a fait son tour de ciel que monte de la cour l’écho d’un pas de fiel sous ton col échancré où tu portes la main se joignent, décidés, le poignard et le sein.
norbert tiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
texte inspiré par une photographie
extraite de LA CHAMBRE NOIRE de Gaëna
16:05 Publié dans rue de la Muse, vuz&priz | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Gaëna, chambre noire, pénombre, poème, poignard, violences faites aux femmes
13.01.2008
sombre sirène
les eaux t'accueillent
où les baleines
gardent un oeil
aux coins des lèvres
que nos filleules
fardent d'un rêve
de lin seul
sombre sirène
désabusée
l'âme est humaine
mais ses baisers
sont des fontaines
que des murets
bordent et ceignent
à jamais
sombre sirène
de tout ton corps
va où te mène
le vilain sort
qui dit qu'on aime
sans plus d'effort
la robe à traîne
de la mort
sombre sirène
un masque doux
t'attend où peinent
l'algue et le loup
dans son domaine
d'ombre et de flou
la fée murène
est au bout
sombre sirène
étends ton bras
sombre sirène
un peu plus bas
sombre sirène
reconnais là
ce qu'il reste de moi
© 2008norbert.DUKOU.ZUMIN.&ditions.TwalesK.tiniak
polème pagaie, inspiré par
les photographies de Olivier REBUFA (voir liens pas loin)
00:20 Publié dans rue de la Muse, vuz&priz | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : olivier rebufa, barbie se noie, sirène, baleine, rouge à lèvres
05.01.2008
...comment j'ai domila...
En passant chez Nat'-la-Natyot (dont le dernier texte est excellllent!), j'ai dérivé chez domila. par chez ben-domi-kestufzé-la, me suis-je dis en découvrant son espace. je suis entré comme on entre dans la cuisine de la voisine qui gardait les p'tits le temps que. pour l'entendre discuter toute seule. mes yeux ont traîné quelque part dans le salon, et j'ai vu un cahier ouvert sur un cahier fermé. une étiquette disait "ATELIER ECRITURE", comme ça tout en majuscules. j'ai regardé dans le cahier ouvert, il y avait ceci :
Puisque personne ne se lance !
Ok, j'ai compris... vous voulez d'abord voir ce que je ponds avant de vous lancer ! C'est ça ? Il fallait le dire...
Donc, puisque personne n'a répondu à ma proposition d'écriture, voici ma prose, sur la note du 29/12 "à vos plumes" (Père noël, piles, pouf, patins, patraque, profil, perdu)
Depuis que le père noël n’est pas passé, puisque nous avions décidé de ne pas lui faire honneur cette année, tout va de travers. Mon homme est patraque, les piles ne fonctionnent plus… Même le soleil fait profil bas, remplacé par les nuages, le vent et la pluie. Je vous pose la question, la seule, la vraie : comment dans ces conditions utiliser les vieux patins à glace qui traînent dans la cave ? Je reste là, affalée sur ce pouf orange, perdue, attendant la réponse…
c vu/c pri @ Le Petit Bout de la Lorgnette - post du 03/01/08
Alors moi, DUKOU... j'ai laissé un mot, un comm' (qu'on dit).
C'est la nuit. C'est l'hiver.
Achevant son service à l'entrée du grand magasin, Michel-Le-Père-Noël enfile ses patins.
"Tes rollers!" piaffent ses gosses quand il les quitte au matin.
Les écouteurs de son baladeur ne dispensent plus rien.
"Putain! Putain! Putain! s'exclame Le Père Michel, je l'savais, ça! Je l'savais pourtant bien... 'chié!"
Pour la musique : tintin!
Les piles sont usées, le magasin fermé, les employés pressés de rentrer vers leurs dindes, leurs magrets, leurs boudins, leurs maisonnées.
C'est comme un coup de matraque!
Michel se sent tout patraque.
Il n'en a pas des masses des plaisirs dans la vie. Et pour se coltiner la corvée du retour, il aime se balancer sur les chansons d'amour qu'il a enregistrées chez Fred, pas loin d'ici.
Mais là, c'est trop galère!
Rentrer sans ses crooners, ses mélos, ses dandies...
"... ça fait chier, nom de nom! C'est pas d'bol! C'est trop con, tiens."
Le Père Michel saute un trottoir.
Quelque chose de bizarre aiguise son regard : "C'est pas mon boulevard! Putain, j'me suis perdu! Ah, ça! Elle va s'marrer encore ma Lulu quand j'vais lui dire pourquoi qu'j'arrive si tard. T'fasson, peuvent pas commencer sans moi : le Père Noël, c'est moi... chaque fois."
Vlan!
Dans cet instant d'inattention à son environnement urbain, Michel se prend un poteau en pleine poire.
"Putain d'putain d'putain!"
Il s'est bien amoché le profil.
"Mais, bon! Y aura toujours la barbe pour pas que ça se voye de trop."
Arrivé chez lui, passé le temps des remontrances, vint le moment des réjouissances, généreusement chiches, copieusement frugales, tout son monde est au poil.
Les gamins font les cons gentiment.
Lulu s'est assise sur ses genoux et lui fait des bises dans le cou.
Fred va rester ("bah, évidemment!"). Tout à l'heure, avec sa guitare, il chantera des chansons-à-boire et on se tapera les flancs.
Il a bien fait son Père Noël, le gars Michel. Les enfants sont contents ; petits et grands.
Maintenant, assis sur son pouf marocain... non, rien de rien.
Non, il ne regrette rien.
...restons ZUMIN.
02:15 Publié dans rue de la Muse, vuz&priz | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : j'ai domila, domila, Père noël, piles, pouf, patins, patraque
14.12.2007
le sable y est pour beaucoup
sur la côte dénudée
le sable y est
vagues figées
alunies
(quasi littérales)
alanguies
(comme littoral)
cette nuit
(l'amer en retrait)
sera douce
à qui vient longer
du rivage la langue fine
les pieds nus sous la gabardine
sentant mollir sous la plante
le pli des ridules odorantes
la poitrine gonflée d'air marin
prête à délivrer l'ode qui vient
et dans les embruns chargés d'iode pur
l'appétit se pare d'aventure
une autre faim se met en partance
rebroussons chemin
vers quelque romance ?
le vent n'en sait rien
mais le temps passé
tapisse le fond du sablier
que faire ? s'étendre
ou bien s'élever ?
pour ne plus attendre
marcher
marcher sur le sable
l'amer dans le dos
et lui préferer l'amour :
c'est chaud
©2007DUKOUtiniakZUMINle&ditionsniakTwalesK(oué!)
12:50 Publié dans rue de la Muse, vuz&priz | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : gene quel lit!, slam blog, l'amer convoi dansait, littoral, littéral
10.12.2007
minutes ? papillons!
Je me suis demandé l'autre jour,
quelles images j'aimerais voir de ma vie.
Et vous,
s'il existait un film de chaque minute de votre vie,
que voudriez vous revoir ?
c vu/c pri @ diane groseille - post du 2/12/07
Réponses diverses et variées lui furent faites, dont émerge un sentiment à peu près partagé part toutes les commentatrices (et quelques commentateurs). ce même sentiment inspire les vers qui suivent :
Minutes papillons
A chaque minute,
un papillon
des souvenirs
en rigodon
ça court, ça pleure
ça rit, ça fond
ça finit comme une mélasse
et on s'en met plein les godasses
à trop regarder dans la glace
on glisse
dans les bras séchés de Narcisse
norbert.tiniak(c)2007.DUKOU.ZUMIN.&ditions.TwalesK
10:09 Publié dans vuz&priz | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : diane, groseille, petite baie rouge et sucrée, un papillon ne fait pas le post-it















