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paVupApRi - Page 5

  • Doute à Ouz

    Au mois d’août
    « Aouh ! Aooouh ! »
    Oupouapout est pris de doutes
    « Par quelle route ? Par quelle route !?! »
    La Vérité se fera toute
    sinon, pour Le Chien, c’est le knout
    l’opprobre, enfumage au mazout
    et long séjour à fond de soute

    Ah, que n’a-t-on laissé ce las
    finir sa sieste dans les bras
    soyeux et ombragés de Maât
    « Qu’en dira-t-on ?, Qu’en dira Râ ?!
    … Ce carrefour est un fatras ! »

    Il prend son pouls
    …ça ne va pas…
    Il est tout moult !
    Oupouapout est à genou
    les bras en croix

    Hé ! Google Mapp n’existe pas
    et nul chemin qu’il entrevoie
    « C’est pas la joie ! C’est pas la joie ! »

    Maât : « Debout, Le Chien, réveille-toi ! »

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Ève de Paris

    Elle n'est plus d'ici et ne va nulle part
    Dans l'ombre qui l'attend, le pavé s'adoucit
    A sa hanche balance une histoire sous pli
    et l'ombre qui la suit déploie son avatar

    Voluptueuse finesse à la souple enjambée
    elle couve, au secret, ourlé dans un soupir
    au creux de sa poignée, un pétrin de désir
    qui lui presse l'allure et le cheveu trempé

    Elle marque un arrêt à la croisée des rues
    (deux ou trois pas de plus, c'est quitter la lumière
    où sèche la chaussée et qu'absorbe le vert)
    l'instant est adorable et le chemin couru

    Des années ont passé sur la Butte Montmartre
    Elle en révoque et l'heur et les heures douceâtres

    Peu de gens, à présent, lui seraient familiers
    comme, dans son carnet, les noms qu'elle murmure
    en caressant du doigt quelques points de suture
    que certains lui auront laissé sous le poignet

    Allons, il faut poursuivre et finir à bon port
    le café va rouvrir pour la session nocturne
    avec ses habitués, étudiants z'et cothurnes
    venus broyer l'ennui en parlant tôt et fort

    Rue Norvins, tout du long, jusqu'à Place du Tertre
    et puis couper, plein sud, vers la rue Gabrielle
    De fantômes parfums lui redonnent des ailes
    Elle est dans la ruelle et peut tout reconnaître

    Il est de ces endroits où l'on est à son aise
    comme en ces vêtements qu'on n'a pas su jeter
    comme dans les vieux plis d'un trop vieux canapé
    qui vous redonnent foi, vous ravivent la braise

    Seule avec son secret, enfin, elle entre ici
    vient s'asseoir à ce banc, le dos à la fenêtre
    face à moi; aussitôt, nos deux mains s'enchevêtrent
    dans un frais sourire, au Rendez-vous des Amis

    Atteindre l'original chez célestine ☆... woup !

     tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    inspiré d'un poème et de son illustration publiés sur son blog par  Célestine ☆

  • Eh, colliers !!

    Eh !... Se pendant, deux tendus sur l'escarpolette...
    quand, cependant, Perdre-pieds s'en vont à l'école
    à travers un terrain (qu'on dirait obsolète)
    mais le leur ! quotidien ! ravagé par Éole !

    Courir sur le chemin - que dis-je ? sur la trace !
    avec la bête au cul, les devoirs incertains
    et l'espoir conjugué à une vie sans faste
    sur notre table en terre où manque tant le pain !

    Oh ! pressez-vous, enfants ! assoifés de lumière
    revanches de la mère, au village, à l'affût...
    car vote âge, ingénu, à tout est grand ouvert !
    Pressez-vous ! Pressez-vous vers le vaste inconnu !

    Les deux, là, rigolez, sur votre balançoire...
    Ce que vous ignorez, c'est votre propre chance
    c'est le monde à vos pieds - l'herbe et sa verte histoire
    l'air, l'eau, aussi le feu que d'être en appétence

    Il est éteint (petit navire),
    oh, le colosse à robe Empire...

    Eh, oui ! Chantez, gamins, sur la route du doute
    Des géants vont trembler (leur ciel sera moins dur) !
    Le miel, c'est l'aventure et ce qu'on en redoute
    en allant, trompetant, faire tomber les murs

    Rigolez, pauvres niais, sur votre balancelle...

    Senestres oripeaux de sinistre mémoire
    restez dans cette armoire avec vos injonctions
    de lin ou de coton, de laine... Voyez voir !
    ces enfants ! Leur courage est votre absolution

    (oui, bon ! J'ai hésité; peut-être... "damnation" !??!)

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    poLème inspiré de la musique de la série documentaire "Sur le chemin de l'école" (2013)

  • Idiot grin

    Il est là, sous mes yeux, pis qu'un sombre grimoire
    où je perds la mémoire et mon goût pour la danse !
    Il ignore mes jeux, pétri de suffisance
    avec son texte-à-trous, réglé sur dévidoir...

    Déjà qu'on est bien loin de ma chambre complice
    il me met au supplice à différer mes joies
    (d'aller par les chemins - ces rues pleines de voix
    étranges par nature; brûler mes artifices...)

    Il attend ma réponse et j'ai la tête ailleurs
    à mâchouiller des fleurs, à chatouiller les rus
    à redouter la ronce et l'insecte inconnu
    - pas tant que cette horloge où ne passe pas l'heure !

    Ôter Troie au Carhaix... Au passé simple, alors ?
    (pour que le roi en rie, mettant sa poule au pot ?)
    Encore eût-il, phallus effacé au tableau
    d'un maudit graffiti, nargué le bas du corps

    Tant va la cruche à l'aube... Oh, si loin, les Grands Soirs !
    Combien vaut ce peignoir, tant que Le Cru s'y fie ?
    Dis, en quelques flash-mobs, quelle a été ta vie...
    Et ta géographie ? C'est-y du savant noir ?

    Garde mon impression, coin de page éditée !
    J'y suis venu sceller mes interrogations...
    Moquez-vous, boutons d'or ! Rigole, papillon !
    Je viens, dans le quart d'heure, applaudir en forêt

    Reprenons le massacre : "Auschwitz-mon-Loulou..."
    Margueriteu dura ce qu'il faut endurer
    là, dans ce cinéma - local et vacancier !
    "La Vie ne vaut rien..." quand Souchon leste un flou

    Il gâche mes matins, toujours z'à neuf et trente
    aussi mon ciel en pente et mes soyeux courroux
    le cahier, white ain't blues, posé sur mes genoux
    où s'égarent mes yeux, ma pensée dilettante...

    Non ! Vraiment, pas possib' ! Je ne signerai pas
    ni d'en-haut, ni d'à-plats, ce cahier de tortures
    Je veux goûter, plutôt, la suave confiture
    d'une déculottée prodiguée à deux doigts

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    "Cahier de vacances " pour un Impromptu Littéraire - tiki#321

  • Ô manifestes polésiaques

    Poésie naît d'un franc délire :
    le désir de dé-lire un monde

    Oh ! et du besoin d'en chanter
    les miracles les plus discrets

    Là, j'ai formé des arguties
    que l'On n'enseigne pas d'Ici

    Et, d'humilités z'en facondes
    du bonheur au plus sombre empire

    Se mêle de nous rameuter
    la poussière jusqu'au palais

    Ici vient tomber la cravate
    et Là s'en dore la patate

    Ah ! Tu vois ce que je viens dire..
    ...comme la parole est féconde...

    Qu'en feras-tu ? Je n'en sais rien
    (il faut bien promener son Chien)

    Une pensée s'ouvre ici-bas
    quand, là-haut, tremble un Au-delà

    Eh ! C'est du beurre à la seconde
    que d'y être au plaisir de lire

    Sans rire, cent rir's vagabondent
    pour un pleur nu rendu à l'onde

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK