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acrostiche

  • acrimonie

    Aux branchies de la terre
    s'étiole un vieux panache
    - mon Moi de nain bravache en est tout dévasté
    quand l'Art qu'on voit aux ciels ne veut rien pardonner
    nul serment goût-de-miel
    ni compulsivités

    Crois-moi, c'est bien fini (même l'Année Prochaine...)*
    tant l'humus a couvert chaque ban dévoyé
    par les impunités de la nature humaine

    Referont pas le monde (où niche l'univers)
    pas ceux dont la chambrée n'est plus que devanture
    ni les frontons austères
    (quand les fourmis, peut-être, auront cette aventure...)!

    Il en va des questions comme des pandémies :
    maigres résolutions au courage en vacance
    et la perte de sens... Fourrées ! Sous le tapis !

    Mais, oh ! s'aimer au four que de plaider Toujours...
    Et puis ? semer en corps encore une réplique ?
    Eh ! Crottes...
    La culotte au genou sitôt quittée la Grotte ?

    Oh ! N'y soit - quand mâle y pense... qu'un peu de joies
    humbles, dans le soupir qui enjambe une danse
    Mais non, Ménon !
    C'est Possession, en procession d'Appartenances
    croissant de l'Une à Celui Qui
    tend ses appétits à Fortune & Panse

    N'était le ventre d'une femme
    où peut se former de l'espoir...
    à l'entrée comme à la sortie : rien de certain
    au caractère - volontaire ? aléatoire ?... du festin ?
    Et puis, (je vous l' demande un peu)
    elle est fait' de quoi, Son Assiette ?

    "Il en pose, de ces questions !!"
    (elle, n'entend pas de réponse; pas une once)
    Un chariot passe, un autre fronce et crie son nom
    sur son mouvant nombril : "j'essuie !!!"
    Mais rien que la merde à ses pieds sur le Pardi !

    Et voici que la page tourne
    (impavide sous l'horizon)
    tandis que Bon Soufflet s'enfourne
    avec la semaine à sa suite
    (imprimée sur cartons d'invite)
    avec un jet d'ancre... au citron ?

    *(cf. "L'hiver qui vient" - Jules Laforgue; hein ? oui, toujours !)

    All aboard

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    pour un Défi Du Samedi #637...

  • Poucet, en vrac

    Poucet, poussé, s'est offert un supermarché
    avec le gérant, désormais le crâne ouvert
    avec les passants, criant, pris à découvert
    et ce petit supplément d'arme, au débotté...

    Oh, si petit soit-il, Poucet voit tout en grand
    la vie, la ville et le ciel par-dessus les croix
    jetant partout l'ombre mouvante - ainsi que foi !
    "Il fait bon vivre", pense-t-il en s'étirant

    Un chien lui renifle les pieds et c'est bonheur !
    Au vrai, que faut-il inventer quand tout est là ?
    ...argent facile, âme docile et potentat ?
    Mais non... Mais non ! Bien sûr que non ! Que l'attentat !

    Contre le pouvoir de géants trop invisibles
    commettre un acte inattendu - quoique vital...
    avec, au flanc, la fronde de David et son mental
    narguant Goliath et le prenant pourtant pour cible

    Ecrits z'ou cris ? Etrange, comme on s'accommode
    et de ces news dans les journaux, et de ce voisin sans visage...
    Il a fermé sa porte; Poucet, tournée la page
    est allé sur la plage où prendre un bon bain d'iode

    Tant va la cruche au puits que l'aube s'en émeut
    et voici que Poucet danse sur la margelle
    la lune dans le dos et le pas qui chancèle
    "L'ai-je vraiment tué ?" demandent ses yeux bleus

    En vérité ! En vérité ?
    Nul ne le sait

    Voici comme on rêve...

    Rien n'est écrit sans souffle
    Ni saintes z'écritures
    Ni pamphlets oratoires

    A quel heurt, as-tu dit, Poucet, lancer l'histoire ?

    Comme il vient à l'esprit de retourner son ombre
    il va chercher querelle à bien d'autres affreux
    et mâcher, sur la rive, un soupir onéreux
    auquel il doit payer son écot, pour un songe

    et woup !

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Femina, petits pas

    Elle revient, à petits pas
    la mélo dite sur le tard
    la mèche brune, l'œil humide
    avec ce regard, impavide
    qui vous épelle un autre soir

    Ça fait des bruits, sur le parquet
    comme les patins de mémère...
    Ça vous tient par la jugulaire
    et vous respire par le nez
    mieux qu'un lutin dans sa tourbière

    C'est elle, toujours z'et t'encore
    qui va vous passer sur le corps
    et prélever sa gente dîme
    avec ce mouvement sublime
    qu'on lui connaît bien, sur le port

    Elle s'avance, maintenant
    la mèche brune, l'œil aimant
    moins ton sourire que ta main
    fouillant le cuir de cet écrin
    vers toi, qui ne sais plus les vents

    Ferme, sa main te prend le cou
    C'en est fini de tes courroux !
    Les goëlands peuvent bien rire...
    Tu aurais dû penser au pire !
    Oui, mais te voilà à genou

    Elle en exige de nouveaux
    lieux de s'inventer un espoir
    avec ce doux alcool de poire
    et tous les joyeux oripeaux
    qu'on va noyer dans les baignoires

    Ma mie ! Mon Dit ! Mon Sang ! Ma honte !
    Mes tempes ne sont pas de fonte...
    Mes yeux sont plus mous que ce beurre
    et pour aucun chat, à cette heure !
    En quel lieu ce peut-il que j'apponte ?

    Il existe autant de raisons
    que d'en déraisonner le monde !
    J'en veux pour preuve poLésie...
    Brune, blonde, rousse, ah ouiche !
    Quelle âme ? Quelle âme, sait-on ?

    Ne m'enjambez plus la rigole
    brune, blonde, rousse... folles !
    J'en conviens : il nous faut des mères
    mais j'aime autant ce bras de mer
    où passe une risée frivole

    Ah, concluons ! Mademoiselle...
    pas sur le poil sous les aisselles
    mais sur le port du pantalon
    qui t'a libéré le giron
    mais pas la corvée de vaisselle

    temps,time,hour,heure,moment,instant,sofort,Zeit

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • 620, t'au matin...

    Si s'en vint, au matin, là, Madame Du Parc
    (le cul et le tétin aussi fermes que nus)
    c'est qu'elle avait versé, de longtemps ! sa vertu
    dans l'un de ces bassins qui plaisent aux monarques
    - avec le gars Justin

    Car, si c'est à la brune qu'on prend l'hiboux, la chouette
    (pour se parer d'un masque ou d'une autre perruque)
    l'humidité du soir l'indisposait à nuque
    tandis que la rosée lui titillait la couette

    Hélas, Ô jour funeste ! Point de Justin, à l'aube
    (il avait ripaillé auprès d'autres julies)
    et Madame Du Parc de ronger sa lubie
    en cherchant, ci-devant, sur qui jeter l'opprobre
    - à défaut de son gant

    Et, faisant quelques pas, vit un particulier
    (mis comme un roturier, mais pas dégueu, en somme)
    employer son entier à lustrer une pomme
    comme il se fût agi de l'or d'un bijoutier

    "- Madame, je vous prie, accordez-moi le temps
    de faire se présent à votre doux minois.
    "- Monsieur, pour quelle affaire auriez-vous quelque voix ?
    "- Oh, pas celle de plaire ! On me nomme Satan
    et m'en vient vous quérir. "

    Et Madame Du Parc de rire et se railler
    chipant du familier la pomme de discorde
    n'aura pas fait semblant, pleine bouche, d'y mordre !
    Voilà ce que l'on dit de cette statufiée...

     

    Défi du samedi,620,si s'en vint,Madame du Parc,écriture ludique

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    pour un Défi du samedi #620

  • D'éther minant et retours

    Le soir s'est mis, à neuf
    une belle cravate
    (ça m'a coupé les pattes !
    et germé un autre œuf)

    La fenêtre - entre, baille
    et la rue s'en amuse
    (y reconnais, ma ruse
    et son grand feu de paille)

    Les passants vont et poussent
    un flot de simagrées
    (qu'importe, s'ils m'agréent
    un boc de Maredsous !)

    ***

    Des jeux peu lumineux
    sous-tendent les nuées
    (qu'en savent les veillées
    aux écrans vaporeux ?)

    Une chanson me prend
    par le fond méconnu
    (en aime...? l'incongru
    dans les sobres accents)

    Un cafard écrasé
    me rameute un sourire
    (de là que j'en soupire
    au cou de la beauté)

    Magritte

    tiniak ©2020 - annéedemerde ! DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK