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poésie univoque

  • Profitâge

    La mer, visage bleu
    avec mille yeux tout blancs
    et sa peau se mouvant
    au caprice des cieux
    rendu à mes quartiers
    de plume solitaire
    dont j'écorche la terre
    j'en ai bien profité

    Il m'en reste, au rivage
    les souffles du voyage

    L'herbe, sous nos pieds nus
    ses brins, menues caresses
    où loge une promesse
    à nos cœurs ingénus
    pour mon corps fatigué
    par la mélancolie
    qui berce ma folie
    j'en ai bien profité

    Et j'en garde, au revers
    le toucher d'un mystère

    La flamme, robe vive
    danse furtive et crâne
    quand l'alentour se fane
    puisque la nuit arrive
    pour l'avoir embrassée
    de rêves délirants
    délictueux, frondants
    j'en ai bien profité

    J'en conserve les moires
    d'une profonde histoire

    Le vent, fumée z'et brume
    dont j'ai fumé, en pipe
    les sanglots z'et manipes
    les volages agrumes
    à l'heure d'embarquer
    vers l'ultime retour
    à d'insignes amours
    j'en ai bien profité

    J'en ai, jusqu'à plus soif
    des bords tirés sur le chapeau dont je me coiffe

     

    poésie, mer, voyage intérieur, quatre éléments, vacances

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#290

     

  • sel fit

    J'ai goûté au précieux délice
    - eh! joyeux jusqu'au précipice !
    de quelque douceur avenante
    et grave, mais évanescente

    J'ai mendié - jusqu'à déguerpir !
    une ombre où m'asseoir et mourir
    avec mon parme, entier, au four
    chiffonné quand revint le jour

    Et puis, j'ai compté sur mes doigts
    les ingrédients de mes émois
    Leur somme est cette ritournelle

    Lors, je suis revenu vers toi
    sachant ce qui manquait au miel
    j'ai rajouté un peu de sel

     

    freethenipple

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#276

  • recollection in fado #54

    Fi des mélodies coutumières
    lues en boucles sous le menton
    J'embarque d'autres, passagères
    sous un plus léger pull-over
    parcouru de soyeux frissons

    Au balcon, je fais prendre l'air
    à des colonies de chiffons
    dont l'alignement bayadère
    achève de curer l'hiver
    et ses capricieux abandons

    Délicatesse printanière
    où vernis sage se confond
    avec une paix singulière
    je te garde, à la régulière
    en cœur, un sentiment profond

    Ô Fugitive de naguère
    aux sauvageonnes prétentions
    je t'ai rangée sur l'étagère
    parmi les postures trop fières
    par souci de récollection

     

    poésie univoque,Delphine Signol,fado,récollection

    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • pures pertes

    La pierre ensoleillée où musardait un rêve
    La nuée aspirant l'ombre des ris du fleuve
    Le frisson printanier d'une montée de sève
    Le trésor océan paré de libre épreuve

    Les gestes anodins dont fleurissait le sens
    La croisée des chemins béante à l'ouverture
    Les intimes festins perlés de fleuve essence
    Le quadrille des mains griffant leur signature

    Le chant, d'un seul couplet, que reprenait le jour
    La touche pianotée avant de s'endormir
    Le parfum résurgeant dans le moindre alentour
    La goulée prodiguant son prochain souvenir

    Et soudain, le regard butant sur l'horizon
    Dire est une prison plus lourde qu'un silence
    Aimer, un vain aveu, dérouté, sans maison
    Rêver, le triste jeu d'une absurde évidence :

    Pures pertes !
    Dès lors, demeure au cœur, insistante, l'alerte

     

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Premier dimanche de printemps (colère suffisante)

    Abandon ! Abandon !
    des nids, des casseroles
    des lentes afflictions
    pissées dans la rigole

    Mon cœur, pardon ! Par don
    je t'ai bien fait souffrir
    Le printemps sera long
    (plus que l'hiver à fuir)

    Amène rigodon
    mes songes sans paroles
    déroulent ma chanson
    sur de tendres folioles

    Qu'est-ce don que ce don
    vidant sa parabole ?
    Si ce n'est d'abandon
    c'est de fort maigre obole

    Tournez talons, Manon
    roide jusques au col
    servir d'autres barons
    coller à bonne école

     

    poésie univoque,le don,logorrhée,nom d'un chien

    Contenue, depuis dimanche 20 mars 2016

     tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK