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paVupApRi - Page 3

  • Voiturier

    La mousse orangit
    au flanc de l'arbre
    Le verdoie s’apitoie sur
    mes pieds
    Je t'avais chérie
    ma Veine Marbre
    Tu m'auras pris en filature
    en fait
    jusques z'au cœur
    (pour mieux en piétiner le par-terre de fleurs !)

    J'aurais voulu pleurer
    prier, peut-être...
    n'être plus, les mains jointes
    que larmes vers le ciel
    mais déjà - oh, pays !
    la cloche tinte
    et la route a repris
    tous ses trajets mortels
    Alors, je vais...
    (fourbir une raison d'accomplir un projet ?)

    Côté sentimental
    me range des voitures
    et de l'autre, moins sûr
    épie chaque horizon
    Bien lavés, tous les sols
    et crevés, les plafonds
    j'ai gavé la maison
    d'orgues très verticales
    d'où mes cris
    s'élèvent, d'un accord, vers l'Oreille engourdie
    (d'une Elfe ? d'une Louve ?)

    De voitures ? plus qu'une !
    en si triste campagne
    que l'automne s'y trouve
    en belle compagnie
    dont la tôle a repris
    l'ocre pour ses organes
    et le moteur éteint
    ne brigue plus, la nuit
    le brillant de la lune
    où le songe a flétri
    Je couve
    un autre lent chagrin au tétin de la Louve

     

    voiturier,bla-bla car,tiniak,poésie

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#297

     

  • Amaretto

    Après avoir longtemps erré dans la campagne
    y ai laissé mon pagne et quelques rêves mous
    l'idée d'une compagne avec le cheveu roux
    armée de francs courroux, quand la rage la gagne

    Madame, aux cent virages...
    Ô Très Chère au sang frais
    l'est doux, votre visage
    mais quel piège y logez !

    Oublieux au grimoire
    je réfute les mots
    que j'avais dit, tantôt
    par des ratures noires

    Restez là ! pour entendre
    vous, issue de la ferme
    mais aux formes si tendres
    quel est votre épiderme

    Eh, chérie ! C'est du flan
    et pas du meilleur cru
    ce que tu m'as vendu
    et sans prendre de gants

    Toi ? Tu es l'araignée
    en confort, sur la toile
    tissée comme une voile
    sur un navire à quai

    Tant va la cruche à l'eau
    que c'est du pain béni
    pour les tristes dénis
    trempés d'Amaretto

    Oh, c'en est trop ! C'est bon ! Va jouer dans ta cour...
    Je me garde, en recours : les prés, les alluvions
    des fleuves sans détour, les prunes, les marrons,
    et ce dernier moignon : mon poing dru dans ton four !

     

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    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#296

  • La ligne indécise des arbres

    J'avançais, mon pas - ce festin !
    par de magnifiques miroirs
    qui se renvoyaient mes espoirs
    sur d'oblongues moires, sans tain

    J'allais mon train, dans la forêt
    me demandant : quel horizon
    murmura qu'il n'est de raison
    qu'entre les ombres dans l'allée ?

    Un blond papillon, brun dessous
    et des ocres doux plein les yeux
    vint me caresser le cheveu
    (et pas pour m'y chercher des poux)

    Je le chassais d'une main molle
    vu que j'étais un rien pensif
    que j'avais oublié mes tiffs
    et que je cherchais mon école
    dans les feuillages
    où frétillait, d'en haut, le sang blanc d'un mirage

    Quelques champignons m'interrogent...
    Je leur réponds, le cœur troublé
    Ma réponse n'a pas d'effet !
    Ils montent grignoter ma loge

    Disiez : « La vie est dégueulasse »
    Léo Malet, Jacquottet, frères...
    perclus d'horreurs z'et de misères
    Mais, cette forêt, c'est du strass !

    Et voici que je suis la ligne
    indécise des arbres morts
    très occupée à mon décor
    pas à pas, pour y voir un cygne
    rogner son aile
    et me narguer, gracile opale, irrationnel

    poésie,arbre,mort,tiniak

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#295

     

  • Mire, hors...!

    Je tombe - chut ! à la renverse...
    Verse, verse
    vers ce jus blanc, las, dans la coulpe
    (avec autant de bras qu'un poulpe)
    un sang plus noir
    que le Nombre logé au fond de ce tiroir

    L'autre jour, vins
    (allez ! mille lieux sous l'éther…)
    avec mon âme en bandoulière
    (pour dire comme j'en suis fier)
    me planter devant le miroir
    Je me songeais Tarzan
    je vis que j'étais Noir !
    basculais à l'inverse
    Verse, verse, verse, Cri
    de la falaise dans un puits

    Mais ce cri n'était pas le mien
    (ce cri strident et féminin !)
    Quand je crie, c'est à l'intérieur
    (je suis né au pays du beurre !)
    et quand je marche sur Falaise
    - à l'aise, à l'aise...
    ce n'est sûrement pas pour filer à l'anglaise
    Oh ! Pas pour choir
    (en suivant tous ces Blancs, braillant dans le couloir)
    mais, des nazis
    voir s'abîmer, dans les marais, l'horreur, l'ignominie

    Miroir... Miroir... Hé ! Qui l'eût cru ?
    Tu ouvres ton terroir aux ombres méconnues
    et le Nombre, Il… ?
    (nombril ? nombril !)
    …déploie sa loi depuis les secrets infantiles
    et va, sa foi particulière en bandoulière
    son destin sans tain sur la terre

    Mon cœur moqueur, reste de glace...
    Dès demain, sous ma main, cette buée, c'est farce !

    Et je mire, hors
    ces affres de reflet
    où je situe mon or
    Hé ! Hé !

     

     

    poésie,glace,miroir,et toutes ces sortes de choses,enfouies,libérées,nazis,allez vous faire foutre,black power,hashtag,de folaï,même pas peur

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#294

     

    voir à : Tarzan, Colonialisme, Droit de la Femme, Cinéphile et coton :p

  • ample heure (et consolation)

    de tiniak à Gaëna

    Armchair & Tristesse

    (illustration d'une connivence)

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