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paVupApRi - Page 3

  • Fun en ulles

    Les pas du chien qui panique et soudain recule
    La gravité qui manque au discours du témoin
    Les relans de la douche attendue, ce matin
    On ne va pas...

    Les ailes arrachées à cette libellule
    Le mauvais goût du lait dans ce superbe hôtel
    Les lèvres sublimées par un coulant rimel
    On ne va pas...

    La mollesse du pain sous cette canicule
    La mousse dans les bois qui pleure après la pluie
    Le bras qui se dérobe à son uniqu appui
    On ne va pas...

    L'écho des mélodies d'une âme qui bascule
    Le flan qui ne dit rien à propos de l'infâme
    Le pied-bot qui s'en fout et met son pion à Dame !
    On ne va pas...

    L'âne qui broute au pré un rang de campanules
    pour le peu que j'en sache ou que je m'en inquiète
    qu'il m'offre un pied de nez ou qu'il me fasse fête
    On ne va pas... de toi à moi... en faire une pendule

    Tu le sais comme moi
    l'or est un funambule

     

    on ne va pas en faire une pendule

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#289

  • Chut !

    Jusqu'ici, ça va, mais je me demande où tombe la mer, ainsi, plus dense que la pluie, avec mon corps en parallèle, bercé par des étoiles froides la sourde ritournelle ?
     
    Je suis sorti, ce vendredi
    de chez quelque fidèle ami
    Il m'avait jeté ce défi :
    « Prouve-moi que la terre est ronde,
    toi qui dis embrasser le monde »
     
    Jusqu'ici, ça va, mais ne devrais-je pas étouffer ? Comment puis-je encore respirer, dans ce qui est, à l'évidence, le cosmos où mes membres dansent ?
     
    J'ai marché (et j'allais bon train)
    de villes en lieux peu communs
    J'ai rétorqué : « Bon, tu m'attends !
    Surveille mon ombre au ponant »
     
    Jusqu'ici, ça va, mais ça commence à chauffer dur ! Ma peau n'est plus que craquelures; et, sous mon crâne, ma cervelle bouillonne pis que tagliatelle !
     
    J'ai vu, sur la ligne océane
    poindre l'astre aimé des profanes
    J'ai embarqué tous mes organes
    dans une élémentaire lutte
    et puis, soudain, ce fut la chute
     
    Jusqu'ici, ça va... On est d'accord, hein ? mes atomes... Plus question de retour at home. Adieu, cirque de Galilée. Seuls règnent les cercles d'Icare et Prométhée.
     
    Pour toi, je n'ai pas de souci
    mon cher et si fidèle ami
    car le ponant te l'aura dit :
    « Tu avais raison, mais quel drame !
    pour la démonstration d'y sacrifier une âme ? »
     
    Jusqu'ici, ça va, mais taisons-nous !
    Le cercle est large aux cycliques atouts
     

    whirlpool,tourbillon,la haine,la chute

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#288
  • Réduction de parlotte

    (au sang crémé monté au beurre)

    Petite fleur au nom connu d'émoi
    que les corbeaux musardent, restant coi
    Tes vivaces couleurs, chéries des bois
    viennent combler ma peau d'une autre foi

    Joli poli caillou millénaire
    ourlé par les flots d'une rivière
    accordons nos pouls de rude chair
    à nos prompts ricochets sur l'amer

    "- Eh ! Quoi de neuf au point de fuite ?"
    "- L'amour, mon amour, qui t'invite !"

    Un ciel meurt à son ponant
    Je vais lui brosser les dents
    Lui me signe sur le front
    une rougeur de pardon

    L'amour est un éveil
    au tracet de soleil
    entre crème et oseille

    Je sais qu'il est là
    - fillote !
    dans mes agrégats
    - parlotte !
    d'ocre brut et mat

    J'entends qu'il chante
    que sa tourmente
    est une attente
    en libre pente

    Je les aime
    ses dilemmes
    son poème

    Son coeur
    sa fleur
    ses heurts
    j'en meurs

    Oh,
    l'Homme !
    Ômmmmmmmmmmmmmmm

    poésie,ponant,réduction d'échalote,ricochets,bouquet

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#287

  • Bout de quai printanier (à Lyon ?)

    Je te vois... comme tu respires
    J'entends le sang sous l'ivoirin
    J'abouche ton prochain soupir
    J'affleure au secret de ta main
    J'y hume nos derniers plaisirs

    Une ombre hivernale s'écoule
    où le sol prend feu dans ta pose
    automnale, éthérée, morose
    Deux belles saisons s'y ampoulent

    Tu recueilles mon exsudat
    à bout de doigt, un rouge à lèvres
    et l'aveu d'une sourde fièvre

    Une perle sur le front plat
    se désole à n'en plus finir

    Pour moi, je creuse une traboule...

     

    poésie,Marie Laurencin,aquarelle,exsudat,trabboule,ombre,quatre saisons

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#286

  • Est-ce cale, braise îlienne ?

    L'Ecrit vint, voyageur
    poser sur mes genoux
    ses peines, ses courroux
    ses fébriles ardeurs

    Ça ! j'en ai pris des sueurs
    sans que leur brouillard dise
    quand ma débrouillardise
    en cueillerait les fleurs

    Il y manquait le souffle
    inspiré par les ors
    rougis à l'athanor
    de quelque vieux maroufle
    rompu au mastroquet

    Des cris vains, ravageurs
    s’invitèrent à table
    à force jeux pendables
    et vilaines humeurs

    J'ai questionné mon cœur...
    "En resterons-nous las ?"
    quand l'océan héla
    mes rêves de skipper

    Et se brise la rime
    Ô Jules Supervielle
    à l'Escale (Cybèle !)
    où mouillent mon estime
    et ma verve au taquet

     

    poésie,tiniak,escale brésilienne,mastroquet

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#285