16.07.2008
inanité sonore
Pas à pas confiants
aveugle, je l'entends
avancer lentement
dans la Chambre Noire
Dans cet état latent
de mon retranchement
je la perçois vibrant
dans la Chambre Noire
Elle sait que j'y suis
et comme je la suis
tout mon corps ébahi
dans la Chambre Noire
Pour elle aucun repli
bien au-delà de l'ouïe
je sais tout de sa vie
dans la Chambre Noire
La voilà qui s'effeuille
se démaquille l'oeil
odeurs que je recueille
dans la Chambre Noire
Ce parfum qui l'habille
en exsudats de fille
tout l'espace en fourmille
dans la Chambre Noire
Puis, c'est le moment doux
genou contre genoux
des lèvres sur le cou
dans la Chambre Noire
Le moment rouge sang
de nos peaux palpitant
au moindre attouchement
dans la Chambre Noire
Débute un festival
de lumière abyssale
et de chaleur foetale
dans la Chambre Noire
Mes mains ont mille doigts
ses cris ont mille voix
qui font chanter les bois
dans la Chambre Noire
Et je meurs sur le dos
- passe un souffle nouveau
elle ouvre les rideaux
sur la Chambre Noire
tiniak le niak inspiré d'une photo
extraite de La CHAMBRE NOIRE de Gaëna
© 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
12:25 Publié dans darKroOm, rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, gaëna, chambre noire, öbscurité, sensualité
11.07.2008
tini wini stori
A peine sortie d'une West Sad Story
La Storia entonne un joli "teenee weenee"
et se retrouve bonne à combler les appétits
d'un Tiny Boy Toy qui lui fait une de ces vies!
C'est pas pour lui déplaire, La Sto est faite ainsi :
tu la mènes en enfer, elle te gratifie
d'un conséquent revers qui te mets au tapis
de ses globes mammaires enrobés de sloggy.
Shake yar boobs, bellissima Storia!
Let it burn, mamma mia furia!
Take yar turn, la bonita Giovanna!
Shake yar bum, la massima Storia!
A ces vers qu'il écrit sur son 'pavupapri'
La Storia comprit qu'elle aurait de titi
toujours la même ardeur à lui jeter des fleurs.
Et tiniak à son tour, les yeux gonflés d'amour
- plat, tonique et velours - de jouer dans sa cour
à son jeu favori : célucédi.
tiniak le niak en mode wahaa
© 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
12:58 Publié dans rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poésie, la sto, toy, boy, west slide story, storia giovanna quand tu veux
09.07.2008
the Lady rose higher
"Of Mungo Jerry's Lady Rose
I've had enough
I had my dose"
the pink punk boob with a pale nose
said for herself
from the steps where
she just sat frozen
she had thrown roses away,
by dozens
now wishes they were back
- her cousins
so they would let her in
a cold wind blows
as the girl she rose
her fist in the mist
like she was to spread a cause
all by herself
the balloon she holds
sitting there outdoors
claims a word : "My Rose"
for everyone to read it
front-door closed
the girl writes more prose
inner rhymes she grows
in a line that shows
a bit more of herself
for anyone to catch it
from behind her pose
the little house glows
colors melt like sauce
on its sticky walls
the girl she just ignores it
the day after
the lady rose higher
pour une Bulle Dorée, d'Anne
(sa "maison de la semaine")
norbert tiniak © 2008 - DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
11:20 Publié dans rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : bulles dorées, anne, lady rose, rose
08.07.2008
Petit loulou
petit loulou
tu peux pas m'accraper
tu es tout ce que je ne serai jamais
tout mou, tout vieux, tout désabusé
je suis le petit ann'art éternel
tu es le temps fini
le temps qui nous mange la vie
mais tu es bien trop riquiqui
petit loulou
tu peux pas m'accraper
m'accraper
m'accraper
je n'aurai jamais ni 18,
ni 21, ni 48
je n'aurai pas 57,
ni 33, pas plus 27
je n'aurai de 54
après 36 ni 24
je suis l'ann'art
et sous ton nez
je suis venu pour te bisquer
petit loulou
tu peux pas m'accraper
aux oiseaux, je mets des couronnes
pour qu'ils picorent dans ton dos
chacun de ces grains de beauté
que tu feins toujours d'ignorer
et dont je pare les colonnes
de tes temples désuets
ça te demange
ça te gratte
mais de ma demeure acrobate
je te ferai péter la rate!
je suis cet ann'art
à jamais
de ma fenêtre
cent volets!
petit loulou
tu peux pas maccraper
m'accraper
m'accraper
(ad lib.)
de tiniak pour (bidibule)Anne
(c)2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
14:50 Publié dans rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la maison du garçon, bulles dorées, arts graphiques, anne, atc
26.06.2008
Anne à Bulles
Ballet flasque
de bulles et masques
au square Trousseau
j'ai embrassé la Tarasque
sur le museau
Fun en bulles
sous ta férule
joli moineau
j'ai vidé mon vestibule
des vieilles peaux
de vétilles
en pécadilles
pour un écot
je suis demeurée la fille
ce petit lot
vais de peines
en amours vaines
sous le manteau
changeant de figure humaine
à chaque mot
au hasard
de square en soirs
fandango
je déroge aux désespoirs
des idiots
joli
mon joli
moineau
pour un petit bécot
ma vie fait des bulles
à nouveau
du bout du pied dans l'eau
tiniak le niak(oué) © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
polème inspiré par les créations graphiques de
Anne 'Bulles Dorées'
13:34 Publié dans rue de la Muse, vuz&priz | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : bulles dorees, graphisme, blog artistique, polème, tiniak
25.06.2008
journée phare, ah ouais!

" pour une journée "
pour une journée passée
en Polésie
j'aime croire que tu m'aimais
aussi
les toits rasés de frais
pour la nuit
par un soleil désolé
d'ennui
pour une journée passée
près de toi
j'aime croire que tu rêvais
dans mes bras
la pluie s'en est allée
voir ailleurs
si quelqu'un d'autre pleurait
mon coeur
pour une journée passée
dans tes yeux
j'aime croire que tu étais
bienheureux
tes doigts faisaient danser
mes cheveux
qui lentement s'accordaient
à tes feux
pour une journée passée
douce et lente
j'aime croire que j'ai été
bien aimante
j'ai bu toutes les gorgées
que tu chantes
j'ai su que la vie n'était
qu'apparente
pour cette journée passée
près de toi
en Polésie
j'aime croire que nous embrassait
cette fois
l'Infini
tiniak, norbert tiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
de retour de M. Pones Is Great, le blog de Mwa sinon Twa qui toucha le ciel cette (ou huit ?) fois.
planant sur Lily Allen ou était-ce Bloc Party ?... le ciel n'en avait cure, pardi! elle écrivait deci delà, ceci cela...
Fin juin, le soleil qu'on me pique de l'autre côté de Bruxelles, puis qui timidement revient dorer mon visage vers la septième heure du soir. Juste une chaise, mes fesses dessus, le regard porté dessus les toits, et tu chantes comme tu ressens. Avec le vent qui s'enroule sur ma peau, prend mes cheveux, les fait doucement caresser mon visage. Au final, les belles journées sont celles qui coulent comme une poésie à laquelle il ne faut surtout pas toucher.
Que ça enchante, sans attrister, qu'on aime, comme c'est rare, de se laisser aller.M. Pones Is Great, 'see ?
23:39 Publié dans rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : m. pones is great, you should know that, polésie pour twa, sinon mwa, mona lira ça
21.06.2008
et pour quelques polars de plus...

Et pour quelques polars de plus,
je vends, ma puce,
ces quelques vers au plus souffrant
de n'être pas aimé autant
que son pesant lot de ratures
couchés en mètres littéraires
pour le seul plaisir de te plaire
et de poursuivre l'aventure
Car je jalouse du polar
cet intérêt que tu lui portes
alors que je frappe à ta porte
en caleçon dans le couloir
te sachant déjà dénudée
le dos calé sur l'oreiller
absorbée, toute, par l'intrigue
qui jusqu'au bout du sein t'irrigue
Pour attirer ton attention
clamant mes vers en caleçon
je débite mon espérance
de pouvoir mettre en concurrence
avec la solution du crime
la profondeur de mes caresses
dans l'intimité de tes fesses
où nos désirs fondants s'animent
Comprenant à mon avantage
que tu ne tournes plus de pages
je pénètre dans la chambrée
les pieds nus frôlant le parquet
tu t'es assoupie sur ton livre
le cheveu collé dans le cou
j'observe de ton tétin doux
les battements qui le font vivre
Je dois éprouver la fraîcheur
de cet autre côté du lit
que tu n'as pas chauffé, tandis
que je retrouve ton odeur
ton soupir me dit : " je t'attends "
je sais que tu n'aimes rien tant
que je te cueille au bord du rêve
pour que tu vibres de ma sève
Parcourant ton dos de la main
je te patrouille jusqu'au sein
puis je te couvre toute entière
ton murmure : " éteins la lumière "
me signale que le combat
sera total et sans limite
je me résous à cette invite
l'interrupteur à bout de bras
Ton amour pour le roman noir
m'engage d'autant à savoir
redoubler d'imagination
dans l'acte d'investigation
comme le détective explore
et ne néglige aucune piste
je deviens cet équilibriste
capable de tous les efforts
La contredanse de tes reins
s'accélère sous mes assauts
je guide le bas de ton dos
dans un rapide va-et-vient
prenant appui sur tes ahans
je marque le rythme et n'attends
qu'apparaisse enfin cette faille
où s'abandonnent nos entrailles
Hercule Poirot est cocu
je maîtrise tout de ton cul
et quand de ma bouche tes lèvres
ne peuvent pas nier la fièvre
qui leur brûle le fondement
je sais avoir gagné la mise
qui me dit que tu es soumise
au moindre de mes mouvements
Je ne te vois pas, je te touche
je sais de toi que notre couche
recueille tout de nos ébats
qui me mèneront à trépas
alors que toute émoustillée
tu veux encore que je te prenne
que j'envahisse ton domaine
avant d'en être rassasiée
Que ne te fais-tu narratrice
de ce qui pourrait advenir
de mes élans, de tes soupirs
aux confins de ton entrecuisse ?
quand je sais conduire ta main
de ton connet à ton tétin
jusqu'à la profondeur ultime
d'un plaisir dont j'écris la rime
Bientôt s'achève le récit
son dénouement est à la crème
cet accent sur la pénultième
qui se répand en Polésie
et dans la nuit qui t'enveloppe
mon regard se fait nyctalope
pour embrasser tes formes rondes
où dort l'origine du monde
Et pour quelques polars de plus
j'entends, ma puce,
qu'il faut être bibliophile
pour t'effeuiller, ourse gracile
norbert tiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
16:51 Publié dans effet : mes rides, rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : romans noirs, polars, polar bear, polésie lubrifiante, tiniak
10.06.2008
La Dame Croquée
Fierté de lettre aventureuse
le port altier et mystérieuse
sous la mise en plis audacieuse
offerte à la vue, généreuse
du buste et du cul, l'allumeuse
porte une plume vénéneuse
dans le revers de sa vareuse
Elle signe tout d'un trait noir
les amours flous, les mésespoirs
ancrée à l'appui des trottoirs
la grâce de son nonchaloir
efface tout du dérisoire
exhibe à la faveur du soir
son bon vouloir
C'est la Dame qu'on vient croquer
d'un bout de crayon mal taillé
quand les yeux sont trop fatigués
d'aller au coeur de la beauté
Alors, la Dame du croquis
que n'ose atténuer le gris
bat les pavés de ce parvis
comme un nouvel hymne à la vie
malgré la nuit.
norbert tiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
inspiré par un p'tit croq' de POULILI.
10:44 Publié dans rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poulili, poésie, illustration, graphisme, portrait, croquis
07.06.2008
jardinière de legs, hume

le cheveu court et le sein nu
la ville bruisse faiblement
tu me fais croquer la cerise17:16 Publié dans rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardinière de légumes, fantasmes, fantasmagorie, polésie lubrifiante
Catt' et quoi ?
Mais qu'à donc à faire Cattleya
quand elle n'élève pas des chats ?
grignoterait-elle un chocolat
papattes en l'air sur le sofa ?
ronronnerait-elle dans les bras
de son chippendale sous les draps ?
ou promène-t-elle dans les bois
sa robe à bretelles et petits pois ?
Que peut donc faire La Catt' ?
s'interroge le mainate,
elle a déserté le tchat
et ne réapparaît pas
Mais qu'à donc à faire Cattleya
quand elle n'élève pas des chats ?
tirant la ficelle à un, deux, trois
inaugure-t-elle un nouveau plat ?
de crème légère en reliquats
que savoure-t-elle au bout des doigts ?
sur la cuisinière, un repas froid :
pour la bonne chère, on attendra !
Ah ça, mais que fait La Catt' ?!
s'impatiente le mainate
grattant du bout de la patte
la trace d'un petit pas
De sa piaule
un chat miaule
mais la patée ne vient pas
Au jardin
le gravier geint
sous le souffle d'un vent froid
Mais que fait donc Cattleya ?
tiniak le niak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
12:17 Publié dans Catt'50, rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cattleya, élève des chats
















