26.03.2012

F** are away

poésie,musique en ligne,janeczka dabrowski,magic touch,and all those sorts of,wings

Left you alone
in this place, this room, my phone
this era

Far
which is a way further from our
instant karma

Here we are to stay
no longer

Now is far away
however

Here we are to stay
no longer
together

Now is far away
however
forever

Steppin' out of black and white
lights have never been so bright
and warm

My breath
so wide
and calm

Ceilings
where I try to read meanings
are dum

Phone won't ring
Bed's a sting
Not sure I wanna have fun

Just walk in the dark
My way

Could be this will lead me far
far away

(Am I alone
 in this place, this room, my phone
 this era!)

tiniak © 2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
pour FAR WAY, une musique de Janeczka Dabrowski
dont je rappelle ici le dernier aphorisme connu :
"A tout prendre au pied de la lettre, les mots vont finir par se casser la gueule."

 

janeczka dabrowski

 

29.09.2011

L’avertissement

à Joe Krapov

La ville est dans ses murs, aveugle et silencieuse
Même ses cheminées retiennent leurs panaches
Le lampadaire éteint laisse une ombre sans tâches
Tous les yeux sont mouchés aux façades peureuses

Dessus avance
une folie de ciel, fébrile manigance
aux suées anthracite et vidées de substance
qui déjà se déchire
et cède à la poussée d'un virulent hégire

Est-ce malédiction selon les bavardages ?
La manifestation d'un empire inconnu
s'étale sur la ville, en assombrit les rues
pointant par les nuées son obscur équipage

Alors, s'ensuit
dans le silence épais un vacarme inouï
- une corne de brume ? un signal ? un long cri ?
qui longuement dévale
et pénètre partout, prégnant et magistral

On tremble; on se contracte; on n'a rien à saisir !
Le temps n'est plus certain, ni la vie, ni la mort
On voudrait "ah, mon dieu !" être à hier encore
On n'est bien incapable de penser, d'agir

C'est là ! Ça dure…
Ça s'impose à l'envi, en toute démesure
Ça massacre le ciel avec sa tubulure
qui s'anime soudain
Oh, c'en est bien fini des chantants lendemains !

Le vacarme a repris dans un autre registre
son impossible appel, son bruit de cauchemar
Son énergie allume aux fenêtres des phares
Et part comme est venue cette vision sinistre

Dessous, la peur
n'a pas vraiment quitté les rires, les odeurs
ni les mains qui s'octroient un moment de chaleur
Déjà, rien n'est pareil
Tout semble suspendu à un prochain réveil 

Joe Krapov

tiniak © 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
inspiré d’une photographie de Joe Krapov

(ci-dessus, détail)

08.08.2011

villégiatures, d'un regard

Bernard Dumortier, graphiste

Urbanités, architectures
pignons sur rue et devantures...
Ville, tes pages de calcaires
alignent fastes et calvaires;
impossible d'en détacher
l'intrusive curiosité
de mon regard
plongeant dans tes flots de toitures au hasard
et des fenêtres
tire des chapelets de crapuleux "peut-être"
"va donc savoir"
et de m'oublier dans de fantasques histoires

Pas de porte, porches, perrons
décrottoirs, bites, paillassons...
Villas aux séjours mitoyens
des recueillements citoyens
vos bouches baillent des ans nuit
me soupiraillent des mots dits
sous le couvert
de notables cartons imprimés chez Herbert
accès codés
gardant de vos oies blanches la mise au secret
quand dans vos caves
l'affliction de vos ruraux oripeaux s'aggrave
et les frontons
se signent au passage de mon balluchon

Villes, villas, villégiatures...
civilités aux commissures
de vos babines retroussées
ou c'est de vous connaître ou c'est
de n'être pas dans le décor
qui m'assure le réconfort
et ce bonheur
que c'est de vous prêter le goût de l'impudeur
et d'en nourrir
pour la nécessité d'avoir maille à partir
avec vos murs
ma lecture à nouveau de vos architectures 

tiniak © 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
inspiré par les travaux de Bernard DUMORTIER, artiste peintre.

Artiste à découvrir, par ici... 

Galerie Dumortier,collioure (FRANCE)

 

21.07.2011

elo 2012

val tilu,photographie,miss france ronde 2012

Je planche... sur mes ondes...
Je flotte, ronde
sans faire aucune vague
Précise :
 l'ombre et la transparence
 respectent mon absence
 (ni sentence, dague, ni danse)
 juste la densité (précise !)
 d'être
 à la portée de l'œil fait pour me reconnaître

Car je suis morte, oui, tant de fois
dans des yeux mornes, ternes, froids...
(Tant de fois reniées ! que) ne bouge
peut-être désormais que pour un œillet rouge
ou mauve
Ai choisi cette mare pour alcôve
et m'y sens
comme jamais n'ai accepté mon sang
mon calme
avec, à bout de bras, mon âme en palme

Où es-tu (Ton Regard) ?
Ne suis pas Née-Nue-Phare
et coule
sitôt que ton sourire est celui de la foule
- du nombre !
quand - l'ai-je déjà dit ?
"de transparence et d'ombre..."

Un arbre a pris ma chevelure
pour ultime aventure
Un soleil cherche où est ma main
À la surface d'une mare
sans tain
serais-je entière ?
Enfin, nul mystère

Dis-moi...
Dois-je encore longtemps garder les bras en croix ?

 

tiniak © 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

...pour soutenir (avec Val Tilu) la candidature d'Elodie à Miss France Ronde 2012
(ménaaaan Fanny, te fâche pas...)

22.04.2011

Triche, ris !

Louise Marquise

C'est quand tu triches que tu m'es chair
  ma chère
Comme tu sais, fais l'ange
et gratte-moi le rêve ou ça démange
Juste là
dans ce vaste théâtre à son Dernier Repas
à cet endroit qui nous prépare, sans repère
à regarder l'envers
des corps
en lutte avec l'intuition de leur mort

Oh, Chair Petite ! encore un tour
de passe-passe avec le jour
sa nuit
l'un l'autre ombre et lumière à ton appui
s'administrant des politesses rigoureuses
contraste velouté, courbe libidineuse
arête
au gré d'un œil aigu qui n'en fut qu'à sa fête
à saisir le moment
de rameuter l'entier au fragmentaire instant

Ô Chair Ange...
Flagorne-moi l'orgueil de facéties étranges
Fais l'idiote !
Lolite-moi des murs en petite culotte
  que Pierre en reverdisse
  que fasse le Jules, oh !
et que paupière glisse, allègre étau
Ta robe de mariée ophélise des lacs
accuse des fourrés libres le vrac
et va danser plus loin

L'ordre entre parenthèses
compte sur ses "dit ? doit !"
un tas de maudits demeurés sans voix
devant ta bouche fraise
  Chaperon Rouge sens
  comme s'apaise le monde en suspens
Ta façon d'en délire
- pour la recomposer,
la Règle chaotique, c'est l'Idée
aussi la ritournelle

Où la couleur est guise
fredonnes-tu, Marquise
le bonheur que c'est de maîtriser l'or ?

Quand la vie hait la mort
et que tout s'électrise
l'artificiel a goût de friandise

La matière et le corps
à l'instant fraternisent
et signent l'accord en ton nom : Louise

 

tiniak © 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
Inspiré d'une photographie de Louise Markise

02.03.2011

~zoz..

d'après une photo de Godard Ferland (zoz..)Fleurs de bois sur tiges papier
Cactus moussu comme gelée
L'hiver, qui flambe ?

Comme en fer l'an
s'affaire lent sur une jambe
quand cependant tant il me tarde
de voir ce qu'alter ego darde

Rose sur cendres ?
Le Grand Ménage !
Ses yeux Fleur fleur
Papillonne âge

Vaille et va ta petit' famille sans ambage

Quoique survienne
lointain et tard
le seul vrai jour

Fin de semaine
a fait le tour
de son amarre..

de tiniak à ~zoz.. 
© 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

06.02.2011

Juliette sans abri

 

412680842.jpg

Pauvrette
la chanson que tu as en tête s'articule
sur l'axe fatigué des tes nœuds et rotules
où s'arriment
tes membres décharnés par le manque d'estime
chacun d'eux si inversement proportionné
aux plis sous le manteau de ta chair boudinée
qu'il te pèse
- quand à leur approche des autres les yeux biaisent
  ton regard,
de charrier sur le boulevard

Pas à pas, sombre silhouette
la chanson que tu as en tête
défigure
  les rideaux d'aciers tirés sur les devantures
  les néons morts, les chats trop sales
  les taches sur la neige pâle
  les guéridons les pieds en l'air
  et le chien-chien à sa mémère
  qui pisse un coup
  pendant que l'autre pigne et peste à l'autre bout
  "Comme en '40 !"
Déjà tu plonges ta dérive vers l'Atlante...

"Oh, marin ! Marin...
  tu soupires
"Marin ! Marin ! reviens me dire
"les parfums que l'or dans l'azur
"agite par les ouvertures
"Oui, celles qui donnent en plein
"sur l'océan qui te retient
"et te respire
"quand j'ai, le ventre dans les mains
"rempli de rêves à venir,
"besoin de rire"
 

Adieu, vent mauvais, dents qui claquent
et toute la carne patraque
La chanson que tu as en tête
fredonne ton nom : Juliette.

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tiniak - Ruades © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

 

Illustration et médaillon :
"Hiver..."
© 2008 Gaëna da Sylva, photographies

21.10.2010

La robe de Louise

pour un meilleur aperçu ?Elle aurait voulu se marier, peut-être avec le vent
peut-être avec le temps
dans une belle robe

dans laquelle elle aurait été comme une friandise
qui froufroute, qui frise
au bord d'un lac aimant

sur lequel elle aurait marché vers son rêve, toujours
que fraîcheur et velours
lui caressent l'entrain

qu'elle aurait voulu destiner au désordre absolu
qui l'eût épousée nue
sous les plis de sa robe

de marquise
offrant sa main à qui l’aura conquise
en ayant deviné qu’elle se nommait Louise

 

tiniak © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
Inspiré d'une photographie de Louise Markise

Naa du! Spassvogel...

découvrez les photographies de Louise sur FB

 

Découvrez la playlist #grow avec PJ Harvey

 

04.08.2010

tiluit

TIL_LUIT.JPG

Le ciel... passe encore
qu'il pince fort sa lèvre
après avoir pleuré son cor

Mais la rive ?
De quoi s'excuse-t-elle ?

Quand la digue, elle
n'en finit plus de griser
l'ailleurs et ses velléités pucelles

Une éclaircie se fait
La Belle


tiniak - totalités mineures
© 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

pour et d'après une photographie de Val Tilu

08.05.2010

La coiffe

butterfly.gif

La voyageuse fait le voyage à rebours vers la page centrale
s'offre quelques détours, s'installe
dans la cour à l'arrière du monde
y fait un peu sa ronde, repart, étale
des bulles minérales
dans les replis d'une onde
fœtale

Voici que papillonnent

à ses cheveux garçonne
une aile, puis une autre en bouquet frétillant

L'oiseau qui fut écrit, maintenant couvert d'or

n'est pas ici décrit ordre ni mouvement
(il reste dans son coin, pesant, et s'y endort
très artistiquement)

mais Petite Tortue, Silène, Paon du Jour

tels sont les nouveaux noms que l'air
aux haleines légères
vient fêter alentour

et la correspondance

destinée à œuvrer comme une inadvertance
orchestre l'élégance et la chair du moment

Le sang de Cio-Cio-San revient des Amériques

son rouge est beaucoup moins carmin que brique
sur la page bleutée
cherche sa parenté entre amarante et pourpre
et s'écrase, cerise
pulpeuse friandise
dans la faille taillée comme un sillon de coutre

Quoique réprobateur, l'Aztèque à l'œil sévère

préfère encor se taire ; il attend son quart d'heure...

Et, toute à son bonheur,
la voyageuse faite
coiffe monumentale
expulse devant elle
ses bulles minérales.

 

tiniak © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
pour un graphisme tiré des Bulles Dorées d'Anne.

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