Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

gammes mères

  • sonné !

    Pin it!

    La Rue Froide, jamais ! ne m'a paru si molle
    ni la pierre de Caen si chaude que l'orange
    et ça chante alentour quelques patois étranges
    quand des plants, s'étudiant, font la rentrée d'école

    T'ai-je dit comme au soir ta rousseur me rappelle
    au point du vain espoir et sa rengaine meuble ?
    Mon fantôme, à croupir au bas de ton immeuble
    sifflote un ressenti qui respire à grand peine

    Et ça tonne ! Et ça tonne ! et pour tout le poitrail
    à navrer les clochers au-delà des parvis
    avec de la nausée par tous les soupirails

    Quoique sourde et intime la note est un cri
    sans qu'aucun Duguesclin n'arrive à dégainer...
    En reste abasourdi, en tout quartier sonné !

    dugesclin,caen,rue froide,den fine,sonnet

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • sonné !

    Pin it!

    La Rue Froide, jamais ! ne m'a paru si molle
    ni la pierre de Caen si chaude que l'orange
    et ça chante alentour quelques patois étranges
    quand des plants, s'étudiant, font la rentrée d'école

    T'ai-je dit comme au soir ta rousseur me rappelle
    au point du vain espoir et sa rengaine meuble ?
    Mon fantôme, à croupir au bas de ton immeuble
    sifflote un ressenti qui respire à grand peine

    Et ça tonne ! Et ça tonne ! et pour tout le poitrail
    à navrer les clochers au-delà des parvis
    avec de la nausée par tous les soupirails

    Quoique sourde et intime la note est un cri
    sans qu'aucun Duguesclin n'arrive à dégainer
    en reste abasourdi en tout quartier, sonné !

    dugesclin,caen,rue froide,den fine,sonnet

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    Lien permanent Catégories : gammes mères 0 commentaire
  • Caprice des cieux

    Pin it!

    L'été, dès lors, ne fut jamais si capricieux
    martyrisant tous les décors, là, sous nos yeux
    avant que le siècle eût vingt ans et, sans effort
    s'employât à gâter la vie par nos débords

    L'hiver s'annonçait - pis que l'automne, infertile !
    Dans notre dos, des crapauds pleuvaient sur la ville

    Car son dernier printemps ne fut que servitudes

    ***

    Quand z'irons-nous t'au bois chatouiller la clairière
    avec tous ses décors pour d'amoureux ébats ?
    Avec tous les raccords d'enfantins z'agrégats...
    Quel sera notre oubli d'un ciel tant mortifère ?

    Pas sur les champignons, paume offerte aux feuillages
    et ce peu de courage à trembler sous la lèvre
    Tu n'auras dit qu'un mot et je fus pris de fièvre !
    La fougère y suffit, tu m'ouvris ton corps sage

    Oh, tonne ! Automne...
    en ta rousseur friponne !
    De l'Une, qu'aucune
    me soit une dragonne !

    ***

    C'est la vie des sous-bois; grouillant là, sans vergogne
    et rampant sous nos corps, attendant son écot
    sous nos pieds cheminant vers quelque pâle écho
    (une idée, un songe peut-être... une grogne ?)

    C'est la vie, endormie, plaidant un nouveau monde...

    ***

    Voici les premiers temps d'un bulbe sous la terre
    Il gémit sous nos pas et nous n'en avons cure
    Voilà que mes printemps, épurés d'aventure
    attendent, sous le vent, leur prochain Beau, de l'air...

    ***

    Soleil, soleil, soleil !
    Reste en tout point pareil
    à l'ombre sous mes pas

    (je mange une pizza)
    (et quoi ?)

     

    automne,saison,blonde,blondeur,rousse

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Poucet, en vrac

    Pin it!

    Poucet, poussé, s'est offert un supermarché
    avec le gérant, désormais le crâne ouvert
    avec les passants, criant, pris à découvert
    et ce petit supplément d'arme, au débotté...

    Oh, si petit soit-il, Poucet voit tout en grand
    la vie, la ville et le ciel par-dessus les croix
    jetant partout l'ombre mouvante - ainsi que foi !
    "Il fait bon vivre", pense-t-il en s'étirant

    Un chien lui renifle les pieds et c'est bonheur !
    Au vrai, que faut-il inventer quand tout est là ?
    ...argent facile, âme docile et potentat ?
    Mais non... Mais non ! Bien sûr que non ! Que l'attentat !

    Contre le pouvoir de géants trop invisibles
    commettre un acte inattendu - quoique vital...
    avec, au flanc, la fronde de David et son mental
    narguant Goliath et le prenant pourtant pour cible

    Ecrits z'ou cris ? Etrange, comme on s'accommode
    et de ces news dans les journaux, et de ce voisin sans visage...
    Il a fermé sa porte; Poucet, tournée la page
    est allé sur la plage où prendre un bon bain d'iode

    Tant va la cruche au puits que l'aube s'en émeut
    et voici que Poucet danse sur la margelle
    la lune dans le dos et le pas qui chancèle
    "L'ai-je vraiment tué ?" demandent ses yeux bleus

    En vérité ! En vérité ?
    Nul ne le sait

    Voici comme on rêve...

    Rien n'est écrit sans souffle
    Ni saintes z'écritures
    Ni pamphlets oratoires

    A quel heurt, as-tu dit, Poucet, lancer l'histoire ?

    Comme il vient à l'esprit de retourner son ombre
    il va chercher querelle à bien d'autres affreux
    et mâcher, sur la rive, un soupir onéreux
    auquel il doit payer son écot, pour un songe

    et woup !

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • chanson'taine

    Pin it!

    Chanson fontaine...
    Qu'il fait bon dégorger
    les couleurs d'une peine
    à tes brillants reflets
    pour les voir s'écouler
    entre les brins de laine
    rondes gouttes au plaid
    ricochant à mes pieds

    Fleuve, chantons !
    (patientes, sur le seuil
    et son vieux paillasson
    de cils au bord de l'œil)
    les pluies d'un nouveau deuil
    (perdu pour la raison
    l'humeur ou la saison)
    de ta rive à l'écueil

    " A vouloir te connaître, amour
    le souhaiterais-tu, en retour ? "

    Il pleut ! Il pleut des vers
    de rage continue
    d'hommages contigus
    sur nos terres de chair

    Et le puits n'y peut mais
    le ru, s'en émouvoir
    ni la mer se mouvoir
    puisque le ciel se tait

    Plain-chant, c'est l'alentour
    des intimes débours

    poésie, nyctalope, fumée, rêve, tiniak

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK