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°vie Rages°

  • Je m'invite, ce soir, à la table de dieu...

    Je m'invite, ce soir, à la table de dieu
    le cheveu éléctrique et l'âme labourée
    sans foi, salamalecs ni carton véhipé
    pour lui dire mon fait et lui cracher mon feu

    Elle est belle, sa table ! Elle ferait envie
    à ma meilleure amie, ma pensée douce et tendre...
    En repartant d'ici, j'aurai de quoi répandre
    mon opportun butin sur de bien frêles vies

    Rigole, mon mignon ! Triste vendeur d'espoir !
    Quand soudain, il fait noir et tout est désoeuvré
    quand le vin c'est de l'eau, le gigot du pâté
    le ciel, une menace... Quel est ton à-valoir ?

    Eh, boudin ! Reste là ! Les pieds dessous la table...
    Frotte bien ton bidon, je te garde un dessert
    qui saura t'étoffer du tissu doux-amer
    où tu contrains nos peaux avec tes tours pendables

    Va chier, connard de dieu ! Trop de guerre en ton nom !
    Et d'absurdités, donc !... Ou quoi, fatalité ?
    Attends, j'ai pas fini, Cosmos... Tu pues des pieds ?
    Pour quoi tu dis partout que Ciel est ta Maison ?

    Emporte-moi, Colère ! Au-devant de ces vents
    qui font changer le jour

    Où reste mon amour ?

    Un matin me l'appris, je brûle dans son four !!

    Qui reste-t-il à table ? Un dieu ? Oh, quelque Humain ?...
    J'ai, les pieds dans le sable, une envie de plisser
    l’œil sur le firmament; je me cure le nez
    en pensant à ton rire, à ta fièvre, à ton sein

    Un matin me l'a prise en traître
    entre être et n'être plus

    Où loges-tu, salop ?

    Il me reste un ergot, je le garde pour Toi !...
    et vais donc, sans tarder, mettre le pied à l'Être, yeah !!!

     

    nicola peldher,tiniak,saint valentin,liverpool,scooter

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire (livré en retard) - tiki#310

  • Le sang, l'épine et le filet

    Alas, poor Yorick!...

    La soupe de poisson, épaisse dans mes veines
    emporte mon combat - cette vieille chanson !
    pour une oreille amie, face à combien d'Abscons ?...
    quels que furent les temps que mes larmes soutiennent
    avec l'obstination, épineuse aux débords
    de la prise au filet, certaine de sa mort
    mais vive et s'agitant et plaidant sa rengaine

    A la caresse amie comme aux pesantes chaînes...

    Sans déconner, qui meurt ? Ma peine ou ta maison ?

    ***

    Nu soleil au plus haut, je pique cette olive...
    L'ombre pour seule rive et le vin pétillant
    je m'offre ce régal quand d'autres sont aux champs
    honorant leur trépas de sueurs en salives

    A l'approche du soir et sa fraîcheur au cou
    j'ai l'aiguillon vaudou à bout de cure-dent
    une dernière olive et j'aurai mon content...

    De chair inamovible et d'aveugles pensées
    qui m'auront rassasié la rage et le courroux

    A l'aube reparue, j'irai sous le pêcher...

    ***

    Reprenons (z'à la source) où l'On m'a égaré...
    car, hier, le pêcher m'a soufflé la rumeur
    qui m'a laissé pantois et gâche mon humeur
    "C'est le Diable..." dit On, aux feuilles ensablées !!

    Une bien triste nasse est à l'œuvre et m'entoure
    avec de vilains mots privés de toute essence
    - étrange rigodon, sans fête en référence...
    ruinant mon paillasson et meuglant dans ma cour

    Mais quoi répondre à ça ? J'en appelle à Diogène...
    Que ces pleutres bourgeois me lâchent la fenêtre !
    Je suis poLête, allons... Je n'invoque que d'être
    et me creuse le fion pour une rime en "haine"

    Eh ! J'ai dit quoi de trop sur nos chemins de croix ?
    Hommes de peu de foie, venez me dire en face
    que vous prenez mes maux pour d'insignes menaces
    quand j'écris qu'il se peut que le cœur se dévoie

    "Un billet, s'il vous plait. Merci. Bonjour, Ailleurs..."
    Je respire des fleurs sur un autre balcon
    (ai dû fuir mon pays sans quitter ma raison
    - trois Jules pour bagage, un carnet vierge au cœur)

    Rigole, ma semaine...! On m'aura pris pour quoi ?
    Je ne suis qu'un bourgeois (habitant de la ville)
    contraint par la fureur, mais heureux en exil
    de chercher qui je suis en me donnant z'à toi

     

    poésie,écriture ludique,alas poor yorick,rumeur,samouraï

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#309

  • If hurles...

    La plage avait le ventre plat
    la lèvre humide et le front bas
    Une guitare entre mes bras
    invoquait d'autres entrelacs

    Je regardais mouiller tes yeux

    L'été demeurait indécis
    entre bonheur et nostalgie
    nous y jouions notre partie
    au gré de sourires sans prix

    J'espérais de toi, un brave "oh !"

    La nuit qui n'en finissait plus
    réclamait de nous un bain nu
    Des grains de sable plein le cul
    nous avons brûlé ta vertu

    La plage n'était pas si grecque
    (sur mer, mec !)

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    (! If hurles, vois yell !)

  • L'Idiot

    Je marmonnais, chez moi, à récurer mes vitres
    un vent froid dans le dos et tout l'hiver devant
    Dans la rue, ce matin, plus un cri d'étudiant
    (il est trop tôt pour ces petites pines d'huître)

    J'en chie - et du mauvais ! du sang ? non ! des carottes
    Doigts z'et paumes gercés, la nuque au quaternaire
    je voulais effacer ma dernière galère
    mon oreille me dit : " mais oui... et la marmotte..."

    La marmotte ? m'en fous ! Je nourris mon credo
    en nettoyant ma vue, à chaque rond de main
    sur les vitres tendues contre les vents malins
    par une main de père au regard de marmot.

     

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un défi lancé par Rébecca Tu

  • suggestions objectivables (en mode mine heurt)

    Rien n'est plus terrible... 'rible.. 'rible !
    que ta flèche manquant sa cible
    nubile archet, Ô Cupidon
    piétiné par nos rigodons
    Et allez donc !
    Woup ! Woup ! Don don, don daine, dindons..

    Non, ça ! Rien n'est plus terrible que
    cette ombre logée dans tes yeux
    Petite Fleur de peau fragile
    massacrée jusqu'à l'infertile
    par l'imbécile
    orné d'un sourire indélébile

    Et rien de plus effroyable... 'iable !
    que de s'asseoir à cette table
    avec le diable pour devis
    et de son sang signer son pli
    pour un répit
    qui ne viendra jamais ! Ça, c'est dit !

    Alors... pour un clou mal planté ?
    pour une porte mal fermée ?
    une bouteille mal bouchée ?
    une chaussure mal lacée ?
    une wassingue mal séchée ?
    Tu voudrais quoi ?

    Que je pleure ? Non, mais regarde-moi !

    poésie,objets inanimés,cupidon,rigodon,sleeper

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#284