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photographie

  • Bord d'heure

    Le gris s'étend
    Le gris s'épand
    Le gris s'entend...
    De par où ?
    De partout !
    Le vert en a mal aux genoux
    et l'émoi doute
    A-ouh ! A-ouh !

    La ville n'a pas pris de gants
    La fille en a les yeux béants
    Certains font du lèse-béton
    accusant lézards z'et fissures
    par d'éphémères signatures
    surgissant, comme des frissons
    - pas en mièvre marge, en bords durs !

    Dans la gorge du policier
    roule un glaviaud de la cité
    Il en est issu; il patrouille
    et croque un sandwich à l'andouille
    car la Fée Electricité
    vient d'afficher sur son tableau
    "On se voit après le boulot ?"
    (il en a déjà mal aux couilles)

    La beurette a pris son élan
    de sa fenêtre - au Canada ?
    L'alter, natif d'un autre chant
    brosse un lent rétif, au colza
    (ça pue la mort, mais c'est nature !)
    sur la toile de lin - pour l'Autre...
    puis s'en va cueillir son épeautre
    où passe la route, en bordure...

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     inspiré par "en bordure" une photographie d'Ernesto Timor - @Timor Rocks

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

     

  • sûre prise

    L'œil vif et le regard curieux
    gravement malicieux
    elle remet en jeu son titre de Markise
    à lever la surprise
    dans le champ de l'instant
    où flotte un mouvement qui rameute le sens
    interroge l'essence
    vient à brouiller la mise
    et s'efface en riant dès la prochaine prise

    Où que logent ses ombres
    des propos satisfaits, elle n'est pas du nombre
    et, dans sa profonde heure
    cultive une abyssale noblesse de cœur

    Un allant coloré dore ses intentions
    de feuilles enfantines
    cultivées à Berlin
    pour fleurir à son front
    comme autant de boutons à son coffret d'épines

    Impossible mission remise au goût du jour
    avec obstination, sur un meuble métier
    elle veut embrasser des fantômes, des fours
    des ballons dans la cour, le pied à l'Être y est !

    Ses robes tuent le temps
    d'un éternel élan vers un soudain espace
    sa chair est, sans menace
    un aveu délirant

    Elle remet en jeu son titre de Markise
    (vous dis-je, à chaque prise !)
    l'âme dans l'objectif
    et le geste amoureux, sincère, suggestif

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    Dédié à Louise Markise (photographie en illustration)

  • Eirin 115

    Elle est rentrée avec...
    puis s'est laissée tomber
    entre les bras replets du fauteuil vert

    Il serait bientôt sec...
    le bouquet de genêts
    ne connaîtra jamais Sèvres ni verre

    Rêverie ni chanson
    n'emportent plus son âme
    sur les vents du Galway vers les Aran

    Il n'est plus de raison
    même d'en faire un drame
    Ulster lui a repris son Adhamhan

    Nues comme le Burren
    ses mains demeurent fières
    et dignes sur les bras du fauteuil vert

     

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    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    dédié à la "Confession Cent Quinze... du Fauteuil Vert"
    - ©2017 Gaëna da Sylva, Photographe.


  • Eléphante manne

    Un pas lourd et l'autre léger
    j'avance les mains dans le dos
    comme un éléphant, sans chapeau
    ni culotte bien ajustée
    et sans paille au coin de la lèvre
    un linge collé sur la plèvre
    ou peut-être le dernier ris
    qu'un matin - tu ! m'aura servi
    en pensant à toute autre chose
    dispensant ce parfum de rose
    qui se reconnaît aux toilettes
    où l'humilité, à sa fête
    s'en raconte
    des voluptés mort-nées, sorties gorgées de honte
     

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  • Slam aux Parques

    poésie,photographie,aurélie désert,acrostiche,dzart,trois parques,fois deux = 6Six arches fatiguées
    tombées d'un ciel de lait
    campent dans la forêt
    un ballet impromptu
    pour les enfants perdus
    en mal de soleil nu
     

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