Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

paVupApRi - Page 6

  • Là ! L'Une, dans le caniveau

    Et revoici la nuit orange...
    sa langue aux rivages étranges
    ses ombres sales
    foulées par d'orgueilleux nomades festivals

    L'heure est parfaite...
    J'y viens comme on entre en hypnose
    une part de moi sur la pause
    et l'autre à chanter à tue-tête une bluette

    Est-ce le moment de le dire ?
    Ah, qu'elle empire...
    la chanson, nette et ravageuse
    qui offre ma tête nue à la Bételgeuse !

    Marcher n'y fait rien - au contraire !
    C'est même un aliment des plus élémentaires
    pour battre plus avant
    la peau grêle des rues vers le néant

    Enfin, la pluie s'affine et meurt
    Des flaques moirent, en douceur
    Les nues dévoilent
    les plus précieux brillants de la plus vaste toile

    Nocturne émolument...
    une phrase après l'autre paie
    son seul et franc denier
    d'un crachat versé au trottoir béant

    Tant pis pour l'heure induite !
    Ricochets sur ses points de fuite
    vont, sans vergogne, mes sabots
    broyant - prise, là ! l'Une dans le caniveau

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#277

  • sel fit

    J'ai goûté au précieux délice
    - eh! joyeux jusqu'au précipice !
    de quelque douceur avenante
    et grave, mais évanescente

    J'ai mendié - jusqu'à déguerpir !
    une ombre où m'asseoir et mourir
    avec mon parme, entier, au four
    chiffonné quand revint le jour

    Et puis, j'ai compté sur mes doigts
    les ingrédients de mes émois
    Leur somme est cette ritournelle

    Lors, je suis revenu vers toi
    sachant ce qui manquait au miel
    j'ai rajouté un peu de sel

     

    freethenipple

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#276

  • Interrupteur (presque) pas chair

    à Vegas-sur-sarthe

    Clic !

    Et puis t'il y eut la mort du Chien
    au p'tit matin
    son drame
    (celui de ravager de flammes, la nuitée)
    d'amorcer la neuve journée
    mais l'air de rien
    mains dans ses poches de brouillard
    disant : "maintenant, c'est plus tard"
    Ah, dieu ! Peu l'âge
    quand il n'est, âpre et tout, question
    que de s'aimer, entiers, le cul nu sur la plage
    encore, au bord de ses tréfonds

    Le chien ? Mais si ! Tu te rappelles
    comme il allumait les poubelles
    d'un seul aboi
    pour feu de joie
    Qu'ça brillait fort durant la nuit
    jusqu'aux rivages des Inuit
    le vent du nord gonflant les focs
    et sa chanson - connue défroque !
    du marais
    Ho, ho ! Pardon...
    Point de Marais, mais bien plutôt du Jean Sablon

    Claque !

    Et puis t'il y eut la belle odeur
    d'un cent de fleurs
    leur âme
    (la seule qu'adoube les femmes à ravir)
    exhaltante et près... t'à frémir !
    mais sans douleur
    les yeux engourdis de "...Mens, songe !..."
    priant : "Qu'on me donne une éponge !"
    Et merde, quoi !
    Ce bouquet, c'est du lourd (saynète !)
    que de s'aimer, entiers, sans profession de foi
    lents sur les traces de Hamlet

    L'odeur ? Mais si ! Tu t'en souviens
    Elle importait, tu sais... du chien
    la confiture
    tellement sûre
    qu'ça puait fort, la nuit durant
    (à vous gaver les graves gens !)
    ses vents perdus sous les braguettes
    sans moyen de lever la tête
    et jurer
    Ha, ha ! Coriace...
    Mais prompt fumet n'est certes pas une menace

    Clic !

    Et puis t'il y eut ce bel instant
    (Cybèle ! ardent...)
    du besoin de suspendre l'heure
    où z'elle m'invita, doigt sur l'interrupeur
    cachant encore un peu ses formes
    (rien que de douillet, rien d'énorme...)
    Et ce fut bientôt lumineux
    quand se fit l'ombre sur nos corps libidineux
    Caresse intime, souffles brefs...
    Et confession sur l'oreiller
    "Je n'ai pas payé l'EDF"

    interrupteur pas cher

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#275

  • Phare (a way to grow)

    La pensée vagabonde au départ imminent
    Le cœur fait ran tan plan
    L'âme aère sa chambre
    Le corps est en alerte avant que tout s'ébranle
    et son for intérieur hait le monde inconscient

    Le temps du mouvement déchire une enveloppe
    L'absence contenue déploie son jeu de cartes
    La distance à couvrir essuie un peu ses plâtres
    au paillasson des champs que les corbeaux écopent

    La lumière a plié sa nappe aux quatre points
    L'orange prend le sien
    Les villes s'enguirlandent
    La vitesse en absorbe et l'offre et la demande
    Jusqu'à son dernier quart, elle file son train

    Cela dit, j'entre en gare
    mains jointes, les yeux pleins

    Je m'écris : "...phare !"
    Tout me revient

     

    train,a way to grow,poetry,tiniak

    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Agapes... Et ?

    A moi ! Duos de chair, collines...
    Tendres, sous mes fermes rapines !
    Fendus d'estourbissants clivages
    promis à de fièvreux ravages

    Gagnez d'artistiques sommets
    brutaux accords de nos fumets
    dont le concert appétissant
    transcende les contentements

    A moi ! Sublimes chorégies
    où se fondent les arguties
    au profit d'orgues plus amènes
    irréfutables de sans-gène

    Pleuvez ! Pleuvez, fleuves sans nom
    vos crèmes, liquoreux chinons
    et autres vaporeux trésors
    élixirs... Oh ! Joyeux essors !

    Eh ! C'est bien le jour ! C'est la fête !
    Où s'empiffrer jusqu'à plus tête
    en profondeurs évanescentes
    et en dévorations charmantes

    S'il est né - comme on dit, ce jour
    (le corps du Paternel Amour)
    c'est pas pour atténuer ici
    notre feu d'aimer à l'envi !

    noël,poésie,agapes,fiesta,fête,la grande bouffe,impromptus littéraires

    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK