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paVupApRi - Page 2

  • Chant' tiers

    Un pavé après l'autre, une route se forme
    Sous l'ombrage d'un orme, une idée s'achemine
    ayant pu réchapper de ses propres épines
    étend, sur ce trajet, une passion... énorme !

    « Hei, hi ! Hei, ho ! Au centre, nos brûlots !
    Mieux disant, tout de go, d'où nous pleuvent les mots »

    Une pierre après l'autre, une maison s'érige
    Ô Vénus callipyge, y veux-tu séjourner ?
    Qu'une œuvre de mémoire y prenne ses quartiers
    et que, sur le métier, nos profonds lieux se figent ?

    « Falleri, fallera...Soldons ces reliquats
    de bottes sur nos pas, de chiffres à nos bras... »

    Tuile après tuile, un autre nom de toi s'assemble
    Il fait doux - ce me semble, y connaître à aimer
    loger sous le couvert de nos intimités
    où se sont embrassés les maux qui nous ressemblent

    « Ton, ton, tontaine, ton, ton... Eh ! Voici nos corps !
    Chantiers z'à l'unisson produisant leur essor… »

    Contre ventre et marais, l'amnésie imbécile...
    jouissons d'amour fertile et propre à contenter
    le projet de nourrir, de simple humanité
    le solide mortier des sociétés civiles

     

    holocauste,hic,vénus callipyge

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#334

  • Monkey Gone To Heaven

    RESIDENCE LE PARADIS, nov. 2018

    St Pierre : - Bon, Thomas, écoute... Je te laisse faire le tri parce que, là, j'y arrive plus, là. Nan, mais tu crois ce que tu vois ?
    St Thomas : - Oki, Pierrot. Je gère. Tu retournes sur la Lune ?
    St Pierre : - Vouiche. En mode face cachée, mais vouiche.
    St Thomas : - Grand bien te fasse, Pierrot.
    St Pierre : - Juste... Tu fais gaffe, hein ? Tu ouvres l'œil...
    St Thomas : - Et pas le crédule, voui voui. T'inquiète...
    St Pierre : - Allez, tcho !
    St Thomas : - Tcho, Padrino !

    ***

    Peu après sur terre...

    Monkey1 : - Mougniiih, guili. Wouhouhou, gniga gniga !
    Monkey2 : - Kignaa ! Kignaa ! Scoubidouah !
    Monkey Free : - Vos gueules, les poites ! J'ai une revue de presse sur le feu, là, vu ?
    Monkey1 : - Grrgnnn !
    Monkey2 : - Grrgnnn !

    ***

    Peu après, au Paradis...

    St Thomas : - Euh, vous êtes qui ?... Voire, quoi ?
    Monkey Free : - Un abonné de Libé et des Echos (notamment) qui s'est fait trucider par deux abrutis de mes congénères, au caractère anal (parfois), fat (souvent) et bête (par nature).
    St Thomas : - Oui, et... ?
    Monkey Free : - Ben, rien... Juste, je vois pas bien ce que je fais là, sur ce nuage humide qui me fraîchit le fondement, alors que je devais rendre ma revue de presse à chaud pour France TV à 4h GMT.
    St Thomas : - Si j'en crois ce que je vois, vous avez bien morflé, quand même.
    Monkey Free : - 'Semblerait bien que j'en sois mort, même.
    St Thomas : - Sûr... C'est bêta, pour un mal alpha, quoi. Même si ça tombe au poil.
    Monkey Free : - Pardon ?
    St Thomas : - Ben... Avec vous, ça me change de l’ordinaire. Vous pouvez pas savoir, hein. Je vous en excuse, mais vous n'imaginez pas le boulot que je me colte avec les humains, leurs guerres plus ou moins déclarées, leurs crimes, leurs attentats... j'en passe... Bref, c'est l'enfer !
    Monkey Free : - Ah, bon ? Parce qu'à l'entrée de la résidence, c'était marqué...
    St Thomas : - "Paradis", oui, je sais. C'est juste pour prévenir les mouvements de panique lors des arrivées. En fait, ici, c'est le purgatoire.
    Monkey Free : - ... ?
    St Thomas : - La gare de tri, quoi.
    Monkey Free : - Bon. Et on fait comment, maintenant ?
    St Thomas : - Aucune idée. D'ordinaire, j'accueille des humains, mais là...
    Monkey Free : - Mais là, quoi ?
    St Thomas : - Ben... Je voudrais pas vous blesser, hein ? Même si vous êtes déjà mort, hein. Et quand bien même vous voudriez passer pour un Portugais, vous êtes quand même trop poilu pour faire un homme acceptable. Et puis, ces lèvres, ce pouce, ce cul bas... Nan. Y a pas, ça passe pas.
    Monkey Free : - Et donc ?
    St Thomas : - Ben, ça vous dirait pô de redescendre... de l'arbre ?
    Monkey Free : - Quel arbre ?
    St Thomas : - Laissez tomber.
    Monkey Free : - …Comme un fruit ? De l'arbre ?!
    St Thomas : - Mmmmpff.... Bougez pô, 'faut que je consulte...
    Monkey Free : - Faites donc. J’ai encore quelques feuillets à essuyer d’un regard inculte.

    ***

    Peu après, depuis la Lune...

    St Pierre : - Mais, bordel, Thomas ! Tu fais chier, quoi !
    St Thomas : - ...
    St Pierre : - Les humains ! On ne prend que les humains, merde !
    St Thomas : - Beeeen....
    St Pierre : - Quoi ?!
    St Thomas : - Bon ben, voilà : depuis que vous êtes parti, y a un nouveau mouvement qui se répand, sur tous les boulevards Weygand, pour n'en pas prendre (de gants !) à exiger qu’il faille considérer l'animal comme l'égal légal de l'homme, rien moins !
    St Pierre : - Oh, bordel !
    St Thomas : - Ça , je vous l’ fais pô redire, patron. Mais quand même…
    St Pierre : - Ok, c'est quoi le problème ?

    ***

    Peu après, où l’on sait…

    Monkey Free : - Bonjour, monsieur.
    St Pierre : - Pierre ! Saint Pierre !
    Monkey Free : - ... ? Nnnn d'accord. Mais encore ?
    St Pierre : - Bon, je n'irais pas par quatre chemins - vu que, d'ici (et d’ailleurs), il n'y en a que trois : vous… n'avez rien à faire là.
    Monkey Free : - Ah... Et donc ?
    St Pierre : - Eh ben, je vous renvoie sur Terre. Illico !
    Monkey Free : - Oki, d'acc' ! Prego, Mæstro…
    St Pierre : - Juste une question : c'était quoi l'objet de votre revue de presse ?
    Monkey Free : - "Que croire, aujourd'hui, d'une information livrée, contre force abonnements et monnaie de singe, par la jungle des véhicules, papiers, fibreux, pigeonneux z’ou virtuels ?".
    St Pierre (soupirant pour lui-même) : - Mmmpff... C'était bien la peine de se casser le cul à rédiger un Nouveau Livre, tiens !
    Monkey Free : - ... !!??
    St Pierre : - Laissez tomber !
    Monkey Free : - Ouais, pas pigeon, j’ai pigé ! …Comme le fruit de l'arbre.
    St Pierre : - Et merde... Je pense que je vais me refaire une toge.
    Monkey Free : - Ah, pour ça, je peux vous conseiller une bonne machine.
    St Pierre : - ... !!??
    Monkey Free : - Oh, genre comme vous, classique et pas chère : de marque Singer.

    tiniak,poésie,singer,monkey gone to heaven,prose à hics

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    Pour Les Impromptus Littéraires - tiki#333

  • clashing

    Ce bruit se répandit
    pis qu'une gastrite en hiver
    après un bref moment
    de sidération indignée
    le peuple ayant compris
    que les puissants le dépouillaient
    d'un même mouvement
    se ramassa sur sa colère
    avant de bondir

    La rue vilipendait
    la démocratie d'opérette
    et ses fastes ruineux
    trempés dans la haute finance
    que rien ne justifiait
    à ces sommets vertigineux
    ni le prix des baguettes
    et nécessité moins encore
    que s'en est à gerber !

    Ah, ça ira ! les culs blanchis
    (et à combien le trou de balle ?)
    ni potence, ni guillotine
    direct sur le trottoir, à poil !
    Nul besoin de jouer de rapines
    Echangeons plutôt nos conforts
    d'aimer... de volontiers... de toile...
    Que nous soit commune, Paris !

    Siècle, aux sombres uhlans
    pis que piment dans les viscères
    amassés, juste à la frontière
    vois-tu que sont mes dents ?
    Elles mordent le Pain Nouveau
    et te recrachent vos chiendents
    sur les sabots ferrés
    de tes chevaux d'iniquité
    qui vont nous charger, à présent

    Ha ! Ah, Je meurs ainsi
    une mouche prune à la lèvre
    mais arguant de mon rêve
    d'un regard jamais obscurci
    brillant jusqu'à la grève
    où s'agrègent pleur et pensée
    dans un même espoir d'équité
    oui, de fraternelle justice
    Un moment encore, je pisse
    mon sang !

    Il en tombe, alentour
    de mes frères, de nos amours
    et c'est tant mieux !
    Notre cri pourrira tes cieux !

    Nanti ! Vendu ! Bourgeois !
    qu'en tes nuits te hante ma voix !
    Corrompu ! Hypocrite !
    ton âme est de noire anthracite !

    Gageure, ta menace...!
    Pourquoi t-il faut bien qu'on se décarcasse

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#332

    (précédemment, une récré, prose à hics... tiki#331)

  • smart chair

    Sentiment singulier : cheminer de concert
    savourant le silence et la beauté dans l'air
    sans même se toucher (ou alors, très profond)
    ensemble, seulement... en distante fusion

    Moment particulier : un vaste éclat de rire
    manipulant l'idée par un simple désir
    même besoin de dire où se niche l'amour
    quoique le pire y soit, avec les mots faits pour

    Attente rigoureuse : elle viendra, musique !
    avec ses aléas dont sourd une métrique
    avec des petits rats qui manquent leur dimanche
    pointant à l'Opéra quand s'ouvre à nous la Manche

    Rêverie capricieuse : il est moche ce monde !
    rinçant ses émois aux rigoles pudibondes
    raclant un long crachat pour sitôt l'engorger
    Cheminons dans mes vers, ça lui fera les pieds

    Tout est plein, ce soir, à un ongle près : la lune
    ta gorge, mon carnet, un frigo, la fortune
    tant que nous nous taisons, sinon c'en est fini
    des complices bourdons au vibrant hallali

    tiniak,promenade cynique,poésie,timor

    Confraternel espoir : la forêt nous éprouve
    ça et là, en nos cœurs où nos âmes se trouvent
    comme après l'éruption s’agrègent les scories
    d'un divin champignon sur de tendres prairies

    Héliotrope oraison : poursuivons cet églogue...
    hermétique à raison, voué à son épilogue
    onirique à l'envi, marchant droit vers un songe
    avec la peau qui brûle ainsi qu'un vieux mensonge

    Aphasique mission : c'est sûr, on n'y peut mais !
    à ces désolations que nous foulons du pied
    à nos propres élans dans le Bel Aujourd'hui
    qu'en dirons-nous, rentrés, chacun sur son appui ?

    Inconsolable vent : un souffle dans l'oreille
    imprégné des accents qui vont, à la corbeille
    incorporer les rangs des sades nostalgies
    ton faillible abandon nourrit notre partie

    Regard obsolescent : appétit nyctalope
    rognant jusqu'à nos cris dans ton cinémascope
    regagne ton logis car nous allons parler
    peut-être en un soupir ou un simple baiser

     

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Lente heure

    La rue, où je promène un vieux songe canin
    elle me connaît bien; tant ! que sa pluie orange
    guide, vers sa raison, un pleur qui me démange

    Est-ce Mars ou Vénus, là, auprès de la Lune
    à bout de doigt pointé par le dais de Vaucelles ?
    Allez, Dame Fortune, octroie-moi l'étincelle !

    Nan ? Pas grave, après tout... la nuit n'est pas si noire
    et m'offre ses trottoirs en mode automatique
    sous la normande craie, ses crachins ataviques...

    Tiens ! Quelqu'un, à l'encontre, descend vers la ville...
    à cette heure futile, humide et incongrue ?
    C'est encore un Perdu dans la Contrée des Montres...

    Est-ce de l'Erythrée en quête d'Ouistreham ?
    A coup sûr, c'est une âme avec les yeux pourris
    par les mirages crus de nos flammes nanties

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    Honte, que fais-tu là dans mon for intérieur ?
    Est-ce de grave humeur, au moment de gagner
    mon prochain nid douillet, ou bourgeoise facture ?

    Eh ! je nomme, à présent, le pleur qui me dérange
    (et depuis Saint Martin ! quand je vais rue Branville)
    en ma ville de Caen, sous l’œil de Cuverville

    Utopie, au tapis ? Rue du libéralisme
    vois le capitaliste accumuler ses lots
    renvoyant, dos à dos, toutes les asphyxies

    Remettons au métier la toile libertaire
    que lin se plaise à raire au sein de la forêt
    fraternelle, primaire, affranchie de corset !

    Et, trop fidèle chien, va-donc créi au tonniau
    un baron de pommeau; j'étions z'au au 36bis
    avec un truc à dire à propos d'Anubis

     

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#330