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paVupApRi - Page 2

  • Mobiliers

    Marchant droit sur la terre meuble
    où son ventre opulent me porte
    quelque soit ce que je transporte
    au loin, un soleil rouge meugle

    On est fort loin d'être rendu...
    Là n'est pas la question; ce soir
    est l'opportunité, en miroir
    de s'en remettre à l'impromptu

    « - Bien le bonsoir, Mademoiselle...
    où donc va tout ce vaisselier ?
    Vers ces souffreteux sans-papiers
    et leurs dossiers pleins de ficelles ? »

    Ici, se joue la partition
    - en plaints, en déliés z'et rapines...
    sur un piano de cuisine
    qui va sertir un... bourguignon ?

    Là, je doute que l'Etat gère !

    « - Il me plairait d'en savoir plus...
    Disons, peu après le JT ? »
    Quand je les vois sur la jetée
    je m'interroge le vécu.

    Eh, relis la première strophe !
    Monsieur promu chef de l'état...
    L'état de quoi ? Des reliquats
    ou des cinglantes z’apostrophes ?

    Recompter nos vieilles armoires
    - et pas qui travaille à #Bercy !
    ce n'est pas ce qui vous grandit
    à l'échelle de notre histoire

    Sans nous, le peuple laborieux
    meurent les civilisations
    (depuis toujours !)
    quand vous croyiez faire un carton
    avec un mouchoir sur les yeux
    (sans notre amour !)

     

    tiniak,rebelle,gilets jaunes,macron,commune de Paris

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Rutabagage

    Puisque tu m'aisselles
    ben, je t'encornets
    là, tu me haut-talonnes
    depuis tes sommets enneigés
    ma langue en saillie presque oublier
    ton bouton d'or
    qui là-haut fort rée

    Je te nomme et tu me verbalises
    Bon ! que s'en électrisent nos renommées

    Qu'invite et deux plantes
    (si c'est pas le pied !)
    tandis que je tétine
    tes deux bourgeonnant frais ilets
    genoux grenouillant sur l'oreiller
    à toi, les "fore !!"
    à moi, la "curée !!"

    Chante, paronomase abreuvée d'asyndète
    notre fête du Têt (sans agent orange)

    You, me... Yummy !
    Le verbiage interdit
    jouons notre party
    sur les a priori !

    Voici que ton train-train réclame ses dimanches
    J'entends bien... J'entends bien, et t'attrape l'an vert
    (deux mille vingt-et-hein ?); ça fait vibrer ton anche
    quand j'y plaque les maints besoins que j'ai d'en faire

    Voilà, c'est tout complet, con ! Tout replets désirs...
    On va pas se mentir : il fait bon, sur la berge
    asseoir la jupe en serge au bel endroit pour jouir
    et souffler, d'un soupir, de trop sades gamberges

     

    tiniak,poésie lubrifiante,cattleya-ah ne pense pas ça-ah

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    avec un clin d'œil appuyé vers Cattleya (qui se reconnaîtra)

  • Petits riens du tout... (grandis ?)

    Le jour se lève
    et je le prends, benoîtement, pour couverture
    A mon réveil, les bruits de la rue sont plus durs
    que le sera jamais mon sexe
    en quête d’aventures, concave, convexe..

    Un rideau tremble…
    (ma parole, il me fait de l’œil !)

    L’Aujourd’hui ment
    obstinément, bourgeoisement; je n’en ai cure…
    (pour le moment, j’ai besoin d’être en écriture)
    Je vais me poster près du fleuve
    à en attendre quelque risée qui m’émeuve

    Un canard passe…
    (en revue, sa lignée fébrile)

    L’hiver se meurt
    (dans chaque bourgeon, chaque fleur) de mésespoir
    car le soleil étend sa charge, chaque soir
    Sur son arnaque horizontale
    je viens épancher mon brûlot sentimental

    Un souffle gronde…
    (c’est pas du vent, c’est du poitrail !)

    La ville chante
    (un air atlante ?), à présent que la nuit s’invite
    de l’un à l’autre, j’en épouille, les points de fuite
    au « raillons-gris ! », sur mon carnet
    lui, qui sait si bien recueillir tout mon carné

    Une idée pleure…
    (âpre est l’autre et ainsi de suite)

    Le printemps sourd
    (de chaque jardin, chaque four), le ventre plein
    de notre amour de ces petits riens du matin
    quand, sur mon dos, passe ton doigt
    pour me dire à nouveau : « Eh, j’ai faim ! Lève-toi. »

    Un rire explose…
    (c’est bonheur d’en être la cause !)

    « - Eh, se pendant, il rêve encore ! »
    (applause)

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#345

  • Escape game

    Le monde était à ciel ouvert
    Il fleurait bon, dans l’alentour
    des parfums gras et prometteurs
    Je ne voulais pas savoir l’heure
    (me contentais de ses contours)
    et jurais n’avoir pas souffert

    La porte était fermée, pourtant
    (à double tour, me semblait-il…)
    l’idée me vint, dans ce chenil
    que tu m’y laissas trop longtemps
    croupir
    pour que ne survînt, là, le besoin d’advenir

    Les ombres reculaient soudain !
    De leur impérieux œuvre au noir
    il surgissait des coloris
    déchirant les bruns et les gris
    que mes songes, dans ce couloir
    caressaient du plat de la main

    Ayant recouvré la palette
    animant de neuf ma rétine
    j’ai loué la grâce divine
    qui m’aura rendu mes lunettes
    d’un rire
    plus éclatant que ne le serait Agadir

    Adieu, chenil, laisse, collier !
    Je viens promener dans tes pas
    et fredonner quelque largo
    Un fantôme à cru sur le dos
    je lance à nouveau ton Vespa
    sur le bitume et le gravier

    Avec ta clé rouillée en poche
    (tu sais, celle de Malakoff…)
    je suis à nouveau, bel et sauf
    le Chien qui n’y voit rien de moche
    à mourir
    depuis que j’ai compris que tu fus mon Nadir

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#344

  • Anarchiste en questions

    As-tu même l’idée que tu es déjà libre autant qu’à ta naissance ?
    Nan ? Le récit dominant contraint ce que tu penses ?
    A qui tends-tu la main après t’un bon repas ?
    Riche idée d’ignorer le sang sur les gravats ?
    Comment fais-tu rimer les maux de tyrannie ?
    Homme, femme et enfant… de la boulangerie ?
    Inventes-tu le Jour avant la Nuit Dernière ?
    Sais-tu qu’un Lent Demain renifle ton derrière ?
    Te sens-tu masculin, féminin ou pluriel ?
    Et c’est quoi, selon toi, un amour éternel ?

    Eh, reprends-toi ! Respire !
    N’en fais pas tout un foin; je te questionne, au pire…

    Quadratures du cercle, arrêtez la fiction* !
    Un modèle bourgeois va tomber du bal, con !
    En bas, y danseront les flammes dans nos yeux !
    Suffise que chacun affirme son parti !
    Tout… sera le festin qui nous manquait ici !
    Il nous faudra signer à nouveau le contrat !
    On ne mentira plus, car l’avoir ne paie pas !
    Nan… Et sinon (tu me suis ?), j’en maudirai les dieux !

    Shhhht…

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    *Inspiré par la relecture du "Banquier anarchiste" de Pessoa
    tout récemment et si généreusement à moi prêté par mon camarde Abel F.
    lequel ne jure qu'en français (jamais en portugais) ! Eu égard à sa mère, sans doute ;)