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Grrr!

  • Pas de brouillon !

    S’agissant de dire mon fait au sombre idiot
    chaussé d’immondes godillots pour marcher (droit ?)
    droit sur la fille-mère et son frangin « homo »
    j’ouvre bien grand ma gouge et je dresse mon doigt
    Ah, ça non !
    Je ne fais pas de brouillon

    S’il est question d’interroger ce pas qui vient
    (qui n’est pas celui de mon chien), je me méfie
    de ces abois sans qu’on se soit serré la main
    de ma propension à me perdre en arguties
    Pour le don
    je ne fais pas de brouillon

    Trop d’intéressements pour si peu d’intérêt !
    Tant de chœurs concordant sur des voies de fossés
    de minois réchampis à d’obscures vitrines
    et de culs féminins creusés par la strychnine
    font que, non !
    je ne fais pas de brouillon

    Mais quand je pense à toi, ma mère, fille et sœur
    toi qui m’a fait humain à penser à demain
    toi qui m’a démontré que la joie tue la peur
    car tu sais, mieux que moi, où loge le malin
    c’est tout bon !
    Je sais n’être qu’un brouillon

    Devenu père
    livrant mes brouillons éphémères
    Un rien, brouillons des cartes les chimères...

    poésie,impromptus littéraires,pensée,brouillon,humanisme,polétique appliquée

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#348

     

  • Mobiliers

    Marchant droit sur la terre meuble
    où son ventre opulent me porte
    quelque soit ce que je transporte
    au loin, un soleil rouge meugle

    On est fort loin d'être rendu...
    Là n'est pas la question; ce soir
    est l'opportunité, en miroir
    de s'en remettre à l'impromptu

    « - Bien le bonsoir, Mademoiselle...
    où donc va tout ce vaisselier ?
    Vers ces souffreteux sans-papiers
    et leurs dossiers pleins de ficelles ? »

    Ici, se joue la partition
    - en plaints, en déliés z'et rapines...
    sur un piano de cuisine
    qui va sertir un... bourguignon ?

    Là, je doute que l'Etat gère !

    « - Il me plairait d'en savoir plus...
    Disons, peu après le JT ? »
    Quand je les vois sur la jetée
    je m'interroge le vécu.

    Eh, relis la première strophe !
    Monsieur promu chef de l'état...
    L'état de quoi ? Des reliquats
    ou des cinglantes z’apostrophes ?

    Recompter nos vieilles armoires
    - et pas qui travaille à #Bercy !
    ce n'est pas ce qui vous grandit
    à l'échelle de notre histoire

    Sans nous, le peuple laborieux
    meurent les civilisations
    (depuis toujours !)
    quand vous croyiez faire un carton
    avec un mouchoir sur les yeux
    (sans notre amour !)

     

    tiniak,rebelle,gilets jaunes,macron,commune de Paris

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Orcus focus

    Ceci n'est pas qu'une déformation du réel
    Ou de son miel...
    N'y voyez que ce que n'en croiront pas vos yeux
    Tout est vrai; tout est fauche !
    Rien de moins fébrile que le gauche
    Existe - au formole ! au rendu formel

    Ogre suprême et urgentique
    Regardez bien... Nulle mimique...
    C'est un défilé de fantômes
    Une présentation dans un idiome
    Sans autre prétention qu'être un feu de... ?

    J'entre, à pas mesurés, en ce lieu
    Et, tout soudain, j'ai froid au cœur

    Se lever, se laver, c'est commun, mais tout(e) seul(e)
    Un pas devant l'autre, bien sûr ! Eh, Cass'gueules !
    Ici... bon, j'ai un peu moins froid
    Sinon, qui prendrait soin de moi ?

    Poucet me murmure à l'oreille
    Oh ça ! L'Ogre, j'en ai fini
    Un songe oppose un contredit
    Rien n'est résolu; geste, veille !

     

    tiniak,poésie,photographie,Christophe Halais,CHU Caen,urgences,Artothèque Caen

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    ...pour une expo-photo à l'Artothèque de Caen

    (ben, maintenant !).

  • clashing

    Ce bruit se répandit
    pis qu'une gastrite en hiver
    après un bref moment
    de sidération indignée
    le peuple ayant compris
    que les puissants le dépouillaient
    d'un même mouvement
    se ramassa sur sa colère
    avant de bondir

    La rue vilipendait
    la démocratie d'opérette
    et ses fastes ruineux
    trempés dans la haute finance
    que rien ne justifiait
    à ces sommets vertigineux
    ni le prix des baguettes
    et nécessité moins encore
    que s'en est à gerber !

    Ah, ça ira ! les culs blanchis
    (et à combien le trou de balle ?)
    ni potence, ni guillotine
    direct sur le trottoir, à poil !
    Nul besoin de jouer de rapines
    Echangeons plutôt nos conforts
    d'aimer... de volontiers... de toile...
    Que nous soit commune, Paris !

    Siècle, aux sombres uhlans
    pis que piment dans les viscères
    amassés, juste à la frontière
    vois-tu que sont mes dents ?
    Elles mordent le Pain Nouveau
    et te recrachent vos chiendents
    sur les sabots ferrés
    de tes chevaux d'iniquité
    qui vont nous charger, à présent

    Ha ! Ah, Je meurs ainsi
    une mouche prune à la lèvre
    mais arguant de mon rêve
    d'un regard jamais obscurci
    brillant jusqu'à la grève
    où s'agrègent pleur et pensée
    dans un même espoir d'équité
    oui, de fraternelle justice
    Un moment encore, je pisse
    mon sang !

    Il en tombe, alentour
    de mes frères, de nos amours
    et c'est tant mieux !
    Notre cri pourrira tes cieux !

    Nanti ! Vendu ! Bourgeois !
    qu'en tes nuits te hante ma voix !
    Corrompu ! Hypocrite !
    ton âme est de noire anthracite !

    Gageure, ta menace...!
    Pourquoi t-il faut bien qu'on se décarcasse

     

    tiniak,resistance,mai 68,internationale,convivialiste

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#332

    (précédemment, une récré, prose à hics... tiki#331)