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Grrr!

  • canines (plaise...)

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    Caravanes laborieuses
    - vous que nulle abeille n'envie !
    telles diérèses sirupeuses
    souffretez que je vous conchie !
    C'est trop de courbes, pour ici
    et trop peu d'âmes généreuses
    à se disputer le parvis
    - ça, pour aucune Bételgeuse !

    Aucune faveur, à mes yeux
    n'ont vos valeurs d'anciens stratèges
    et ce, qu'il vente, pleuve ou neige
    quand le printemps borne les cieux
    et que mon hiver peint des ciels
    sur le revêtement plâtreux
    de vos orgues confraternelles
    aux accents poussifs t'et mielleux !

    Nan, c'est pas du jeu, vos sourires
    mais d'une simiesque avoinée
    jugeant trop fantasque, l'idée
    et de peu de foi, le soupir...
    tandis qu'avance la soirée
    vos appréhensions d'en finir
    et leur horizon de gésir
    sur vos statuts d'inemployées

    Il s'en serait fallu d'un rien
    pour que vous me soyez aimables
    mais vos charités de cartable
    me sont moins nobles que mon Chien
    car vos mains tendues sont de sable
    vos courages, indéfendables
    vos peines ? des miettes de pain !
    et vos amours, molles du rein...

    Non, mon Chien ne vous connaît pas
    comme il ignore qu'il pissa
    sur le fushchia, hier encore

    Et que dire du reliquat
    sur la terre, de vos débords ?

    Sans rire, j'en suis déjà mort !

     

    poésie,amour des feintes,chien,loloche

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Confession IIMXX

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    La planète s’échauffe
    Le prochain âge de glace en est tout marri
    J’en veux, pour preuve, ton œil trouble, Mienne Amie
    malgré tes rêves saufs

    Les cieux sont enrhumés
    Dessous, c’est la curie ! des impunités crues
    à l’aboi inhumain des perclus de vertu
    mouchant nos libertés

    C’est la ville qui tousse
    avec ses rues plus vides qu’un vaisseau fantôme
    et ses fronts compassés aux putrides arômes
    pétris de vaines frousses

    Rien de neuf, Camarade !
    que de la parano pour taire nos fiertés
    dont la quête insatiable a pour nom Équité
    droit devant la Camarde !

    Le pavé sent la plage…!
    Reviens, demain matin, sans ton masque fébrile
    Viens me tendre la main; viens renouer le fil
    L’âme est notre courage…

    La planète s’en fout !
    L’enfer est un glacis sur nos maigres gâteaux
    Mienne Amie, relisons le programme, plus haut
    genou contre genou

    Dessus ? Le Guéri-donc…!

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    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Daledé 2020

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    Dans le vaste couloir du soir
    la mémoire serpente…
    C’est pas que ça me tente
    C’est que je n’y peux mais
    et que n’y loge aucun espoir

    A ses murs, des peintures
    où d’oublieux portraits
    portent les yeux ailleurs
    un sourire distrait
    à leurs ourlets de beurre
    m’épure

    Là, nulle escale, pas un souffle
    y chemine pied nu
    dans de larges pantoufles
    avec le regard cru
    qui sied à l’ingénu
    comme aux âmes coupables

    Et je sens que je sais que mon sang a bouilli

    Détaler ? Impossible…
    le songe suit mon cours

    Eveille-toi, Odeur
    où je fais un malheur
    dans ce crâne velours

    dédale,tiniak,poésie univoque,mémoire au carré,portrait


    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Elle gît, Betty ?

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    La lune et sa gueule fendue

    n’en pourront bientôt plus

    de suivre, pas à pas

    ton périple de bras en bras

    la bouche pleine et l’œil foutraque

    l’âme tapie dans son hamac

    le cheveu fébrile à ton front

    au chevet d’un mâle buisson

     

    Girl ! L’aube à l’amère et blanche heure

    relevant ton quart d’heurts

    dégrisera tes ombres

    parmi d’autres, plaquées z’en nombre

    sur le trajet qui te ramène

    à ta chambrée de peine pleine

    où tu vas vomir de vains pleurs

    car il n’y loge aucun bonheur

     

    Buvant ton bol de solitude

    qu’un lent soupir élude

    il faut plonger la main

    dans les cloaques quotidiens

    et rapprivoiser ton sourire

    pour le soumettre au Triste Empire

    approuvé par des nuques molles

    que modèlent bien des écoles…

     

    Tout suit son cours - et c’est mortel !

    et ça va, son rituel

    et sans rien à offrir

    pas même un caillou, un sourire

    sur qui l’on marche, droit devant

    sans se soucier, cependant

    qu’il est même de la famille

    ce garçon né pour être fille

     

    Que c'est pour ça qu'elle gît, Betty ?"

     

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    - à ma JBDouce et sa talentueuse cousine Zelda Weinen -

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Misère, mi-raison

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    Drôles de gens, pas rigolos
    (mais alors, pas du tout !)
    dont l'On dit en avoir plein l'dos
    (pour leur tordre... le coût ?)
    je vous vois plaider vos histoires
    (au tribunal du zinc)
    et le verbe, et la face, noirs
    (à vous voir comme : dingues !)

    Petites gens, le cœur meurtri
    (au regard égaré)
    sous le "magnitudo parvi"
    (deux balles dans le pied)
    je vous entends rire trop maigre
    (pas loin de nos agapes)
    sur votre verre de vinaigre
    (au bras de vos satrapes)

    Bordels du genre (en apostrophes)
    Pâtés de sable (en catastrophe)
    Grèves de l'esprit (limitrophes)
    Propos obscurs (et limite off)
    C'est trop de réflexes, Pavlov !
    Allons coucher sur le papier
    des raisons de nous embrasser
    plutôt...
    que se raviv'nt au brasero
    des indignations à la Coffe

    Mais...

    "Ce petit cul chaud, fumant dans la brise, au matin..."
    En oublieras-tu le festin
    ...la question, nue sur l'oreiller ?
    Tableau paisible et plein de charmes...
    Si tant que s'abreuve d'alarmes
    un cœur pas si bien éveillé !

    Et cette mèche...
    C'est un vrai conflit : miel ou pêche ?

    Et pi les autres... ?
    C'est pas du blé, mais de l'épeautre !

    Grands conflits, belles rages...
    Qui vous donnera l'avantage
    sur quelques soupirs quotidiens ?

    Nul ! Grand Soir... et nulle ! aube de Petite Oie
    A chaque extrême, aucune voie, que la vôtre...
    Me va mieux prendre, à ses deux bouts, le crépuscule
    au bras de l'Autre
    que nuit et jour soient même Joie
    sans coup férir et sans férule

    "...the same stars that cover you, they cover me..."
    Regarde...
    (les étoiles sont le reflet de ceux qu'on n'a pas vu passer)

    Prends garde, eh !
    Celui-là va nous faire chier...
    Changeons vite fait de trottoir...
    Allons ! Allons, ce disert soir
    baiser le pli de notre histoire

     

    polésie smirituelle,je vous salis ma rue,anarchie

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK