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poésie

  • Downtown walk through

    Des mains déchaînées s'en racontent...
    Pas loin, sur un chemin de honte
    des coups pour rien, des embuscades
    aux gras teints, aux nuits de muscades
    et puis s'engoncent dans les porches
    lames légères sous les torches

    On n'a rien vu (c'est mieux, ça comme
    - mais si, tu le sais bien, bonhomme)

    Watusi, hey! what did you see?
    Si je m'en réfère à ces cornes
    à l'extrémité de tes doigts
    tu sais combien elle est sans bornes, la violence
    qui a forgé ces résistances
    au fond de toi

    Nan ? Nan ? Mais si... Mais si, petit !

    Tu vois sillonner au jardin
    la tortue dans sa carapace
    quelques pissenlits pour festin
    sous des ciels exempts de menace
    et chaque jour de Normandie
    à l'épargner de vilains cris
    si vains que courbe
    va, son chemin, le reptilien et sans esgourdes

    Oh ! C'est déjà l'heure espagnole aux flancs du port
    il en saigne une muse à règne sans trésor

    What have you heard, you silly bird along the bank ?

    Neither a word wiping the hurt nor a demand

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Leaving, roam

    (At last, Poor Yorick!)


    Eh bien, roulez, roulottes !
    de mes yeux vers mon cou
    Caressez-moi la joue
    je lève ma carotte
    glaciale
    prise au fond de la glotte où mon senti-mental
    falote

    Il faut partir ? Allons !
    Nul novi sub sole...
    poinçonné, le ticket
    mène à destination
    C'est le lot...
    sans ficelle et nul papier cadeau
    pas même pour Cybèle

    « Oui, oui ! Je viens, j'arrive... »
    La porte entrebâillée
    ne pas se retourner
    (tant pis pour la lessive)
    sortir
    avec l'air vagabond, se fendre d'un sourire
    « Et... Action ! »

    Au poing, pour seul bagage
    un bon peu de poussière
    dans l'odeur singulière
    de l'oubli de son âge
    Je présume
    m'être déjà mouché à ton vieux Clair de Lume
    voilage...

    Qui me prend l'autre main ?
    Qui m'entraîne sans peine
    fredonnant son antienne
    et le soupir en point ?
    Alors ?
    C'est toi, lente maîtresse ? Que ton sombre décor
    me presse !

    Passons...

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#352

    Bit o' muzak?

  • PoLétique ment, vôtre...

    Poésie est une acuité au-delà du regard
    pourtant que regarder, c’est déjà mieux que voir

    Où vont les sentiments quand ils sont dévoilés ?

    Là, ta main dans la mienne, aiderons-nous le monde
    en jouant à marelle et ses ouïes demi-rondes ?

    Elle est belle, ta main, avec ses joues rosies

    Tu dis : « attends un peu »; moi : « d’accord ! »
    et les grands bras du ciel embrassent nos essors

    Il est devant nos yeux le miracle énoncé

    Quand l’heure est à nouveau au goût du pain du jour
    la surprise nous prend... Déjeuner dans la cour !

    Une bouche a suffi à partager le grain

    Et, qu’implore ce chien venu d’Andalousie
    l’écho de ses abois n’est pas dans notre prix !

    ***

    Même le cul par terre, il baille, l’horizon…

    Et vogue sur le fleuve intime et habité
    tu sais, la Barcarolle et ses tendres baisers

    Ne parlons plus… Ne disons rien… L’heure est sublime

    Tu vas me demander, le poing sur le genou
    et d'un œil bleu-lagon : « …très bien, quand passons-nous ? »

    ***

    Voici qu’en PoLésie s’égaillent les troupeaux
    leur haleine est connue, chargée d'autant de mots

    Orpailleur écrivant ta lettre quotidienne
    tu serais bien aimable à transmettre la mienne

    Tant va la destinée au tableau qu’il s’efface
    mieux qu’en bel Aujourd’hui chaque instant se délace

    Rien de plus absolu qu’une libre parole
    et de moins rebattu que les tristes écoles

    Eh, dis ! Sans déconner... Odieux si je me vautre ?
    T’as pas toujours dis ça, catin, quand z’étions nôtre…

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    (avec des liens musicaux dedans)

  • Jardine, âge !

    tisseuse,acrostiche,tiniakTsi hi ! Entre, méandre en ce tendre jardin
    Viens, partageons le pain aux graines chatouilleuses
    qui bordent le chemin de nos ombres frileuses
    et tendent leurs rameaux, verts de tendres festins

    Il me vient des endroits aux moments à l'envers...
    Tu sais, où les moulins ont arrachés leurs bras
    pour dire à Don Quichotte : "Eh, mais non ! c'est pas moi !"
    tandis que les géants qu'il voulait tant défaire...

    Si... Si ! Rappelle-toi : tu m'offrais ton bouquet
    quand je buvais ta voix comme on sirote un marc
    dans un café crasseux, mais où les gens se marrent
    les yeux pris dans le fleuve et le rire en soufflet !

    poésie,tisseuse,acrostiche,don quichotte,moulinSissi, à la télé, nous arrachait des pleurs
    avant de nous coucher sur notre cahier d' texte
    lui disant : "allez chier, toi, tes angles convexes
    et tout ce tralala !", neuve, une ardeur au cœur

    Et puis, voici que tombe une convocation
    devant la Direction (qui ne sent pas la rose !)
    On s'inquiète... On répond (à côté de la chose)
    et l'intérieur franchit son propre Rubicon

    Un mot ne fut pas dit; voilà, toute, la gloire !
    que m'embrassent l'Histoire et de sauvages liens...
    Je ne t'ai pas trahie; j'ai fait amende noire
    et que tout le vestiaire aille bien se fair' voir !!

    Seulement, seul aimant, j'ai mené le concours
    et te voir dans la cour devint une torture
    (de là que je m'emploie à défoncer les murs ?
    Peut-être...); écueil réfléchissant le point du jour

    Et te voilà, banquet ! avec, six pieds sous terre
    un regain d'énergie grimpant nu z'au rideau
    au seuil de ma forêt, les poignets dans le dos
    liés par ces lacets aux affres éphémères

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#351
    Avec une tendresse expresse envers ma chère Miss Tiss
    (administratrice des Impromptus Littéraires - ma récré, préférée)

  • Regain ? partir debout !

    La maison reverdit sa façade de pierre...
    Épaissi, le mystère autour de ses huisseries
    loge une bourgeoise aux armes insulaires
    où la rose trémière accuse le bleu-gris
    Là, vibre un lent soupir alourdi de vertus
    qu'écrase la sourdine en cuivre d'un Steiner

    La saison est connue pour faire les yeux doux
    pourtant qu'un vent d'orient lui a gercé la lèvre
    Il se peut qu'un faucheux en ait gâté la fièvre
    dans quelque lupanar d'Agadir ou Courdoue
    la saison peine à jouir et ne se connaît plus
    C'est le monde, frangine !
    mourant, par vanité, de veule indiscipline

    La pierre de Caen cale à deux pas du printemps
    Même le firmament, plus laiteux que lainage
    ravale tout ombrage et implore le vent
    d'animer, quelque temps, les timides feuillages
    d'une chorale hors d'âge aux accents convenus
    qu'évase la pluie, fort, juste à la fin des temps

    La tortue va, tout droit, jusqu'à son pissenlit
    ignorant Reverdy, Laforgue ou Supervielle
    sans morgue ni ficelle et, le trajet compris
    dans le doux chatouillis du regain qui l'appelle
    va, son sempiternel chemin si loin des nues
    Frangine, c'est le lot !
    d'avancer, pas à pas, jusqu'à son dernier mot

    Là, où joies, furies et pleurs tombent à genou
    un souffle dans ton cou te dresse le menton
    Que sait-on? Que ment-on ? Rassemblés, bout à bout
    c'est le lien singulier de nos filiations
    avec tous leurs courroux et leurs rêves écrus
    Alors, mourir ? c'est fait ! Brûlons ! toujours debout...

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK