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poésie

  • Pas de brouillon !

    S’agissant de dire mon fait au sombre idiot
    chaussé d’immondes godillots pour marcher (droit ?)
    droit sur la fille-mère et son frangin « homo »
    j’ouvre bien grand ma gouge et je dresse mon doigt
    Ah, ça non !
    Je ne fais pas de brouillon

    S’il est question d’interroger ce pas qui vient
    (qui n’est pas celui de mon chien), je me méfie
    de ces abois sans qu’on se soit serré la main
    de ma propension à me perdre en arguties
    Pour le don
    je ne fais pas de brouillon

    Trop d’intéressements pour si peu d’intérêt !
    Tant de chœurs concordant sur des voies de fossés
    de minois réchampis à d’obscures vitrines
    et de culs féminins creusés par la strychnine
    font que, non !
    je ne fais pas de brouillon

    Mais quand je pense à toi, ma mère, fille et sœur
    toi qui m’a fait humain à penser à demain
    toi qui m’a démontré que la joie tue la peur
    car tu sais, mieux que moi, où loge le malin
    c’est tout bon !
    Je sais n’être qu’un brouillon

    Devenu père
    livrant mes brouillons éphémères
    Un rien, brouillons des cartes les chimères...

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#348

     

  • Où l'haleine fait tilt !

    Les curieux événements qui font le sujet de cette chronique se sont produits en apnée, à pas d’heure.

    L’heure étendait son pas
    juste là, devant moi
    mieux que le parvis d’une église
    toute, mon ombre y fut soumise
    et s’étirait comme un vieux chat

    J’allais, sur ce plat, mon entier
    étaler quelque vérité
    momentanément extatique
    quand j’avisai une barrique
    flanquée d’un vieux chien dépouillé

    Mon approche n’y faisait rien
    il ronflait d’un sommeil canin
    chargé d’une vinaigre haleine
    devant cette entrée (souterraine ?)
    croûtée d’ocres, jaune et carmin

    L’antre exposait deux pieds crasseux
    déchaussés à la qui-mieux-mieux
    et plus odorants qu’une lèpre
    À quelque clocher sonnait vêpres
    et je n’en croyais pas mes yeux

    Lâché du fond de ce fatras
    un borborygme m’alerta
    dont je reconnus le sans-gêne
    C’était lui ! Ce foutu Diogène
    aux initiatiques crachats

    « - Eh, dis ! Oh, dis voir, Dio’
    C’est bien toi, sâle ego* ?
    Kesstufoulà, ce soir
    dans la commune histoire
    où vont mes godillots ? »

    De réponse ? Ben, nan !
    Au mieux, des grognements…
    J’y entends : « Va plus vite !
    Observe et prends ma suite… »
    D’où je pisse un nouvel élan

    Sur le fleuve
    des seules personnes et pensées qui m’abreuvent

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#346 (hors délai)

  • Escape game

    Le monde était à ciel ouvert
    Il fleurait bon, dans l’alentour
    des parfums gras et prometteurs
    Je ne voulais pas savoir l’heure
    (me contentais de ses contours)
    et jurais n’avoir pas souffert

    La porte était fermée, pourtant
    (à double tour, me semblait-il…)
    l’idée me vint, dans ce chenil
    que tu m’y laissas trop longtemps
    croupir
    pour que ne survînt, là, le besoin d’advenir

    Les ombres reculaient soudain !
    De leur impérieux œuvre au noir
    il surgissait des coloris
    déchirant les bruns et les gris
    que mes songes, dans ce couloir
    caressaient du plat de la main

    Ayant recouvré la palette
    animant de neuf ma rétine
    j’ai loué la grâce divine
    qui m’aura rendu mes lunettes
    d’un rire
    plus éclatant que ne le serait Agadir

    Adieu, chenil, laisse, collier !
    Je viens promener dans tes pas
    et fredonner quelque largo
    Un fantôme à cru sur le dos
    je lance à nouveau ton Vespa
    sur le bitume et le gravier

    Avec ta clé rouillée en poche
    (tu sais, celle de Malakoff…)
    je suis à nouveau, bel et sauf
    le Chien qui n’y voit rien de moche
    à mourir
    depuis que j’ai compris que tu fus mon Nadir

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#344

  • CHill ICône cArnet

    Coule, fleuve et passe m'en un peu
    Herses mouvantes en canopée
    Il va bien me venir une idée
    Là, sous le ciel qui ferme les yeux
    La poésie trouble mon carné

    Improbable reflet, sais-tu à qui je songe ?
    Coule et roucoule, fleuve et passe-moi l'éponge
    Où j'ai le cœur meurtri
    Nurse Lune et nuées, couvrez-moi de jeux d'ombres
    Et prenez mon parti

    Coule et déroule, fleuve, un savoureux mystère
    Au moment de le lire ? en referme la page...
    Résonnez, vêpres, rire et mère au lent courage
    Nocturnes pianotages
    Ecrits à l'encre terre
    Tout le pays se meurt et je suis amoureux

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour une resucée d'Impromptu Littéraire - tiki#343

  • Essor aimant

    J'ai levé ma petite échelle
    contre la grisaille du monde
    En assumerai la faconde
    l'entier embrassé par le ciel

    Eh, pourquoi pas ?

    Pour m'affranchir de la matière
    je veux quitter son socle dur
    atteindre et jouir de l'azur
    en nourrir mon sort sur la terre

    A mon retour...

    Raccorder le rêve à mon âme
    et lui en laisser en offrande
    voilà tout ce que j'en demande
    voilà comment brûle ma flamme

    Seule et profonde

     

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour une "Carte postale" de Timor Rocks, photographies
    car je souscris à ce qu'il dit : "On a deux vies"