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darKroOm

  • Greener bent worry word

    Not sure my shoulder can supply
    the shelter you seek for
    whilst, knocking at your door
    ancient dreams shake a silent cry

    I'm just an armchair... See?
    Yes, green and velvety
    and yet a simple fourniture
    granted to intimate pleasure

    So cold until you bring your warmth
    so dry until you spill your tears
    receptacle of eather fears
    or joys, or scenaries of yours

    I'm just an armchair... See?
    Do what you want of me
    I won't reply
    The thing is I'm your confident. Don't you be shy

     

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    pour @Gaëna... (I found'ya!)

  • Birdie

    Ce matin... Mâtin, Ô Mâtin !
    (mais bon, comme tous les matins)
    j'ai ramassé quelques oiseaux chus dans la cour
    bergeronnettes z’et vautours
    nombre pigeons gavés de pain
    - jamais le merle !
    logé dans mon surreau comme une perle
     
    Ce midi - quoi que tu m'y dis !
    J'ai renforcé mes abattis
    Il était temps que je m'y mette, avant l'orage...
    pour conforter cet avantage
    aussi précaire qu'insoumis
    du verbe lent !
    qui m'autorise encore un sentiment
     
    Enfin ! Enfin, voici le soir !
    Je me glisse dans sa baignoire
    y révise tous mes savons
    escompte y recouvrer les noms
    perclus dans une vaste peine
    perdus pour les rires sonores
    à l'alarme presque inodore
    de la nuit embaumant leurs corps
     
    Fantomatiques régalades !
    que n'êtes-vous à la parade ?
    Pour qui chantez-vous désormais ?
    Âmes, profondément aimées
    liées par la soie ou l'haleine
    où sont vos regards miroitants ?
    Je me suis assis sur vos bans
    pour en mesurer le serment
     
    Inutile - et donc, absolu !
    (à cette heure, on m'y prendra plus !)
    S'il-vous-plaît, ne me mentez plus...
    L'amour vibre quelques instants
    (pour quelques moments suffisants)
    sans prétendre s'éterniser
    mais touchant à la majesté
    d'un partage furtif
    dont se nourrit le pas, sous les peupliers, sous les ifs
     
     

    Gaëna da Sylva, photograpies, imageries d'art

    tiniak ©2015 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    Ilustration (cliquer pour agrandir) : Gaëna da Sylva, photographe.
  • Fantôme ass

    Suis demeurée ainsi, aussi fraîche et pimpante
    que lorsque m'aura pris cette fièvre enivrante
    n'est-ce pas mon amour ?
     
    Qu'importent la poussière et tes bras fatigués
    j'aime cette atmosphère où je peux caresser
    ta carne, son velours...
     
    Oh oui, mon cher ami ! Prends-moi sur tes genoux
    Je ne sais rien d'ici, que le temps soit si doux
    pleureux ou à mourir !
     
    Les portes sont fermées; plus rien ici ne vient
    que mon désir borné, son errance de chien
    perdue pour l'avenir...
     
    Nous l'avons tant nourrie - t'en souvient-il mon tendre ?
    l'impossible homélie que nous voulions apprendre
    de nos voisines grèves !
     
    Moi, je posais mon cul sur tes plis chaleureux
    Le programme voulu nous unissait au mieux
    et c'était plus qu'un rêve...
     
    Et puis, je suis partie, vers mon besoin d'espace
    Je n'avais pas compris où logeait la menace
    et son arithmétique !
     
    Les bras qui m'ont tuée avaient chacun leur nom
    Les mots qui m'ont polluées, de vastes ambitions
    loin de nos cinétiques...
     
    Je viens danser ici, sur ton ventre, à nouveau
    pour ce que j'ai compris de nos fastes brûlots
    dans le divin silence !
     
    Et j'implore, humblement, pour qu'enfin je repose
    mon cul, ma vie, mon sang, et ma dernière pose
    ta constante présence...
     
    Mon cher fauteuil...
    où j'aurais tout perdu d'un trop amoureux œil ?
     

    Gaëna da Sylva,photographie,sensuelle,nip,seat

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour une photographie de Gaëna da Sylva, extraite des "Confessions du fauteuil vert"
    (ci-dessus, "Confession Quarante")
     

    Un mot encore...

    Ceci constitue la 1101ème note publiée sur cet espace, aussi ai-je tenu à la dédier à cette riche personne qu'est Gaëna, artiste photographe, à qui je manifeste depuis bien des années mon égale amitié, fondée sur un intérêt réciproque pour nos formes d'expression - et cela en dépit de l'océan qui nous sépare. Magie du web...

    Merci à toi, Dame des Bois de Gahenne !

    (sourire)

  • Mon silence affamé

    Silence rassasié de sonore aujourd'hui
    (à dévorer les bruits qu'agitait l'alentour)
    je mets à ta portée de possibles amours
    qui ne verront le jour qu'au plus fort de l'ennui
     
    Au coin, le fauteuil vert livre ses confessions
    arme un semblant de chair à son bras de velours
    en déduit un roman de fluides parcours
    Je vais perdre ma vue à sa résolution
     
    Je travaille au secret d'une simple musique
    les doigts sur le clavier fermé à double tour
    dont j'ai lâché la clé peut-être dans la cour
    avant de m'occuper d’épure et de métrique
     
    À l'étage, un esprit seul en sa chambre noire
    fixe un moment compris entre ici et toujours
    puis, recoiffe à la Klimt une veuve au sein lourd
    et rompue à l'attente infinie des boudoirs
     
    C'est l'heure, le soleil tire son bas profil
    Souverain inutile, emporte les espoirs...
    Ton somme est sur la ville où longe ses trottoirs
    mon silence affamé à nouveau en exil
     
     
     

    Gaëna da Sylva

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    inspiré des Confessions du Fauteuil Vert, de Gaëna da Sylva, photographe.
  • amitiés à la crémone

    gaëna da sylvaÀ recompter mes doigts, étonné comme un singe
    apeuré dans la nuit bruissant les incongrus
    d'une jungle à tâtons, aux odeurs inconnues
    j'avisais la fenêtre aux seins couverts de linge
     
    Me serais-je endormi dans ce lieu étranger
    sans avoir calculé l'entrée ni la retraite ?
    Je ne veux pas bouger, priant que tout s'émiette
    et me rende bientôt à ma tendre forêt
     
    Il me semble pourtant être venu ici
    à l'invite empressée d'un regard amoureux
    et, comme moi, rebelle aux messages des cieux
    quand ils n'annoncent pas le beau temps ou la pluie
     
    Tu n'as pas attendu que la porte se ferme
    Tu as pris les devants, sans mot dire à personne
    ouvert les francs battants que tenait la crémone
    et, peut-être riant, menas ton rêve à terme
     
    Instant, cher instant "T", qui me laisse en suspens
    à recompter mes doigts, là, devant la fenêtre
    où a passé le cœur de mon plus très cher être
    à rêver d'évasion, le plus clair de son temps
     
    Es-tu si peu sensible au mouvement de l'âme
    ou t'importe si peu la douleur d'une perte
    que tu n'aies pas jugé devoir donner l'alerte
    quand mon ombre a mené son dernier pion à Dame ?
     
    S'il se peut que la nuit charrie mon seul espoir
    oh, que ce soit celui de bientôt la revoir
    franchir à reculons le fragile rideau
    de la désolation pour la gloire d'un mot :
     
    Aimer !
    - exempté de passion, l'or de nos amitiés
    au fond...
     
     
    tiniak ©2013 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    Illustration d'en-tête : Gaëna da Sylva.