05.07.2008
astre au logis
La lune est mienne
depuis que je tiens
entre mes mains pleines
ton doux bas sain
j'en contiens à peine
la danse d'airain
qui déjà promène
Vulcain
Pluton s'affole
à l'aube venant
sans que ne décolle
de corps s'aimant
aucun des deux pôles
que nos frottements
font à tour de rôle
titans
Mars n'illumine
aucun des foyers
de notre cabine
toute embrasée
quand, de nos échines
indisciplinées
fuse une albumine
lactée
Vénus défaille
la course elliptique
de notre bataille
est chaotique
et de nos entrailles
le choc anarchique
défie les ripailles
antiques
Saturne hésite
ses anneaux vairons
donnent de la gite
à l'horizon
quand mes doigts s'invitent
en révolutions
là où ça t'excite
au fond
Jupiter meurt
en toute ignorance
du simple et bon heur
des jouissances
qui viennent aux coeurs
mis dans la Balance
entre douce ardeur
et transe
Mercure accuse
Cassiopée à tort
d'agir en intruse
dans nos efforts
où ne se refuse
rien qui nous amuse
rien ne nous abuse
alors
Neptune amer
en reste interdit
c'est trop bonne chère
que d'appétits
se font sans mystère
sous les cieux sévères
et leur atmosphère
meurtrie
Uranus aurait
des raisons de voir
dans nos corps mêlés
certains trous noirs
où l'infinité
de l'éternité
à jamais se fait
avoir
norbert tiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
09:19 Publié dans effet : mes rides | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie, chic plat net, fusion, polésie lubrifiante, tiniak est cosmique
21.06.2008
et pour quelques polars de plus...

Et pour quelques polars de plus,
je vends, ma puce,
ces quelques vers au plus souffrant
de n'être pas aimé autant
que son pesant lot de ratures
couchés en mètres littéraires
pour le seul plaisir de te plaire
et de poursuivre l'aventure
Car je jalouse du polar
cet intérêt que tu lui portes
alors que je frappe à ta porte
en caleçon dans le couloir
te sachant déjà dénudée
le dos calé sur l'oreiller
absorbée, toute, par l'intrigue
qui jusqu'au bout du sein t'irrigue
Pour attirer ton attention
clamant mes vers en caleçon
je débite mon espérance
de pouvoir mettre en concurrence
avec la solution du crime
la profondeur de mes caresses
dans l'intimité de tes fesses
où nos désirs fondants s'animent
Comprenant à mon avantage
que tu ne tournes plus de pages
je pénètre dans la chambrée
les pieds nus frôlant le parquet
tu t'es assoupie sur ton livre
le cheveu collé dans le cou
j'observe de ton tétin doux
les battements qui le font vivre
Je dois éprouver la fraîcheur
de cet autre côté du lit
que tu n'as pas chauffé, tandis
que je retrouve ton odeur
ton soupir me dit : " je t'attends "
je sais que tu n'aimes rien tant
que je te cueille au bord du rêve
pour que tu vibres de ma sève
Parcourant ton dos de la main
je te patrouille jusqu'au sein
puis je te couvre toute entière
ton murmure : " éteins la lumière "
me signale que le combat
sera total et sans limite
je me résous à cette invite
l'interrupteur à bout de bras
Ton amour pour le roman noir
m'engage d'autant à savoir
redoubler d'imagination
dans l'acte d'investigation
comme le détective explore
et ne néglige aucune piste
je deviens cet équilibriste
capable de tous les efforts
La contredanse de tes reins
s'accélère sous mes assauts
je guide le bas de ton dos
dans un rapide va-et-vient
prenant appui sur tes ahans
je marque le rythme et n'attends
qu'apparaisse enfin cette faille
où s'abandonnent nos entrailles
Hercule Poirot est cocu
je maîtrise tout de ton cul
et quand de ma bouche tes lèvres
ne peuvent pas nier la fièvre
qui leur brûle le fondement
je sais avoir gagné la mise
qui me dit que tu es soumise
au moindre de mes mouvements
Je ne te vois pas, je te touche
je sais de toi que notre couche
recueille tout de nos ébats
qui me mèneront à trépas
alors que toute émoustillée
tu veux encore que je te prenne
que j'envahisse ton domaine
avant d'en être rassasiée
Que ne te fais-tu narratrice
de ce qui pourrait advenir
de mes élans, de tes soupirs
aux confins de ton entrecuisse ?
quand je sais conduire ta main
de ton connet à ton tétin
jusqu'à la profondeur ultime
d'un plaisir dont j'écris la rime
Bientôt s'achève le récit
son dénouement est à la crème
cet accent sur la pénultième
qui se répand en Polésie
et dans la nuit qui t'enveloppe
mon regard se fait nyctalope
pour embrasser tes formes rondes
où dort l'origine du monde
Et pour quelques polars de plus
j'entends, ma puce,
qu'il faut être bibliophile
pour t'effeuiller, ourse gracile
norbert tiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
16:51 Publié dans effet : mes rides, rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : romans noirs, polars, polar bear, polésie lubrifiante, tiniak
16.05.2008
et cries-tu ?
Elle frappa trois coups avant d’entrer
s’installa, prit ses aises avec moi
qui ne l’attendais pas
Son silence
résolu à l’absence
assénait l’évidence extrême
mettrait le point ultime
à la fin du poème
Alors
dans un dernier effort
de mon être entier
de toute ma pensée
de ma chair si fragile
puissamment indigné(e)
contre mon propre sort
grave, je me suis résumé(e)
grave, je me suis consumé(e)
en clamant haut et fort
pour opposer encore
tout de ce que je suis
- que je ne serai plus,
en un seul et long cri
aigu
norbertiniak © 2004-2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
texte inspiré d'une oeuvre de E. DUMONT
à découvrir sur "Colors of Poulili"
(illustration : "Le Cri" de POULILI)
08:22 Publié dans effet : mes rides | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tiniak, mortel, en polésie, poétique, le cri, poulili
29.04.2008
des fois que
et puis, des fois, on pose un cul à terre
la tête entre les mains
les pieds comme un mystère
les yeux ne cherchant rien
que de très éphémère
mais de paisible enfin
parce que, des fois, c'est lourd comme il fait lourd
hurler dans le coton
n'éveille ni le sourd
ni l'amour moribond
pourquoi finir le tour ?
un autre a le pompon
alors, des fois, c'est plus simple de faire
le mord à bout de bride
et marteler la terre
sous des sabots arides
en savourant des vers
d'Eluard ou d'Ovide
des fois que
renaisse le feu
norbertiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions twalesK
00:57 Publié dans effet : mes rides | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : va savoir
19.04.2008
Quarte sans nuit
Parce qu'il est des heures sombres où certain souffle d'âme a besoin qu'on l'accompagne jusqu'au jour qui est au bout de la dernière nuit.
A Milady,
quarte sans nuit
rien n'est sombre, pas même l'ombre
qui s'étend quand la vie fuit
sa lumière est plus austère
mais dans la pénombre luit
l'image si davantage
nécessaire à l'infini
tourment qui nous prend à l'âge
d'y voir clair en pleine nuit.c'est à l'oeil que vient le deuil
de l'être qui est parti
de ce côté-là du seuil
en nous laissant tous ici
la mort, peut-être un écueil
entre mer et ciels de gris
mais des sirènes l'accueillent
perçant de leur chant la nuit.lumière, dis-moi lumière
que vois-tu à travers l'huis
ouvert sur tous les enfers
brûlant tous nos appétits ?
le vois-tu cet être cher ?
le vois-tu, lumière, dis ?
me laisseras-tu, lumière
marcher sans peur à la nuit ?ombre, tu n'es pas du nombre
et ta chimère obscurcit
le cortège à mine sombre
dont chaque pas te poursuit
tu n'es qu'Une, comme Lune
ton masque déjà blanchit
quand pareil(le) au Soleil
je viens déchirer la nuit :tout n'est pas dit.
A Milady, norbertiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
01:51 Publié dans effet : mes rides, rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : deuil, lumière, nuit, lumière j'ai dit
24.03.2008
Perle à rebours, la traque des zéros
Ma fille lit Yoko Tsuno
(se verrait-elle nipponne ?)
à son poignet un tamago'
bredouille au bout de sa dragonne
ça! dès que j'ai tourné le dos
elle allume l'ordinateur
pour se connecter illico
aux félines Mew-Mew Power
les icônes sur le bureau
conduiront bientôt pour moitié
à des mises à jour nintendo
et d'étranges karaokés
l'autre jour, j'entends de là-haut
les hauts-parleurs de notre chaîne
hurler des boums-boums de tekno
nappés de chansons coréennes!
à l'école, sous le manteau
c'est troc de cartes pokemon
au goûter son chocolat chaud
est dilué dans du Soja Sun
Ma fille, ma perle, mon joyau
se rêve en nintendo déesse
et moi qui me croyais finaud
à boycotter Barbie Princesse!
le père tiniak (texte et dessin)
10:00 Publié dans effet : mes rides, rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : family business, nintendoka, yoko tsuno vs barbie, nippon ni mauviette
20.03.2008
les voies durent, Eve
L'Eve voit du rêve dans l'âme
à l'intérieur, oui
L'Adam se fait les dents
sur ta peau dure, Eve
lui
Si quelque voie du Rêve Originel
nous venait des ciels d'Australie,
irions-nous boire la sève
de ce nectar avant midi ?
Les voies du rêve ont des voix d'eau
qui coulent sous les ponts, dis
chéri(e)
Mais revienne l'heure de trève
qui court et traverse ta nuit
tu paumes Adam au fond du lit
et croques une pomme trop brève
à la minuit.
Qu'auras-tu seulement su, Dave ?
tsi hi.
tiniak le niak #244 © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
après deux premiers élans chez Ariaga puis Dentelle&Arsenic
15:30 Publié dans effet : mes rides, rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pierre philosophale, métaphysique avant de sortir, polésie smirituelle, eve, adam, le rêve
12.03.2008
perpète, ouais!
De retour de chez sygne la Mal-Femmée, j'en ai encore pris pour mon grade. "LE SEXE DES NUAGES"... bon, dit comme ça, ça fleure bon la polésie. sauf que PAF! à peine après la journée de la Femme, voici-t-y pas que ça nous chante le crépuscule du Père... sygne écrit en fille qu'elle est, nageant quelque part dans la mère qu'elle est... tiniak lui, répond de norbert et répond à l'amer ce qui fuit :
Pater, noce, terre (prend perpète, ouais!)
J'avais un père mettable
qui me fit naître impaire
en s'étant mis minable
un jour avec ma mèreJe suis un père rieux
flanqué de deux nuages
l'une marron et bleu
l'autre pas davantageFaut-il qu'un père l'ait manqué
même d'un saut de puce
le courage a jeté
la sienne dans ce bus
qui s'éternise au loin ?L'un perd, l'autre gagne
sa rive inexplorée
Un père-île s'éloigne
ça arrive, tu saisTant père le fil déroule
qu'à la fin il se brise
Des deux laquelle viendra
lui loger une bise
avant trop tard déjà ?
Pas terne, austère
ce que Pater n'ose taire...père mise
erre
habilite
et
meurtsentez!
mes fleurs chanter
©.2008.norbert.DUKOU.tiniak.ZUMIN.&ditions.Twalesk
01:09 Publié dans effet : mes rides | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : je suis père mais je me soigne, on n'en est pas moins homme doudiou, pater noce terre, ouais non pas le coup du pieu, non
23.01.2008
Le jour du poisson, fuite
J'aime une baleine calée dans mon port
à l'heure incertaine où le monde est mort
j'aime sa bedaine, son corps long et fort
loge des sirènes et d'autres trésors
J'aime une sardine, ce menu fretin
au bout de ma ligne, s'en va et s'en vient
j'aime sa queue fine, son rire assassin
gave de rapines son joli maintien
J'aime une rascasse dont les yeux si doux
piègent dans la nasse tous les vieux mérous
j'aime la besace autour de son cou
j'y boirai la tasse qui me rendra fou
C'est pourquoi, je vous le dis
j'ai horreur du vendredi!
#234 - tiniak le niak(oué!)

02:15 Publié dans effet : mes rides | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poiscailles, polème maritime et git le Berre-carpe entier, founiak, pas le, vendredi
05.01.2008
fin damnée
" Portons un toast! " a dit quelqu'un
la bonne excitation se figea comme un rien
pour certaines
se fit exclamation
chez certains
Moi, j'attendais l'aubaine
d'y pouvoir mettre un grain
A l'autre bout
de tous ces verres debouts
les aisselles des femmes
dégagent le profil
de leurs lots de poitrine
les épaules des hommes
affirment leurs carrures
ou leurs déconfitures
et le cou des enfants
se tord, se tend, résolument
La solennité du premier mot
vous chante un bonheur dans les graves
que l'on salue tous d'une salve
on croit pouvoir reprendre sa conversation
que déjà l'assemblée se lève et tire
la prochaine bordée - et dire
qu'on est en paix!
Alors vient la chanson
du cousin, du tonton
et de leurs maigres femmes
tandis que les dragons
ruminent
dans leurs girons
fulminent
outrées qu'elles sont
que la belle occasion
les relègue à l'arrière
Là, je saisis mon heure
le sabre au garde-à-vous
dessous la boutonnière
j'annonce la couleur
en remplissant mon verre :
" A nos femmes! A nos filles!
A leurs tendres béquilles
et cet autre minois
que l'on sait davantage
être leur apanage
quand on le met en joie
Et tant pis pour les mères
les nôtres et les leurs
Que nos femmes soient fières
d'avoir de ces chaleurs
qui font fondre les hommes
et tant pis pour les pères!
A nos filles! A nos femmes!
A la vibrante flamme
qui peut les animer
au point de croire au ciel
savoir goûter le miel
de toute éternité
Adieu, La Mèr' Michel
Reste à Cadet Roussel
ce couplet enfantin
Allons, Mère Noël
Montre la jarretelle
par quoi tu le tiens bien
Adieu, Pèr' Lustucru
Car ta fille, vois-tu
à ce cul qui me va
Allons, Père Éternel
Arrange ton autel
que l'on y vienne à trois
A nos femmes! A nos filles!
Et que leurs peccadilles
soient le chemin de grâce
des hommes dans leurs bras
et, qu'ils y restent ou pas :
Allez, grand bien leur fasse!
A ça, mon gars
je bois.
A ça, mon con,
buvons! "
©2008norbert.DUKOU.ZUMIN.&ditions.TwalesK.tiniak
00:47 Publié dans effet : mes rides | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ripailles, test-toast et (côtes du) Rhône, j'aime les filles











Allez, grand bien leur fasse!