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Chapitre VIe

  • smart chair

    Sentiment singulier : cheminer de concert
    savourant le silence et la beauté dans l'air
    sans même se toucher (ou alors, très profond)
    ensemble, seulement... en distante fusion

    Moment particulier : un vaste éclat de rire
    manipulant l'idée par un simple désir
    même besoin de dire où se niche l'amour
    quoique le pire y soit, avec les mots faits pour

    Attente rigoureuse : elle viendra, musique !
    avec ses aléas dont sourd une métrique
    avec des petits rats qui manquent leur dimanche
    pointant à l'Opéra quand s'ouvre à nous la Manche

    Rêverie capricieuse : il est moche ce monde !
    rinçant ses émois aux rigoles pudibondes
    raclant un long crachat pour sitôt l'engorger
    Cheminons dans mes vers, ça lui fera les pieds

    Tout est plein, ce soir, à un ongle près : la lune
    ta gorge, mon carnet, un frigo, la fortune
    tant que nous nous taisons, sinon c'en est fini
    des complices bourdons au vibrant hallali

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    Confraternel espoir : la forêt nous éprouve
    ça et là, en nos cœurs où nos âmes se trouvent
    comme après l'éruption s’agrègent les scories
    d'un divin champignon sur de tendres prairies

    Héliotrope oraison : poursuivons cet églogue...
    hermétique à raison, voué à son épilogue
    onirique à l'envi, marchant droit vers un songe
    avec la peau qui brûle ainsi qu'un vieux mensonge

    Aphasique mission : c'est sûr, on n'y peut mais !
    à ces désolations que nous foulons du pied
    à nos propres élans dans le Bel Aujourd'hui
    qu'en dirons-nous, rentrés, chacun sur son appui ?

    Inconsolable vent : un souffle dans l'oreille
    imprégné des accents qui vont, à la corbeille
    incorporer les rangs des sades nostalgies
    ton faillible abandon nourrit notre partie

    Regard obsolescent : appétit nyctalope
    rognant jusqu'à nos cris dans ton cinémascope
    regagne ton logis car nous allons parler
    peut-être en un soupir ou un simple baiser

     

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Lente heure

    La rue, où je promène un vieux songe canin
    elle me connaît bien; tant ! que sa pluie orange
    guide, vers sa raison, un pleur qui me démange

    Est-ce Mars ou Vénus, là, auprès de la Lune
    à bout de doigt pointé par le dais de Vaucelles ?
    Allez, Dame Fortune, octroie-moi l'étincelle !

    Nan ? Pas grave, après tout... la nuit n'est pas si noire
    et m'offre ses trottoirs en mode automatique
    sous la normande craie, ses crachins ataviques...

    Tiens ! Quelqu'un, à l'encontre, descend vers la ville...
    à cette heure futile, humide et incongrue ?
    C'est encore un Perdu dans la Contrée des Montres...

    Est-ce de l'Erythrée en quête d'Ouistreham ?
    A coup sûr, c'est une âme avec les yeux pourris
    par les mirages crus de nos flammes nanties

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    Honte, que fais-tu là dans mon for intérieur ?
    Est-ce de grave humeur, au moment de gagner
    mon prochain nid douillet, ou bourgeoise facture ?

    Eh ! je nomme, à présent, le pleur qui me dérange
    (et depuis Saint Martin ! quand je vais rue Branville)
    en ma ville de Caen, sous l’œil de Cuverville

    Utopie, au tapis ? Rue du libéralisme
    vois le capitaliste accumuler ses lots
    renvoyant, dos à dos, toutes les asphyxies

    Remettons au métier la toile libertaire
    que lin se plaise à raire au sein de la forêt
    fraternelle, primaire, affranchie de corset !

    Et, trop fidèle chien, va-donc créi au tonniau
    un baron de pommeau; j'étions z'au au 36bis
    avec un truc à dire à propos d'Anubis

     

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#330

  • instant karma

    Flottant sur le déclin du jour
    voici le sentiment plus calme
    au lent balancement des palmes
    et leurs digitales esgourdes

    Je le mettrais - si je pouvais...
    de côté pour une autre fois
    quand rêve et pensée me dévoient
    mais l'instant n'est qu'à savourer

    Un vent léger se prend à rire
    des chemisiers qui passent là
    poitrine lourde, nu le bras
    (c'est l'automne qui le soupire)

    Ici, je ne te cherche plus
    l'entier vibre à ce moment rare
    la moindre corolle est un phare
    sa lumière, un chant moins aigu

    Tout m'est aussi vrai qu'incertain
    (il fait bon s'en laisser accroire)
    les couleurs absorbent le noir
    en suspendent tous les desseins

    Que peut signifier le retour ?
    Je demeure, à l'heure d'Or Pâle
    livré à mon Senti Mental
    égaillant ma carne à l'entour

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK 

  • Idiot grin

    Il est là, sous mes yeux, pis qu'un sombre grimoire
    où je perds la mémoire et mon goût pour la danse !
    Il ignore mes jeux, pétri de suffisance
    avec son texte-à-trous, réglé sur dévidoir...

    Déjà qu'on est bien loin de ma chambre complice
    il me met au supplice à différer mes joies
    (d'aller par les chemins - ces rues pleines de voix
    étranges par nature; brûler mes artifices...)

    Il attend ma réponse et j'ai la tête ailleurs
    à mâchouiller des fleurs, à chatouiller les rus
    à redouter la ronce et l'insecte inconnu
    - pas tant que cette horloge où ne passe pas l'heure !

    Ôter Troie au Carhaix... Au passé simple, alors ?
    (pour que le roi en rie, mettant sa poule au pot ?)
    Encore eût-il, phallus effacé au tableau
    d'un maudit graffiti, nargué le bas du corps

    Tant va la cruche à l'aube... Oh, si loin, les Grands Soirs !
    Combien vaut ce peignoir, tant que Le Cru s'y fie ?
    Dis, en quelques flash-mobs, quelle a été ta vie...
    Et ta géographie ? C'est-y du savant noir ?

    Garde mon impression, coin de page éditée !
    J'y suis venu sceller mes interrogations...
    Moquez-vous, boutons d'or ! Rigole, papillon !
    Je viens, dans le quart d'heure, applaudir en forêt

    Reprenons le massacre : "Auschwitz-mon-Loulou..."
    Margueriteu dura ce qu'il faut endurer
    là, dans ce cinéma - local et vacancier !
    "La Vie ne vaut rien..." quand Souchon leste un flou

    Il gâche mes matins, toujours z'à neuf et trente
    aussi mon ciel en pente et mes soyeux courroux
    le cahier, white ain't blues, posé sur mes genoux
    où s'égarent mes yeux, ma pensée dilettante...

    Non ! Vraiment, pas possib' ! Je ne signerai pas
    ni d'en-haut, ni d'à-plats, ce cahier de tortures
    Je veux goûter, plutôt, la suave confiture
    d'une déculottée prodiguée à deux doigts

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    "Cahier de vacances " pour un Impromptu Littéraire - tiki#321