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Chapitre VIe

  • Ô manifestes polésiaques

    Poésie naît d'un franc délire :
    le désir de dé-lire un monde

    Oh ! et du besoin d'en chanter
    les miracles les plus discrets

    Là, j'ai formé des arguties
    que l'On n'enseigne pas d'Ici

    Et, d'humilités z'en facondes
    du bonheur au plus sombre empire

    Se mêle de nous rameuter
    la poussière jusqu'au palais

    Ici vient tomber la cravate
    et Là s'en dore la patate

    Ah ! Tu vois ce que je viens dire..
    ...comme la parole est féconde...

    Qu'en feras-tu ? Je n'en sais rien
    (il faut bien promener son Chien)

    Une pensée s'ouvre ici-bas
    quand, là-haut, tremble un Au-delà

    Eh ! C'est du beurre à la seconde
    que d'y être au plaisir de lire

    Sans rire, cent rir's vagabondent
    pour un pleur nu rendu à l'onde

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • S'il faut raison garder...

    La raison n'est jamais si crue qu'après délire
    De même qu'un soupir vient clore un bel élan
    elle instille, profond, son serein élixir
    et polit les débris laissés par l'ouragan

    Ce n'est pas seulement que le désir de vivre
    (plus vaste, plus ancien, secrétement enfoui)
    c'est plutôt s'arrêter que d'encore être à suivre
    et, d'un moment de paix s'arranger à l'abri

    L'observer, c'est déjà être mieux en présence
    et du monde et de soi; de ce qu'on n'y peut mais...
    Dans le souffle vital, s'entendre et y souffler !

    Mais, seule, gonflerait par trop de suffisance
    et manqurait bientôt de plus fougueux éclat
    comme d'un sentiment débridé jaillira

    ***

    S'il faut raison garder, que résonnent folies !

     

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    (zen #fart)

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Chambre Forte

    à René Guy CADOU

     

    Je viens me retirer
    à nouveau
    pour un soir
    dans ta chambre, Mémoire
    abonder au trousseau
    d'un geste quotidien
    d'un pli sous le manteau
    du bruit d'une pensée refermée sur sa tige
    d'un capiteux vertige ayant l'air de chanter
    peut-être de ce rire
    (qu'il fallut rengorger)
    aussi, pour la mesure
    de ce pleur, lent et noir
    qui me vint

    Je vais rester un peu
    assis, devant la porte
    (à l'abri du soleil
    et de sa désertion)
    attendre qu'il en sorte une envie de passer
    patiemment, avec soin, je fermerai les yeux
    sur l'heure et la saison
    pour entrer en sommeil
    et lisser ton cheveu
    Chambre Forte

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Quel élémanque ?

    Plus qu'un orage à satisfaire !
    (ni tous les vents, ni les éclairs
    ni le blanc grêlon sur la vigne)
    bien davantage !
    pour que je signe
    en bas de page
    et d'un sang clair

    Plus qu'un océan à franchir !
    s'agissant d'en venir à dire...
    - oh, c'en est bien assez des vagues !
    (adieu, chaland;
    bonjour, la drague)
    ...de but en blanc
    ce qui m'inspire

    Plus qu'une terre à embrasser !
    (de l'oeil ? des lèvres ? du poignet ?)
    je gourmande un autre univers...
    le pied fragile
    sous l'âme fière
    l'heur malhabile
    le coeur en biais

    Plus d'un volcan à redescendre
    - à foison, magma ! peu de cendres...
    et la combe au comble du trou
    dans le secret
    du songe fou
    (d'un rêveur niais)
    qui veut s'étendre

    Vienne à l'esprit
    (simple ou contrit)
    une intuition
    (révélée, pure...)
    là, dans un souffle
    - nulle mistoufle !
    "Fraternité nourrit la vie"

    Hare ôm!
    (soit, un Homme
    soit, un monstre
    ... as-tu choisi ?)
    - nul interdit ?
    Croque la pomme !
    Oublie ta montre !

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • élagage

    Et puis vient le moment, durable
    à certain instant bien vivant
    avec des souffles en suspens
    de poser les mains sur la table
    en cercle au carré formidable
    d'un même, égal et pur élan

    La chose à dire est bien connue
    mais elle était sous le tapis
    tapie comme une bête enfouie
    dans sa frayeur d'être perçue
    incidemment pour autre chose
    que ce dont toute bête est cause

    Alentour, nombre d'arbres tombent
    dans le bruissement fracassant
    de leurs branches se caressant
    parce qu'il faut se consoler
    puisque l'heure est à basculer
    dans le frais couvert de la combe

    Glisse, une parole après l'autre
    en étoile sur le plateau
    longtemps gardée sous le manteau
    d'une magmatique poussée
    une florissante pensée
    (pas de ses vaines patenôtres...!)

    Ailleurs a déserté ce lieu
    dont la quadrature du cercle
    aura fait péter le couvercle
    ...l'air est trop dense entre les yeux
    ...le verbe, une danse du feu
    ...chaque silence a plus d'un siècle

    Gravité, prends-en de la graine...
    La tablée s'arrache du sol
    Quadrature de cercle, vole !
    Emporte avec toi, la semaine
    ses lentes nuits, ses petits jours
    et les quotidiennes gangrènes

    Et puis, c'est ici, à l'instant
    que la forêt reprend racine
    tandis qu'un magma se débine
    en grasses coulées vers la mer
    pour aller y plonger son fer
    Il en sortira les montants
    de quelque meuble sentiment

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    - à mes filles et leur mère -