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Chapitre VIe

  • Compliment cavalier (d'œil en deuil)

    La perte en creux
    là, sous nos yeux
    si vivace que le chiendent
    bombe le torse et se défend
    contre le vide
    (affreux tonneau des Danaïdes)
    y fout le feu !
    et fait jaillir
    - éminemment !
    l'obstination du souvenir
    contre l'abandon désastreux

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire commis par Cavalier

  • Escale (à tort ?)

    Un port... et l'âme détachée
    quittant la terre desséchée
    je vais, sans regarder plus rien

    Au col une feuille de chêne
    et le sol meuble pour soutien

    Je souffle fort - à perdre haleine !
    un noroît chargé d'aquilon
    poussant l'ombre que je promène
    au-delà de ta triste plaine
    à la recherche d'un vallon

    Un souvenir de toi m'y mène

    Rien ne saurait plus m'effrayer
    que tu ne fusses vague chose
    insensible au parfum de rose
    où je plaidai quelque laurier

    À qui ? À quoi ? À qu'est-ce ? À quai !

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#304
    (composé sur des rimes empruntées au poème d'Antoine-Vincent Arnault "La feuille")

     

  • DON DE SOIE (square dance)

    Si je m'observe le flanc droit, je me bétonne
    un souffle au cœur, mêlé de peur nègre et saxonne
     
    Quand je me gratte le flanc gauche (avec un rêve)
    il manque, à ce tableau, une montée de sève
     
    Une plongée, du crâne aux pieds, ne m'apprend rien
    que je n'aie remis, nu toujours, entre tes mains
     
    A l'inverse, m'appréhender de bas en haut
    conforte un besoin de travailler du chapeau
     
    Rires et pleurs me conjuguent mieux au plaisant
    bonheur de me sentir présent à chaque instant
     
    Eh, flûte ! Eh, pipeau ! Ça fait mal (eh ! pis qu'au mâle)...
    Allez, dansons dans son pourpre ventre animal !
     
    Dessus, dessous, devant, derrière ou de côté ?
    Ah, que veux-tu ! Je ne vois rien d'autre qu'un bal...
    Négocions : ce tissu de peau pour ton cheval ?
    Celui qui vient, crinère au vent, entre tes cuisses ?
    Eh, poLésie ! monnaie ma mort contre un sonnet
     
    - Con en finisse !  -
     

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    https://www.facebook.com/chinaplusamerica/videos/1019106271563416/

  • Hey, sports!

    C'est fini !
    C'en est bien fini...
    Je ne serai plus ta souris
    Oh ! Saloperie de Toujours
    Préserve-moi de cet amour
    qui m'aura fait - oh, tant de pompes...
    ça ! chaque fois, quand je me trompe

    C'est cramé...
    C'est tout défoncé !
    Tu sais, l'aventure en retour
    mise au panier, là, dans la cour
    où t'aurais pu faire une passe
    plutôt vers moi, pas dégueulasse

    C'est foutu !
    Il n'en reste plus
    de nos magiciennes outrances
    de nos carnavalesques danses
    qui m'auraient dit - oh, quel bonheur
    ces acrobaties, à pas d'heure

    C'est déguen...
    N'est-ce pas, mon Chien ?
    Tu raboyais, hier au soir
    quand je livrais à l'urinoir
    ces gouttes chargées de défonce
    dans une fiole en pierre ponce

    Restons sport...
    Quel est le décor ?
    Voui ! La partie à jouer seul
    jusqu'à embraser son linceul
    avec les putains d'allumettes
    qui n'ont rien matché dans nos têtes

    Où tâter le terrain...?
    Sur la fin ?
    Sur les vieux os
    qui nous ont donné mal au dos ?
    Ou sur les scores
    qui voulaient repousser la mort
    et se réjouir
    de partage à n'en plus finir ?

    dopage,dope

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#292

  • Lessiveuse

    (programme de nuit)

    Des enfants jouent au ciel
    à faire la vaisselle
    après le plat du jour
    (ça inonde la cour
    et ça pique les yeux
    ça agace les vieux
    et, pour moi, c'est du miel
    peu chaut ce qu'il m'en coûte
    en ce nouveau mois d'août
    qui m'a vu naître ailleurs)

    Je détourne mon sang
    du commun sentiment
    qui convient au mortel
    (il en faut, des ficelles !
    pas des miséricordes !
    pour que je me raccorde
    une envie d'être au monde
    une pensée féconde
    un rêve s'égarant
    et qu'enfin, je déborde)

    "Qu'il fait mauvais, ce soir..."
    les façades soupirent
    de peur de trop en dire
    (qui vaut pour les armoires
    où s'abîment, contraints
    des songes enfantins
    et les simples sourires
    et les vilaines affres
    brodés, fières balafres
    sur des linges éteints)

    Je n'aime rien autant
    que ce moment - bascule !
    et sa pluie rougeoyant
    (hormis la minuscule
    virgule sous ton sein
    dans le pli de ma main
    qui vient tout oublier
    plutôt que de crier
    le coeur au bord des lêvres
    sa fièvre d'être ailleurs)

    Et voilà : C'est la nuit...
    son espace fini
    ouvert sur l'éternel

    Nul besoin des prothèses
    de quelques parenthèses
    pour vivre son récit

     

    poésie,lessiveuse

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK