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Chapitre VIe

  • pasteurnité(e)

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    La fleur a séché sur son brin
    tant la pluie se sera fait attendre

    Tu me regardes par la main
    l'âme résolue à se répandre

    Plus tendrement frisent les ris
    au fleuve à nos pieds qui se pavanent

    Je te murmure et tu souris
    avant de me sertir une vanne

    Le vert et l'argent se succèdent
    pour venir clapoter sous les quais

    Il fait aussi chaud à Tolède
    pourtant que l'on soit entre cænnais

    Tu dis m'inviter pour ce soir
    (quelque danse me vient à l'esprit)

    Qu'en la chambre au bout du couloir
    est le siège où s'épanche la vie

    Allons, soit ! allons nous connaître
    puisque le vent nous est favorable

    Laissons le fleuve à ses Peu-d-'Êtres
    et partageons nos mets sous la table

     

     

     

     

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Femina, petits pas

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    Elle revient, à petits pas
    la mélo dite sur le tard
    la mèche brune, l'œil humide
    avec ce regard, impavide
    qui vous épelle un autre soir

    Ça fait des bruits, sur le parquet
    comme les patins de mémère...
    Ça vous tient par la jugulaire
    et vous respire par le nez
    mieux qu'un lutin dans sa tourbière

    C'est elle, toujours z'et t'encore
    qui va vous passer sur le corps
    et prélever sa gente dîme
    avec ce mouvement sublime
    qu'on lui connaît bien, sur le port

    Elle s'avance, maintenant
    la mèche brune, l'œil aimant
    moins ton sourire que ta main
    fouillant le cuir de cet écrin
    vers toi, qui ne sais plus les vents

    Ferme, sa main te prend le cou
    C'en est fini de tes courroux !
    Les goëlands peuvent bien rire...
    Tu aurais dû penser au pire !
    Oui, mais te voilà à genou

    Elle en exige de nouveaux
    lieux de s'inventer un espoir
    avec ce doux alcool de poire
    et tous les joyeux oripeaux
    qu'on va noyer dans les baignoires

    Ma mie ! Mon Dit ! Mon Sang ! Ma honte !
    Mes tempes ne sont pas de fonte...
    Mes yeux sont plus mous que ce beurre
    et pour aucun chat, à cette heure !
    En quel lieu ce peut-il que j'apponte ?

    Il existe autant de raisons
    que d'en déraisonner le monde !
    J'en veux pour preuve poLésie...
    Brune, blonde, rousse, ah ouiche !
    Quelle âme ? Quelle âme, sait-on ?

    Ne m'enjambez plus la rigole
    brune, blonde, rousse... folles !
    J'en conviens : il nous faut des mères
    mais j'aime autant ce bras de mer
    où passe une risée frivole

    Ah, concluons ! Mademoiselle...
    pas sur le poil sous les aisselles
    mais sur le port du pantalon
    qui t'a libéré le giron
    mais pas la corvée de vaisselle

    temps,time,hour,heure,moment,instant,sofort,Zeit

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Mélodiemoitou

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    Te revoici
    Ô mélodie
    soyeuse tel un organdi
    aussi ferme
    épiderme
    qu'en-dessous croît mon homélie

    Vibre, fréquence
    qu'en naisse danse
    avec du feu au bout des doigts
    et qu'en meure
    le quart d'heure
    où j'ai prononcé le mot "foi"

    Sur le fil
    imbéciles
    des oiseaux pépient leur misère
    J'en tire
    un rire
    ravageur autant qu'un Wagner

    Tu rejaillis
    chair Debussy
    (au labyrinthique appétit)
    Clair de lune
    fait de prune
    et de marches sur le parvis

    Qu'à dieu
    mon vieux
    plaise de se gaver d'histoires
    Musiques
    - uniques !
    faites chanter mon dérisoire

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • ...tilt !

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    J’ai compris
    de la vie
    qu’elle n’attend rien que de naître

    Que la mort
    c’est encore
    l’élégance ultime de l’être

    Vibrons donc
    sans façon
    pour un rire, dans un soupir

    Que m’émeuve
    l’heure neuve
    où s’ordonne un mot à écrire

    30e9a3212cf9dcbd0935b2137b74d492.jpg

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

     

  • Larme (au noir)

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    L’heure est tombée sur mes genoux

    avec des larmes plein les yeux

    des gratouillis dans les cheveux

    et la voix pleine de courroux

     

    Aube, es-tu ma prochaine peine

    avec ton soleil tout pâlot

    ton herbe emplie de grenouillots

    et l’abandon de mes domaines ?

     

    Revisitons quelques histoires…

    ou non ! Raccrochons plutôt notre verbe

    à celles demeurées dans l’herbe

    amoureusement, certain soir...

     

    Mais, c’est vrai ! Tu m’aimes donc tant

    qu’une tête (en boulangerie)

    de nègre, pas trop décatie

    pour figurer just’ là, devant

     

    Elle ne dit rien - par mégarde ?

    Je sors le chien, à l’heure dite...

    fourbissant ma prochaine invite

    ce qui vaut bien que je m’attarde

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK