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Chapitre VIe

  • instant karma

    Flottant sur le déclin du jour
    voici le sentiment plus calme
    au lent balancement des palmes
    et leurs digitales esgourdes

    Je le mettrais - si je pouvais...
    de côté pour une autre fois
    quand rêve et pensée me dévoient
    mais l'instant n'est qu'à savourer

    Un vent léger se prend à rire
    des chemisiers qui passent là
    poitrine lourde, nu le bras
    (c'est l'automne qui le soupire)

    Ici, je ne te cherche plus
    l'entier vibre à ce moment rare
    la moindre corolle est un phare
    sa lumière, un chant moins aigu

    Tout m'est aussi vrai qu'incertain
    (il fait bon s'en laisser accroire)
    les couleurs absorbent le noir
    en suspendent tous les desseins

    Que peut signifier le retour ?
    Je demeure, à l'heure d'Or Pâle
    livré à mon Senti Mental
    égaillant ma carne à l'entour

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK 

  • Idiot grin

    Il est là, sous mes yeux, pis qu'un sombre grimoire
    où je perds la mémoire et mon goût pour la danse !
    Il ignore mes jeux, pétri de suffisance
    avec son texte-à-trous, réglé sur dévidoir...

    Déjà qu'on est bien loin de ma chambre complice
    il me met au supplice à différer mes joies
    (d'aller par les chemins - ces rues pleines de voix
    étranges par nature; brûler mes artifices...)

    Il attend ma réponse et j'ai la tête ailleurs
    à mâchouiller des fleurs, à chatouiller les rus
    à redouter la ronce et l'insecte inconnu
    - pas tant que cette horloge où ne passe pas l'heure !

    Ôter Troie au Carhaix... Au passé simple, alors ?
    (pour que le roi en rie, mettant sa poule au pot ?)
    Encore eût-il, phallus effacé au tableau
    d'un maudit graffiti, nargué le bas du corps

    Tant va la cruche à l'aube... Oh, si loin, les Grands Soirs !
    Combien vaut ce peignoir, tant que Le Cru s'y fie ?
    Dis, en quelques flash-mobs, quelle a été ta vie...
    Et ta géographie ? C'est-y du savant noir ?

    Garde mon impression, coin de page éditée !
    J'y suis venu sceller mes interrogations...
    Moquez-vous, boutons d'or ! Rigole, papillon !
    Je viens, dans le quart d'heure, applaudir en forêt

    Reprenons le massacre : "Auschwitz-mon-Loulou..."
    Margueriteu dura ce qu'il faut endurer
    là, dans ce cinéma - local et vacancier !
    "La Vie ne vaut rien..." quand Souchon leste un flou

    Il gâche mes matins, toujours z'à neuf et trente
    aussi mon ciel en pente et mes soyeux courroux
    le cahier, white ain't blues, posé sur mes genoux
    où s'égarent mes yeux, ma pensée dilettante...

    Non ! Vraiment, pas possib' ! Je ne signerai pas
    ni d'en-haut, ni d'à-plats, ce cahier de tortures
    Je veux goûter, plutôt, la suave confiture
    d'une déculottée prodiguée à deux doigts

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    "Cahier de vacances " pour un Impromptu Littéraire - tiki#321

  • Ô manifestes polésiaques

    Poésie naît d'un franc délire :
    le désir de dé-lire un monde

    Oh ! et du besoin d'en chanter
    les miracles les plus discrets

    Là, j'ai formé des arguties
    que l'On n'enseigne pas d'Ici

    Et, d'humilités z'en facondes
    du bonheur au plus sombre empire

    Se mêle de nous rameuter
    la poussière jusqu'au palais

    Ici vient tomber la cravate
    et Là s'en dore la patate

    Ah ! Tu vois ce que je viens dire..
    ...comme la parole est féconde...

    Qu'en feras-tu ? Je n'en sais rien
    (il faut bien promener son Chien)

    Une pensée s'ouvre ici-bas
    quand, là-haut, tremble un Au-delà

    Eh ! C'est du beurre à la seconde
    que d'y être au plaisir de lire

    Sans rire, cent rir's vagabondent
    pour un pleur nu rendu à l'onde

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • S'il faut raison garder...

    La raison n'est jamais si crue qu'après délire
    De même qu'un soupir vient clore un bel élan
    elle instille, profond, son serein élixir
    et polit les débris laissés par l'ouragan

    Ce n'est pas seulement que le désir de vivre
    (plus vaste, plus ancien, secrétement enfoui)
    c'est plutôt s'arrêter que d'encore être à suivre
    et, d'un moment de paix s'arranger à l'abri

    L'observer, c'est déjà être mieux en présence
    et du monde et de soi; de ce qu'on n'y peut mais...
    Dans le souffle vital, s'entendre et y souffler !

    Mais, seule, gonflerait par trop de suffisance
    et manquerait bientôt de plus fougueux éclat
    comme d'un sentiment débridé jaillira

    ***

    S'il faut raison garder, que résonnent folies !

     

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    (zen #fart)

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK