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effet : mes rides

  • Bliss hard

    Oh, paix ! Dis, c'est quoi, ce blizzard ?
    Ce vent glacé sous mes cheveux...
    Un défi descendu des cieux
    indécis, défendu des vieux
    par quelque brutal avatar ?

    Un pet de plus sur la moquette ?
    Un air de fête au bord du gouffre ?
    Qui saura comme en vrai j'en souffre
    à gâcher toutes mes pantoufles
    à me rapporter à ma couette ?

    « Boujou, madame. Ça ! fait pas chaud...
    Tandis que l'âme y théorise
    souffrez que je souffle une bise
    à votre sein des vantardises
    avant de masser votre dos. »

    Là, c'est que l'On n'est plus d'ici !
    Vous m'avez dit : « va, voir ailleurs »
    J'y suis, las, et pas bien meilleur...
    Je n'en serai pas le veilleur
    tous les vents ont changé de pluie

    Il est venu d'où, ce blizzard ?
    Ce vent rivé sur mes doigts gourds...
    Je me croyais, seul, dans la cour
    à scribouiller sur nos amours
    quand il m'a soufflé : « c'est trop tard »


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     tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • tableau noir

    Ça paraissait pourtant simple, non ?
    Sur le tableau, un coup de chiffon...
    Sur le sol nu, cette serpe, hier
    laissée, à dessein, pomper la terre
    coupe, en sous-main, trois ou quatre joncs
    défriche
    un problème, réputé fortiche
    tu le connais, c'est ton seul oubli
    l'aveu qui te mande ici

    C'eût pu paraître simple, sans
    la chorégie des reniements
    orchestrée par cet Oeuvre au Noir
    saturé de signes - c'te foire !
    à la rentrée des sentiments
    confus
    s'interrogeant sur leur vertu
    n'ayant d'yeux que pour la maîtresse

    Ç'aurait passé pour déguen
    mais tu as levé la main
    enfantin, le doigt dressé
    les yeux droits sur la question
    petit con !
    Tu t'es ouvert au massacre
    L'ombre est désormais ton sacre

    C'était facile, allez !
    Pourquoi me massacrer
    - tu sais, à la sortie ?
    C'était du tout cuit
    cette fantaisie
    sans aucun esprit

    Tu m'as haï, je te hais !

    Tableau Noir, qu'as-tu réveillé ?
    Détresse...

     

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    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#291

  • Fun en ulles

    Les pas du chien qui panique et soudain recule
    La gravité qui manque au discours du témoin
    Les relans de la douche attendue, ce matin
    On ne va pas...

    Les ailes arrachées à cette libellule
    Le mauvais goût du lait dans ce superbe hôtel
    Les lèvres sublimées par un coulant rimel
    On ne va pas...

    La mollesse du pain sous cette canicule
    La mousse dans les bois qui pleure après la pluie
    Le bras qui se dérobe à son uniqu appui
    On ne va pas...

    L'écho des mélodies d'une âme qui bascule
    Le flan qui ne dit rien à propos de l'infâme
    Le pied-bot qui s'en fout et met son pion à Dame !
    On ne va pas...

    L'âne qui broute au pré un rang de campanules
    pour le peu que j'en sache ou que je m'en inquiète
    qu'il m'offre un pied de nez ou qu'il me fasse fête
    On ne va pas... de toi à moi... en faire une pendule

    Tu le sais comme moi
    l'or est un funambule

     

    on ne va pas en faire une pendule

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#289

  • Bout de quai printanier (à Lyon ?)

    Je te vois... comme tu respires
    J'entends le sang sous l'ivoirin
    J'abouche ton prochain soupir
    J'affleure au secret de ta main
    J'y hume nos derniers plaisirs

    Une ombre hivernale s'écoule
    où le sol prend feu dans ta pose
    automnale, éthérée, morose
    Deux belles saisons s'y ampoulent

    Tu recueilles mon exsudat
    à bout de doigt, un rouge à lèvres
    et l'aveu d'une sourde fièvre

    Une perle sur le front plat
    se désole à n'en plus finir

    Pour moi, je creuse une traboule...

     

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    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#286

  • Leviathan Blues

    Il marchait sur les noms qui maudissaient le sien
    en rappelant tous ceux qui n'avaient plus d'histoire
    Il n'avait qu'un bagage et c'était sa mémoire
    et riait comme on pleure, ignoré, dans son coin

    Il portait à son cou un lacet sans couleur
    et mâchait le coton qui lui bouffait les doigts
    les yeux et l'attention qu'il réservait pour toi
    le seul qui survivrait à son lot de malheur

    Il ployait sous la charge en avançant toujours
    sous le knout ou le fouet, l'opprobre ou l'invective
    Il voyait dans le ciel une lointaine rive
    et chantait, comme on prie un véritable amour

    Il est tombé, sans nom, sous les coups d'un idiot
    trop laid pour s'attacher une folie heureuse
    Mais tu es né(e) de son audace, aventureuse
    quelques générations plus tard, de maux en mots

    Tu marches, tu le portes, ne ploies, ni ne tombes
    aujourd'hui affranchi(e) de tout, sauf du passé
    Tu vois le ciel changeant réclamer sa beauté
    mais tu lui fais la nique, un géant dans ton ombre

    Et c'est beau !
    Pas tant le sacrifice ou le chemin de croix
    Pas tant tel artifice ou tel mea culpa
    Mais le mot...

    Celui qui dit ton nom, le mien, le nôtre
    sans e(r)go(ts)
    "Humain ! Eh, oh ! ?!!
    Où qu'est la faute"

     

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#273