04.08.2008

papier, siouplé!

EMF_cover.jpg

Parmi les muses qui inspirent 'pavupapri', il y a (eu) La Catt', (à jamais) Dame Gaëna, (depuis le début) La VoLU, (pour la tétée) La Sto', (souvent chez elle) Milady... plus récemment Anne (celle à bulles) ou Lilou, et puis les Diane Groseille, Mal-Femmée, Mirabelle, Fatima, Charitixx, Ariaga, Domi... Fanny, et j'en passe (qu'elles m'excusent).

je m'arrête ici sur celle avec qui j'entre en correspondance, pour être elle-même auteure d'écrits furieusement décomplexés, natyot. non contente de livrer sa prose en pâture aux publics amateurs de slam, après avoir testé l'illustration musicale de ses textes sur mySpace, NATYOT passe à la VERSION PAPIER.

Natyot est depuis peu publiée chez L'Harmattan, (haut &) fort méritoirement.
Vous pourrez en passer commande, chez ce grand distributeur de culture pour tous... par ici, amis.

Quant à natyot chez tiniak, je vous en rappelle les "croisades"... par là, les fidèles.

 

hein? si ça c'est pas pour annoncer que j'y viens, moi aussi ?
teuteuteu, j'aime trop le carcatère éphémère de cette blogosphère.
si tu m'as vu, tant mieux : tu viens, tu lis.

sinon : 'pavupapri'.

tiniak, norbert tiniak - le niak(ouéééé!)

 

22.02.2008

Le LOFT (extended text)

Ah, le plaisir d'écrire... à quatre mains. La douce partie! La vive partition de l'écrit qui en dit toujours plus long que ce qui se lit...

a-donc ; vu par May Nat, le mainate sur "l'EROTIK MENTAL FOOD de NATYOT"

LE LOFT

3d78d6ef6d2054933e1923f27de187fe.jpgUn immense loft de 1000 m2 pour moi toute seule. C’est étrange, mais pas désagréable. Je ne vois même pas l’heure à la pendule de la cuisine quand je suis assise sur mon canapé. Même si je perds la vue, je vous assure que ça fait loin. Je respire bien. Je peux fumer sans m’oppresser. Je ne sais pas où va la fumée mais elle s’échappe. Elle a de la place ici. Elle s’étire à l’infini, enfin dans 2500 m3 d’air. Elle n’est plus rien. Elle disparaît, ou presque. Alors, je fume sans m’arrêter. Des paquets et des paquets. Pour essayer de remplir l’espace. Je ne fais que ça. Fumer et me déplacer avec les nuages qui sortent de ma bouche, de mes narines. Je danse avec eux car nous avons une salle de spectacle rien qu’à nous. Ils sont mes partenaires au milieu de tout ce vide. Je me délecte de nos moments passés ensemble à se ruer l’un dans l’autre. La musique à fond, je tourbillonne, les yeux fermés. Ils m’enveloppent et je me laisse tomber sur le parquet à bout de souffle. Je peux rester au sol, comme ça, pendant des heures, à regarder les volutes de fumée se déformer, à y voir des visages, se déformer à leur tour, sans fin, sans fin. (La solitude n’existe plus.)
Dans cet appartement irraisonnablement grand, nous avons aussi une piscine intérieure. Mes cigarettes et moi y sommes très souvent en flottaison. Quel bonheur de fumer dans l’eau. On ne s’imagine pas la liberté que cela puisse procurer. Fumer dans l’eau en faisant la planche. C’est la dernière porte ouverte vers la sérénité.
À force de fumer, nous gagnons du terrain sur l’air respirable et je trouve que l’appartement devient plus chaleureux. Alors quand je sors pour aller au tabac du village acheter d’autres amis, je n’oublie pas de refermer rapidement derrière moi pour qu’aucune fuite ne soit possible. C’est vrai, je les tiens prisonniers mes nuages. Après tout, c’est moi qui les ai fait naître de mes poumons. J’ai bien le droit d’en profiter un peu.
Avant de retourner les voir, je passe par le parc où se trouve un terrain de tennis. Je pense à ces parties mémorables où mon père me faisait courir, courir et où je m’arrachais la gorge. Je ne peux plus maintenant.
Je ne sais pas combien de temps il me reste, mais plus très longtemps, je crois. On m’a dit deux mois. Deux mois environ. J’ai acheté ce loft et je m’y suis installée depuis quinze jours. Je n’ai pas trop toussé. Je ne sais pas quand est-ce qu’elle va arriver. J’espère qu’il y aura assez de fumée pour que je ne la voie pas me prendre.

Et May Nat, le mainate de choper cette illustration chez http://www.laurenequarre.blogspot.com/ 

Et tiniak de renchérir...

[Elle, dans un coin du loft]

Danse, ma jolie
pense à ta vie
tes jambes sont des flûtes
dressées vers les volutes
et les nuées fugaces
qui s'approchent et t'enlacent
et te porteront bientôt
mon baiser sur ta peau

Danse, ma jolie
danse et souris
les lèvres de ta bouche
et celles que tu touches
sont pleines, je le vois
de ces mille et un doigts
qui célèbrent ton corps
pour quelques temps encore

Danse, ma jolie
viens par ici
car tu viendras, c'est sûr
le front contre le mur
alors je t'ouvrirai
grand, de la tête aux pieds
et nous embrasserons
alors, le mur du fond

Et Natyot de murmurer, en aparté...

Le mur du fond a des pensées toujours obscènes. Il est au fond et dans mon ventre, danse pour toi ce que l'on ne dit pas. Je collerais bien mon empreinte sur ce mur si je peux l'atteindre. Peut-être m'aideras-tu, si tu en as le droit.

Et tiniak de poursuivre...

Alors, ELLE prit ta main
la blanchit
la porta sous ses vieilles nippes en disant :
" Allez, tâte-moi la mousse
ceci est mon corps
livré, offert à tout
ce que tu peux en faire "

L'enfer, c'est bien ce qui te vint à l'esprit
L'ivraie, aussi
les murs se faisaient plus petits
l'espace intimait l'ordre sourd
7d9ee927fbd3d6986aca1364daa5fd84.jpgde différer l'acte d'amour
ultime et sublime acte d'un jour
avant plus rien
L'enfer ?
C'est bien

" C'est bien, je viens ", dis-tu
avec la peur au cul
et la sueur aux lèvres
coulant un jus de sève
à goulayer, dos au mur
jusqu'à cette déconfiture
qui te mêlera à la pierre
" L'enfer! L'enfer!..."

natyot&tiniak - LE LOFT (extended text)

licensed under CREATIVE COMMONS © 2008

23.01.2008

Nat Key Song

(en lointain écho à "Glou Glou" de Natyot)

blue, blue,
je ne sais pas nager
j'ai bien cru y rester, blue
noyé(e)

à cru
je ne sais pas monter
sur les vagues démontées
dont tu aimes te griser

mais
j'ai vu
comme tu faisais ton trou
comment t'aller trouver où
tu m'as laissé(e)

et
j'ai su
comment tordre le cou
au commentaire âpre et coup
de gueule cassée

flou, floue
me verras-tu passer
me lerras-tu flouer
tout
ce qui est resté
quand tu m'as laissé

blue,
baby blue avorté
avant d'avoir su porter
ses rêves jusqu'au bout
de la jetée
tu m'as jeté(e)

[rage!]
...
[paix ?]

blue,
je ne sais pas nager
j'ai bien cru y rester, blue
je me suis vu(e) noyé(e)

blue,
mais je les ai domptées
les vagues échevelées
de la destinée

[rage!]

© 2008 DUKOU ZUMIN &ditions

08.01.2008

Ô Nat URL

Derrière sa vitre tintaient
les grelots accrochés
à la chaîne de sa cheville
(qui me la rend tellement fille)

Elle dansait, allez savoir
pour moi peut-être ?
pour un soir ?

Derrière la vitre fumeuse
se déchaînait l'audacieuse
danse de la diseuse
en une phrase impétueuse

Les mots allaient alimentant
ce flot continu vers l'écran
jaillissaient de son cheveu noir
comme laine d'un dévidoir

Emplissant tout, barre d'adresse
onglets, boutons et cette ivresse
venait à bout de la tristesse
des tabous
venait à point
nommer liesse le festin 

1bc04231d7cc90e2c588a613df9c272a.jpgToi, diseuse de petite mort
dis-les moi, dis-les moi encore :
les crudités, les croustillances,
les humidités, les fragances
les chaotiques appétances
les défis et les ignorances
du destin
quand le désir nous vient!
quand le plaisir nous tient!

Dans le baril de ton babil
Diogène et Platon s'embrassent
tandis qu'à l'autre bout du fil
je vibre et j'en oublie la masse
- Dans virtuel, il y a vertu
et quatrain ne vaut pas sans Q!

Amuse-moi, diseuse, ma belle
laisse à portée quelques ficelles
qu'alors, magnifié, le réel
surgisse enfin de l'URL
au naturel

©2008DUKOUtiniakZUMINle&ditionsniakTwalesK(oué!)

- photo vuz&priz @ EROTIK MENTAL FOOD,
ici rebaptisée "NATure PeINture" -

07.12.2007

A ton retour, my Nay

OBEY DANCE 

Je me réjouis de ton retour
mon étrange et textuel amour
moi qui m'étais tant attaché
ta langue pleine de déliés
à l'entour de mes insomnies 
sources de fantasmagories
d'où tu jaillis, ombre diablesse 
ventre, tétin, juteuse fesse 
aussi proche qu'insaisissable 
belle insatiable

Comment me la joues-tu ? fillette ?
à genoux ? debout ? sous la couette ?
suçant le pouce ? prête à mordre ? 
attendant qu'on te donne un ordre ?

e457d7bd0e3c6d087217eaf3ac61dbc1.jpgEt si tu devais m'obéir
ce sera pour venir me dire
d'un bout de langue au creux de l'oeil
tous les soupirs que tu effeuilles
recouvrant peu à peu le seuil
de nos désirs

Pour le meilleur et pour l'empire
des sens, des transes
et l'ardent bien mourir 

    

© 2007 norbert DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK tiniak

28.09.2007

nat'trotte

natyot me botte le rachidien

il faut le dire: elle a du chien

j'aime mieux qu'elle botte là

plutôt qu'à cet endroit, plus bas

qui me vaudrait un chas botté

entre mes deux fesses

épinglé

natyot

me sabote

me sabote

me sabote

natyot

me sabote

me sabote

me sabote

natyot me visite l'échine

je ne la savais pas marine

apparentée à ce Polo

à qui l'on doit tous ces maillots

à défaire à l'heure plaisante

des feux follets

sous l'attente

natyot

me grignote

me grignote

me grignote

natyot

me grignote

me grignote

me grignote

natyot me presse le citron

de sa voix en colimaçon

vient me pomper le cervelet

pour mieux faire de moi son jouet

balles devant, balles derrière

télécommande

altière

(...) 

(to be à suivre, 'cause que là c'est qd même 2:11)

16.08.2007

échos matinaux

J'AIMAIS BIEN LE MATIN ( avec lui )

24527087791e3f7754d32d25b250722f.jpgJ’aimais bien le matin, encore à moitié dans ma nuit, m’accouder à la fenêtre de la chambre et sourire aux passants. Ce réveil chaleureux se couplait de l’arrivée de mon amant à quatre patte glissant sa tête entre mes jambes à l’abri des regards. Mes sourires s’amplifiaient et mes seins juste couverts se gonflaient à vue.
Tout changeait. Ma respiration. Mon rythme cardiaque. Mon œil se teintait de lubricité. Ma bouche s’ouvrait tout autant que mes cuisses et je déversais mes sucs sur le visage de mon amant. Il se sentait chanceux que je fusse véhémente et récompensait ma fente par l’introduction de toutes sortes d’objets humains ou bien humanisés.
Les passants me saluaient comme à leur habitude. Certains me voyaient m’effondrer.

cévucépri @ EROTIK MENTAL FOOD

 

Écho matinal

ad21c67efe906bad252bd4bb035cef7c.jpgIl y a des matins comme ça, on dirait des fins qui s'étirent. ce matin, elle est là, comme tous les matins ou presque. une tasse à la main, un drap sur les épaules et le regard qui ne sait pas s'il doit s'attarder sur la rue en contrebas, le crépi du mur en face, ou la buée qui subsiste et coule une danse molle sur les carreaux de sa chambre mal aérée. le cheveu noué à la va-vite en chignon improbable et le regard perdu en ligne de fuite. thé, lait ou café, une dizaine de gorgées après, tout est joué.

Est-elle seule ? comment savoir ? Est-elle seule ? pourquoi savoir ?

Il y a des matins comme ça, on dirait des commencements qui tardent. ce matin, elle est là, comme tous les matins ou presque. hier, elle n'y était pas. à la fenêtre, si. mais pas à ce qu'elle faisait. elle ne buvait pas ses petites gorgées de moineau inquiet, elle n'avait rien sur elle que ses cheveux défaits. la buée dense sur les carreaux la rendaient opaque, lointaine, fébrilement incertaine. et ce matin c'est pire.

Etait-elle seule ? comment savoir ? Etait-elle seule ? pourquoi savoir ?

Il y a des matins comme ça, on serait mieux couché.

tiniak (norbert tiniak)

© 2007 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

pianote natyot

deb3661da7dd2cd059a88439dc42f57d.jpgdo ré mi fa sol la si do
couchez natyot sur un piano
fa sol la si do ré mi fa
pianissimo pianotez-la
sol la si do ré mi fa sol
fortissimo elle devient folle
ré mi fa sol la si do ré
sur le clavier écartelée
mi fa sol la si do ré mi
natyot atteint son paradis

tiniak (norbert tiniak)
© 2007 DUKOU ZUMIN &ditions Twalesk

 

Natyot est désormais publiée chez L'Harmattan

13.08.2007

Catt Power

j'ai mis Cat Power

sur mon track player

conjurant les heures

et la pesanteur

de ne pas trouver

Catt' à l'instant T

ça me fout le blues

comme elle jalouse

mes notes qui fusent

vers d'autres écluses

Catt' excuse-moi,

ma muse, c'est toi

dans mes écouteurs

coule Cat Power

douce amère ardeur

fébrile torpeur

de trouver natyot

commentant mes notes

je sais qu'elle goûte

du verbe la joute

et s'en vient ici

poster ses lubies

nat' embrase-moi,

mon défi, c'est toi 

jus de Cat Power

dans mon pacemaker

et comme une fleur

je recouvre un coeur

prêt à s'emballer

prêt à s'accorder

aux mots si peu lisses

de Volubilis

Volu, le sais-tu ?

si mon verbe est cru

haut et fort et droit

mon mentor, c'est toi

tire Cat Power

un feu d'artilleur

conspue la candeur

sous les coups, les heurts

chants de Maldolor

dits pour dire encore

 - et ne jamais taire

sur la blogosphère,

dire à Benoît XVI :

La Gio' se déniaise!

vé, La Storia

ma chienne, c'est toi!

fini Cat Power

off médiaplayer

le silence effleure

un petit bonheur

d'être connecté

juste à l'instant T

au babil de Catt'

et nos rimes en @

qui pleuvent et fusent

sans feintes ni ruse

La Cattleya,

ma muse, c'est toi

tiniak (norbert tiniak)

© 2007 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

06.08.2007

âpre est l'orage

8ae103d40168392f9dbe67ea74231662.jpg

âpre est l'orage, natyot

il menace et grimace

mais ne tourne pas rond

moi, les pieds dans la flotte

j'attends l'apparition

j'attends une vision

tu y serais entière

offerte aux éléments

je te laisserais faire

poussant des hurlements

en écho aux éclairs

et à tes grognements

 

âpre est l'orage, petiote

il se fait bien attendre

les mains dans ta culotte

j'éprouve par pressions

de ton mont de piété

les circonvolutions

et toi, tu fais la fière

ajoutes à mon tourment

ayant seulement l'air

de n'y goûter vraiment

que dans une atmosphère

de grands chambardements

 

âpre est l'orage, crognote

il s'éloigne déjà

je range ma capote

et tu quittes mes bras

5f5ad14e91aa2d56c0e7eee882deddbe.gif

(ci-dessus : illustration de anne bacheley)

tiniak (norbert tiniak)

DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

Toutes les notes