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natyot

  • papier, siouplé!

    EMF_cover.jpg

    Parmi les muses qui inspirent 'pavupapri', il y a (eu) La Catt', (à jamais) Dame Gaëna, (depuis le début) La VoLU, (pour la tétée) La Sto', (souvent chez elle) Milady... plus récemment Anne (celle à bulles) ou Lilou, et puis les Diane Groseille, Mal-Femmée, Mirabelle, Fatima, Charitixx, Ariaga, Domi... Fanny, et j'en passe (qu'elles m'excusent).

    je m'arrête ici sur celle avec qui j'entre en correspondance, pour être elle-même auteure d'écrits furieusement décomplexés, natyot. non contente de livrer sa prose en pâture aux publics amateurs de slam, après avoir testé l'illustration musicale de ses textes sur mySpace, NATYOT passe à la VERSION PAPIER.

    Natyot est depuis peu publiée chez L'Harmattan, (haut &) fort méritoirement.
    Vous pourrez en passer commande, chez ce grand distributeur de culture pour tous... par ici, amis.

    Quant à natyot chez tiniak, je vous en rappelle les "croisades"... par là, les fidèles.

     

    hein? si ça c'est pas pour annoncer que j'y viens, moi aussi ?
    teuteuteu, j'aime trop le carcatère éphémère de cette blogosphère.
    si tu m'as vu, tant mieux : tu viens, tu lis.

    sinon : 'pavupapri'.

    tiniak, norbert tiniak - le niak(ouéééé!)

     

  • Le LOFT (extended text)

    Ah, le plaisir d'écrire... à quatre mains. La douce partie! La vive partition de l'écrit qui en dit toujours plus long que ce qui se lit...

    a-donc ; vu par May Nat, le mainate sur "l'EROTIK MENTAL FOOD de NATYOT"

    LE LOFT

    3d78d6ef6d2054933e1923f27de187fe.jpgUn immense loft de 1000 m2 pour moi toute seule. C’est étrange, mais pas désagréable. Je ne vois même pas l’heure à la pendule de la cuisine quand je suis assise sur mon canapé. Même si je perds la vue, je vous assure que ça fait loin. Je respire bien. Je peux fumer sans m’oppresser. Je ne sais pas où va la fumée mais elle s’échappe. Elle a de la place ici. Elle s’étire à l’infini, enfin dans 2500 m3 d’air. Elle n’est plus rien. Elle disparaît, ou presque. Alors, je fume sans m’arrêter. Des paquets et des paquets. Pour essayer de remplir l’espace. Je ne fais que ça. Fumer et me déplacer avec les nuages qui sortent de ma bouche, de mes narines. Je danse avec eux car nous avons une salle de spectacle rien qu’à nous. Ils sont mes partenaires au milieu de tout ce vide. Je me délecte de nos moments passés ensemble à se ruer l’un dans l’autre. La musique à fond, je tourbillonne, les yeux fermés. Ils m’enveloppent et je me laisse tomber sur le parquet à bout de souffle. Je peux rester au sol, comme ça, pendant des heures, à regarder les volutes de fumée se déformer, à y voir des visages, se déformer à leur tour, sans fin, sans fin. (La solitude n’existe plus.)
    Dans cet appartement irraisonnablement grand, nous avons aussi une piscine intérieure. Mes cigarettes et moi y sommes très souvent en flottaison. Quel bonheur de fumer dans l’eau. On ne s’imagine pas la liberté que cela puisse procurer. Fumer dans l’eau en faisant la planche. C’est la dernière porte ouverte vers la sérénité.
    À force de fumer, nous gagnons du terrain sur l’air respirable et je trouve que l’appartement devient plus chaleureux. Alors quand je sors pour aller au tabac du village acheter d’autres amis, je n’oublie pas de refermer rapidement derrière moi pour qu’aucune fuite ne soit possible. C’est vrai, je les tiens prisonniers mes nuages. Après tout, c’est moi qui les ai fait naître de mes poumons. J’ai bien le droit d’en profiter un peu.
    Avant de retourner les voir, je passe par le parc où se trouve un terrain de tennis. Je pense à ces parties mémorables où mon père me faisait courir, courir et où je m’arrachais la gorge. Je ne peux plus maintenant.
    Je ne sais pas combien de temps il me reste, mais plus très longtemps, je crois. On m’a dit deux mois. Deux mois environ. J’ai acheté ce loft et je m’y suis installée depuis quinze jours. Je n’ai pas trop toussé. Je ne sais pas quand est-ce qu’elle va arriver. J’espère qu’il y aura assez de fumée pour que je ne la voie pas me prendre.

    Et May Nat, le mainate de choper cette illustration chez http://www.laurenequarre.blogspot.com/

    Et tiniak de renchérir...

    [Elle, dans un coin du loft]

    Danse, ma jolie
    pense à ta vie
    tes jambes sont des flûtes
    dressées vers les volutes
    et les nuées fugaces
    qui s'approchent et t'enlacent
    et te porteront bientôt
    mon baiser sur ta peau

    Danse, ma jolie
    danse et souris
    les lèvres de ta bouche
    et celles que tu touches
    sont pleines, je le vois
    de ces mille et un doigts
    qui célèbrent ton corps
    pour quelques temps encore

    Danse, ma jolie
    viens par ici
    car tu viendras, c'est sûr
    le front contre le mur
    alors je t'ouvrirai
    grand, de la tête aux pieds
    et nous embrasserons
    alors, le mur du fond

    Et Natyot de murmurer, en aparté...

    Le mur du fond a des pensées toujours obscènes. Il est au fond et dans mon ventre, danse pour toi ce que l'on ne dit pas. Je collerais bien mon empreinte sur ce mur si je peux l'atteindre. Peut-être m'aideras-tu, si tu en as le droit.

    Et tiniak de poursuivre...

    Alors, ELLE prit ta main
    la blanchit
    la porta sous ses vieilles nippes en disant :
    " Allez, tâte-moi la mousse
    ceci est mon corps
    livré, offert à tout
    ce que tu peux en faire "

    L'enfer, c'est bien ce qui te vint à l'esprit
    L'ivraie, aussi
    les murs se faisaient plus petits
    l'espace intimait l'ordre sourd
    7d9ee927fbd3d6986aca1364daa5fd84.jpgde différer l'acte d'amour
    ultime et sublime acte d'un jour
    avant plus rien
    L'enfer ?
    C'est bien

    " C'est bien, je viens ", dis-tu
    avec la peur au cul
    et la sueur aux lèvres
    coulant un jus de sève
    à goulayer, dos au mur
    jusqu'à cette déconfiture
    qui te mêlera à la pierre
    " L'enfer! L'enfer!..."

    natyot&tiniak - LE LOFT (extended text)

    licensed under CREATIVE COMMONS © 2008

  • Nat Key Song

    (en lointain écho à "Glou Glou" de Natyot)

    blue, blue,
    je ne sais pas nager
    j'ai bien cru y rester, blue
    noyé(e)

    à cru
    je ne sais pas monter
    sur les vagues démontées
    dont tu aimes te griser

    mais
    j'ai vu
    comme tu faisais ton trou
    comment t'aller trouver où
    tu m'as laissé(e)

    et
    j'ai su
    comment tordre le cou
    au commentaire âpre et coup
    de gueule cassée

    flou, floue
    me verras-tu passer
    me lerras-tu flouer
    tout
    ce qui est resté
    quand tu m'as laissé

    blue,
    baby blue avorté
    avant d'avoir su porter
    ses rêves jusqu'au bout
    de la jetée
    tu m'as jeté(e)

    [rage!]
    ...
    [paix ?]

    blue,
    je ne sais pas nager
    j'ai bien cru y rester, blue
    je me suis vu(e) noyé(e)

    blue,
    mais je les ai domptées
    les vagues échevelées
    de la destinée

    [rage!]

    © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions

  • Ô Nat URL

    Derrière sa vitre tintaient
    les grelots accrochés
    à la chaîne de sa cheville
    (qui me la rend tellement fille)

    Elle dansait, allez savoir
    pour moi peut-être ?
    pour un soir ?

    Derrière la vitre fumeuse
    se déchaînait l'audacieuse
    danse de la diseuse
    en une phrase impétueuse

    Les mots allaient alimentant
    ce flot continu vers l'écran
    jaillissaient de son cheveu noir
    comme laine d'un dévidoir

    Emplissant tout, barre d'adresse
    onglets, boutons et cette ivresse
    venait à bout de la tristesse
    des tabous
    venait à point
    nommer liesse le festin 

    1bc04231d7cc90e2c588a613df9c272a.jpgToi, diseuse de petite mort
    dis-les moi, dis-les moi encore :
    les crudités, les croustillances,
    les humidités, les fragances
    les chaotiques appétances
    les défis et les ignorances
    du destin
    quand le désir nous vient!
    quand le plaisir nous tient!

    Dans le baril de ton babil
    Diogène et Platon s'embrassent
    tandis qu'à l'autre bout du fil
    je vibre et j'en oublie la masse
    - Dans virtuel, il y a vertu
    et quatrain ne vaut pas sans Q!

    Amuse-moi, diseuse, ma belle
    laisse à portée quelques ficelles
    qu'alors, magnifié, le réel
    surgisse enfin de l'URL
    au naturel

    ©2008DUKOUtiniakZUMINle&ditionsniakTwalesK(oué!)

    - photo vuz&priz @ EROTIK MENTAL FOOD,
    ici rebaptisée "NATure PeINture" -

  • A ton retour, my Nay

    OBEY DANCE 

    Je me réjouis de ton retour
    mon étrange et textuel amour
    moi qui m'étais tant attaché
    ta langue pleine de déliés
    à l'entour de mes insomnies 
    sources de fantasmagories
    d'où tu jaillis, ombre diablesse 
    ventre, tétin, juteuse fesse 
    aussi proche qu'insaisissable 
    belle insatiable

    Comment me la joues-tu ? fillette ?
    à genoux ? debout ? sous la couette ?
    suçant le pouce ? prête à mordre ? 
    attendant qu'on te donne un ordre ?

    e457d7bd0e3c6d087217eaf3ac61dbc1.jpgEt si tu devais m'obéir
    ce sera pour venir me dire
    d'un bout de langue au creux de l'oeil
    tous les soupirs que tu effeuilles
    recouvrant peu à peu le seuil
    de nos désirs

    Pour le meilleur et pour l'empire
    des sens, des transes
    et l'ardent bien mourir 

        

    © 2007 norbert DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK tiniak