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tiniak

  • Taratata

    Taratata
    de falbalas
    fermée la porte

    C’est pas tout ça
    le célibat
    vaut lettre morte
    (dit-On !)

    Alors, voyons
    tendre giron
    que veux-tu faire ?

    Un beau carton
    dans l’affection
    pour ton bréviaire ?
    (c’est court !)

    Parlant d’amour
    l’âme est un four
    à petit feu

    Quand, dans ta cour
    là, chaque jour
    je perds mes yeux
    (Ô, pleine !)

    Flan, madeleine
    pain sans gluten…
    c’est quoi ton truc ?

    Calme semaine
    ombre sans haine
    quel aqueduc ?
    (...pour cuit !)

    Je vais au puits
    en pâle nuit
    haler ton nom

    Ce qui s’ensuit
    n’est que fortuit
    près du mouron
    (Berlue ?...)

    Sobre vêtue
    âme incongrue
    c’est quoi tu veux ?

    Mon p’tit joufflu
    mon verbe cru
    mon œil pleureux ?

    Taratata !
    Taratata !
    Eh, je suis là...
    (pour toi)

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    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK




  • Confession IIMXX

    La planète s’échauffe
    Le prochain âge de glace en est tout marri
    J’en veux, pour preuve, ton œil trouble, Mienne Amie
    malgré tes rêves saufs

    Les cieux sont enrhumés
    Dessous, c’est la curie ! des impunités crues
    à l’aboi inhumain des perclus de vertu
    mouchant nos libertés

    C’est la ville qui tousse
    avec ses rues plus vides qu’un vaisseau fantôme
    et ses fronts compassés aux putrides arômes
    pétris de vaines frousses

    Rien de neuf, Camarade !
    que de la parano pour taire nos fiertés
    dont la quête insatiable a pour nom Équité
    droit devant la Camarde !

    Le pavé sent la plage…!
    Reviens, demain matin, sans ton masque fébrile
    Viens me tendre la main; viens renouer le fil
    L’âme est notre courage…

    La planète s’en fout !
    L’enfer est un glacis sur nos maigres gâteaux
    Mienne Amie, relisons le programme, plus haut
    genou contre genou

    Dessus ? Le Guéri-donc…!

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    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Daledé 2020

    Dans le vaste couloir du soir
    la mémoire serpente…
    C’est pas que ça me tente
    C’est que je n’y peux mais
    et que n’y loge aucun espoir

    A ses murs, des peintures
    où d’oublieux portraits
    portent les yeux ailleurs
    un sourire distrait
    à leurs ourlets de beurre
    m’épure

    Là, nulle escale, pas un souffle
    y chemine pied nu
    dans de larges pantoufles
    avec le regard cru
    qui sied à l’ingénu
    comme aux âmes coupables

    Et je sens que je sais que mon sang a bouilli

    Détaler ? Impossible…
    le songe suit mon cours

    Eveille-toi, Odeur
    où je fais un malheur
    dans ce crâne velours

    dédale,tiniak,poésie univoque,mémoire au carré,portrait


    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Larme (au noir)

    L’heure est tombée sur mes genoux

    avec des larmes plein les yeux

    des gratouillis dans les cheveux

    et la voix pleine de courroux

     

    Aube, es-tu ma prochaine peine

    avec ton soleil tout pâlot

    ton herbe emplie de grenouillots

    et l’abandon de mes domaines ?

     

    Revisitons quelques histoires…

    ou non ! Raccrochons plutôt notre verbe

    à celles demeurées dans l’herbe

    amoureusement, certain soir...

     

    Mais, c’est vrai ! Tu m’aimes donc tant

    qu’une tête (en boulangerie)

    de nègre, pas trop décatie

    pour figurer just’ là, devant

     

    Elle ne dit rien - par mégarde ?

    Je sors le chien, à l’heure dite...

    fourbissant ma prochaine invite

    ce qui vaut bien que je m’attarde

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • buvard

    Mad'moisell' ! Mad'moiselle !
    Il pleut, mais ce n'est rien
    qu'un chemin qui ruisselle
    en votre cheveu brun

    Z'alliez où, mad'moiselle ?
    Accepter mon invite
    ce soir, au dais si bel
    et plein de points de fuite ?

    Mademoiselle, allons
    d'un même pas maudire
    et le triste félon
    et le sinistre sire

    Et l'autre damoiseau
    qui vous arrache un pleur
    et vous navre le dos
    quand si belle est cette heure

    Damemoisell', Cybèle !
    Pleurez sur mon épaule...
    Goûtez ma ritournelle
    et cet œil qui vous frôle

    Mademoiselle, allons !
    Avalez mon soupir
    par le tendre sillon
    qui sait vous divertir

    Souriez, jeune folle !
    Il pleut, mais ce n'est rien
    qu'une autre parabole
    sous votre cheveu brun

    La rue sombre en apnée
    La nuit a pris son quart
    L'Autre ? Elle est bien rentrée...
    Là ? Je corne un buvard

     

    poésie,tiniak,papier corné,mademoiselle du premier

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    (pour un coin qui vaut de l'or)