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  • Amicalement, tiens !

    Son tout premier prénom faisait chanter la pierre
    Ses bras, depuis son tronc, accueillaient les mystères
    Avec son verbe cru, il conspuait l'enfer
    et, des salamalecs, les chiants qui vont de pair

    Jipé, c'est Yves Simon dans un cœur lycéen
    Jipé, c'est un bonbon qui se refuse aux chiens !
    Jipé, c'est un regard amoureux des festins
    C'est l'ami qui m'apprit qu'être amis c'est sans fin

    Comme chacun de nous, il eut des casseroles
    mais la vaisselle fut faite avec sa Carole
    et ce qu'ils ont construit, conquis... même frivole !
    leur vie, leurs beaux enfants qui sont à bonne école

    Jipé, tu m'as rien dit; voilà ta grandeur d'âme !
    Jipé, je te chérie comme on aime une femme
    Jipé, tu m'as surpris comme on fait double à Dame...
    Tu es le seul ami dont j'ai compris la flamme

    Je suis là, devant vous, seulement par la lettre
    Je puis vous assurer qu'il aima vous connaître
    Je m'appelle David et pas vide est mon être
    puisque Jean-Pierre est là; qu'en nous, il va renaître

     

    ♥ tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK ♥

  • Icelle

    tiniak,miel,drouère,poésie lubrifiante,bluetteCelle-ci me plaît tant que j’en oublie mon âge
    aussi de rester sage et de paître, à mon champ
    Je lui voue, c’est certain, d’impétueux tourments
    mais rogne proprement ces élans dans ma cage

    Je la vois... Je la vois (et peut-être l’entends-je ?)
    battre ses ailes d’ange avec l’œil en enfer
    Boire jusqu’à la lie son féminin mystère
    me prendrait cette année et l’autre, qui dérange

    Elle va rire un peu si je lui dis mon fait
    me regarder, au mieux, comme un fleuve, interdite
    et lisser son cheveu d’un doigt qui n’en peut mais

    Aussi vais-je mon train pour ce qu’il me suffit
    à me la ranimer dans le profond secret
    où je sais, pour moi seul, quelle plaie je chérie


    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    Joute

     

    J’ai repassé mon cœur sur un lé de velours
    Il fleurait bon, le jour, au gré de ses vapeurs
    Reprendrais-je le pli de rire de mes pleurs ?
    C’est cousu de fil blanc si ce n’est par amour

    Oh, mon tendre détour, tu vas me faire mal
    et ma rage abyssale ira se prendre un four !
    mais je n’aurai d’objets que ta trace en ce jour
    et l’heur de t’embrasser d’un regard animal

    Un joli brin de fleur m’inspire une chanson
    me pose une question : « aimerais-tu le chlore ? »
    Je fredonne une esquive au parfum d’hellébore
    et lui souffle un billet entre son cheveu blond

    Tout devait nous mener à la rue Saint Michel
    (peu après Bir-Hakeim couvrant le dos du fleuve)
    j’ai remarqué son pied dans sa chaussure (neuve ?)
    en livrant mon carnet à son sourire miel

    Et je vais l’inviter à manger une crêpe...

     


    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Nihil Lied

    La vie prend des chemins d'arabesques oblongues
    pour nous tendre la main et guider nos poussières
    que des vents hasardeux arrachent à la pierre
    essaimant des ailleurs aux dents plus ou moins longues
    ce durant, il faut être, aussi savoir aimer

    La mort est une lèvre ouverte sur un gouffre
    avec les yeux postés aux quatre coins du temps
    elle aspire, elle aspire et tout passe dedans
    au bout de l'aller simple où rien jamais ne souffre
    c'est l'instant, bien certain, de devoir s'oublier

    Qu'hiers ni lendemains n'inquiètent l'aujourd'hui
    puisque, sur le chemin, la mort est dans la vie

     

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Maint au panier...

    Ça va pleurer
    dans les paniers
    nombre pages de libre farce

    Des palsembleu
    à qui mieux-mieux
    et des larmeux z’à double face

    Sous les portraits
    dénaturés
    y a plus de tain, que d’la mélasse

    Et, des gamelles
    tomb’nt t’à la pelle
    des mets qui n’ont plus d’âme, hélas

    Mais, des brûlots ?
    plus que n’en faut !
    pour se navrer les uns les autres

    Quand, sur la toile
    on met des voiles
    c’est d’être de piètres apôtres

    Des crus s’y fient...
    des burkinis...
    sans horizon dansent, macabres

    Quand, à foison
    veules toisons
    étouffent cru tous les palabres

    Foin de déclics
    dans cette clique
    (à désespérer de la langue)

    Là, sous nos yeux
    c’est pas du jeu
    mais sauvagerie délétère

    Sous ta souris
    t’as trop d’amis
    pour t’en faire une de la terre

    Tant de déchets
    vont au panier
    qui en sortiront pis encore

    Tout est foutu
    Tremble, vertu !
    Tes valeurs restent lettre morte


    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK