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paVupApRi

  • poLétiquement vôtre

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    Nul nouvel écrit à paraître désormais sur cet espace. Le rachat de la plateforme aura sonné le glas de sa gratuité d'ici la mi-février prochaine.
    'paVupApRi' migre donc progressivement vers Canalblog, sous l'intitulé 'poLétiquement vôtre'.

    Je tiens à remercier, avec enthousiasme, tous les esprits libres qui ont concouru à faire de ce blog, dédié à la poésie comme à la fantaisie, un endroit de riches échanges, collaboratifs, parfois. Bien désolé de ne pouvoir les emporter avec moi sur http://niak65poletique.canalblog.com/, où je compte bien retrouver les plus fidèles d'entre vous; à très bientôt plus vite que ça, hein ?

    Mille et un câlins cérébraux !
    David, alias tiniak le niak

    LOGDUKOU.JPG

    This work is licensed
    under a
    Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 3.0 License.

  • Doggy bad glues

    Le Chien, lui, l'assortit à ses poches bien vides...
    La nuit n'est pas plus riche, encor moins ses pensées
    Elle a tangué un peu avant de se lancer
    parmi les ombres crues sur des sols impavides

    Qu'importe le moment... au comble de l'ivresse
    il se nomme Abandon; son murmure est brutal !
    Le Chien tirant plus fort, et plus trouble son mal
    Elle n'a qu'à serrer à son poignet la laisse

    Le vertige est complet; liquéfiée, Elle avance
    une idée à creuser - peut-être après la chute...
    la confie au pavé et ses traces de lutte
    toute, aux regards fuyants, muette et fulgurance

    Le Chien a décampé, ailleurs, dans l'intervalle
    La nuit s'est déchirée; le front dans l'escalier
    Elle a tangué un peu avant de vaciller
    parmi tous les déchets de son Sentimental

    Quelqu'un crie dans son ventre - est-ce un chant méconnu ?
    "- Woouhoou, hou ! Viens vivre avec moi, petite... Petite...
    Rien ne va, mais ça ira bien, car tout va vite
    le meilleur et le pire, au gré des vents, des rues."

    La chute est consommée; Elle a les yeux au ciel
    La terre a mis son aube et s'en va communier
    (peut-être avec l'idée qu'Elle eut dans le quartier)
    Sous l'horizon, le Chien, referme son missel
    sur mon carton Raisin...

    Tant usés, les ficelles
    les crayons, les fusains
    que c'est pas dieu possible !
    il va où, le festin ?

    Dis, pas sous une ombrelle !?!

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK


    ***

    LIVE WITH ME - MASIVE ATTACK

    Woohoo, hoo !

    It don't matter when you turn
    Wanna survive
    You live and learn
    I've been thinking about you, baby

    By the light of dawn
    At midnight blue,
    day and night
    I've been missing you

    I've been thinking about you, baby
    Almost makes me crazy
    Come and live with me

    Either way, win or lose
    When you're born into trouble
    You live the blues

    I've been thinking about you, baby
    See it almost makes me crazy

    Child!
    Nothing's right, if you ain't here
    I'll give all that I have just to keep you near
    I wrote you a letter and tried to make it clear
    Yet you just don't believe that I'm sincere

    I've been thinking 'bout you, baby
    Woohoo, hoo !

    Plans and schemes
    Hopes and fears
    Dreams that deny for all these years

    I, I've been thinking 'bout you, baby
    Living with me, well?

    I've been thinking 'bout you, baby
    Makes me wanna hoo, hoo, woohoo!

    Hey! Hey, yeah, yeah!

    Child!
    nothing's right, if you ain't here
    I'll give all that I have just to keep you near
    I wrote you a letter, darling, trynna make it clear
    Oh, but you just don't believe that I'm sincere

    I've been thinking 'bout you, baby
    I want you to live with me, well?

    I've been thinking 'bout you, baby
    I want you to live with me

     

  • acrimonie

    Aux branchies de la terre
    s'étiole un vieux panache
    - mon Moi de nain bravache en est tout dévasté
    quand l'Art qu'on voit aux ciels ne veut rien pardonner
    nul serment goût-de-miel
    ni compulsivités

    Crois-moi, c'est bien fini (même l'Année Prochaine...)*
    tant l'humus a couvert chaque ban dévoyé
    par les impunités de la nature humaine

    Referont pas le monde (où niche l'univers)
    pas ceux dont la chambrée n'est plus que devanture
    ni les frontons austères
    (quand les fourmis, peut-être, auront cette aventure...)!

    Il en va des questions comme des pandémies :
    maigres résolutions au courage en vacance
    et la perte de sens... Fourrées ! Sous le tapis !

    Mais, oh ! s'aimer au four que de plaider Toujours...
    Et puis ? semer en corps encore une réplique ?
    Eh ! Crottes...
    La culotte au genou sitôt quittée la Grotte ?

    Oh ! N'y soit - quand mâle y pense... qu'un peu de joies
    humbles, dans le soupir qui enjambe une danse
    Mais non, Ménon !
    C'est Possession, en procession d'Appartenances
    croissant de l'Une à Celui Qui
    tend ses appétits à Fortune & Panse

    N'était le ventre d'une femme
    où peut se former de l'espoir...
    à l'entrée comme à la sortie : rien de certain
    au caractère - volontaire ? aléatoire ?... du festin ?
    Et puis, (je vous l' demande un peu)
    elle est fait' de quoi, Son Assiette ?

    "Il en pose, de ces questions !!"
    (elle, n'entend pas de réponse; pas une once)
    Un chariot passe, un autre fronce et crie son nom
    sur son mouvant nombril : "j'essuie !!!"
    Mais rien que la merde à ses pieds sur le Pardi !

    Et voici que la page tourne
    (impavide sous l'horizon)
    tandis que Bon Soufflet s'enfourne
    avec la semaine à sa suite
    (imprimée sur cartons d'invite)
    avec un jet d'ancre... au citron ?

    *(cf. "L'hiver qui vient" - Jules Laforgue; hein ? oui, toujours !)

    All aboard

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    pour un Défi Du Samedi #637...

  • Caprice des cieux

    L'été, dès lors, ne fut jamais si capricieux
    martyrisant tous les décors, là, sous nos yeux
    avant que le siècle eût vingt ans et, sans effort
    s'employât à gâter la vie par nos débords

    L'hiver s'annonçait - pis que l'automne, infertile !
    Dans notre dos, des crapauds pleuvaient sur la ville

    Car son dernier printemps ne fut que servitudes

    ***

    Quand z'irons-nous t'au bois chatouiller la clairière
    avec tous ses décors pour d'amoureux ébats ?
    Avec tous les raccords d'enfantins z'agrégats...
    Quel sera notre oubli d'un ciel tant mortifère ?

    Pas sur les champignons, paume offerte aux feuillages
    et ce peu de courage à trembler sous la lèvre
    Tu n'auras dit qu'un mot et je fus pris de fièvre !
    La fougère y suffit, tu m'ouvris ton corps sage

    Oh, tonne ! Automne...
    en ta rousseur friponne !
    De l'Une, qu'aucune
    me soit une dragonne !

    ***

    C'est la vie des sous-bois; grouillant là, sans vergogne
    et rampant sous nos corps, attendant son écot
    sous nos pieds cheminant vers quelque pâle écho
    (une idée, un songe peut-être... une grogne ?)

    C'est la vie, endormie, plaidant un nouveau monde...

    ***

    Voici les premiers temps d'un bulbe sous la terre
    Il gémit sous nos pas et nous n'en avons cure
    Voilà que mes printemps, épurés d'aventure
    attendent, sous le vent, leur prochain Beau, de l'air...

    ***

    Soleil, soleil, soleil !
    Reste en tout point pareil
    à l'ombre sous mes pas

    (je mange une pizza)
    (et quoi ?)

     

    automne,saison,blonde,blondeur,rousse

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Poucet, en vrac

    Poucet, poussé, s'est offert un supermarché
    avec le gérant, désormais le crâne ouvert
    avec les passants, criant, pris à découvert
    et ce petit supplément d'arme, au débotté...

    Oh, si petit soit-il, Poucet voit tout en grand
    la vie, la ville et le ciel par-dessus les croix
    jetant partout l'ombre mouvante - ainsi que foi !
    "Il fait bon vivre", pense-t-il en s'étirant

    Un chien lui renifle les pieds et c'est bonheur !
    Au vrai, que faut-il inventer quand tout est là ?
    ...argent facile, âme docile et potentat ?
    Mais non... Mais non ! Bien sûr que non ! Que l'attentat !

    Contre le pouvoir de géants trop invisibles
    commettre un acte inattendu - quoique vital...
    avec, au flanc, la fronde de David et son mental
    narguant Goliath et le prenant pourtant pour cible

    Ecrits z'ou cris ? Etrange, comme on s'accommode
    et de ces news dans les journaux, et de ce voisin sans visage...
    Il a fermé sa porte; Poucet, tournée la page
    est allé sur la plage où prendre un bon bain d'iode

    Tant va la cruche au puits que l'aube s'en émeut
    et voici que Poucet danse sur la margelle
    la lune dans le dos et le pas qui chancèle
    "L'ai-je vraiment tué ?" demandent ses yeux bleus

    En vérité ! En vérité ?
    Nul ne le sait

    Voici comme on rêve...

    Rien n'est écrit sans souffle
    Ni saintes z'écritures
    Ni pamphlets oratoires

    A quel heurt, as-tu dit, Poucet, lancer l'histoire ?

    Comme il vient à l'esprit de retourner son ombre
    il va chercher querelle à bien d'autres affreux
    et mâcher, sur la rive, un soupir onéreux
    auquel il doit payer son écot, pour un songe

    et woup !

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK