11.05.2008
la fleur au goulot
un geste d'elle
- gracile fandango
on est ballot
gourd, penaud
mort-né trop tôt
empoté de la tête aux pieds
nigaud
de bas en haut
un souffle d'elle
- limpide écho
écarte les eaux
sépare le sel
vide le marigot
un regard d'elle
et c'en est trop
et j'en appelle
au premier mot
qu'alors j'épellerai
sur son dos
à même la peau
filant rallentado
rien qu'un mot d'elle
sous la photo
et j'épouse à nouveau
cette fleur au goulot
et sa courbe, éternel
tango
pour une photographie extraite de
la CHAMBRE NOIRE de Gaëna
norbertiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
01:13 Publié dans darKroOm, rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : gaëna, fleur de peau, photographies, chambre noire, poésie
09.05.2008
vous allez où, comme ça ?

mois de mai. torride, moite et pollué, l’été s’était invité au cœur du printemps dans la ville saturée de voitures à l’époque des « ponts » qui font de ce mois un laborieux gruyère. il était bientôt deux heures –midi au soleil ! je cuisais dans ma voiture dont je n’usais de la clim’ que pour les longs trajets et cheminais tant bien que mal dans un trafic marseillais engorgé, facilement irritable et irritant à souhait. vingt à l’heure de rigueur. le moteur ne tarderait pas à donner des signes de surchauffe. pour la nième fois, je tentais de faire lire un CD enregistré à mon lecteur bon marché qui s’y refusait. parvenu à un carrefour dont on ne savait plus dire qui avait la priorité, chacun voulant faire prévaloir la sienne, je vis une jeune femme sortir prestement d’un véhicule, à une trentaine de mètres en avant du mien. elle prenait à rebours le flot de notre file, en sollicitant tour à tour les conducteurs. une stoppeuse, quoi. pour le moins culottée, quand même ! d’agir ainsi en plein périph’ !
elle arriva à ma hauteur et, inclinant son buste copieusement fourni qui emplissait un soutien-gorge satiné, frappa à ma vitre.
la même formule nous vint aux lèvres au même instant :
« - vous allez où, comme ça ? »
un rire amusé nous gagna.
la brune enchaîna avec un fort accent provençal :
« - té, vous auriez pas une blonde ? »
j’en avais une aux lèvres. comme je tendais le bras vers le vide-poche du côté passager, elle fit le tour de ma voiture pour se poster de ce côté. il ne me restais plus qu’à lui ouvrir la portière. elle monta à bord, logeant avec précaution sa forte charpente sur le siège brûlant.
« - ouh, fit-elle, ça chauffe dur, eh ? »
embarrassé, d’abord, je chopai ma veste sur la banquette arrière pour en couvrir le dossier.
« - ‘rci, souffla-t-elle. »
je lui donnai une cigarette. elle sortit un zippo de son petit sac à main.
« - et donc, reprit-elle, vous allez où, comme ça ? »
je le lui dis.
« - eh bé, té ! ça me va… vous prenez l’autoroute ? »
si ça pouvait l’arranger, je voulais bien, lui répondis-je.
« - ah mais, changez rien pour moi, eh ? si vous passez par la route, ça me va aussi, eh ? »
elle ne m’avait toujours pas dit où elle comptait se rendre. ça viendrait, sans doute.
« - ah mais, vous ne mettez pas la clim’ ? »
je lui expliquai pourquoi. elle opina.
« - et la musique ? vous écoutez pas la musique ? »
je lui dis qu’il n’y avait guère d’autre possibilité que d’écouter la radio. que le boîtier CD faisait des siennes. que je n’aimais pas trop les radios locales.
« - qu’est-ce qu’il a votre poste, s’enquit-elle, je peux voir ? »
je la laissai faire. elle défit le poste de son habitacle, le débrancha, bidouilla, sortit un petit couteau suisse, ôta deux ou trois vis, bidouilla derechef, remit le tout en place et dit :
« - essayez voir. »
j’insérai le CD, il se mit en marche. je la remerciai. nous quittions enfin le Vieux-Port.
après trois ou quatre morceaux de ma sélection personnelle, vint un titre de Radiohead.
« - aah bah ça je connais. 'fin, je dis je connais, j’ai déjà entendu ça. c’est quoi ? »
je n’eus pas le temps de répondre qu’elle reprenait.
« - … que vous alors, vous écoutez de la musique qu’on n’entend pas de partout, eh ? j’aime plutôt bien. c’est rock, quoi eh ? mais c’est mélodique, j’aime plutôt bien. c’était pas la musique d’une pub ça ? »
je lui donnai raison.
« - voilà, je savais bien que je l’avais déjà entendue, c’te musique. »
je nous embarquai sur la route côtière. lui demandai si elle voulait que je mette la clim’.
« - môh, ça va, dit-elle. avé les fenêtres ouvertes, ça fait un peu d’air. »
se saississant d’un petit mouchoir de tissu, elle se tamponna le buste. puis elle me dit, tout de go :
« - comment vous la trouvez ma poitrine ? »
je ne pus réprimer un petit rire nerveux, sous l’effet de la surprise.
« - eh bé voilà, c’est bien ce que je me disais : vous n’aimez pas les filles à forte poitrine vous, eh ? »
aussi poliment que possible, et avec force retenue, je l’assurai du contraire, complimentai son allure, lui dis que bien des hommes avait déjà dû faire honneur à ses charmes.
« - eh bé, détrompez-vous, té ! s’exclama-t-elle. des vieux cochons -´ 'fin je dis vieux, c’est façon de parler, eh ? ça j’en ai vu qu’auraient bien voulu. mais moi, je dis pas oui comme ça… je vous choque pas au moinsse ? que voulez-vous, moi, je suis comme ça. il faut que je dise ce qui me vient quand ça me vient. et là,… »
elle allait dire autre chose, mais se ravisa, laissant sa phrase en suspens.
dans cet intervalle, elle reprit son mouchoir pour s’essuyer la gorge.
je m’inquiétai alors de ce qu’elle eût peut-être soif.
« - ah oui, té, bonne idée. on s’arrête ? »
je lui demandai si elle avait une préférence entre un bar ou une simple station service. peu lui importait. je fis halte au premier relais routier qui se présenta en front de mer. nous nous installâmes en terrasse pour prendre quelques rafraîchissements ; anisé pour elle, malté pour moi. nous ne parlions presque pas. puis elle dit :
« - bon, faut que j’y aille. »
comme je l’interrogeais du regard, elle précisa :
« - eh bé, au petit coin, quoi. » elle disparut en m’adressant un clin d’œil presque coquin.
je sirotai mon verre, le finis, attendis un peu avant d’en commander un autre et sans attendre d’être servi à nouveau, me dirigeai vers les toilettes qui n’avaient qu’une porte. des ahans plus qu’explicites filtraient à travers le contreplaqué grossier et couvert de graffitis. je regagnai ma place en terrasse. la brunette m’y rejoignit peu après s’affalant lourdement sur la chaise branlante qui faillit céder, ce qui la fit glousser. nous reprîmes la route quand elle eût finit de boire.
quelques kilomètres plus loin, elle me dit connaître une crique très sympathique et bien ombragée.
« - on y est presque, vous n’êtes pas pressé ? on pourrait bien piquer une tête, eh ? »
en fait, j’avais roulé toute la nuit, depuis l’Espagne. la chaleur de l’après-midi m’engourdissait. un plongeon dans les Calanques fraîches me tentait bien, me ravigoterait sûrement. j’étais encore loin d’être arrivé au terme de ma course.
laissant la voiture en surplomb, nous descendîmes à pied à travers les Calanques jusqu’à un endroit des plus charmants en effet.
je n’avais pas quitté mes chaussettes qu’elle était déjà dans l’eau, barbotant nue, sur le dos. elle chantait – à gorge déployée, si besoin était de le préciser. un truc en italien, je crois. c’est ce qu’il me sembla. après m’être rafraîchi la peau, je plongeai à mon tour, à distance raisonnablement respectueuse escomptais-je. car d’autres tentations me venaient à l’esprit.
elle s’approcha. son rire gargouillait dans l’onde.
« - elle est bonne, eh ? ça fait du bien, mh ? pas vrai ? »
j’acquiesçai en souriant, un peu niaisement.
elle vint coller son torse au mien et me dit :
« - et maintenant, elle vous dit quoi ma poitrine ? »
je me laissai couler jusqu’à ses hanches, puis remontai en longeant son buste de mes mains. elle bascula pour faire la planche en répétant :
« - emmenez-moi. menez-moi. »
un bras passé autour de son ventre, je l’attirais vers l’endroit où nous aurions pied.
elle avait fermé les yeux. ne disait plus rien. je me calai derrière elle en m’agrippant à ses poumons comme s’il se fût agi de quelque bouée de sauvetage. ses fesses sur mon bas ventre m’excitaient. elle le sentit bien. passa ses mains sur mes hanches pour m’ôter mon slip de bain. quand nous fûmes tous deux dénudés l’un contre l’autre, moi toujours derrière elle et le sable sous mes talons, je glissai ma main par-dessous vers son entrejambe et entrepris de la branler doucement.
« - comme ça, oui. comme ça, soupirait-elle. oui. »
elle s’accroupi dans l’eau de sorte que je la pénètre. le contraste de l’eau fraîche et de sa chaleur fut du plus heureux effet. je gonflai en elle, tandis qu’elle entamait un mouvement de piston, souple et vigoureux.
« - et mes seins ? t’en veux pas de mes seins ? couina-t-elle »
si fait, la belle, si fait. j’y vins.
elle retenait ses cris, puis n’y tenant plus déclara :
« - allons plus haut, sur les rochers, au chaud ! »
je me défis d’elle et lui emboîtai le pas vers une roche plate partagée par l’ombre et le franc soleil.
elle s’adossa à leur lisière. sur la pierre encore chaude, l’eau qui ruisselait de son corps s’évaporait.
je pris le pli de ses genoux dans mes mains et plaquai ma bouche sur sa vulve aux poils drus. quand je l’eus bien léchée – et que dans l’intervalle, j’étais revenu à de bonnes dispositions, je la pénétrai de nouveau. bientôt, sans doute un peu incommodée par la pierre rugueuse, elle préféra me présenter sa croupe. je l’empoignai avec ardeur. devançant son appel, lui saisis la poitrine. elle écarta tant les jambes que je dus me mettre à genoux, elle était presque accroupie, prenant appui sur la frange de la pierre plate. mes aïeux, quel rythme ! le ballottement de ses seins les faisait claquer sous ses bras, sur son torse, l’un contre l’autre. mais elle ne perdait pas le nord, quand je fus sur le point d’exploser, elle stoppa net. se dégagea, me fit basculer à plat dos sur le sable chaud et emboucha mon sexe pour en recueillir la jouissance. s’essuyant la bouche d’un revers de main, elle vint me caresser les cuisses, le bas-ventre, le ventre, la poitrine et la face avec ses deux mamelons. elle fit tant et si bien que nous repartîmes pour un second élan, qui, de fougueux, finit lentement.
quand je lui dis qu’il me fallait reprendre la route, elle rétorqua :
« - eh bé, bonne route. moi je reste là... m’en voulez pas ? »
je lui dis que non. ça m’arrangeait même un peu, bien que je me fusse rappelé, peu avant, un petit hôtel pas dégueu… mais bon, non. je pris congé de la brunette, d’elle et de ses généreux poumons.
je gravissais la pente menant vers mon véhicule, mes fringues en vrac à la main, seulement chaussé de mes tennis, quand je vis débouler devant moi une paire réglementaire de gendarmes. ils se regardèrent, interdits. puis, l’un d’eux me lança sur un ton où la sévérité le disputait à la raillerie :
« - et vous allez où, comme ça ? »
norbert tiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
01:40 Publié dans Juliettes, nouvelles flesh | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : juliette, brune à forte poitrine, l'été sera chaud
07.05.2008
Verte Corinne
Verte Corinne avait la main verte
et pas que pour le jardin, pensez donc!
comme un mannequin de Helen von Umwerth
ignorait tout du pantalon ;
le teint rubicond de ses hautes pommettes
s'avivait quand elle entendait son nom
ou que nous prenions d'assaut sa charrette
dès qu'elle avait passé le pont.
Sur la colline elle s'était offerte
aux plus enhardis d'entre nous, les garçons
qui ne manquions pas de nous en vanter, certes
entre nous, pas à la maison!
Volontiers se laissant compter fleurette
aussi bien par tout ce qui portait jupon
la mariée comme la catherinette
s'offraient ainsi consolation.
Verte Corinne à la colline verte
dispensait les bienfaits de son giron
la cuisse lourde et le bassin alerte
aux oubliés de Cupidon ;
à l'abri des paroies de sa charrette
sous le couvert de quelque frondaison
cédaient les corsets comme les braguettes
les lacets comme les boutons.
Puis vint le jour où Corinne La Verte
épousa un faiseur de pantalons
lequel ne mesura pas tant quelle perte
il causait là, et quelles déceptions !
Au pied de la colline, on leur fit fête
quoi qu'il nous en coutât, le rigodon
s'employa à faire tourner les têtes
lever chevilles, capels et jupons.
Adieu Corinne! Adieu colline verte!
secrets ombrages, complices buissons,
gardez-vous que jamais l'amour ne déserte
la douceur de votre verte oraison.
norbertiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
11:03 Publié dans rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : écologie, la petite madelon dans la prairie, polésie lubrifiante
29.04.2008
des fois que
et puis, des fois, on pose un cul à terre
la tête entre les mains
les pieds comme un mystère
les yeux ne cherchant rien
que de très éphémère
mais de paisible enfin
parce que, des fois, c'est lourd comme il fait lourd
hurler dans le coton
n'éveille ni le sourd
ni l'amour moribond
pourquoi finir le tour ?
un autre a le pompon
alors, des fois, c'est plus simple de faire
le mord à bout de bride
et marteler la terre
sous des sabots arides
en savourant des vers
d'Eluard ou d'Ovide
des fois que
renaisse le feu
norbertiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions twalesK
00:57 Publié dans effet : mes rides | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : va savoir
27.04.2008
tout l'air du monde

le nez dans les étoiles, oui.
et les pieds nus sur le sol.
l'arc parfait. la sensualité du monde, de partout. entier.
ça fait flotter les cheveux plus légèrement.
ça fait pleurer les yeux, en dedans.
ça fait pousser des cris qui passent par les orteils et claquent des doigts, battent des mains, applaudissent au spectacle du tout et rien, tout un.
ça fait courir des souvenirs après la lune dans le ciel frais du matin.
ça veut pas s'arrêter.
on est déjà tombé des nues que ça n'a pas cessé.
et pour peu qu'on accepte
de ne plus se lever
jamais
alors
atome at home
l'être irisé
peut éclater
et se joindre au concert
de l'Horloger
tiniak de retour de l'univers, avec escale chez Larcenette.
© 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
12:09 Publié dans rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : l'espace, terrain de je, éternel concert, quitte tes chaussures et mouche-toi
Catt's mean Cat
Lors, de Catt' le minou
léchant sa patte, dessous
nargue le mainate, fou
d'avoir pris ses ailes à son cou
zéro virgule zéro six pour cent
c'est tout
ce qu'il reste dorénavant
de nous
une touffe de poils roux
une plume de duvet mou
roulent sur les cailloux
du jardin dont les trous se bouchent
au temps plus doux, par couches
zéro virgule zéro six
le matou lorgne une saucisse
tandis que l'oiseau borgne glisse
un billet sous la porte
ficelle de réglisse
rimes de lettres mortes
que la saison finisse
de la sorte
niak-gloups #260
00:07 Publié dans Catt'50 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cattleya, la catt, chat, cat, zéro virgule zéro six pour cent
19.04.2008
Quarte sans nuit
Parce qu'il est des heures sombres où certain souffle d'âme a besoin qu'on l'accompagne jusqu'au jour qui est au bout de la dernière nuit.
A Milady,
quarte sans nuit
rien n'est sombre, pas même l'ombre
qui s'étend quand la vie fuit
sa lumière est plus austère
mais dans la pénombre luit
l'image si davantage
nécessaire à l'infini
tourment qui nous prend à l'âge
d'y voir clair en pleine nuit.c'est à l'oeil que vient le deuil
de l'être qui est parti
de ce côté-là du seuil
en nous laissant tous ici
la mort, peut-être un écueil
entre mer et ciels de gris
mais des sirènes l'accueillent
perçant de leur chant la nuit.lumière, dis-moi lumière
que vois-tu à travers l'huis
ouvert sur tous les enfers
brûlant tous nos appétits ?
le vois-tu cet être cher ?
le vois-tu, lumière, dis ?
me laisseras-tu, lumière
marcher sans peur à la nuit ?ombre, tu n'es pas du nombre
et ta chimère obscurcit
le cortège à mine sombre
dont chaque pas te poursuit
tu n'es qu'Une, comme Lune
ton masque déjà blanchit
quand pareil(le) au Soleil
je viens déchirer la nuit :tout n'est pas dit.
A Milady, norbertiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
01:51 Publié dans effet : mes rides, rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : deuil, lumière, nuit, lumière j'ai dit
18.04.2008
pas un pli
Quand Lilou garde ses chaussettes
ça fait pas un pli
elle ferait perdre la tête
au plus défraîchi
Lilou et ses formes replettes
donnerait envie
à d'antédliuviens squelettes
de reprendre vie
Quand Lilou garde ses chaussettes
en allant au lit
elle garde aussi ses lunettes
par espièglerie
Lilou aime tant faire fête
à son doux chéri
(il a renvoyé ses minettes
au fond d'un taxi)
Quand Lilou garde ses chaussettes
sur pavupapri
on fredonne la chansonnette
de jour et de nuit
Lilou la reprend à tue-tête
et quand l'aube luit
Lilou rompue pique ronflette
ça fait pas un pli
Lilou vit sa vie
norbertiniak © 2008 DUKOOU ZUMIN &ditions TwalesK
inspiré par une photo extraite du blog libertin de Lilou
16:31 Publié dans rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lilou, libertine, polésie lubrifiante, formes, chaussettes, sensualité bien en chair et je t'emmerde
16.04.2008
regarde-toi les yeux
regard-crayon, pris au rebond des mots laissés dans un souffle d'âme qui disaient ceci :
As-tu bien regardé ses yeux ?
Crayeuse graphie pour
Amande impression
Calcaire en tradition
D’un troubadour
Ses yeux, as-tu bien regardé ?
(par Seilergrawà)
en retour, reflet...
ces yeux ? non, ils sont clos
mais ses yeux dans les miens
où je vois que je viens à ma rencontre
je suis tout contre
alors mes yeux me renvoient
vers toices yeux ? non, ils sont creux
mais ses yeux qui embrassent
tout un, ordre et menace
j’en suis le fil
et dans mes yeux défilent
tes regards volubilesces yeux ? non
les tiens oui
ma vienorbertiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
12:48 Publié dans rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : milady, souffledame, les yeus dans les yeux, polésie, blablas de mec, même pas hot
14.04.2008
insaisissable précipice
De la terrasse où je t'observe
à la même heure chaque jour
quand tu t'installes dans la cour
ta chevelure de Minerve
absorbe tout de mon coeur lourd
Légèrement vêtue, la chair
de ta jambe ou de ton épaule
qu'à sa lisière un tissu frôle
accapare mieux la lumière
que ton sein courbe dans geôle
Que vienne ce moment et bruisse
la page que ton doigt charmant
fait basculer nonchalamment
que sous le livre ouvert, ta cuisse
ait à nouveau ce mouvement
Quand enfin repue de lecture
tu ouvriras grand tes longs bras
ton corps apaisé offrira
à mon regard cette posture
où je vois comme ton coeur bat
A mon tour j'aurai mon content
de plongée au creux du délice
car ce n'est pas le vent qui plisse
l'entour de mon oeil, c'est le temps
insaisissable précipice
texte inspiré d'une photographie
extraite de LA CHAMBRE NOIRE de Gaëna
11:44 Publié dans darKroOm, rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gaëna, assise, plongée, balcon











