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  • Le Grand Pardon

    Je goûte un tofu débridé
    à bout de doigt d'une geekette
    attachée à son SkyPerfect
    comme à sa toile une araignée

    J'éprouve un croquant de bêtise
    - à m'en faire cabrer le dos
    vers cette fille de négro
    qui refuse que l'on l'excise !

    Je vois tomber, comme des choux
    à la crème sur mon NetFlix
    des mots navrant - jusqu'à la rixe!
    une paix possible à bas coup

    J'entends des chansons d'un autre âge
    plaider la Bonne Volonté
    (honnie par Google ou FB)
    se raccrocher à quelques plages

    Je sens, à nouveau, la fumée
    monter de certains fours - ignobles !
    masquer la joie de nos vignobles
    L'heure est-elle à tout pardonner ?

    Mais non, Ménon !
    Puisqu'il nous faut rester sensibles
    à l'éperdu, à l'indicible...
    Soyons ! Rêvons !

    Offrons nos corps
    pas aux bûchets des matadors
    à 'Notre Petite Compagne'...
    Que Joie nous gagne !!

    Et, d'un sourire
    offert à l'inconnu qui vient
    montrer comme se tend la main
    - sans coup férir !
    devant les babines des chiens
    assénant : "...de pardon ? tintin !"


    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • If hurles...

    La plage avait le ventre plat
    la lèvre humide et le front bas
    Une guitare entre mes bras
    invoquait d'autres entrelacs

    Je regardais mouiller tes yeux

    L'été demeurait indécis
    entre bonheur et nostalgie
    nous y jouions notre partie
    au gré de sourires sans prix

    J'espérais de toi, un brave "oh !"

    La nuit qui n'en finissait plus
    réclamait de nous un bain nu
    Des grains de sable plein le cul
    nous avons brûlé ta vertu

    La plage n'était pas si grecque
    (sur mer, mec !)

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    (! If hurles, vois yell !)

  • nīcā

    La nuit m'a touché à l'épaule, au p'tit matin
    Je venais de ranger mon Chien
    dans ce qui lui tient lieu de niche
    entre mes doigts, une cibiche - et... mon destin ?

    Quiconque, à cette heure, bossa - ou, pis que pendre !
    s'en remettait à Sa Cassandre
    (nulle Nova sur son fétiche)
    et maudit les moucherons frits sur sa calandre

    J'écoutais un récent Nobel (d'harmonie) - cas
    fredonnant sur mon formica
    de nasillards brûlots - fortiche !
    à me réconcilier avec les USA...

    Pauvre ! C'est dire...
    comment l'attention, la mémoire
    le rêve avec, au bout, l'espoir
    mettent à l'épreuve le pire

    Le Bush n'a ni père, ni fils ! Il nous voit, là...
    A l'heure de rentrer nos chiens
    auprès du regret de nos biches
    - le cœur en cendre !
    - l'âme criant trois fois : nīcā !
    - le nez dans l’Œuf originel
    avec en mire une aube aplanie sous le ciel

    Piètre triomphe !
    Et Berthelot de me sonner pour une conf... !!

     

    poésie,nica,formica,usa,bob dylan,bush,australien

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK 

  • Johnny d'Ormessong

    Bon... « Avec souvent quelques larmes,... »
    je peux rire de presque tout
    Que l'On me tienne pour un fou
    ne saurait que flatter mon charme

    « Il y a (...) mieux que s'agiter... »
    L'ennui est un trésor de l'être
    où l'instant se plaît à promettre
    un feu propre à vous allumer

    « S'évanouir entre souvenir
    et projet » de vivre au présent
    la question berce tous les temps
    qui transforment notre avenir

    « L'amour est torture » à comprendre
    Il peut s'entendre en rouge et noir
    il est affranchi du savoir
    mais ne sera jamais à vendre

    « Un peu d(') bonheur en compagnie »
    d'une âme qui me tient la main
    m'engage à goûter un festin
    où la mort s'épuise à l'envi !

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#303

    (Hommages croisés à D'Ormesson et Hallyday)

  • L'Idiot

    Je marmonnais, chez moi, à récurer mes vitres
    un vent froid dans le dos et tout l'hiver devant
    Dans la rue, ce matin, plus un cri d'étudiant
    (il est trop tôt pour ces petites pines d'huître)

    J'en chie - et du mauvais ! du sang ? non ! des carottes
    Doigts z'et paumes gercés, la nuque au quaternaire
    je voulais effacer ma dernière galère
    mon oreille me dit : " mais oui... et la marmotte..."

    La marmotte ? m'en fous ! Je nourris mon credo
    en nettoyant ma vue, à chaque rond de main
    sur les vitres tendues contre les vents malins
    par une main de père au regard de marmot.

     

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un défi lancé par Rébecca Tu