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paVupApRi

  • D'un abandon, l'autre

    C'est le geste anodin paumé dans un mouchoir
    C'est l'aurore à nouveau sans que rien y bascule
    C'est la calamité, les pieds dessous la table
    C'est l'écho sourd au puits d'une parole abrupte

    C'est le jeu meurtrier du rêve et du parfum
    C'est l'abri du sanglot, le siège de la plaie
    C'est la plus triste danse au bras d'un mauvais grain
    C'est toujours la sentence et le pardon, jamais

    Ou...

    Le souffle délivrant la perle d'un aveu
    La journée accoudée au piano du regard
    L'adorable motif dans la coulée du soir
    Le fameux aliment du baiser amoureux

     

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Parabellum, calibre 16

    Tiens, mâtin ! reviennent des cloches
    à nouveau les fièvres d'Antioche...
    Où mènent les chemins de Soi ?
    Toujours plus profond, dans les bois
    qui font des mûrs
    dressés devant les humaines pures gageures

    Bon... ! Quelle oreille
    offrir à ces lèvres vermeil ?
    Mettons, la gauche...
    Celle que l'or ni le bel ivoirin ne fauchent
    Quels mots résonnent ?
    Aucun, qui n'ait l'idée de parler à Personne !

    Et ding ! Et dong ! Et patatras !
    Nul clocher pour bailler les bras
    qui font la gloire
    des amours se passant d' homéritants z'espoirs

    Oh, sonnez ! toutes...
    Glorioles arquées sous la voûte !
    Il est trop tôt
    pour l'aube attendue par le  tendre Renouveau

    Un soir est tombé - comme hier !
    sur l'aventure et ses vivaces corrélaires

    Oups... Badaboum !
    Encore une ornière au mesquin "para bellum"

    Dire : "je t'aime..."
    au vrai, massacre le festin d'un seul poème

     

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Un petit rien (comm' d'hab')

    Un petit rien à faire
    juste avant de dormir
    m'expédie en enfer
    au moment de sortir
    du Rêve
    - arpents de souvenirs sur de fantasques grèves..

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  • Coucher de Lune

    La lune est descendue, si bas sur l'horizon
    qu'elle vient poser là, fine mine Rouquine
    sur mon ventre étalé, sa courbe cristalline

    Déjà, des vents jaloux vitupèrent, dehors
    l'implorent, comme fous...
    Leurs âpres cheveux pris dans les maigres branchages
    feront bientôt le lit oiseux de babillages
    matinaux
    tels que, de loin en loin, s'en gorgent les oiseaux

    Maintenant qu'il fait chaud (avec l'Une, tout contre)
    l'air est vertigineux
    (d'où rien ne se démontre
    qu'égal et merveilleux) !

    Puis, s'apaisent en chœur de voraces tendresses
    Deux souffles rassasiés auront tenu promesse
    et suspendu au leur
    le temps parti piquer aux ciels d'autres lueurs

     

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • The wanderer, still...

    Je marche
    parmi les pas sans ombres
    en nombre
    buvant leurs yeux fuyants
    à la louche
    passants lassants
    au port farouche
    et si navrants
    que j'en regretterais ma couche

    Je vais
    croiser le fer encore
    avec des ciels plus morts
    que le dernier défunt
    qui me chatouille dans la main...
    tirer des bords
    - eh oui, toujours !
    sur le plus bel amer amour
    celui qui vient
    en raconter de belles à mon sombre Chien

    Je cours
    vers le ponant, son vaste four
    sa bascule sempiternelle
    que je gratte avec ma truelle
    Il pleut du verbe !
    Et pas du verbe en herbe
    non !
    du qui te ravigore l'oraison
    et, avec ça, en vraie douce heure
    gonfle ta voile solitaire
    de rêveries chargées de pleurs
    sereins
    et pleins
    de soupirs au riche dessein

    Je vole
    Eh, dis ! Je vole ! Je vole !
    au-dessus du vieux discobole...
    Il est caduque, le contrat !
    puisque je sais qui tu es, là
    sur mon ventre
    où tu graves, à l'épicentre
    un nouveau nom
    comme un greffon
    une blessure
    plus vive qu'aucune aventure
    en si mineur
    que je te réserve la fleur
    de ma joie, pure
    avec ses doigts soufflant ta rousse chevelure

    Je suis
    (peut-être Melmoth, homme errant
    ou quelque poète – homérant ! )
    ta trace dans de vilains ciels
    tant que notre elfique hydromel
    me dis
    « Va ! C’est ton plus bel Aujourd’hui »


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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK