21.11.2009
6métriques

I
Tous ces architectes - pour un seul Gaudi ?
affectent d'infecte symétrie
les galeries sélect d'insectes asservis
qui n'ayant queue ni tête et rien à espérer
de doctes têtes au carré
doivent tout au contraire
taire et se contenter
de leurs habitats similaires
à en pleurer
Ah, ce culte manichéen, Minerve !
- binarité des gens de bien, m’énerve !!
II
Je suis hors de moi
toujours, mais à l'envers
- c'est l'endroit qui veut ça
le premier de nous deux qui décroche
perd ses verres
III
L'enfer du miroir, pour sûr
ce n'est pas de s'y voir
c'est de ne s'y voir pas
ainsi qu'on se figure
l'être ou l'avoir été
Stupeur médusée
le corps étranger de mon reflet
IV
Où laitue bêle
" L'es-tu, belle ? "
Carotte lui répond :
" ...pas en fin de cuisson "
A trop cultiver ta beauté
il pourrait bien t'en cuire
Carotte pour finir
t'en donne la leçon
Je te préfère crue, tfasson
(salade grivoise)
V
mais il est des reflets dans l'eau
qui me transportent larme
et sourire à nouveau
plutôt et plus sûrement vrai
que ne le peut le charme
de l'apprenti sorcier
depuis sa tour d'ivoire
venu me présenter
quelque mage miroir de l'âme
sans sourciller
VI
Toi
Moi
La lumière
et puis l'armoire
où le miroir s'en tint à ce puissant mystère
que je me vois en toi plus clair
et qu'en moi tu puisses te voir,
ma chair
tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
pour un défi du samedi
_________
sandi
rtém
9
_________
01:54 Publié dans imPrOmpTus, poLésiaques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, miroir, défi du samedi, symétrie, improbable, métrique, en revanche
16.11.2009
Liberté des libertés
Liberté des libertés
youpi tagada tsoin tsoin
Liberté de funambule
marchant tête dans les mains
Donne-moi des libellules
des fleurs et des meul's de foin
'pi des canons sans recul
au p'tit guéridon du coin
Liberté des libertés
prout et prout et tralala
Liberté de fumerolle
dans son foyer d’apparat
Dis-moi la bonne parole
cigarette au chocolat
Dis-la moi que je rigole
quand je compte jusqu'à trois
- Un'... deux... trois !
Fraternité, allons donc !
mais la guerre, mais la guerre
Fraternité, mon colon !
mais la guerre en rigodon
Égalité, va savoir !
c'est le gouffre, c'est le gouffre
Égalité, cette Histoire !
c'est le gouffre des espoirs
Liberté, oh ! ma jolie
libellule, libellule
Liberté, ma douce amie
prends ta pilule à midi
Elle est passée par ici
et se cassera par là
La liberté, mon amie
commence par toi et moi
La liberté, c'est de l'encre
et des taches sur les doigts
La liberté, c'est le cancre
parmi tous les cancrelats
Liberté, mon rêve à prendre
je te donne à bout de bras
Liberté des libertés
youpla boum et ratata

tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
illustration chienlitesque (1968)
impromptu littéraire - tiki#59
17:54 Publié dans imPrOmpTus, poLésiaques | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : écriture ludique, polésiaques, liberté, égalité, fraternité, t'as raison, d'en rêver
11.11.2009
sisssuUUiiii
SuUuiii, je l'ai pondu mon impromptu de la semaine...
(tiki#58)
mais 'faudra aller le chercher, hin hin !
01:54 Publié dans imPrOmpTus, poLésiaques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : impromptus littéraires, je suis resté très joueur, voyez-vous
05.11.2009
jolimo
Les jolis mots
ces perles d'eau
douce au creux de la main
calment la fièvre
scellant mes lèvres
à ton prochain festin
Oh, Lisa j'ai
un rêve entier
sur le bout de la langue
où tes mirages
sont des rivages
qui me brisent la gangue
tous ces trésors
de rouge et d'or
toutes les peaux diaphanes
je les arrime
à cette rime
avant que ne se fânent
tes pas dans les jardins de Diane
tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
illustration : Lisa G., Les jolis mots - 2009.
00:18 Publié dans poLésiaques, x-priz | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : poésie, peinture, lisa g., amours filiales, muse
02.11.2009
et avec ça, ce sera tout ?
Avec tout le bois mort des forêts insoumises
tous les élans des amours ravageuses
tout le soutien des terres généreuses
tous les secrets attendant qu'on les dise
Avec les chiens perdus pour la bonne caresse
les orphelins du plus simple sourire
les solitudes à n'en plus finir
les portes closes sans laisser d'adresse
Avec le peu de temps que chante la cigale
la saison neuve où cette autre s'effeuille
le rouge feu du soir qui monte à l'œil
l'aube, son voile et sa danse orientale
Avec un petit rien que c'est un vrai bonheur
une main pleine de caramels mous
un vent marin glissant des billets doux
une tartine confiture et beurre
Je ferai les barreaux de l'échelle à gravir
pour l'apposer au ciel sur le petit matin
en priant le Pierrot de vite déguerpir
décrocher de la lune le miroir sans tain
et te l'offrir
(mais cela va sans dire)
et boire un vers
au calice lunaire
avant de le jeter en l'air
tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
illustration : d'après un bronze de Fabien Nourrison
impromptu littéraire (remanié)- tiki#57
14:58 Publié dans imPrOmpTus, poLésiaques | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poésie, polésiaques, écriture ludique, impromptus, littéraires, lune, métrique
01.11.2009
bascule extrème
Navigue, Flamme Bleue, navire au bout du monde
qui cherche après le monde encore un nouveau monde
et vogue sans retour possible sur les terres
quittées sans un regret pour y laisser naguère
des ventres grand ouverts les âmes moribondes
car les femmes aimées et les enfants chéris
qui nous accompagnaient de leurs chants, de leurs cris
de linges agités au moment du départ
ne sont plus que chiffons, sanguinolents, épars
dont la folie guerrière a massacré la vie
Navigue, Flamme Bleue, avec les réchappés
qui manœuvrent encor tes voiles rapiécées
à tirer des bordées pour conjurer le sort
ils récrivent l'histoire et rêvent leur essor
en partageant le quart et la viande séchée
de leurs gorges flétries montent des mélopées
avec les mots anciens qui disent les contrées
qui disent d'où l'on vient et comment on l'emporte
qui disent la magie de nos natures fortes
et tout ce qu'il est bon d'entendre, d'évoquer
Navigue, Flamme Bleue, navire aux lignes fières
nous sommes les Sans-Femme, Sans-Fille, Sans-Mère
n'ayant plus rien à perdre nous courons le monde
en nous en remettant aux caprices des ondes
des vents et des dieux fous qui peuvent nous défaire
mais aucun ouragan, aucun monstre marin
aucune féérie dont nous ne savons rien
ne sauraient entamer la résolution prise
nous mènerons à son terme notre entreprise :
atteindre au bout du monde un ultime destin
Navigue, Flamme Bleue, navire vent debout
la fin du monde est proche, étale devant nous
sa lisère inconnue
Navigue, Flamme Bleue, toutes voiles dehors
nous franchissons du monde le dernier rebord
et sombrons dans les nues
"- Ont-ils tous disparu ?
"- Oui, c'est ce qu'on rapporte ;
mais on raconte aussi qu'une main les emporte
et qu'aujourd'hui encore on peut apercevoir
passer sur le front noir quelque bleu météore
que c'est signe de vie, signe d'espoir
en quelque sorte qu'il nous plaise d'y croire
fermée la porte
bonsoir
Oh ! tes yeux !
Un chemin s'est ouvert dans leur ciel que partagent
bientôt et plus jamais hier et davantage
tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
pour un
Défi du samedi
06:56 Publié dans poLésiaques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, écriture ludique, épopée, navale, balade au bout du monde, 78, polésiaques
23.10.2009
douze lunes... (pas mieux)
Douze lunes toutes neuves
et chacune s'abreuve
au laiteux arrivage
qui se fraie au ciel un passage
Douze lunes toutes blanches
et chacune
s'épanche
dans mon œil étonné
qui veut toutes les embrasser
Celle-ci pleure
des mots, des mots
Cette autre lui masse le dos
Celle-là encore
qui s'effeuille
me retourne un clin d'œil
Ces deux jumelles qui fredonnent
Cette belle qui fanfaronne
et cette petite à genoux
qui hurle avec les loups
Celle-là récite un poème
à sa voisine au teint de crème
Celle-ci qui pèle un mouton
en passe à l'autre la toison
et la dernière avec ses dents
en coupe l'ultime fil blanc
Douze lunes pour une nuit
et chacune qui me sourit
...l'est-y pas belle, la vie ?
tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
18:30 Publié dans poLésiaques | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : poésie, polésiaques, lunaison, lunes, lune, et l'autre, neuve
19.10.2009
alondon
Les filles
de l'école
préfèrent les garçons
qui font petit garçon
même avec l'air guignol
des trous aux pantalons
pas de ces grands couillons
allons, donc !
Les filles
de l'école
pour éloigner les garçons
rêver leur ventre rond
font semblant d'être folles
lancent des rigodons
pas ces jeux de ballons
allons, donc !
Les gars
des villes
qui voient passer les filles
regardent leurs tétons
alors, bon...
Les gars
les filles
c'est pas pour jouer aux billes
ni griller des lampions
à London

tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK - #600
17:24 Publié dans poLésiaques | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poésié, polésiaques, légèreuté, filles, garçons, éternelles questions, 600
14.10.2009
fractales
(ma ration d'obtus ?)
noir
au boulier des sourires niais
des chapeaux en chapelets
camaïeu de linges légers
le toutim en espalier
noir
enfin, je quitte mon pied
noir
est-ce un magma de cheveux roux ?
dans l'arbre un dernier vent d'août ?
la dérobade d'un matou ?
intension floue ?
noir
je m'en frotte l'étui, pour le coup
noir
le calme roule des collines
douces flanquées d'une ombre fine
au tétin repose, enfantine
la pâle mine
noir
il fait chaud dans ma chambre noire
noir
rond et lisse comme une pomme
songeant le monde entier en somme
si près d'entrer en son barnum
un petit-d'homme
noir
je change d'objectif
noir
verte lèvre rocailleuse
l'alpage aux courbes généreuses
dans le bleu sempiternel
d'un lac-en-ciel
noir
noir
lumignons qui sarabandent
orangeade de guirlandes
par le bourg
au pied d'un géant sourd
noir
noir
la grisaille mitraille
méthodique pagaille
une pluie où se noient
les jardins et les bois
noir
noir
voiles à l'épandage
absence d'un visage
l'éther au goût amer
où meurent les prières
noir
noir
absorbé l'éphémère
je garde toute lumière
noir
je vous laisse développer
(et mettre au présent le passé)
tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
impromptu littéraire - tiki #50
08:02 Publié dans imPrOmpTus, poLésiaques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, écriture ludique, impromptus, littéraires, appareil photo, photographie, lumière, fractale, clichés, instantanés, 50ème










