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carnÂges

  • Flammèche dans un miroir muet

    La musique (son feu !) me traverse à nouveau
    Il fait beau quelque part et je veux le chanter
    Deux yeux brillants en tête auxquels je veux dédier
    un semblant d’ariette et les mains dans le dos

    Comment dire ?

    Voici qu'il me revient des mélodies fantômes
    Pas « Du rhum à ton homme », (ah vraiment plus du tout !)
    du miel qui fomentait son complot dans la boue…
    Il en a vu passer, ce regard polychrome

    Comment faire ?

    Il me pleut des questions de larmes contenues
    quand je ne vois que joie en façade et au fond
    d'une profonde foi qu’un triste rigodon
    et, d'un grave abandon, une voix méconnue

    Comment rire ?

    L'amour est chose grave et brûlant son échec
    (j'en sais tout le venin; j'en entends la rengaine...)
    Mais, il est bien certain qu'on se garde en semaine
    et qu'au prochain week-end on ouvrira le bec !

    Comment taire ?

    Peut-être - et à jamais ! rien sur son quant-à-soi !
    Mais pourquoi (et pour quoi ?) vers une oreille amie
    murmurer un secret si ce n'est pour... la vie ?
    « Miroir… ! » Qu’à son miroir ricochète ma voix !

     

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Pépites éhontées (ps'homme)

    Pépites éhontées, ces yeux !
    (...tes yeux !)
    C'est du feu qui mâche le marbre
    c'est de la flamme sans palabres
    mouronnant qui le verra mieux

    Ses yeux - Ô dieux ! c'est du granit
    (...bauxite ?)
    C'est une offrande qui s'arrache
    - sous le chocolat, la ganache...
    avec ses passions favorites

    Avant même d'en dire plus
    (...morues !)
    voyez gonfler à vos chevilles
    de tristes, bourgeoises, vétilles
    Elle en préserve sa vertu

    Un petit point là-dessus ?
    Diamant n'est pas qu' hypocrite !

    Manies, manies... restez sans suite !
    (…trop cuites !)
    Regardez-la mieux dans le fond
    où mélancolie est un nom
    lâchant, d'un clin d'œil, une invite

    Eh, dimanche ! Laissons venir
    (soupir…)
    le cœur étanche et sans contrainte
    se donner de la voix, sans plainte
    et songer au soudain plaisir

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Comme herse de la chère ? Rideau !

    Voici que pleut sur l'alentour un air de fête
    Tu viens, toute velours et raspberry beret
    En bas, les magasins s'observent en secret
    Ignore leurs débours et gagne nos lubies

    J'entends, dans l'escalier déjà, que tu souris
    et mon âme frémit jusque sur le parquet
    Je t'ouvre; c'est complet; le temps ferme la porte
    La ville peut crier, mais reste lettre morte

    Alors ? Dévorations ! Murmures z'à tue-tête...
    Choqués ? les commerçants ont le rideau tiré
    En sommes inconscients, tout à notre ballet
    Oubliés, le jour même et la fade chambrette

    Nous brûlons, d'une fête, en ce Bel Aujourd'hui
    Libres de nous livrer à des amours plus fortes
    qu'à son tour, l'alentour s'ignore et nous oublie

     

    tiniak,impropmtu,commerce de la chair,raspberry beret

    #beauty ? tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Comme herse de la chère ? Rideau !

    Voici que pleut sur l'alentour un air de fête
    Tu viens, toute velours et raspberry beret
    En bas, les magasins s'observent en secret
    Ignore leurs débours et gagne nos lubies

    J'entends, dans l'escalier déjà, que tu souris
    et mon âme frémit jusque sur le parquet
    Je t'ouvre; c'est complet; le temps ferme la porte
    La ville peut crier, mais reste lettre morte

    Alors ? Dévorations ! Murmures z'à tue-tête...
    Choqués ? les commerçants ont le rideau tiré
    En sommes inconscients, tout à notre ballet
    Oubliés, le jour même et la fade chambrette

    Nous brûlons, d'une fête, en ce Bel Aujourd'hui
    Libres de nous livrer à des amours plus fortes
    qu'à son tour, l'alentour s'ignore et nous oublie

     

    tiniak,impropmtu,commerce de la chair,raspberry beret

    #beauty ? tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Chant' tiers

    Un pavé après l'autre, une route se forme
    Sous l'ombrage d'un orme, une idée s'achemine
    ayant pu réchapper de ses propres épines
    étend, sur ce trajet, une passion... énorme !

    « Hei, hi ! Hei, ho ! Au centre, nos brûlots !
    Mieux disant, tout de go, d'où nous pleuvent les mots »

    Une pierre après l'autre, une maison s'érige
    Ô Vénus callipyge, y veux-tu séjourner ?
    Qu'une œuvre de mémoire y prenne ses quartiers
    et que, sur le métier, nos profonds lieux se figent ?

    « Falleri, fallera...Soldons ces reliquats
    de bottes sur nos pas, de chiffres à nos bras... »

    Tuile après tuile, un autre nom de toi s'assemble
    Il fait doux - ce me semble, y connaître à aimer
    loger sous le couvert de nos intimités
    où se sont embrassés les maux qui nous ressemblent

    « Ton, ton, tontaine, ton, ton... Eh ! Voici nos corps !
    Chantiers z'à l'unisson produisant leur essor… »

    Contre ventre et marais, l'amnésie imbécile...
    jouissons d'amour fertile et propre à contenter
    le projet de nourrir, de simple humanité
    le solide mortier des sociétés civiles

     

    holocauste,hic,vénus callipyge

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#334