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tiniak écrit pour

  • Quand l'âme erre

    La mer me rappelle à bon port
    (pourtant... il est propre, ce verre)
    à déchaîner tous ses mystères
    houlant de bâbord à tribord

    Ah oui, pardon... Je suis son fils
    à l'âme errante et le front nu
    au verbe prompt t'et incongru
    et nostalgique de sa cuisse

    Ma main cherche son cheveu doux
    quand il me prend un cauchemar
    et je m'invite un avatar
    pour m'épancher en plaints… courroux…

    Et la marée, dans cet appel
    prolonge son statut d'étale
    se sonde un fond sentimental
    pour en goûter l'antique miel

    Riants ciels sur vos crépuscules
    vous seuls savez ce que je tiens
    là, et fermement, dans la main
    l'injonction « avance et recule »

    Et le vent grave – et sans ego...
    rafraîchit mon front en carafe
    et me souffle son épitaphe
    « Tempête dans un verre d'eau »

     

    tiniak écrit pour,sa mère

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Indignes ? Actons !

    Ils vont… tous les fossés creusés par les sangsues
    le ventre dans les yeux et le sourire en cloche
    le gras sous le mot cru quoique plus rien en poche
    l'ardoise à honorer « parole ! » à mois échu

    Nobles âmes privées de prodiguer leur cœur
    avec le petit plus qui ferait bien plaisir
    alors, on fait au mieux (en sachant bien le pire;
    il dort juste à côté avec sa forte odeur)

    Des journées à gratter les jetons du hasard
    à téter leur poison comme on grimpe à cocagne
    glissant - contre nature ! un billet pour la gagne
    remisant - pour un point ! la revanche à plus tard

    Ils sont les tâcherons d'une machinerie
    qu'une machination leur à mis aux poignets
    leur faisant la leçon que « c'est trop compliqué »
    que, pour tout bien huiler, leur faut « gagner leur vie »

    Gueule toujours marron... ou trop noire... enfin, laide
    c'est le visage rude et fripé des besognes
    s'il lui prend de râler qu'on lui envoie les cognes
    soit promptement gavé celui qui vient et plaide

    Nul meilleur opiacé que le crédit d'un pot ?

    Eh, ça va, les chansons ! Il monte une clameur
    parmi les rigodons fièrement populaires
    la main ferme tenant l'autre main solidaire
    sous l'étrange bannière au hashtag #mempaspeur

    Solitude, pardon; ici, c'est pas du luxe...
    l'une à l'autre agrégée, voyez le tsunami
    de poussières jaillies de sous les beaux tapis
    - ménage de printemps ? non, d'aspiration brusque

    ***

    « - Ah, c’est pas des façons de cracher dans la soupe. »
    « - C’est qu’elle est plus du goût de nos âpres palais. »
    « - Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin… je me fâche… »
    « - Oh, c’est qu’ils nous prendraient vraiment pour des enfants ? »
    « - Ne jetez pas bébé avec... l’argent du… (beurre?) »
    « - S’en est trop des maximes ! On vient chercher bonheur ! »

     

    tiniak écrit pour,gilles et john,indignez-vous,révolte farce ou,révolution,acrostiche,à suivre

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Essor aimant

    J'ai levé ma petite échelle
    contre la grisaille du monde
    En assumerai la faconde
    l'entier embrassé par le ciel

    Eh, pourquoi pas ?

    Pour m'affranchir de la matière
    je veux quitter son socle dur
    atteindre et jouir de l'azur
    en nourrir mon sort sur la terre

    A mon retour...

    Raccorder le rêve à mon âme
    et lui en laisser en offrande
    voilà tout ce que j'en demande
    voilà comment brûle ma flamme

    Seule et profonde

     

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour une "Carte postale" de Timor Rocks, photographies
    car je souscris à ce qu'il dit : "On a deux vies"

     

  • ma Liseuse

    Elle a ces petits pieds boudinés qui m'émeuvent
    et ce sourire tout plié aux commissures
    quand elle vient, pour me faire un brin de lecture
    poème ou prose, avec, en fond, le bruit d'un fleuve

    Ses vêtements sont - parfaitement ! improbables
    (on les dirait sortis du placard d'un fantôme)
    Elle est comme une vieille avec un corps de môme
    mais il sort des trésors de son fâcheux cartable

    Pliés, ouverts - et grand ! Avec image ou sang
    ils lui chargent les bras sans encombrer sa voix
    que l'on dirait empreinte d'un doux vin de noix
    un brin râcleuse, avec de sauvages accents

    Rien ne me ferait manquer ce moment divin
    quand elle vient vers moi, quasi ourdie d'excuses
    (de creuser mes émois ? d'être pis qu'une buse ?)
    et se révèle folle en ouvrant un bouquin

    Il est une autre foi qui se réjouit de peu...
    La nourrissons, tous deux, joyeux, page après page
    comme on peut défaillir devant un doux corsage
    une parole amie, un regard amoureux...

    Tout se tait; elle arrive et le cheveu tressé...
    Sait-elle, seulement, comment je la regarde ?
    - que j'y vois le pendant d'une fine Renarde
    aux pieds nus, sur ma rive, abreuvant mon carné ?

    acrostiche,Val Tilu,liseuse,petit boudin

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    Crédit photo ©Val Tilu, Photographies

  • renarde (HiverSœury)

    La Renarde renoue
    avec un nouvel âge
    ...la Roulotte en partage...
    ....Fauteuil Vert au bras doux...

    Elle a ployé son cou
    sous la tendre caresse
    d'une estivale tresse
    aux reflets bruns et roux

    Quelque regard ami
    lui fait comme une plume
    à la douce amertume
    griffée en bas de pli

    D'un rêve, les prémisses
    annoncent le Jodel
    et tiennent, d'elle seule
    où loge Lachésis

     

    renard,renarde,roulotte,poésie

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK