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tiniak au tableau

  • cinq fois (plutôt)

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    Il y a
    celle aussi qui se noie
    en chantant sa rumeur
    la plainte d'un bonheur
    avalé par la tourbe

    Elle exclame son trouble
    les doigts sur sa guitare
    la gorge libérée
    par le mal dans sa voix

    Il y a
    ce peintre à l'oeil pleureux
    qui ravage ses ciels
    de sades ritournelles
    sur de vastes rivages

    Qu'importe ! Il n'a pas d'âge...
    Il pleure et c'est la fête !
    L'image est une fée
    que nous offre ses feux

    Il y a
    cet autre binoclard
    grattant son maroquin
    de pénibles destins
    percés par George Sand

    L'harmonie lui commande :
    " - Va, poursuis et chemine.
    Ta plume est le poinçon
    qui marque les mémoires. "

    Il y a
    cette main sur ton ventre
    et qui veut raconter
    par cet humble toucher
    comme on aime, parfois

    Il en va de cinq doigts
    comme d'un chiffre pur
    avec, pour aventure
    une ouverture au centre

    PORTE-B.JPG

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Question(s) - oratorio -

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    Comment dire
    sans sourire
    un "je t'aime" des plus francs ?

    A quoi tient
    le destin
    alors qu'on n'est pas croyant ?

    Ce rivage
    est-il sage
    ou près de nous engloutir ?

    Ce festin
    (qu'a du chien !)
    saurai-je le déglutir ?

    Les papas
    z'et mamans
    savent-ils nos origines ?

    Selon toi
    malgré moi
    quelle énergie nous cuisine ?

    Tout ce vent
    sur les gens
    quel poumon l'a pu souffler ?

    Quand le ciel
    bat de l'aile
    quel aurore émerger ?

    Un soupir
    à venir
    vaut-il mieux qu'une colère ?

    Car, au fond
    la question
    de l'être est-elle une chaire ?

    tiniak,poésie,éducation,question existentielle, existentialisme,et prout !

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

     

  • chanson'taine

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    Chanson fontaine...
    Qu'il fait bon dégorger
    les couleurs d'une peine
    à tes brillants reflets
    pour les voir s'écouler
    entre les brins de laine
    rondes gouttes au plaid
    ricochant à mes pieds

    Fleuve, chantons !
    (patientes, sur le seuil
    et son vieux paillasson
    de cils au bord de l'œil)
    les pluies d'un nouveau deuil
    (perdu pour la raison
    l'humeur ou la saison)
    de ta rive à l'écueil

    " A vouloir te connaître, amour
    le souhaiterais-tu, en retour ? "

    Il pleut ! Il pleut des vers
    de rage continue
    d'hommages contigus
    sur nos terres de chair

    Et le puits n'y peut mais
    le ru, s'en émouvoir
    ni la mer se mouvoir
    puisque le ciel se tait

    Plain-chant, c'est l'alentour
    des intimes débours

    poésie, nyctalope, fumée, rêve, tiniak

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Maint au panier...

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    Ça va pleurer
    dans les paniers
    nombre pages de libre farce

    Des palsembleu
    à qui mieux-mieux
    et des larmeux z’à double face

    Sous les portraits
    dénaturés
    y a plus de tain, que d’la mélasse

    Et, des gamelles
    tomb’nt t’à la pelle
    des mets qui n’ont plus d’âme, hélas

    Mais, des brûlots ?
    plus que n’en faut !
    pour se navrer les uns les autres

    Quand, sur la toile
    on met des voiles
    c’est d’être de piètres apôtres

    Des crus s’y fient...
    des burkinis...
    sans horizon dansent, macabres

    Quand, à foison
    veules toisons
    étouffent cru tous les palabres

    Foin de déclics
    dans cette clique
    (à désespérer de la langue)

    Là, sous nos yeux
    c’est pas du jeu
    mais sauvagerie délétère

    Sous ta souris
    t’as trop d’amis
    pour t’en faire une de la terre

    Tant de déchets
    vont au panier
    qui en sortiront pis encore

    Tout est foutu
    Tremble, vertu !
    Tes valeurs restent lettre morte


    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • PoLétique ment, vôtre...

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    Poésie est une acuité au-delà du regard
    pourtant que regarder, c’est déjà mieux que voir

    Où vont les sentiments quand ils sont dévoilés ?

    Là, ta main dans la mienne, aiderons-nous le monde
    en jouant à marelle et ses ouïes demi-rondes ?

    Elle est belle, ta main, avec ses joues rosies

    Tu dis : « attends un peu »; moi : « d’accord ! »
    et les grands bras du ciel embrassent nos essors

    Il est devant nos yeux le miracle énoncé

    Quand l’heure est à nouveau au goût du pain du jour
    la surprise nous prend... Déjeuner dans la cour !

    Une bouche a suffi à partager le grain

    Et, qu’implore ce chien venu d’Andalousie
    l’écho de ses abois n’est pas dans notre prix !

    ***

    Même le cul par terre, il baille, l’horizon…

    Et vogue sur le fleuve intime et habité
    tu sais, la Barcarolle et ses tendres baisers

    Ne parlons plus… Ne disons rien… L’heure est sublime

    Tu vas me demander, le poing sur le genou
    et d'un œil bleu-lagon : « …très bien, quand passons-nous ? »

    ***

    Voici qu’en PoLésie s’égaillent les troupeaux
    leur haleine est connue, chargée d'autant de mots

    Orpailleur écrivant ta lettre quotidienne
    tu serais bien aimable à transmettre la mienne

    Tant va la destinée au tableau qu’il s’efface
    mieux qu’en bel Aujourd’hui chaque instant se délace

    Rien de plus absolu qu’une libre parole
    et de moins rebattu que les tristes écoles

    Eh, dis ! Sans déconner... Odieux si je me vautre ?
    T’as pas toujours dis ça, catin, quand z’étions nôtre…

    poésie,tiniak au tableau,polétique appliquée,le bel aujourd'hui en polésie,manifeste humanoide,acrostiche

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    (avec des liens musicaux dedans)