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carnÂges

  • automn leaves (quits? )

    La forêt, le front bleu et les doigts enflammés
    sur un tapis de mousse, pleuvait quelques châtaignes
    que nous préférerons toujours à ces gorets
    tombés, d'on sait bien où, sur nos frêles enseignes

    Où vas-tu marcassin ? Pleurer ta chère laie ?
    L'est pas beau, le destin, bardé de chevrotines...
    Je n'ai d'autre dessein qu'embrasser ma chopine

    Voudras-tu, sâle automne - et pourtant flamboyant !
    fournir une crémone à nos désirs brûlants ?

    Eh, c'est bon, va mourir ! Dardons, là, nos printemps !!

     

    poésie,tiniak,champignon

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#300 (pour de bon)

     

  • Amaretto

    Après avoir longtemps erré dans la campagne
    y ai laissé mon pagne et quelques rêves mous
    l'idée d'une compagne avec le cheveu roux
    armée de francs courroux, quand la rage la gagne

    Madame, aux cent virages...
    Ô Très Chère au sang frais
    l'est doux, votre visage
    mais quel piège y logez !

    Oublieux au grimoire
    je réfute les mots
    que j'avais dit, tantôt
    par des ratures noires

    Restez là ! pour entendre
    vous, issue de la ferme
    mais aux formes si tendres
    quel est votre épiderme

    Eh, chérie ! C'est du flan
    et pas du meilleur cru
    ce que tu m'as vendu
    et sans prendre de gants

    Toi ? Tu es l'araignée
    en confort, sur la toile
    tissée comme une voile
    sur un navire à quai

    Tant va la cruche à l'eau
    que c'est du pain béni
    pour les tristes dénis
    trempés d'Amaretto

    Oh, c'en est trop ! C'est bon ! Va jouer dans ta cour...
    Je me garde, en recours : les prés, les alluvions
    des fleuves sans détour, les prunes, les marrons,
    et ce dernier moignon : mon poing dru dans ton four !

     

    poésie,amaretto,apéro,vinci,tant va la cruche à l'eau

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#296

  • Interrupteur (presque) pas chair

    à Vegas-sur-sarthe

    Clic !

    Et puis t'il y eut la mort du Chien
    au p'tit matin
    son drame
    (celui de ravager de flammes, la nuitée)
    d'amorcer la neuve journée
    mais l'air de rien
    mains dans ses poches de brouillard
    disant : "maintenant, c'est plus tard"
    Ah, dieu ! Peu l'âge
    quand il n'est, âpre et tout, question
    que de s'aimer, entiers, le cul nu sur la plage
    encore, au bord de ses tréfonds

    Le chien ? Mais si ! Tu te rappelles
    comme il allumait les poubelles
    d'un seul aboi
    pour feu de joie
    Qu'ça brillait fort durant la nuit
    jusqu'aux rivages des Inuit
    le vent du nord gonflant les focs
    et sa chanson - connue défroque !
    du marais
    Ho, ho ! Pardon...
    Point de Marais, mais bien plutôt du Jean Sablon

    Claque !

    Et puis t'il y eut la belle odeur
    d'un cent de fleurs
    leur âme
    (la seule qu'adoube les femmes à ravir)
    exhaltante et près... t'à frémir !
    mais sans douleur
    les yeux engourdis de "...Mens, songe !..."
    priant : "Qu'on me donne une éponge !"
    Et merde, quoi !
    Ce bouquet, c'est du lourd (saynète !)
    que de s'aimer, entiers, sans profession de foi
    lents sur les traces de Hamlet

    L'odeur ? Mais si ! Tu t'en souviens
    Elle importait, tu sais... du chien
    la confiture
    tellement sûre
    qu'ça puait fort, la nuit durant
    (à vous gaver les graves gens !)
    ses vents perdus sous les braguettes
    sans moyen de lever la tête
    et jurer
    Ha, ha ! Coriace...
    Mais prompt fumet n'est certes pas une menace

    Clic !

    Et puis t'il y eut ce bel instant
    (Cybèle ! ardent...)
    du besoin de suspendre l'heure
    où z'elle m'invita, doigt sur l'interrupeur
    cachant encore un peu ses formes
    (rien que de douillet, rien d'énorme...)
    Et ce fut bientôt lumineux
    quand se fit l'ombre sur nos corps libidineux
    Caresse intime, souffles brefs...
    Et confession sur l'oreiller
    "Je n'ai pas payé l'EDF"

    interrupteur pas cher

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#275

  • Agapes... Et ?

    A moi ! Duos de chair, collines...
    Tendres, sous mes fermes rapines !
    Fendus d'estourbissants clivages
    promis à de fièvreux ravages

    Gagnez d'artistiques sommets
    brutaux accords de nos fumets
    dont le concert appétissant
    transcende les contentements

    A moi ! Sublimes chorégies
    où se fondent les arguties
    au profit d'orgues plus amènes
    irréfutables de sans-gène

    Pleuvez ! Pleuvez, fleuves sans nom
    vos crèmes, liquoreux chinons
    et autres vaporeux trésors
    élixirs... Oh ! Joyeux essors !

    Eh ! C'est bien le jour ! C'est la fête !
    Où s'empiffrer jusqu'à plus tête
    en profondeurs évanescentes
    et en dévorations charmantes

    S'il est né - comme on dit, ce jour
    (le corps du Paternel Amour)
    c'est pas pour atténuer ici
    notre feu d'aimer à l'envi !

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

     

  • Jungle, couine !

    La jungle est au jardin et la ville s'en dore
    Bon... je respire encore et tu me tiens la main
    Un cri prend son essor; il plaide son chemin
    dans le jour incertain du fruit de nos efforts

    La pluie s'est ravisée : "Non, pas ici... Ailleurs..."
    Nous cherchons le meilleur en fouillant nos carnés
    Aux nubiles veilleurs, la nuit vient murmurer
    qu'il fera beau pleurer par excès de bonne heure

    La vapeur a surgi au revers des toitures
    et va lécher au mur la toile qui s'oublie
    tandis que s'aventure une araignée meurtrie
    sur le sol étourdi par nos jeux, nos postures

    La fête est au plus haut ! que nos âmes convoquent...
    Eh, peu nous chaut l'époque ! elle a toujours bon dos
    Fi de taille ou d'estoc, c'est, la garde au fourreau
    que nous fendons les maux, libres de nos défroques !!

    La bête grogne un peu, mais c'est avant de jouir
    Elle est toute au plaisir de mourir par le feu
    et - c'est peu de le dire, elle a ce qu'elle veut...
    Je le vois dans tes yeux qu'inondent mes soupirs

    La ville se résume à sa tête d'épingle
    car notre étoile dingue au ciel, avec ses plumes
    Tu caresses mon flingue et proposes : "On la fume ?"
    Je t'aspire la brume et vais tailler ma jungle

     

     

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK