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Chapitre VIe - Page 5

  • Quel élémanque ?

    Plus qu'un orage à satisfaire !
    (ni tous les vents, ni les éclairs
    ni le blanc grêlon sur la vigne)
    bien davantage !
    pour que je signe
    en bas de page
    et d'un sang clair

    Plus qu'un océan à franchir !
    s'agissant d'en venir à dire...
    - oh, c'en est bien assez des vagues !
    (adieu, chaland;
    bonjour, la drague)
    ...de but en blanc
    ce qui m'inspire

    Plus qu'une terre à embrasser !
    (de l'oeil ? des lèvres ? du poignet ?)
    je gourmande un autre univers...
    le pied fragile
    sous l'âme fière
    l'heur malhabile
    le coeur en biais

    Plus d'un volcan à redescendre
    - à foison, magma ! peu de cendres...
    et la combe au comble du trou
    dans le secret
    du songe fou
    (d'un rêveur niais)
    qui veut s'étendre

    Vienne à l'esprit
    (simple ou contrit)
    une intuition
    (révélée, pure...)
    là, dans un souffle
    - nulle mistoufle !
    "Fraternité nourrit la vie"

    Hare ôm!
    (soit, un Homme
    soit, un monstre
    ... as-tu choisi ?)
    - nul interdit ?
    Croque la pomme !
    Oublie ta montre !

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • élagage

    Et puis vient le moment, durable
    à certain instant bien vivant
    avec des souffles en suspens
    de poser les mains sur la table
    en cercle au carré formidable
    d'un même, égal et pur élan

    La chose à dire est bien connue
    mais elle était sous le tapis
    tapie comme une bête enfouie
    dans sa frayeur d'être perçue
    incidemment pour autre chose
    que ce dont toute bête est cause

    Alentour, nombre d'arbres tombent
    dans le bruissement fracassant
    de leurs branches se caressant
    parce qu'il faut se consoler
    puisque l'heure est à basculer
    dans le frais couvert de la combe

    Glisse, une parole après l'autre
    en étoile sur le plateau
    longtemps gardée sous le manteau
    d'une magmatique poussée
    une florissante pensée
    (pas de ses vaines patenôtres...!)

    Ailleurs a déserté ce lieu
    dont la quadrature du cercle
    aura fait péter le couvercle
    ...l'air est trop dense entre les yeux
    ...le verbe, une danse du feu
    ...chaque silence a plus d'un siècle

    Gravité, prends-en de la graine...
    La tablée s'arrache du sol
    Quadrature de cercle, vole !
    Emporte avec toi, la semaine
    ses lentes nuits, ses petits jours
    et les quotidiennes gangrènes

    Et puis, c'est ici, à l'instant
    que la forêt reprend racine
    tandis qu'un magma se débine
    en grasses coulées vers la mer
    pour aller y plonger son fer
    Il en sortira les montants
    de quelque meuble sentiment

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    - à mes filles et leur mère -

  • écart aimant... coi ?

    En cette nuit orange au bouillon grassouillet
    la lune est en apnée avec un œil chafouin
    avec l'autre brouillon qui me nargue de loin
    Je poursuis mon chemin, feignant de l'ignorer

    Ça ! des contemplations en souffrance à nourrir
    je m'en suis attaché de la cheville au col
    depuis que j'ai l'esprit et le verbe frivoles
    c'est-à-dire dès lors que m'a saisi ton rire

    Ah, mais !... n'y plus penser c'était l'enjeu, ce soir
    Relancez-moi, Nocturne & Superbe - duo !
    Fibre disciplinaire au libre concerto
    Ô carne poLétique, aveugle mes espoirs

    Révolte continue, à l'heure pétillante
    farce de rêve en pente, accueille mon regard
    que mon trajet s'accorde un oublieux écart
    source d'une pensée plus vastement présente !

    Tout s'égaille à vau-l'eau ! C'est bien toi, La Superbe !
    Le cosmos, à nouveau, murmure à mon oreille
    J'en abouche le sein au parfum de groseille
    (un trottoir citadin m'est plus tendre que l'herbe)

    ***

    Ai-je trop caressé tes rondes joues, ma Lune ?
    Bon !... Tu n'en diras rien à ces astres jaloux
    (pourquoi, les connaissant, tu restes près de nous)
    Tu rougis - cependant ! le menton sur la dune

    Il manque à ton visage une tranquillité
    Voyons... Qu'ai-je manqué ? Elle ou toi, c'est le nœud !
    J'écoute l'évidence en fermant bien les yeux
    esquisse un pas de danse où pleure mon carné

    Mais c'est quoi, ce massacre encore à l'horizon ?
    Sur la Côte de Nacre, une fête imbécile
    m'en aurait diverti, comme d'autres - nubiles !
    Et voilà ! C'est son dit qui me renvoie au front

    Accoste, PoLésie ! un sourire est en lice...
    Empannez, voiles, spi; le corps, l'âge - aux taquets !
    s'en caguent de l'étoile ou de l'estaminet
    une confiance neuve étale ses prémisses

    Ne m'en veux pas, mah, Lune; eh ! "l'Autre", c'est pas rien !
    Renvoyons ce festin à la Bonne Fortune...
    Mon regard est usé, pas ma parole, prune !
    Ni mon oreille amie ouverte à trop de chiens

    Tout s'égaille à vau-l'eau ! C'est bien toi, ma Superbe !
    Le cosmos, à nouveau, murmure à mon oreille
    J'en abouche le sein au parfum de groseille
    Un trottoir citadin m'est plus tendre que l'herbe !

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

     

  • Lachésiste (songe)

    tiniak,étienne,moires,lachésisCharnelle moue armant un sous-rire
    dans le ferment d'une verte alarme
    viens égoutter le lent élixir
    de ton miel à mon œil frit sous le charme

    Je te rameute, au près, à loisir
    depuis ma barque en tirant des bords
    Jaune safrané, le soir s'étire
    Dessous, la rue barbe mon rêve en or

    Et je m'en songe, pourtant, des Moires !
    te voyant caresser de la paume
    une herbe plus grasse, en robe noire
    et ton pas s'imprégnant d'autant d'arômes

    A l'ouest où peinent les nuances
    un cycle amène une évidence :

    Seule au jardin, c'est là qu'existe
    à son doux festin, La Réparatrice !

     

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    Illustration : Lachésis sur le Puteal de la Moncloa, tête de puits en marbre du IIe siècle, Musée archéologique national de Madrid

  • soupires

    J'aime le bruit que font, sur la rive marine
    les échos essoufflés du cœur de l'océan
    soupirs venant lécher ma trace qui chemine
    le chapeau taquiné par un espiègle vent

    Oh, ça ! j'en suis pétri de songes farineux
    couvrant ma pensée nue de grasse chapelure
    mais promener ici, d'eau et d'air pleins les yeux
    c'est comme préférer meringue à la friture

    Un nouvel appétit s'est éveillé, ce soir...
    me soulage l'histoire avec un doux murmure
    Il est un peu aigri d'être passé au noir
    mais caresse mon cou d'une haleine moins sûre

    Tu sais ! Je te l'ai dit... Il en faut, des bluettes !
    pour qu'autre chose en tête aille toucher l'esprit
    (maigre paronomase ou fuyante asyndète)
    et vienne se coucher sur un sobre tapi

    Et tiennent, pour parole : un geste ou un regard
    une pensée frivole, un éprouvant désir...
    qu'ils soient à bonne école, et oui ! les avatars
    qui n'ont pas reconnu nos intimes soupirs

    (en Fa ?... Do ?... Si ?)

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    et j'ajoute...