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Chapitre VIe - Page 2

  • Lume

    Plus le mur tombait sous nos yeux
    plus nous dansions comme deux fous
    privés de partager le feu
    couvant pourtant des ciels plus doux
    à l'occident comme à l'orient
    pour nos révoltes contenues

    Plus la nuit nous tendait les bras
    plus le poison se répandait
    et nous chantions sur nos gravats
    le sang bouillant en aparté
    sous nos carnés déliquescents
    par nos rencontres impromptues

    Plus brutale fut la lumière !

    Certain matin, palpant nos corps
    il ne fut plus question d'espoir...
    Ce pût-il qu'on portât la mort
    le cœur drapé de rouge et noir ?
    A l'occident comme à l'orient
    la joie sentait mauvais du cul !

    Sereins mâtins, larges Suzon...
    Si brutale fût la lumière
    (impitoyable d'A-Quoi-Bon)
    qu'elle obscurcit vos âmes fières
    « Putride occident ! »; « Vil orient ! »
    dans vos billets d'astres mourants
    une révolution déchue !

    Serpentins... quelque anniversaire ?

    Europe, ah dieux (voici ta chute) !
    Esope, il reste un peu de vain ?
    Endoscope, était-ce une pute ?
    Ethiopie, rends-moi ton doux sein !
    De gauche à droite, un astre ment...
    Que pleure le nord vers le sud !!

    «- Oui, j'ai fini; tu peux m’éteindre. »

    «- Ffff... »

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Quand l'âme erre

    La mer me rappelle à bon port
    (pourtant... il est propre, ce verre)
    à déchaîner tous ses mystères
    houlant de bâbord à tribord

    Ah oui, pardon... Je suis son fils
    à l'âme errante et le front nu
    au verbe prompt t'et incongru
    et nostalgique de sa cuisse

    Ma main cherche son cheveu doux
    quand il me prend un cauchemar
    et je m'invite un avatar
    pour m'épancher en plaints… courroux…

    Et la marée, dans cet appel
    prolonge son statut d'étale
    se sonde un fond sentimental
    pour en goûter l'antique miel

    Riants ciels sur vos crépuscules
    vous seuls savez ce que je tiens
    là, et fermement, dans la main
    l'injonction « avance et recule »

    Et le vent grave – et sans ego...
    rafraîchit mon front en carafe
    et me souffle son épitaphe
    « Tempête dans un verre d'eau »

     

    tiniak écrit pour,sa mère

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Indignes ? Actons !

    Ils vont… tous les fossés creusés par les sangsues
    le ventre dans les yeux et le sourire en cloche
    le gras sous le mot cru quoique plus rien en poche
    l'ardoise à honorer « parole ! » à mois échu

    Nobles âmes privées de prodiguer leur cœur
    avec le petit plus qui ferait bien plaisir
    alors, on fait au mieux (en sachant bien le pire;
    il dort juste à côté avec sa forte odeur)

    Des journées à gratter les jetons du hasard
    à téter leur poison comme on grimpe à cocagne
    glissant - contre nature ! un billet pour la gagne
    remisant - pour un point ! la revanche à plus tard

    Ils sont les tâcherons d'une machinerie
    qu'une machination leur à mis aux poignets
    leur faisant la leçon que « c'est trop compliqué »
    que, pour tout bien huiler, leur faut « gagner leur vie »

    Gueule toujours marron... ou trop noire... enfin, laide
    c'est le visage rude et fripé des besognes
    s'il lui prend de râler qu'on lui envoie les cognes
    soit promptement gavé celui qui vient et plaide

    Nul meilleur opiacé que le crédit d'un pot ?

    Eh, ça va, les chansons ! Il monte une clameur
    parmi les rigodons fièrement populaires
    la main ferme tenant l'autre main solidaire
    sous l'étrange bannière au hashtag #mempaspeur

    Solitude, pardon; ici, c'est pas du luxe...
    l'une à l'autre agrégée, voyez le tsunami
    de poussières jaillies de sous les beaux tapis
    - ménage de printemps ? non, d'aspiration brusque

    ***

    « - Ah, c’est pas des façons de cracher dans la soupe. »
    « - C’est qu’elle est plus du goût de nos âpres palais. »
    « - Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin… je me fâche… »
    « - Oh, c’est qu’ils nous prendraient vraiment pour des enfants ? »
    « - Ne jetez pas bébé avec... l’argent du… (beurre?) »
    « - S’en est trop des maximes ! On vient chercher bonheur ! »

     

    tiniak écrit pour,gilles et john,indignez-vous,révolte farce ou,révolution,acrostiche,à suivre

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Essor aimant

    J'ai levé ma petite échelle
    contre la grisaille du monde
    En assumerai la faconde
    l'entier embrassé par le ciel

    Eh, pourquoi pas ?

    Pour m'affranchir de la matière
    je veux quitter son socle dur
    atteindre et jouir de l'azur
    en nourrir mon sort sur la terre

    A mon retour...

    Raccorder le rêve à mon âme
    et lui en laisser en offrande
    voilà tout ce que j'en demande
    voilà comment brûle ma flamme

    Seule et profonde

     

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour une "Carte postale" de Timor Rocks, photographies
    car je souscris à ce qu'il dit : "On a deux vies"

     

  • Écolier cheminant...

    Extrayant mes yeux d'un rêve lent et insondable
    Comme s'y voir dévoré par un traître sable
    Ou un beignet... Je sais qu'il me faut me lever
    La nuit dort encore, et pas moi ?
    Il faut descendre, dans le froid
    En révoquant la journée d'hier, illico !
    Rajuster Némésis au cartable à mon dos

    (la poussière du Chemin Vert;
    (la honte au fond du bac à sable !
    (le cheveu à aucun semblable...
    (la maîtresse à l'œil de vipère

    C'est quand vient la récréation ?
    Hé, hé ! Jamais dans cette cour !
    Et vas-y qu'ils vont me pourrir, et bien profond !
    Moi qui n'ai de question à poser qu'à l'amour...
    Il est plat ce clocher de l'école publique
    Nul à chier ! Les curetons font mieux, le dimanche...
    Attends que je passe, imbécile !
    Non mais, je suis encor nubile
    Tant que je m'en paie une tranche...

    (un trottoir contre un océan;
    (un double foyer sur le nez;
    (un téton neuf à embrasser...
    (un devoir à rendre, pourtant !

    Voici qu'au présent l'heure sèche à loisir
    Et m'offre de l'ami le vaste éclat de rire
    Regarder les moutons courir à l'abattoir
    Sans en perdre une miette être à d'autres savoirs

    (retour à mes rives de l'Orne
    (rituel sur le pont Bîr-Hakeim;
    (révoquant un dernier "je t'aime"
    (roule, roller ! Je pèt' la forme !

    La la la itou ! L'hippo cagneux est dans l'étang
    Il barbote, fébrilement, parmi ses pairs
    Bon, il lui faut tenir deux ans...
    Rock'n'Roll à la bandoulière !
    Et puis, désormais, c'est écrit
    Son lot serait plus populaire

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#336