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bel aujourd'hui

  • Comme herse de la chère ? Rideau !

    Voici que pleut sur l'alentour un air de fête
    Tu viens, toute velours et raspberry beret
    En bas, les magasins s'observent en secret
    Ignore leurs débours et gagne nos lubies

    J'entends, dans l'escalier déjà, que tu souris
    et mon âme frémit jusque sur le parquet
    Je t'ouvre; c'est complet; le temps ferme la porte
    La ville peut crier, mais reste lettre morte

    Alors ? Dévorations ! Murmures z'à tue-tête...
    Choqués ? les commerçants ont le rideau tiré
    En sommes inconscients, tout à notre ballet
    Oubliés, le jour même et la fade chambrette

    Nous brûlons, d'une fête, en ce Bel Aujourd'hui
    Libres de nous livrer à des amours plus fortes
    qu'à son tour, l'alentour s'ignore et nous oublie

     

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    #beauty ? tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • ouverture

    Du dehors
    j'ouvre grand
    la fenêtre en bois blanc
    (derrière, c'est dedans...)
    Juste au bord
    hésitant
    je regrette un peu le confort
    d'un humble sentiment
    qu'une parole amie
    m'offrit, incidemment
    - soleil chassant la pluie sans un souffle de vent

    Du dedans
    je déborde
    - et pas même une corde !
    les soupirs me sabordent...
    Juste à temps
    sans effort
    je me rattache au sentiment
    d'être un peu cet ami
    (ici, dans ce décor
    si profond que la nuit)
    que réclame la morgue en son Bel Aujourd'hui

    Hier cherche l'oubli
    Demain n'est pas encore
    et, maintenant, j'ai faim !

    Ma tête, frigide aire
    frétille à bout de poing
    transpire une encre noire

    Mon carné la recueille en fermant la fenêtre
    sur une tendre histoire

    C'est complexe que d'être, et dedans, et dehors
    Je regagne mon corps; il brûle comme un cèdre

    J'ose une mise au point
    J'y gagne mon pari et surfe sur ma ligne

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • déraisons

    Au jardin suspendu des temps d'inadvertance
    quel est ton nom désir de vivre ?


    Le vol irrésolu  d'un cheveu dans l'air frais
    a plus de conséquence, allez
    qu'au fil d'une pensée
    l'enfance de l'idée se rêve
    et peut tout expliquer du sourire des vagues
    mais laisse au ricochet l'énigme du hasard
    pour que la destinée s'attarde
    assise à ses côtés
    de ses yeux révulsés regarde
    un cheveu s'envoler

    Dissonance appuyée la neuvième minore
    la victoire évidente, étale, d'un point d'orgue
    mais l’œil qui se referme en masque le trésor
    et le garde pour lui
    le partage est ailleurs quelque part en cuisine
    soit c'est la communion - d'extases,
    soit c'est l'usine à gaz
    qui fume son ennui, périphrase
    un doigt de chantilly sur la lèvre ashkénaze

    Le baiser réchauffé de son aire glaciale
    découvre du velours le signal affamé
    défaille, s'abandonne
    ignore le vent fort qui dehors s’époumone
    se livre obligeamment à l'autre ce mystère...
    L'aigle quitte son aire
    pour une immensité légère
    son l'aile déployée
    accueillant les parfums exaltés de la terre
    où se tiennent cachées
    les bonnes chairs pour la becquée

    La lumière ténue d'un astre déjà mort
    fait mine d'être vive encore
    inspire une espérance
    (l'ivresse de la persistance y est à bonne école)
    et l'âme se console
    des maigres contenances
    que lui offrent nos carnes d'hommes
    et danse
    lunatique folle
    empêtrée dans ses fumerolles
    cependant que sous les gargouilles
    s'agenouille un rang de grenouilles molles

    Pour moi, suffise de cueillir
    au jardin propre à épanouir
    dans son terreau d'art et d'ennui
    la fleur du nouvel aujourd'hui

    tiniak © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • au jour, dit

    T_DRAW01.JPGJe me suis levé au matin
    c'était un matin d'aujourd'hui
    je me suis dit : il fait jour, tiens !
    et depuis, c'est bien le jour dit

    Je n'ai pas vu s'ouvrir la porte
    par où passa cet aujourd'hui
    il n'est pas question que j'en sorte
    avant que survienne la nuit

    A d'autres vaille l'idée morte
    que le temps reste inassouvi
    j'ai tué le temps, de la sorte
    je demeure au bel aujourd'hui

    Il s'y mêle une humeur d'automne
    et des soleils en appétit
    j'y cueille tout ce qui m'étonne
    et me donne goût à la vie

    Viendra le soir et ses colonnes
    veinées de noir au marbre gris
    j'y serai cet air qu'on fredonne
    le coeur léger, pas vu, pas pris.

    tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK