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photographie - Page 5

  • Nun, quoi ?

    Rotkäpchen, ta grand-mère !
    Louise MarkiseSollst' ihr was kaufen, prendre l'air
    (Na, Jungen ! Bougez-vous !
     Nun achten Méchant Loup)

    Ach, Quatsch ! Et quoi encore !?
    Überrascht, bin ich noch
    Que je sache, où que j'aille
    Wolfie livre bataille

    Un magasin ? Nur welsch' ?
    Siest' wie ma peau de pêche
    Appelle was ander's
    Nun, hau' ab ! Kein pleur

    Sag' mal, si j'en reviens
    Gug' mal, le panier plein
    Was endlich glaubst du ?
    Que j'ai vu le Grand Méchant Loup ?

     

    tiniak ©2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    inspiré d'une photographie de Louise Markise, berlinoise volontaire
    Klick und breiten

  • bench holy day

    Au clocher sonnait le rappel
    séculaire et dominical
    des bonnes âmes provinciales
    « C'est l'heure, allons ! Au rituel ! »
    Et ding... Et dong... Eh, Ritournelle !
    On a vu plus gai, pour un bal !
    Aux collets bruissent des crécelles
    (faisant foi de leur principal !)

    Le mois de mai s'est oublié
    chez quelque voisin débonnaire
    faiseur de bons mots, bonne chère
    et moins chrétien que sa moitié
    qui se presse au bras de sa mère
    comme elle tordue et voûtée
    Miséricorde en bandoulière
    et comptant jusqu'au Petit Lait

    Je voyais cela vaguement
    l'esprit troublé par les oiseaux
    qui braillaient parmi les rameaux
    leur tournant le dos, sur un banc
    à ce coin de rue peu passant
    quand les braves sont au repos
    à leur office les dévots
    et tapis tous les mauvais sangs

    Je regardais mes pieds sans faim
    (fis pourtant quelque découverte :
     ce qui circule sur l'inerte
     apparemment n'a pas de fins)
    quand les vieilles de ce matin
    devisant sur l'Homme en expertes
    commentant l'Ordre et le Commun
    s'assirent aux places offertes

    Près de moi ! Ces protubérances !
    Ça y allaient sur les Couillons !
    leurs simagrées, leurs dévotions
    leurs si malingres existences
    - et moi qui flattais le Bourdon...
    tenant chacune son pochon
    vilipendaient les négligences
    « ... au sein même de Sa Maison !... »

    Ne me suis jamais pensé vieux
    - et encore moins vieille pie !
    mais je m'avisais que mon dit
    autrement, mais n'eût pas fait mieux !
    Le ton était presque joyeux
    Le sarcasme avait de l'esprit
    ponctué de francs et coquins ris
    ou de longs soupirs sentencieux

    Le printemps pouvait bien attendre
    Hiver avait un goût sublime
    Je restai là, à les entendre
    (elles me suggéraient des cimes !)
    Si l'on me demande, à tout prendre
    j'aime autant être leur intime
    que de ceux qu'elles voulaient pendre
    ou mettre au cul la carte SIM !

    Elles m'auront laissé sans suite
    m'ayant ignoré tout du long
    (je n'étais qu'un Jeune Couillon
     à peine lavé de sa cuite !)
    et, chacune avec son pochon
    marqué au sceau du Huit-à-Huit
    s'en retourna vers sa maison
    sans raison de prendre la fuite

    poésie,hypocrisie,idées reçues,banc,photographie,gaëna da sylva

    tiniak ©2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    inspiré par une photographie de Gaëna Da Sylva
     

  • Le temps, c'est du passé !

    Du temps a passé là, dessous, coulant son fleuve
    livrant la berge à son épreuve
    prenant tous les ponts à témoin
    narguant les routes, les chemins
    rampant sur les grands boulevards
    et ne s'avisant pas de nous ni du hasard

    Puis son fleuve se fit marée - marée montante
    partie à l'assaut des charpentes
    elle a grimpé tous les étages
    navré les cages d'escalier
    noyé conciergeries, paliers
    vague sur vague déferlante, adieu ménages !

    Moi ? Je coupais du saucisson, pour le plaisir
    Tu n'avais pas voulu sortir
    vaquais quelque part alentour
    fredonnais ton refrain du jour
    L'heure n'avait pas d'importance
    viendrait bientôt, à la maison, une danse...

    Et puis je t'entendis crier "vade retro"
    la voix rougie au braséro
    que je pris comme une Première
    Tout bascula dans l'atmosphère
    quand je me levai - aller voir...
    ta prestance de torrero, dans le couloir

    Tu pointais du doigt la marée, qui prit la fuite !
    "N'entrent là que ceux que j'invite !"
    disais-tu, le regard furieux
    les pieds nus devant l'impétueux
    flot refluant sur la moquette
    Chronos avait capitulé ! A nous la fête !

    Le temps, vraiment, n'existe pas ! C'est un idée
    qui mérite d'être ignorée.


    tiniak © 2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    inspiré d'une photographie de la talentueuse Castor Dubord
    © Castor Dubord
    -clik to enlarge pix-

  • box-in girlie

    Le croirez-vous ?
    Suis tombé fou
    pour une forte fille en boîte !

    En boîte,
    elle m'aura mis pour longtemps
    à m'égarer le sentiment

    Et coite
    ma verve y cherche son allant

    M'épatent
    ses orchestrations improbables
    M'éclate
    son oeil en quête d'impalpable

    Ici,
    j'observe comme elle cartonne

    Sa vie ?
    C'est l'absurde qui s'abandonne !

    En vrai ?
    Je ne sais pas quel est son monde

    N'étaient
    ses autoportraits, sans faconde

    Bercerions-nous d'un même sens
    le monde et ses inadvertances ?

    Où se rejoignent nos dé-lire
    quand rien ne lie nos avenirs ?

    Ici, je rêve
    qu'une signature s'élève

    Ah, prendre au mot cette vision :
    son cache-cache de carton !

    Comme l'enfant croit en ses mains
    échapper à la vue de siens

    Tout ne m'est rien
    que la franchise
    de l'instinct de Louise Markise

    Au risque de l'instantané
    je mesure sa vérité

    Aussi, je pars
    quand mon esprit emboîte son regard

    tiniak © 2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    Inspiré d'une photographie de Louise Markise, que voici...
    Louise Markise

    Bon, la prochaine, c'est promis ! Je la voue à ma nièce chérie...

     

  • sleeping madonna

    Val Tilu, photographe

    Non qu'elle repose, affaiblie
    usée par les travaux des champs
    ni cède à la mélancolie
    que nous rameutent les couchants
    Ses courbes murmurent les chants
    où peine de l'âme s'oublie
    et se rie des tristes couchants
    Elle n'est que songes et rêves
    ignorant tout des lents soleils
    Son souffle a le parfum des grêves
    Sa peau absorbe les vermeils
    En sa pose logent les trêves
    que lui réfutent ses pareils
    épris de ces vilains soleils
    jaloux de nos pas sur les grêves

    tiniak © 2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire calé sur les rimes de "Soleils couchants" de Paul Verlaine, et avant tout, inspiré par une (délicieuse) photographie de Val Tilu.