Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

totalités mineures

  • Sous le grand dais, Gisela !

    S'il faut qu'un jour soit le dernier
    Ô puissant Noun, qu'en sera-t-il ?
    Une griffe pour plaidoyer ?
    Seule, et livrée aux imbéciles ?...

    Le Sphinx observe l'horizon
    les yeux dans son Régulateur
    (alors...)
    il sourd un grognement de Lion
    de sa très statique splendeur

    "- Eh, m'interroge Gisela,
    comment s'étiole une pensée ?
    (disons...)
    - Du confort d'aller pas à pas
    sans vraiment savoir où aller ?"

    Gizeh, dans son dos, coule une ombre
    Résolument énigmatique
    Absolument dédiée aux nombres
    N'arguant que de pure métrique
    Délivrant un message sombre

    Donc, par les questions qu'il me pose
    à l'orée de son paradoxe
    (voilà...)
    il me faut entrer en osmose
    delta se pointe à l'équinoxe

    "- Ah, ça ! c'est finement joué,
    me sussure le Nombre d'Or,
    (et ouais...)
    mais, vois l'état de ta bouée,
    depuis le Déluge et Gomorrhe !"

    Isis, allons jusqu'à Douât
    quoi qu'en coûte cette aventure
    (money ?...)
    Mais non ! La main de Maât
    et son air, par exequatur !

    "- Sinon, y a quoi à la télé ?
    - Des blins qui fouillent des entrailles.
    (et merde !)
    - Ah, bon... Rien sur l'antiquité ?
    - Un truc : Le Dais est sur la Paille"

     

    tiniak,poésie,gizeh,nombre d'or,Maât,Isis,Dash,équinoxe

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

     

     

  • ...et pourtant

    Il m'a suivie jusqu'à Rhamnante !
    Poisson, rongeur ou vol de l'oie
    il était toujours après moi
    voulant que je sois sa servante
    ...et pourtant

    La cité brûle dans mon dos
    Je sais... Je sais... Tu me l'as dit
    "Ne te retourne pas"; tant pis !
    dans mes pas pleure mon ego
    ...et pourtant

    Je vais, dans la malédiction
    (oui, quoique j'en aie plein les bottes)
    jetée sur moi, triste Melmoth
    le doigt de Lucifer au front
    ...et pourtant

    Au bouche-à-bouche tient le verbe
    dans l'espoir qu'il en subsiste un
    moins quatre cent cinquante-et-un
    pour un seul écrivain en herbe
    ...et pourtant

    'Virgin Suicides' est mon témoin
    que j'haïsse ou j'aime papa
    se consument nos copeaux, là
    où l'aiguille résiste au foin
    ...et pourtant

    Nous voici devant toi, Psyché
    prêts à tenir notre mission
    main dans la main, en rigodon
    empreints de ton éternité
    ...et pourtant

     

    tiniak,polésie,cosmogonie,farenheit 451,loth,light

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#327
    (avec un clin d'œil vers Gaëna)

  • Adam et Eve

    Animal de la finitude
    (évoluant dans un monde
    et pour un temps finis)
    avec à son bec une blonde
    (phare éphémère et domestique
    incandescent et périodique)
    une autre rousseur à l'esprit
    le contracte jusqu'à l'oubli
    de soie négligée où il promène
    une pour chaque main, joie et peine
    demain, réduit à une idée vague
    hier, une longue traîne fantôme

    Dès qu'on l'appelle par son nom d'homme
    c'est comme l'éveiller d'un somme
    ça lui rameute l'aujourd'hui

    Aux souples dards tirés du ponant
    il enroule des sentiments partiels
    prétend aux harmonies du ciel
    qui l'ignore superbement
    à présent, il n'a pas trop faim
    il pressent que ça va venir
    il voudrait bien s'en départir
    mais le naturel est certain

    Magnifiquement, songe
    est le désir qui le ronge
    et le rapproche d'un soupir
    l'ultime, cela va sans dire

    Et voici que les bois lui réservent
    une folie inconcevable
    une louve au teint adorable
    Tout une, femme, sœur et mère

    Elle chante et le vent l'écoute
    l'herbe vient lui bercer le pas
    sur sa nuque des entrelacs
    l'abritent mieux qu'une redoute

    Voici qu'elle est nue dans ses yeux
    vibrant d'un mystérieux feu
    mais luisant telle une évidence

    Et, comme elle lui prend la main
    les voici deux sur le chemin
    apprenant à se reconnaître
    et se donner des raisons d'être

     

    tiniak,adam et eve,cosmogonie,gaëna des bois,aujourd'hui,acrostiche

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Orbital "Ite"

    Oh ! Vibrato mis en orbite
    avec tes soeurs
    je puis mieux me fouiller le coeur
    à l'amanite

    Rêves de rives étendues
    à peine en pente
    soufflez-moi des orgues atlantes
    et impromptues

    Brisant attaquant le rocher
    continental
    égaille mon Senti-mental
    jusqu'au gravier

    Ici, l'est trop terrien, le jour
    à vivre encore
    que j'en mâche de l'hellébore
    en petits-fours

    Tout est bien rangé dans la nuit
    d'un bout à l'autre
    de l'étoile nue à l'épeautre
    - sans appui ?

    Ah ! te revoilà, Vibrato
    - au diapason ?
    C'est bon, je t'offre, à la maison
    mon risotto

    Le ciel s'en est haché ailleurs
    des viandes fraîches
    (il fera beau qu'On l'en empêche !)
    - et des meilleures !

    ...

    Il faut partir; aussi, allons !
    Ô Vibrato...
    Nous prendrons le chemin des Hauts
    jusqu'à l'Orion

    Tout est parfaitement complet
    dans cet espace
    où n'existe nulle menace
    qu'un prompt arrêt

    Eh, vieux Centaure ! Où crèche Pan ?
    Sur Bételgeuse ?
    Y donne des parties fameuses ?
    C'est attirant !

     

    tiniak,polésie,célestine,astres,lune

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • ouverture

    Du dehors
    j'ouvre grand
    la fenêtre en bois blanc
    (derrière, c'est dedans...)
    Juste au bord
    hésitant
    je regrette un peu le confort
    d'un humble sentiment
    qu'une parole amie
    m'offrit, incidemment
    - soleil chassant la pluie sans un souffle de vent

    Du dedans
    je déborde
    - et pas même une corde !
    les soupirs me sabordent...
    Juste à temps
    sans effort
    je me rattache au sentiment
    d'être un peu cet ami
    (ici, dans ce décor
    si profond que la nuit)
    que réclame la morgue en son Bel Aujourd'hui

    Hier cherche l'oubli
    Demain n'est pas encore
    et, maintenant, j'ai faim !

    Ma tête, frigide aire
    frétille à bout de poing
    transpire une encre noire

    Mon carné la recueille en fermant la fenêtre
    sur une tendre histoire

    C'est complexe que d'être, et dedans, et dehors
    Je regagne mon corps; il brûle comme un cèdre

    J'ose une mise au point
    J'y gagne mon pari et surfe sur ma ligne

     

    tiniak,polésie,une fenêtre ouverte,ou bleue,garcin,photographie

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK