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deuil

  • Escape game

    Le monde était à ciel ouvert
    Il fleurait bon, dans l’alentour
    des parfums gras et prometteurs
    Je ne voulais pas savoir l’heure
    (me contentais de ses contours)
    et jurais n’avoir pas souffert

    La porte était fermée, pourtant
    (à double tour, me semblait-il…)
    l’idée me vint, dans ce chenil
    que tu m’y laissas trop longtemps
    croupir
    pour que ne survînt, là, le besoin d’advenir

    Les ombres reculaient soudain !
    De leur impérieux œuvre au noir
    il surgissait des coloris
    déchirant les bruns et les gris
    que mes songes, dans ce couloir
    caressaient du plat de la main

    Ayant recouvré la palette
    animant de neuf ma rétine
    j’ai loué la grâce divine
    qui m’aura rendu mes lunettes
    d’un rire
    plus éclatant que ne le serait Agadir

    Adieu, chenil, laisse, collier !
    Je viens promener dans tes pas
    et fredonner quelque largo
    Un fantôme à cru sur le dos
    je lance à nouveau ton Vespa
    sur le bitume et le gravier

    Avec ta clé rouillée en poche
    (tu sais, celle de Malakoff…)
    je suis à nouveau, bel et sauf
    le Chien qui n’y voit rien de moche
    à mourir
    depuis que j’ai compris que tu fus mon Nadir

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#344

  • Ma, no !

    à Marie-Noëlle Roederer

    Son nom ? C'est un regard, large comme un sourire
    des parfums cuisinés depuis quelque grimoire
    - oublié ? négligé ? Non pas ! dans cette histoire
    qui lui filait le train et prévenait du pire

    D'elle, je l'ai compris : on est jeune à tout âge !
    Il suffit de chanter, d'embrasser une fleur
    de garder, bien au frais, quelque poème au cœur
    et puis de s'indigner contre les avantages !

    Chacun de ses enfants m'ont donné à connaître
    la beauté de l'instant, la musique du jour
    et la curiosité qu'il faut garder - toujours !
    soucieux, mais bon vivant, cherchant ce que c'est d'être

    Adieu, vains cardinaux ! Cette femme fut digne !
    Qu'avions-nous z'en commun ? Laforgue, par exemple
    "Tant les bois sont rouillés..."; je vais m'en faire un sample !
    Je signe ce regain : MaNo, en quatre signes...

    Et, tristement gouailleux
    je ramasse en vos yeux
    cette invite anarchiste
    où Marie-No subsiste
    et dit : « soyez heureux… »

    MaNo,Marie-Noëlle Roederer

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Compliment cavalier (d'œil en deuil)

    La perte en creux
    là, sous nos yeux
    si vivace que le chiendent
    bombe le torse et se défend
    contre le vide
    (affreux tonneau des Danaïdes)
    y fout le feu !
    et fait jaillir
    - éminemment !
    l'obstination du souvenir
    contre l'abandon désastreux

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire commis par Cavalier

  • derniers rappels

    Une pluie tambourine
    Un soupir se hasarde à quitter la poitrine

    Un chant de compagnie

    s'élève pour celui qui déserte le sol
    Un silence l'emplit
    qui affole le chœur de ceux qu'il a laissés
    avec son nom gravé sur toutes les lèvres
    avec son nom de pluie
    avec son nom de fièvre
    avec son nom qui n'est désormais qu'un appel
    à l'écho différé
    à l'écho fragmenté en autant de parcelles
    qu'il y a d'héritiers à s'emparer de celle
    qu'il a été
    quand elle répondait
    quand il s'agissait d'elle

     

    pleureuses1.JPG

     

    tiniak - totalités mineures
    © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK