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Héberge m'en

  • Le premier pas

    Quoi de neuf sur le pas de porte ?
    L'ancien écrin des lettres mortes s'ouvre, béant !
    C'est vrai que j'en ai plein les dents...
    À un moment, il fallait bien que cela sorte

    Le terrain de jeu, à demeure
    ne suffit plus à mes ardeurs, trop décousues
    C'est vrai que j'en ai plein le cul !
    Besoin d'autres vertus lues au fleuve, à pas d'heure

    Est-ce de toi ?
    Est-ce de moi ?
    Tant m'en content d'autres largesses
    vers des nostalgies sans tristesse...

    D'accord, le feu
    c'est dangereux
    mais, c'est peu coûteux, l'allumette
    (tout compte fait sur nos emplettes)

    Battre pavé, c'est le but à l'instant
    (avec en tête, euh... : 'Gouge Away' ?)
    Âme bien née saura verser le cent
    dû à l'épreuve des aînés

    Allons, donc !
    À London ?
    Non pas !
    Sur le chemin qui s'offre là
    où vibrent encore ces fleurs
    d'un mal couru pour ses odeurs
    et la caresse de son nom

    Je fais alors ce premier pas
    qui ne coûte qu'à l'hésitant
    et me propulse l'existant
    vers des rivages de Mer Morte
    (qu'importe que je rêve ou pas)

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    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    Avec une folle pensée pour Célestine •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

     

  • Ouh, p... !

    Ouh, mais ça gratte un peu, quand même...
    tous ces cheveux sur la langue
    ces graviers, au talon, loin des grèves
    et ce petit frisson sur une chair exangue

    Hourri pourris...

    Pâle septembre et triste mai
    quels poissons nous ont échappés ?
    De quoi avons-nous réchappés ?
    D'une fièvre carabinée ?

    Un sourire a fini son tour
    sur un visage aux lignes tendres
    avec les yeux pris dans un four
    nourri de trop rares offrandes

    T'es sale... ou tente !

    Avec les mains dans le pétrin
    j'entends mieux ce que tu m'as dit
    J'étais Cigale, toi Fourmi
    chacun seul et sur son chemin

    Il va pleuvoir, c'est pour bientôt
    et pour toujours si tout va bien...
    Sorti, je ramène Le Chien
    à l'endroit de notre brulôt

    Nihil novi sub sole !

     

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Maints dans la main

    Maints dans la main
    heureux parfums
    de rose et cendre

    Le temps sans fond
    que l'horizon
    aux rives tendres

    D'aucun adage
    - foin des courages !
    mouronne au four

    Dense bréviaire
    le salutaire
    et simple amour

    La paume feu
    tant que les yeux
    à l'aube s'ouvre

    Y joue le sang
    de ces tourments
    qui se découvrent

    Passion rigole
    en lettres folles
    de s'inventer

    Une rivière
    d'âme et de chair
    où s'inviter

    Le rêve obscur
    et l'aventure
    d'aimer encore

    Dansez, fantômes
    sur l'Hare Ôm
    de nos essors

    J'apprends la tienne
    - eh ! prends la mienne...
    et cheminons

    Qu'il vente ou pleuve
    la route neuve
    Allons ! Rêvons...

     

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Maïa

    poésie,hommage à,maïa izzo,acrostiche,tiniak,foulquier

    Ilet sous le vent

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  • Un coup de fil

    Une main près de l’ombre et l’autre à griffonner
    je remets au métier un tissu qui m’héberge
    avec des bleus mêlés à des fibres de serge
    et quelques abandons pas loin de s’émécher

    « Nous n’irons plus... Oh, bois ! »; Poucet est à l’école
    d’une pensée frivole et prompte à s’étourdir
    du convenu « ...pour le meilleur et pour le pire... »
    tandis qu’à son entour des orgues batifolent

    C’est l’adroite ou la gauche, affairée sur le fil ?
    Laquelle est trop fébrile et laquelle falote ?
    « Les deux, mon Capital ! Vois comme elles gigotent... »
    Et tout ce tremblement gagne bientôt la ville

    On renoue des horreurs sur les Rives de l’Orne
    pour des bêtes z’à corne – et jusque sous les pieds !
    par des Caen-Caen feutrés (pourtant qu’émoustillés)
    en allant tricoter des quilles, sur des bornes...

    Une main près de l’Autre et mes yeux dans les siens
    je fais taire Mon-Chien car l’heure est souveraine
    Le métier a cessé de battre sa rengaine...
    Il est temps d’étoffer mon propos par le sien

    « - Tu m’attendrais un peu si je partais ce soir ? »
    Pas question de surseoir et j’en mouille mes linges !
    Ravaler mon histoire... Délier les méninges...
    « - N’aurai qu’à faire un nœud à ce papier-mouchoir »

    De là que je ne suis qu’un issu de « ...m’en songe »
    En garde, un martinet sous ma serviette éponge...

    Fatchede ! Chair Amie... Quel train nous tient à quai ?
    Les yeux fous ! Au taquet ! N’est-ce pas la culture ?
    Du lin, ni du millet ! Pour le coup, ça, c’est sûr !
    Nul besoin de partir quand on sait contempler

    « Il y faut, s’il-te-plaît, quand même des rencontres... »
    (je regarde ma montre, elle est pas loin de Lyon)
    Le soir étend son dais d’automnal horizon
    sur ce que j’en connais, des caïds z’et des pontes

    Là, c’est le temps d’arrêt... Personne au bout du fil
    Je demeure tranquille, une main en plein four...
    Puisqu’elle ne sens pas mes doigts dans ses ajours
    qu’importe ! la navette accorde nos textiles !

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK