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acrostiche - Page 4

  • Je m'invite, ce soir, à la table de dieu...

    Je m'invite, ce soir, à la table de dieu
    le cheveu éléctrique et l'âme labourée
    sans foi, salamalecs ni carton véhipé
    pour lui dire mon fait et lui cracher mon feu

    Elle est belle, sa table ! Elle ferait envie
    à ma meilleure amie, ma pensée douce et tendre...
    En repartant d'ici, j'aurai de quoi répandre
    mon opportun butin sur de bien frêles vies

    Rigole, mon mignon ! Triste vendeur d'espoir !
    Quand soudain, il fait noir et tout est désoeuvré
    quand le vin c'est de l'eau, le gigot du pâté
    le ciel, une menace... Quel est ton à-valoir ?

    Eh, boudin ! Reste là ! Les pieds dessous la table...
    Frotte bien ton bidon, je te garde un dessert
    qui saura t'étoffer du tissu doux-amer
    où tu contrains nos peaux avec tes tours pendables

    Va chier, connard de dieu ! Trop de guerre en ton nom !
    Et d'absurdités, donc !... Ou quoi, fatalité ?
    Attends, j'ai pas fini, Cosmos... Tu pues des pieds ?
    Pour quoi tu dis partout que Ciel est ta Maison ?

    Emporte-moi, Colère ! Au-devant de ces vents
    qui font changer le jour

    Où reste mon amour ?

    Un matin me l'appris, je brûle dans son four !!

    Qui reste-t-il à table ? Un dieu ? Oh, quelque Humain ?...
    J'ai, les pieds dans le sable, une envie de plisser
    l’œil sur le firmament; je me cure le nez
    en pensant à ton rire, à ta fièvre, à ton sein

    Un matin me l'a prise en traître
    entre être et n'être plus

    Où loges-tu, salop ?

    Il me reste un ergot, je le garde pour Toi !...
    et vais donc, sans tarder, mettre le pied à l'Être, yeah !!!

     

    nicola peldher,tiniak,saint valentin,liverpool,scooter

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire (livré en retard) - tiki#310

  • tangente

    Tel un doux parfum, vent arrière
    gonfle ma toile, en mer atlante
    la main sur la barre vibrante
    l'œil amoureux de l'atmosphère

    Aucune rive ne patiente :
    je fais, sans toit, ce tour du monde
    profitant de sa face ronde
    pour vite prendre la tangente

    Naviguant vers le cercle austral
    - un ciel presque à portée de main !
    j'ai le revers de l'âme en tain
    sous chacune de mes caudales

    Gagné le point de non retour
    plus fin que vouge, le nez droit
    vers la lune rouge m'envoie
    d'un trait lui porter mon amour

    Eh, tes riens, tu peux les garder
    pour de grasses joies sans péril
    sourdes aux clameurs du chenil
    accompagnant mon passager

    Naître pour tomber, c'est le lot
    - à quoi bon ramper avant l'heure ?
    Ne sens-tu pas qu'aussi la fleur
    s'exhale, entière, vers le haut ?

    Tant qu'à chuter, partons de loin !
    Un rêveux saut pour moindre mal
    à la poussée sentimentale
    au final, m'en sera témoin

    Embrasse-la ! Lève ton pouce...
    car le ciel n'est pas si taiseux
    pour qui daigne lever les yeux
    dans l'ombre où croît la lune rousse

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#308

  • Orange light - 2018

    Et allez ! Un pas devant l'autre... Allons ! Allons...
    Poursuivant poursuivi, l'ombre devant, derrière
    sous la récurrente oblique du réverbère
    à la recherche... de quoi donc ? Voyons... Voyons...

    Marchons, allons... Marchons...

    Et voilà ! C'était ça, le problème innocent
    qui rameute curée sur l'étrange clairière
    où se sont agrégés, aux langues maraîchères
    l'envie de n'en rien dire et de parler pourtant

    Tralala ! Rantanplan !

    Rigole, rigodon de feuilles mortes-nées...
    Le printemps jaillira, dans une joie féroce
    et grave, et sans sourire, et peut-être précoce
    au regard du festin de nos sades pensées

    « Il a dit quoi ? Attends ! C'est de chair morte-née ? »

    Sur ce gris trottoir fond la seule pluie orange
    qu'un cœur peut supporter - ne parlons pas de cul!
    Disons que poésie chante un chœur incongru
    en chaque individu amoureux de l'étrange

    « Tu te connaîtras mieux si tu sais quoi tu manges »

    Eh ! Un Mot devant l'Autre, quelle serait l'histoire ?
    Celle qui dit : « du calme... » et borde ta parole
    quand l'alentour se grise en tristes farandoles
    c'est ta seule passion, ton rire enfin, ton phare !!

    ...

    Cette larme à ton œil
    c'est une éclipse de l'une à l'autre
    de l'un, de l'autre...
    ou ton obole à leur cercueil ?

    Oh ! Comment tu me nommes ? #Pensées ? #Rêve cru ?

    Mais je n'ai de vertu qu'à longer la parole
    aux flancs de ces parcours dont l'On dit : « C'est la vie... »
    La fleur et son parfum me disent : « Viens ici... »
    Et je ronge mon frein devant la parabole

    Mangez-moi ! Goûtez mon "école" !!

    Eh, c'est doux l'apathie (certains en font leur foi)
    « Merde ! où est le regard ? »

    ...

    J'ai vu couler des sangs
    plus sombres qu'un nombril
    si graves que futiles
    sur mes rêves d'enfants

    Ai vu - au matricule
    d'un soldat massacré
    un amour avorté
    sous d'ignobles férules

    Main prise ou retirée
    le cauchemar est là
    « Adieu, mon cher Papa...
    ma sœurette adorée... »

    Ah, rêve ! Mon voisin...
    Il se peut que demain...
    Non ! Il ne se peut pas ?
    Y croire : nul festin !

    Il était une Foi...
    (tu sais : "Ceu Rêveu Bleeeeu")
    Deux pensées pour 16 yeux…
    Ah, cieux ! J'ai trop les foies !

    Sinon quoi ? S'en remettre
    et l'âme et la main lourdes
    et brûlant mes esgourdes
    à de sombres "Peut-Être" ?

    ...

    Non, pas ! Ne retiens plus ce cours. Avance ! Avance...
    Un fleuve sans détours perd de son népotisme
    J'irai, les yeux fermés, jusqu'au bout de cet isthme
    écoutant ricocher, sur les ondes, ma transe

    Une voix rengorgée par une voie certaine
    m'enjoint d'aller plus loin, filer - soie ! ma semaine...

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • DON DE SOIE (square dance)

    Si je m'observe le flanc droit, je me bétonne
    un souffle au cœur, mêlé de peur nègre et saxonne
     
    Quand je me gratte le flanc gauche (avec un rêve)
    il manque, à ce tableau, une montée de sève
     
    Une plongée, du crâne aux pieds, ne m'apprend rien
    que je n'aie remis, nu toujours, entre tes mains
     
    A l'inverse, m'appréhender de bas en haut
    conforte un besoin de travailler du chapeau
     
    Rires et pleurs me conjuguent mieux au plaisant
    bonheur de me sentir présent à chaque instant
     
    Eh, flûte ! Eh, pipeau ! Ça fait mal (eh ! pis qu'au mâle)...
    Allez, dansons dans son pourpre ventre animal !
     
    Dessus, dessous, devant, derrière ou de côté ?
    Ah, que veux-tu ! Je ne vois rien d'autre qu'un bal...
    Négocions : ce tissu de peau pour ton cheval ?
    Celui qui vient, crinère au vent, entre tes cuisses ?
    Eh, poLésie ! monnaie ma mort contre un sonnet
     
    - Con en finisse !  -
     

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    https://www.facebook.com/chinaplusamerica/videos/1019106271563416/

  • paginaction

    Une ombre s'effare au tableau
    de mes genoux, crus, sur la règle
    Je tourne à la classe le dos
    avec, en bouche, un goût de seigle...

    Ne suis pourtant pas si bête - aïe !
    Juste indécis, main droite ou gauche ?
    Mais, du bureau qu'elle chevauche
    maîtresse nous tient pour bétail !

    Eh, je t'en fous des républiques !
    Tu verras, quand j'aurai grandi...
    Je te donnerai la réplique
    sur le théâtre de ma vie !

    Prenons, pour exemple, l'Histoire...
    Mon ancêtre est donc un gaulois
    Bon... Suceur de mangues ? de poires ?
    ou de quelques choubidous, ha !?!

    Allons z'enfants nous sacrifier
    près de l'autel de Calliorne
    pour satisfaire un Boulanger
    ridicule sous son bicorne

    Goo goo g' joob ou tralala ?
    Pas à moi, on ne la fait pas...
    J'entends faire de Différence
    un patronyme au pays France

    Et voici qu'une page tourne
    et rameute son Epinal...
    (il me reste un bout de Cantal
    qui n'ira jamais à Melbourne !)

    Sans déconner, les gars, les filles...
    Petit œil... Grand œil... C'est nos billes
    qui nous ont ouvert un espace
    où mourait l’affreux mot de "race" !

    Eh, polémique chiffonnade…
    quel pouvoir veux-tu exercer ?
    Celui d'aimer ou d'amasser ?
    Relis mieux ton Marquis de Sade !

    Ta parole inique se vautre
    sur une galette d'épeautre
    un brin de lin - pas de colza !
    dont se consolent tes forçats !

    Oublie-moi, ou mets-moi z’au four…
    J'ai cet amour que tu ignores
    pour un #Jodel contre l’âme-hors
    qui te façonne un bel atour

    Un habit fait de tromperies
    couvrant tes épaules flétries
    d'avoir courbé souvent l'échine
    pour mieux fomenter tes rapines

    Renonce vite à tes espoirs
    moins noirs que le sont mes ancêtres
    Un sang fraternel veut renaître
    et s'échange par le regard

    Nan, c'est trop tard ? Tout est En Marche… ?
    et se bâtit - sans voie ? une arche
    anticipant tous les déluges
    qu'ont causés tant de subterfuges ?

    Eh, va mourir dans le sous-bois
    de ces îlots sans foi ni loi
    où tu ne sais que promener
    ton dédain de l'humanité !

    Une page tourne et je crains
    que l’Ombre y trouve son festin

     

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#302