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amours filiales

  • élagage

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    Et puis vient le moment, durable
    à certain instant bien vivant
    avec des souffles en suspens
    de poser les mains sur la table
    en cercle au carré formidable
    d'un même, égal et pur élan

    La chose à dire est bien connue
    mais elle était sous le tapis
    tapie comme une bête enfouie
    dans sa frayeur d'être perçue
    incidemment pour autre chose
    que ce dont toute bête est cause

    Alentour, nombre d'arbres tombent
    dans le bruissement fracassant
    de leurs branches se caressant
    parce qu'il faut se consoler
    puisque l'heure est à basculer
    dans le frais couvert de la combe

    Glisse, une parole après l'autre
    en étoile sur le plateau
    longtemps gardée sous le manteau
    d'une magmatique poussée
    une florissante pensée
    (pas de ses vaines patenôtres...!)

    Ailleurs a déserté ce lieu
    dont la quadrature du cercle
    aura fait péter le couvercle
    ...l'air est trop dense entre les yeux
    ...le verbe, une danse du feu
    ...chaque silence a plus d'un siècle

    Gravité, prends-en de la graine...
    La tablée s'arrache du sol
    Quadrature de cercle, vole !
    Emporte avec toi, la semaine
    ses lentes nuits, ses petits jours
    et les quotidiennes gangrènes

    Et puis, c'est ici, à l'instant
    que la forêt reprend racine
    tandis qu'un magma se débine
    en grasses coulées vers la mer
    pour aller y plonger son fer
    Il en sortira les montants
    de quelque meuble sentiment

     

    garvité,main,ombre,zou,

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    - à mes filles et leur mère -

  • Avide, grand vent

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    Je me suis pris un vent...! Il me restait en tête
    En tête et entêtant, soufflant mes amulettes

    Nul endroit où tenir une pensée légère...
    Ça volait dans les coins, à ruiner le décor
    ça, dès potron-minet, brumeux, en fin d'hiver
    à jurer ses vains dieux sans rien lâcher dehors

    Ah si, tiens : une, alors, me fait cette amitié
    d'amarrer son printemps à mon regard perdu
    Je savoure, à présent, de passer à son guet
    flanqué des deux amours qui ne m'ont pas déçu

    Les deux seules ! Mes filles...
    pour qui j'aime à lisser la paix qui me rhabille

     

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Nocturne filiation

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    Ma lune est moustachue, la tienne glabre
    et projette aux carreaux la danse des bourgeons

    Si je fendais le ciel à coups de sabre
    je n'influerais pas plus sur son inclinaison
    aux degrés immuables...
    Ils te tiennent logée au loin
    plus bas sur l'horizon
    sans peine commuable

    Là, s'invite peut-être à ton regard
    le nez à la fenêtre, une même question

    S'il se pouvait, par quelque heureux hasard
    que, dans cet infini, nous nous rencontrions
    ...pour une heure adorable
    épinglée à la proue d'airain
    d'un nocturne galion
    échoué sur le sable

    Ma fille bien-aimée
    comme nous danserions !

    poésie,nocturne,amours filiales,horizon lunaire,à la proue

    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • hugoliens

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    poésie,impromptus littéraires,victor hugo,fenêtres ouvertes,ou bleues,voyage intérieur,lunaire,amours filiales

    La Lune accroche sa paupière
    au clocher miteux de Saint-Pierre

    Comment suis-je arrivé ici ?
    Tu le sais ? Je m’disais, aussi…

    Fouillant mon ventre à la truelle
    j’allais de venelle en ruelle

    Je fais halte sur un gazon
    fier de sa bourgeoise maison

    Mes parois seraient mieux chauffées
    si je tirais quelques bouffées

    Pas de cigarette ! Merci
    mais de cette âme que voici

    À son poitrail de rouge-gorge
    inscrit, le rêve qui me forge

    Je m’embarque sur son Steamer
    pris du besoin de voir la mer

     

    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#251
    (voir les autres propositions d'écrits, selon les rimes du poème "Fenêtres ouvertes", de Victor Hugo)

  • Lili 18

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    à ma Jolie Belle Douce

    Un soleil va passer, un autre doit venir...
    Je souffle un lent soupir sur tes cheveux ourlés
    Prends ton ukulele, chante-moi ton sourire...

    La nuit garde une étoile où je sais que tu brilles
    avec ton sang de fille et tes rêves de voiles
    Peints, ton cœur et ta moëlle ouvrent mon écoutille

    Et je vogue à nouveau vers ce que j'imagine
    être ton dernier spin (nourri sous le manteau)
    raffirmé le rideau sur tes paupières fines

    Je t'aime
    et c'était bien le moins que le dire en poLème

     

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &dition TwalesK