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VUES sur le web

  • Timor, saison !

    L’était bien loin encore, l’été…
    mais l’avait tant lavé le ciel, l’hiver
    qu’elle en était toute rêche, la terre
    où mon pas s’est déboussolé

    Pas vue, l’eau… depuis l’an dernier !
    ruisseler son long chant sous les grands joncs
    ni le fleuve caresser tous les ponts
    jusqu’à sa mère, bouche bée

    C’est pas du printemps, cet orage !
    Avec ça qu’il reste là-haut et peste
    zébrant le ciel sans pleurer sur ma veste
    avec ses éclairs d’un autre âge…

    Même pas peur ! Je marche encore…
    manteau bleu court, sur de noirs escarpins
    (chaussés –au fait ! pour quelle fête, hein ?)
    Soudain, devant moi, merde alors !

    Passez, passereaux sans parvis…
    Il n’avait jamais disparu, le flot
    du brave et obstiné brûlot !
    M’aviez menti ? Soyez mots dits !

     

    Click and enjoy the original!!

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour "Merde alors !" une photo de mon cher Ernesto 

    Crédit photo ©2017 Timor Rocks 

  • La rouée

    Le temps, pourtant inavoué
    traverse un plein cœur mis à jour
    quand, sur la berge où elle accourt
    l’ombre déporte ses nuées

    Au vent, s’égaille un cri d’amour
    à l’extrême pli de sa robe
    à l’opposé, l’allure probe
    elle offre son front sans détour

    Révoquant sa dernière lutte
    elle cabre son cheveu brun
    dans la pagaille des embruns
    ravis de jouer dans ces volutes

    « - Oh, mais bien sûr ! C’en était trop… »

    Un vilain creux sous la paupière
    lui donne raison pour son crime
    (acte sauvagement sublime)
    accordé à son linge aubère

    Et, dans ce décor maritime
    lâchant sa montre à bout de bras
    s’autorisant un dernier pas
    elle suspend sa pantomime

    Et meurt, à l’heure douce et grise
    où se perdent soir et matin
    où se fondent tous les chemins
    d’une femme rouée, pas soumise !

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour une photographie de Val Tilu, que j'embrasse.
    Et parce que le 8 mars, c'est toute l'année !!

  • Flammèche dans un miroir muet

    La musique (son feu !) me traverse à nouveau
    Il fait beau quelque part et je veux le chanter
    Deux yeux brillants en tête auxquels je veux dédier
    un semblant d’ariette et les mains dans le dos

    Comment dire ?

    Voici qu'il me revient des mélodies fantômes
    Pas « Du rhum à ton homme », (ah vraiment plus du tout !)
    du miel qui fomentait son complot dans la boue…
    Il en a vu passer, ce regard polychrome

    Comment faire ?

    Il me pleut des questions de larmes contenues
    quand je ne vois que joie en façade et au fond
    d'une profonde foi qu’un triste rigodon
    et, d'un grave abandon, une voix méconnue

    Comment rire ?

    L'amour est chose grave et brûlant son échec
    (j'en sais tout le venin; j'en entends la rengaine...)
    Mais, il est bien certain qu'on se garde en semaine
    et qu'au prochain week-end on ouvrira le bec !

    Comment taire ?

    Peut-être - et à jamais ! rien sur son quant-à-soi !
    Mais pourquoi (et pour quoi ?) vers une oreille amie
    murmurer un secret si ce n'est pour... la vie ?
    « Miroir… ! » Qu’à son miroir ricochète ma voix !

     

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Little lighthouse

    Here...
    I was not born nor wish to die (never the less)

    To you, I can confess
    I cry my very best
    My... ! My... ! when the light provides a clue

    Unsolved mystery splashing my face
    My... Oh, my ! I approach the grace !

    I'm so impressed when I feel
    More of what thoughts can hope to seal
    Precisely where there is no deal
    Restless !
    Even though sun is at her best
    Such as a pressing wanted lighthouse...
    Such as a daily feared burned house...
    "Elle m'emporte, cette peinture !"
    Daring a soft and fragile cure...

    YES!


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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un tableau de Tim O' Sullivan

  • Orcus focus

    Ceci n'est pas qu'une déformation du réel
    Ou de son miel...
    N'y voyez que ce que n'en croiront pas vos yeux
    Tout est vrai; tout est fauche !
    Rien de moins fébrile que le gauche
    Existe - au formole ! au rendu formel

    Ogre suprême et urgentique
    Regardez bien... Nulle mimique...
    C'est un défilé de fantômes
    Une présentation dans un idiome
    Sans autre prétention qu'être un feu de... ?

    J'entre, à pas mesurés, en ce lieu
    Et, tout soudain, j'ai froid au cœur

    Se lever, se laver, c'est commun, mais tout(e) seul(e)
    Un pas devant l'autre, bien sûr ! Eh, Cass'gueules !
    Ici... bon, j'ai un peu moins froid
    Sinon, qui prendrait soin de moi ?

    Poucet me murmure à l'oreille
    Oh ça ! L'Ogre, j'en ai fini
    Un songe oppose un contredit
    Rien n'est résolu; geste, veille !

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    ...pour une expo-photo à l'Artothèque de Caen

    (ben, maintenant !).