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nicola peldher

  • Escape game

    Le monde était à ciel ouvert
    Il fleurait bon, dans l’alentour
    des parfums gras et prometteurs
    Je ne voulais pas savoir l’heure
    (me contentais de ses contours)
    et jurais n’avoir pas souffert

    La porte était fermée, pourtant
    (à double tour, me semblait-il…)
    l’idée me vint, dans ce chenil
    que tu m’y laissas trop longtemps
    croupir
    pour que ne survînt, là, le besoin d’advenir

    Les ombres reculaient soudain !
    De leur impérieux œuvre au noir
    il surgissait des coloris
    déchirant les bruns et les gris
    que mes songes, dans ce couloir
    caressaient du plat de la main

    Ayant recouvré la palette
    animant de neuf ma rétine
    j’ai loué la grâce divine
    qui m’aura rendu mes lunettes
    d’un rire
    plus éclatant que ne le serait Agadir

    Adieu, chenil, laisse, collier !
    Je viens promener dans tes pas
    et fredonner quelque largo
    Un fantôme à cru sur le dos
    je lance à nouveau ton Vespa
    sur le bitume et le gravier

    Avec ta clé rouillée en poche
    (tu sais, celle de Malakoff…)
    je suis à nouveau, bel et sauf
    le Chien qui n’y voit rien de moche
    à mourir
    depuis que j’ai compris que tu fus mon Nadir

     

    tiniak,poésie,nicola peldher,vespa,deuil

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#344

  • maniakerie

    J'ai tout bien rangé mes affaires
    et tous révoqués, mes endroits
    J'ai tout nettoyé ma litière
    et tout dit vrai à qui de droit

    Mais ce coin de rêve accompli
    je ne sais pas trop où le mettre
    dans ma poche ou sous Le Tapi
    ...pour quelque autre songe à paraître ?

    Et puis cette âme à fleur de peau
    à quoi saurai-je l'employer
    en cerise sur le gâteau
    en planche pour le noyé ?

    Je n'ai rien compris du cosmos
    Je n'ai rien saisi dans la foule
    et n'ai rien appris sans osmose
    et n'ai rien pris qui ne m'enroule

    Mais ce tétin dru sous mes doigts
    je sais comment le satisfaire
    et les accents crus dans ta voix
    rejoignent les miens, pas l'enfer !

    Et puis cette peau, pleine d'âme
    je n'en dis pas qu'elle est ma sœur
    plutôt ma neuve et folle flamme
    et nous battons, cœur contre cœur

     

    tiniak,nicola peldher,shoulder

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Faille ? Ire !



    Et je marche...

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  • Bats-toi !!

    Mes lèvres s'animaient sur des hanches fragiles
    en jouant du saxo dans un harmonica
    et puis, ceci, celà, et d'autres tralalas...
    elle est venue, tout droit, vers mon rire imbécile

    Oui, l'heure était magique et le port endormi
    la marée fénéante (ou bien c'était pus tard ?)
    Je lui ai pris la main; elle apprit mon regard
    sur le pavé de Nantes où s'affairait la nuit

    Nil nove sub sole ! Nous savions nos confins :
    le coût d'un peine-à-jouir et le prix de nos larmes
    Il n'aura pas fallu que l'un l'autre on se charme
    tout était dit d'un trait sur un zinc incertain

    ***

    Comment je fus son frère, elle, ma sœur, c'est fou !
    Nous nous sommes sertis autant qu'il est possible
    - deux cœurs énamourés dans un souffle impassible
    et mûs par le même heur de tomber à genou

    Ô fille ! Fière au calme et Soyeuse Jalope !
    Tu m'as rouvert les yeux sur mon envie de vivre
    et je t'ai répondu, chaque jour, par un livre
    et tu m'as rendu larme en écrasant mon clope

    Eh, furie ! Ah, revêche ! Oh, vibrant dévidoir !
    Il pleut sur ta calèche et, sur ton Œuvre au Bleu
    (ma pâte demi-sèche où s'arrimaient tes yeux)
    s'écoulent les tattoos qui savent ton histoire

    Un vent froid est passé; il pesait quelques tonnes...
    Il m'a coupé le souffle et il a pris le tien
    Nantes s'est rabougrie comme peau de chagrin
    Deux sourires vosgiens veillent sur nos personnes

    Regarde, je te vois ! Tu as quitté la foule
    (tu l'avais en horreur, sauf à la chahuter...!)
    fait de moi la demeure où je viens t'embrasser
    en sifflant sur mes doigts un air de Liverpool

    ***
    Bats-toi, mon cœur ! Bats-toi !
    (..."Pas toi, mon cœur... Pas toi !!"...)

    Au-revoir impossible ?
    ...alors, bonjour Encore !!

    Ton nom, c'est mon trésor
    ton sourire ma Bible !!

     

     tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    Pour Nickeee (Oh ! L'Appel d'Air)