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  • nat'trotte

    natyot me botte le rachidien

    il faut le dire: elle a du chien

    j'aime mieux qu'elle botte là

    plutôt qu'à cet endroit, plus bas

    qui me vaudrait un chas botté

    entre mes deux fesses

    épinglé

    natyot

    me sabote

    me sabote

    me sabote

    natyot

    me sabote

    me sabote

    me sabote

    natyot me visite l'échine

    je ne la savais pas marine

    apparentée à ce Polo

    à qui l'on doit tous ces maillots

    à défaire à l'heure plaisante

    des feux follets

    sous l'attente

    natyot

    me grignote

    me grignote

    me grignote

    natyot

    me grignote

    me grignote

    me grignote

    natyot me presse le citron

    de sa voix en colimaçon

    vient me pomper le cervelet

    pour mieux faire de moi son jouet

    balles devant, balles derrière

    télécommande

    altière

    (...) 

    (to be à suivre, 'cause que là c'est qd même 2:11)

  • C'est le pied

    Les jambes les plus belles
    ne me sont rien
    sans qu'un pied, joliet
    finisse bien
    qui de l'arrondi, qui du galbe
    c'est le pied qui fait tout aimable :

    s'il est vivant, presque enfantin
    que la chair l'enveloppe bien
    c'est un délice
    un doux supplice
    que de remonter vers la cuisse
    ou de la garder bien en main

    osseux, il est par trop amer
    et me fait craindre un caractère
    bien trop précieux pour tolèrer
    qu'on se pique d'en chatouiller
    la plante cambrée

    veineux, il me saisit d'effroi
    surtout fini par de longs doigts
    j'y vois les serres de la mort
    même à l'extrêmité d'un corps
    propice à de puissants émois
    je n'en veux pas

    je l'aime
    musclé sans être bombé
    replet sans être joufflu
    cambré sans être creux
    duveteux mais pas poilu
    que m'importe l'alignement
    des doigts de pied si, cependant
    ils parachèvent l'harmonie

    du pied qui me ravit

    quel plaisir de l'imaginer
    quand au dérobé, la cheville
    se révèle douce et gentille
    quelle horreur de le découvrir
    aussi négligé qu'un fakir
    alors qu'on a bien entamé
    la consommation du désir

    suis-je fat, espiègle ou mesquin ?
    (et pourquoi pas tout à la fois)
    il est vrai qu'au petit matin
    ce pied détermine mon choix
    d'aller à la boulangerie
    ou bien de déserter ce lit

     

    tiniak (norbert tiniak)
    © 2007 DUKOU ZUMIN&ditions TwalesK

    [voir aussi dans 'VOLUPIXES', un pied comme je les aime]

  • bobo ? érosine!

    5034c5fbae9d2f7adcf81d41f5f4a43c.pngMaaaaa!

    Dans la série, non-mais-des-fois / on-s'demande-pourquoi / la-vie-paraît-si-triste / au-dehors? je rentre d'un périple débilirant sur une parodie de site de rencontres : erosine.com !!

    mortelle randonnée!
    en réalité, ce site se destine à toute hypothétiquement très vraisemblable femme seule surfant sur le web et appartenant aux clans des fameuses "Defwakeu".

    le principe, tu te connectes [arg : si tu réponds, 'suis un homme' PAN, on te jette!], voire tu te re-connectes [tsi hi: si tu réponds 'suis une femme', on t'accueille avec un exergue genre, "Mademoiselle, Madame ou Monsieur qui fait semblant..."] et là, on te propose des scénarii façon "LE LIVRE DONT VOUS ÊTES LE HEROS" avec plusieurs entrées au choix. tu fais tes choix et au bout, tu es sensé(e) rencontrer l'homme qui, à l'autre bout de l'histoire, attend de rencontrer LA FEMME QU'IL LUI FAUT. bon, les choix à faire sont vraiment très féminins. autant dire que pour les intrus, ça va être dur-dur.

    49fc449761b3e85150744877fb7b7783.jpgje l'ai fait : j'en suis pas revenu. enfin si, je suis là, mais j'ai laissé un bout de moi là-bas. 'cause que j'en suis qu'à l'épisode cinq [maaa, à chaque fois, il m'a saqué le chien : t'es trop ci, t'es pas trop ça...] MOL-DE-LIL.

    mpfffgnhaha... Le site dont VOUS êtes la EROS... tsi hi !

    comment chui arrivé là?
    !!demandez à Fanny and Scie!!

    (PS : si vous croisez Fernando, dites-y bien que c'est qu'un gros porc de poilu des genoux!)

    tk#150

  • from grey into blue

    e1c63201c21819ac7d1baece4691fb09.jpgde lourd le temps se mit au beau

    c'est alors que j'ouvris les yeux

    le ciel de gris devenu bleu

    m'invitait dehors à nouveau

       

    les trottoirs miroitant de pluie

    jetaient des reflets incertains

    où cependant je vis soudain

    trotter tes jambes de souris

     

    l'idée me vint de t'emboîter

    le pas le long du boulevard

    allant de miroir en miroir

    poursuivant ta robe échancrée

     

    tu m'entrevis dans la vitrine

    d'un regard par-dessus l'épaule

    repris le cours Charles De Gaulle

    en tortillant du cul, coquine!

     

    le manège était entendu

    un garçon suivait une fille

    pantalon après bas résille

    chemise ouverte et grand dos nu

     

    a582fdb1827971054ba99b4359a4dedc.jpgvinrent la rue puis la ruelle

    où tu m'attendais, bras ballants

    tu otas lentement tes gants

    et t'offris à la bagatelle

     

    nos mains trouvant sous nos habits

    les niches de violents plaisirs

    nous conjugâmes nos désirs

    quand au ciel revenait la pluie

     

    rien n'entâmait plus notre élan

    ni le vent, la pluie, ni le froid

    nos corps s'animaient sous nos doigts

    et dans nos regards pénétrants

       

    42552f14a9eb3d97240ba254ee0f0568.jpgla pluie cessa et ce répit

    sonna le glas de nos transports

    nous désagrégeâmes nos corps

    vibrant de tout le plaisir pris

     

    d'un baiser furtif sur mes lèvres

    tu m'enjoignis de ne mot dire

    je te quittai devant l'Empire

    tu remontais la rue de Bèvres

     

    installé sur un strapontin 

    je ne savais comment défaire

    de mon esprit tout le mystère

    qui nous avait pris par la main

     

    6951edba5cb2a5c1ce7a0af2dc4bfbde.jpgalors sur l'écran s'étala

    en lettres de pleins et déliés

    mon générique préféré :

    " Une poignée de cattleyas"

     

    je t'ai aimée, le ciel virait

    du gris au bleu, du bleu au gris

    de retour sur 'pavupapri'

    en quelques vers je te gardai

     

    tiniak (norbert tiniak)

    © 2007  DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • mi beau, mi laidi

    2cb445b8cc1c79f68e2d725418142ed9.jpgA moitié vide, à demi plein

    le ciel est rond, c'est certain :

     

    Qu'une tempête boréale

    irise le ciel de ses flammes

    et l'on s'en va imaginer

    qu'un souffle d'âme y est passé

     

    7caf847b8b86a9ed56330bc9c6ca1d49.jpgMais que l'un ou l'autre, êtres chers,

    s'éteigne, vidant l'atmospère

    le ciel est mort infiniment

    et n'est plus qu'un long firmament

       

    A moitié plein, vide à demi

    le ciel est un fruit pourri :

     

    04a791e7fa8fbde913fd6fd2e984fa8f.jpgSi les étoiles du dimanche

    s'ornaient de pâles orobanches

    nulle ombre alors à ce cortège

    pour initier des sortilèges.

     

    Mais qu'un parfum empoisonné

    pollue l'éther d'une journée

    et le diable en manteau de nuit

    embarque tout : " Pas vu, pas pris! "

     

    7f9b6b84fb49cedb0c8f73741ed7a7c4.jpgQu'il nous semble plein ou bien vide

    le ciel demeure impavide.

     

    Qu'il s'avère bien vide ou plein

    je sais que je n'en sais rien.

     

    norbert tiniak

    © 2007 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK