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lilou libertine

  • Elle gît, Betty ?

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    La lune et sa gueule fendue

    n’en pourront bientôt plus

    de suivre, pas à pas

    ton périple de bras en bras

    la bouche pleine et l’œil foutraque

    l’âme tapie dans son hamac

    le cheveu fébrile à ton front

    au chevet d’un mâle buisson

     

    Girl ! L’aube à l’amère et blanche heure

    relevant ton quart d’heurts

    dégrisera tes ombres

    parmi d’autres, plaquées z’en nombre

    sur le trajet qui te ramène

    à ta chambrée de peine pleine

    où tu vas vomir de vains pleurs

    car il n’y loge aucun bonheur

     

    Buvant ton bol de solitude

    qu’un lent soupir élude

    il faut plonger la main

    dans les cloaques quotidiens

    et rapprivoiser ton sourire

    pour le soumettre au Triste Empire

    approuvé par des nuques molles

    que modèlent bien des écoles…

     

    Tout suit son cours - et c’est mortel !

    et ça va, son rituel

    et sans rien à offrir

    pas même un caillou, un sourire

    sur qui l’on marche, droit devant

    sans se soucier, cependant

    qu’il est même de la famille

    ce garçon né pour être fille

     

    Que c'est pour ça qu'elle gît, Betty ?"

     

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    - à ma JBDouce et sa talentueuse cousine Zelda Weinen -

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • mignautomne

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    Que vas-tu t'effeuiller,
    oh, mignonne, mignonne !
    aux marches de l'automne
    le ventre dénudé ?

    Aux marches tapissées
    par les feuilles d'automne
    ne passe plus personne...
    Qui veux-tu donc charmer ?

    Ton ventre déraisonne
    - il brûle un feu d'été
    qui gagne, qui friponne
    ta jupe à son ourlet

    Ta hanche polissonne
    et quittant son bonnet
    ton sein rond s'abandonne
    au baiser du vent frais

    Mignonnette d'automne
    au grain de peau clairet
    dans l'ombre qui talonne...
    Mignonne qu'as-tu fait

    de la coupe garçonne
    que je te connaissais
    où désormais moutonnent
    les plis de ton connet ?

    Fantôme, je frissonne
    - hélas, je n'y peux mais !

    car, si tu m'as, naguère
    un tant soit peu aimé
    j'appartiens à l'hiver passé
    à présent que tu m'as assassiné

    Lil_automne.jpg

    tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    illustration, d'après
    Lilou Libertine.