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  • Grave Ilion

    (Tu me fous la gale, Até !)
     
    Ce soir fait le beau
    l'éclatant spectacle
    Je tiens son miracle
    en petits morceaux
     
    Je t'en ferai don
    quand tu seras née
    ma Très Chère Até
    ma condensation
     
    L'heure est au joyau
    des ombres fractales
    - organique bal
    chez l'Ami Pierrot !
     
    J'y livre mon sens
    Mon vers solidaire
    libre et solide, erre
    en m'éparpillant
     
    Mes gravillons fous
    ricochent, s’entêtent
    égaillant leur fête
    sur le fleuve roux
     
    Ainsi répandu
    - et d'une poignée !
    ma Chère Pensée
    m'as-tu reconnu ?
     
     

    poésie,ilios,até,et toutes ces sortes de choses,mythiques,pierrot

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK 
     
  • externes nuées

    Carapaces molles
    retenez vos larmes
    que tienne le charme
    à vos fumerolles
     
    Dans le doux suspens
    de l'été dernier
    je prends mes quartiers
    (promu soupirant)
     
    Septembre s'efface
    sans que nul automne
    ferme la crémone
    aux volets d'en face
     
    Je m'embarque alors
    les yeux pleins de sel
    dans un substantiel
    et précieux débord
     
    J'y cherche la voie
    intime et vacante
    d'une ombre chantante
    et libre et sans foi
     
    Pour goûter soudain
    au pain du désir
    à n'en plus finir
    de donner la main
     
    À d'anciens fantômes
    au bord de l'oubli
    plaidant à l'envi
    de nouveaux binômes
     
    Puis, quand vous partez
    nuées indociles
    découvrant la ville
    me revient au nez
     
    L'odeur sans visage
    d'un nom sans parfum
    mais dont je retiens
    l'ultime partage
     
    Aux nuées changeantes
    je ne veux rien voir
    qu'un nœud au mouchoir
    où finit l'attente
     

    Laurence Le Masle

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
  • Fécond "Ite"

    En ce temps-là, Poucet grimpait encore aux arbres
    la parole de Dieu avait des doigts solaires
    le désir osait peu, ni plainte, ni palabres
    le rêve surgissait de l'air et de la terre
     
    Les jardins regorgeaient d'occasionnels vertiges
    l'Autre Sexe égrenait des parfums déroutants
    l'invisible appliquait à tout vat son prestige
    des voyages naissaient au moindre firmament
     
    Les poches monnayaient l'acier, les yeux de chat
    tandis que s'affirmait le genre, malgré tout
    la déception flirtait avec l'assassinat
    et de troubles visions mettaient le feu aux joues
     
    Les prodiges du four tenaient toujours promesse
    et le pied qui traînait s'essayait au chantage
    L'acuité du regard empêchait la paresse
    la main tendue s'offrait aux spontanés partages
     
    Le souffle près du lit chassait le cauchemar
    le même prétendait apaiser la douleur
    La voix qui l'enrobait, il fallait bien l'en croire
    incomparablement s'y logeait la douceur
     
    Puis, tout a basculé : je te tiens dans mes bras
    et bientôt je t'emmène désigner le monde
    et déjà tu me rends ce que je n'attends pas
    un mystère de vie où la mienne est féconde
     
     
     

    poésie,éducation,chrétienne,même si,Louise Michel,Rosa Luxemburg,dada,fatras

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK 
  • Chaire au porteur

    Chère et périssable chair..
     
    Quel étrange abri fais-tu
    à l'ouvrage universel
    des quotidiennes vertus
    aux vices par trop méconnus
    autour d'un songe solitaire
     
    Singulier foyer de mirages
    et cannibales folies
    comme je t'ai - mal compris !
    aimé toujours davantage
    à te caresser la brûlure
     
    Je promène ta valise
    aux cosmogoniques effets
    dans l'atmosphère qui frise
    au bord de ses longs parapets
    jusqu'au terme du voyage
     
    Tôt viendra le temps de ranger
    près du fleuve ta maison
    puisque, déjà, le compte est bon
    alors, il faudra balayer
    les moutons si le Conte y est
     
     

    Laurence Le Masle

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK