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et toutes ces sortes de choses

  • Mire, hors...!

    Je tombe - chut ! à la renverse...
    Verse, verse
    vers ce jus blanc, las, dans la coulpe
    (avec autant de bras qu'un poulpe)
    un sang plus noir
    que le Nombre logé au fond de ce tiroir

    L'autre jour, vins
    (allez ! mille lieux sous l'éther…)
    avec mon âme en bandoulière
    (pour dire comme j'en suis fier)
    me planter devant le miroir
    Je me songeais Tarzan
    je vis que j'étais Noir !
    basculais à l'inverse
    Verse, verse, verse, Cri
    de la falaise dans un puits

    Mais ce cri n'était pas le mien
    (ce cri strident et féminin !)
    Quand je crie, c'est à l'intérieur
    (je suis né au pays du beurre !)
    et quand je marche sur Falaise
    - à l'aise, à l'aise...
    ce n'est sûrement pas pour filer à l'anglaise
    Oh ! Pas pour choir
    (en suivant tous ces Blancs, braillant dans le couloir)
    mais, des nazis
    voir s'abîmer, dans les marais, l'horreur, l'ignominie

    Miroir... Miroir... Hé ! Qui l'eût cru ?
    Tu ouvres ton terroir aux ombres méconnues
    et le Nombre, Il… ?
    (nombril ? nombril !)
    …déploie sa loi depuis les secrets infantiles
    et va, sa foi particulière en bandoulière
    son destin sans tain sur la terre

    Mon cœur moqueur, reste de glace...
    Dès demain, sous ma main, cette buée, c'est farce !

    Et je mire, hors
    ces affres de reflet
    où je situe mon or
    Hé ! Hé !

     

     

    poésie,glace,miroir,et toutes ces sortes de choses,enfouies,libérées,nazis,allez vous faire foutre,black power,hashtag,de folaï,même pas peur

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#294

     

    voir à : Tarzan, Colonialisme, Droit de la Femme, Cinéphile et coton :p

  • Grave Ilion

    (Tu me fous la gale, Até !)
     
    Ce soir fait le beau
    l'éclatant spectacle
    Je tiens son miracle
    en petits morceaux
     
    Je t'en ferai don
    quand tu seras née
    ma Très Chère Até
    ma condensation
     
    L'heure est au joyau
    des ombres fractales
    - organique bal
    chez l'Ami Pierrot !
     
    J'y livre mon sens
    Mon vers solidaire
    libre et solide, erre
    en m'éparpillant
     
    Mes gravillons fous
    ricochent, s’entêtent
    égaillant leur fête
    sur le fleuve roux
     
    Ainsi répandu
    - et d'une poignée !
    ma Chère Pensée
    m'as-tu reconnu ?
     
     

    poésie,ilios,até,et toutes ces sortes de choses,mythiques,pierrot

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK 
     
  • Taon va la cruche à Io...

    Je suis née - le sais-tu ? de la curiosité
    d'un génie méconnu de la cinématique
    mais n'allons pas nous perdre en trop de dialectique
    je suis vachement belle et sans viscosité !
     
    J'ai défié l'ancien temps qui fut longtemps loué
    au fils inconséquent, à la femme acariâtre...
    et n'allais pas au champ, drivée par quelque pâtre
    mais l'amour que j'avais des regains de nuées
     
    La tête d'un géant bouge encore à mes pieds
    - ses yeux ornent de paon la queue de fanfaron !
    Au cul, un vilain taon, j'ai fait le tour du monde
    avant d'entendre enfin ce mot de Prométhée :
     
    "Vu comm' t'es vach'ment belle, pas besoin de brouter
      tu vas tout recouvrer de ta splendeur pastelle
      en certaine égyptienne et forte citadelle
      pour peu qu'on se rappell' qui t'as défigurée"
     
    Bon, me voilà Isis, dans un temple fermé
    à regretter mon champ, mes compagnies futiles
    avec leur poil plus brun et leurs noms imbéciles
    L'amour vache, ça va, si c'est pour la journée !
     

    poésie,io,mythes,au logis,hoppner

    tiniak ©2013 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire  - tiki# euh... chépu 0_0
    Ah, bah 200-2 quand même !

  • ambulance

    Quel cirque !(le spectacle seul est Gratuit)

     

     

    Un train
    Des files
    Deux pensées
     nues cueillies sur le fil
     de l'intime procès
     par où je sors la jouer fine
     pour l'heur, pour l'odeur et la gloire
     des arts du cirque aux Petites Z'histoires

    Ah, peste ! Piste aux réverbères
    tes coudées franchies ventre à terre
    c'est l’épique Ruée vers Lors
    Et le Cheval de Troie de nos Laissés Pour Morts

    Ah, continuelles enfilades
    d'anonymes fenêtres sades...
    Je chante et ne dérange pas
    Cuisse Lourde ni Ventre Plat
    qui sommeillent profond derrière
    le quotidien abri de vos closes paupières

    Au nouveau venu sur la piste
    (un funambule unijambiste)
    je joins aux applaudissements
    d'irrépressibles aboiements
    - Oh, de fenêtre, qu'une !
      et je cesse sitôt ma hurle sous la lune...
    Il a chu; le saut, c'est fatal!
    Goûterez-vous de ce programme théâtral
    le calme, l'ordre et la beauté ?
    Pour chaque œil, une volupté !
    Au prix de chacune un penny
    dites ! ...'pas chers payés le luxe et l'harmonie

    Mais voici qu'une colombe 'in'
    s'est empêtrée dans la glycine
    Aux piégeuses verroteries
    de ses plantureux abatis
    elle a brûlé ses ailes
    et tous les vassaux après elle
    - elle que le Nombre destine
      à tant de ruineuses combines !
    Sous le chapiteau, Cavalière
    sonne ton thème, fort et clair
    "Une Autre à Mordre la Poussière"
    Dépouille exit côté jardin
    emportée par deux Arlequin
    Bravi ! Brava ! mais pas de bis
    à quoi mesurer la valeur du sacrifice

    (Bon... de fenêtre toujours pas
     celle qui m'ouvrirait tes bras...
     Poursuivons l'Allons Donc
     au spectacle ambulant des Z'histoires Quelconques)

    La pluie orange et dore un peu
    son rang de Cyclopes vitreux
    Sous leurs gouttes de miel
    je vais mon train de chien après la ribambelle

    Plic ! Ploc ! et pafs, allons ! allons !
     réclamer des compromissions
     le débours
     pour solder de tout conte nos amours

    Ah, fraternelles compagnies !
    Désespérais de voir ici
    vos familières trognes
    et vos calembredaines de gigognes

    Oui, l'un dans l'autre, les Mots Dits
    m'affranchissent du Tout Est Cri
    Gardons-nous de trop longs palabres
    Arguons de piques pis que sabres
     tranchant
     des navrants bavardages le concupiscent
    Et de l'art, donc
    agrémentons nos soupes maigres z'et croûtons

    Cabrioles grandiloquentes
    nos surprises soliloquées
    croisant le fer sous la charpente
    de nos dogmes désenchantés
    trait pour trait tireront les arcs
    boutant le verbiage hors les murs
    de la carène de nos barques
    où prendre part à l'aventure
    très fantasmallégorrhéique
    de nos improbables vérités artistiques

    Le spectacle seul est Gratuit
     qui aura mangé l'usufruit
     de feu notre peu de fortuit

    Aussi, Madame
    gratifiez-nous plutôt de quelque honnête flamme
    avant de monter à nouveau
    dans le train de vos Grands Chevaux
    dont vous redescendrez, sans Faute
    - songeant au prochain plat de côte ?
    à votre quotidien;
    tandis qu'à leurs Tonneaux de Chiens
    irons nicher, la queue battante
    - au cirque !
    nos prochaines farces latentes
    (eh : Clique...)

    et clic

    'My train of thoughts is leaving'

    tiniak © 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK