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lilouzou

  • Phare (a way to grow)

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    La pensée vagabonde au départ imminent
    Le cœur fait ran tan plan
    L'âme aère sa chambre
    Le corps est en alerte avant que tout s'ébranle
    et son for intérieur hait le monde inconscient

    Le temps du mouvement déchire une enveloppe
    L'absence contenue déploie son jeu de cartes
    La distance à couvrir essuie un peu ses plâtres
    au paillasson des champs que les corbeaux écopent

    La lumière a plié sa nappe aux quatre points
    L'orange prend le sien
    Les villes s'enguirlandent
    La vitesse en absorbe et l'offre et la demande
    Jusqu'à son dernier quart, elle file son train

    Cela dit, j'entre en gare
    mains jointes, les yeux pleins

    Je m'écris : "...phare !"
    Tout me revient

     

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Nocturne filiation

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    Ma lune est moustachue, la tienne glabre
    et projette aux carreaux la danse des bourgeons

    Si je fendais le ciel à coups de sabre
    je n'influerais pas plus sur son inclinaison
    aux degrés immuables...
    Ils te tiennent logée au loin
    plus bas sur l'horizon
    sans peine commuable

    Là, s'invite peut-être à ton regard
    le nez à la fenêtre, une même question

    S'il se pouvait, par quelque heureux hasard
    que, dans cet infini, nous nous rencontrions
    ...pour une heure adorable
    épinglée à la proue d'airain
    d'un nocturne galion
    échoué sur le sable

    Ma fille bien-aimée
    comme nous danserions !

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Fécond "Ite"

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    En ce temps-là, Poucet grimpait encore aux arbres
    la parole de Dieu avait des doigts solaires
    le désir osait peu, ni plainte, ni palabres
    le rêve surgissait de l'air et de la terre
     
    Les jardins regorgeaient d'occasionnels vertiges
    l'Autre Sexe égrenait des parfums déroutants
    l'invisible appliquait à tout vat son prestige
    des voyages naissaient au moindre firmament
     
    Les poches monnayaient l'acier, les yeux de chat
    tandis que s'affirmait le genre, malgré tout
    la déception flirtait avec l'assassinat
    et de troubles visions mettaient le feu aux joues
     
    Les prodiges du four tenaient toujours promesse
    et le pied qui traînait s'essayait au chantage
    L'acuité du regard empêchait la paresse
    la main tendue s'offrait aux spontanés partages
     
    Le souffle près du lit chassait le cauchemar
    le même prétendait apaiser la douleur
    La voix qui l'enrobait, il fallait bien l'en croire
    incomparablement s'y logeait la douceur
     
    Puis, tout a basculé : je te tiens dans mes bras
    et bientôt je t'emmène désigner le monde
    et déjà tu me rends ce que je n'attends pas
    un mystère de vie où la mienne est féconde
     
     
     

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    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK