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tiniak - Page 3

  • Ulema (mmpôfêmol)

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    Une ombre est passée au tableau
    apprendre sa leçon du jour
    tandis que d'autres, dans la cour
    s'emparaient d'un éclat nouveau

    Le maître lui pose question
    (est-ce que je l'ai méconnu
    pour ne l'avoir pas entendu ?)
    sa craie en main, la ride au front

    Elle, de se ronger les sangs
    Lui, patient devant le tableau
    lui tend la craie, sans dire mot
    Elle frémit à cet instant

    "Merde, Maître; j'ai tout foiré !"
    (le cri demeure à l'intérieur)
    Une fois surmontée la peur
    l'ombre formule une pensée :

    Aucune erreur n'est inhumaine...
    Chacune oriente son destin
    au chant des orgues - surhumain !
    où se jouent l'ordre des semaines
    et la qualité du festin

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    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Le premier pas

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    Quoi de neuf sur le pas de porte ?
    L'ancien écrin des lettres mortes s'ouvre, béant !
    C'est vrai que j'en ai plein les dents...
    À un moment, il fallait bien que cela sorte

    Le terrain de jeu, à demeure
    ne suffit plus à mes ardeurs, trop décousues
    C'est vrai que j'en ai plein le cul !
    Besoin d'autres vertus lues au fleuve, à pas d'heure

    Est-ce de toi ?
    Est-ce de moi ?
    Tant m'en content d'autres largesses
    vers des nostalgies sans tristesse...

    D'accord, le feu
    c'est dangereux
    mais, c'est peu coûteux, l'allumette
    (tout compte fait sur nos emplettes)

    Battre pavé, c'est le but à l'instant
    (avec en tête, euh... : 'Gouge Away' ?)
    Âme bien née saura verser le cent
    dû à l'épreuve des aînés

    Allons, donc !
    À London ?
    Non pas !
    Sur le chemin qui s'offre là
    où vibrent encore ces fleurs
    d'un mal couru pour ses odeurs
    et la caresse de son nom

    Je fais alors ce premier pas
    qui ne coûte qu'à l'hésitant
    et me propulse l'existant
    vers des rivages de Mer Morte
    (qu'importe que je rêve ou pas)

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    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    Avec une folle pensée pour Célestine •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

     

  • ...tilt !

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    J’ai compris
    de la vie
    qu’elle n’attend rien que de naître

    Que la mort
    c’est encore
    l’élégance ultime de l’être

    Vibrons donc
    sans façon
    pour un rire, dans un soupir

    Que m’émeuve
    l’heure neuve
    où s’ordonne un mot à écrire

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    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

     

  • pas à pas

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    Je les entends
    longer mon sang
    - que meure l'heure !

    Souples feutrines
    dans le living
    - songes rieurs...

    Maintenant que j'aime
    j'attends qu'ils me viennent
    (en chaussettes mauves)

    L'âme seule et même
    écraser la peine
    (en mon cœur guimauve)

    Leur chanson, pas à pas
    lustre un sol déjà las...
    Est-ce là qu'est ma gloire ?

    Exemptés, rires gras !
    Fi ! "...de vie à trépas..."
    Voilà, toute, l'histoire

    Et je les vois venir, à moi, mes anges tendres
    qui me disent "Papa, c'est quand tu nous fait rire ?"
    "Papa, c'est quoi ce train qui te fait tant frémir ?"
    quand je n'ai jamais su à quel "bon saint" me pendre

    Retour en poLésie... Des pas dans le couloir ?
    Les miens font, en écho, une histoire connue
    avec la rime en "oh!", avec la rime en "uh !"
    à quoi j'arrime, enfin, mon aspect de passoire

    Et fonde l'heure
    comme le beurre
    dans mes poreux viscères

    Quand j'inscris, là
    mes concordats
    sur de frêles barrières

    Qui puis-je ?
    Qui fuis-je ?
    Qui suis-je ?

    Ou pas !
    (zappe "ah")

    Banque
    Franck !

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Faust In (jus de boxe)

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    J'endosse - à nouveau, oui, l'obscur manteau de Faust
    et promène mon nom, sans prénom, sur la berge
    Il fait si bon baigner dans cette étrange sauce
    où l'or vient s'étrangler en nuées mauves, beiges...

    Jogo d'amarelinha, ton chant me tressaute
    et j'entends le pavé pleurer sous le bitume
    Un platane réprouve un printemps qui l'enrhume
    et je viens lui baiser les yeux, l'un après l'autre

    Les oiseaux sur le fil d'un soir qui prend son temps
    espionnent mon carné, jaugent ma solitude
    car j'ai laissé mon Chien ronger ses habitudes
    à l'endroit déserté des flâneries d'antan

    Un diable sur mes pas murmure un mésespoir
    avec la mélodie qui m'a toujours manqué
    celle qui fait un four de ce longuet couloir
    quoique j'éprouve l'heur de battre son pavé

    Je suis tenté de vivre avec ce diable en main
    charriant mon bagage au cou, en bandoulière
    par d'oranges trottoirs aux ombres familières
    et révisant un Cure aux accents baudelairiens

    Bien, marquons un arrêt - pas tant municipal...
    devant ce vieux parvis où Melmoth a pissé
    (tu l'entends, le murmure et son interne ite ?)
    J'y vais de ma miction, le nez cérémonial

    Les chaussures vont bien, merci, je continue
    L'air a fraîchi soudain, à en perdre la rime !
    J'éructe un autre titre - oui, ça gratte la gorge
    et n'obtiens en écho que des soupirs marins

    Je cherche un Lament 'In dans cette pauvre gorge
    où je vais - allons donc ! tenter un bel azur
    dans la nuit qu'il me plaît de nommer aventure
    alors que son enclume est privée d'une forge

    Sur ce thème, j'approche un peu mieux mes enfers
    " - Comment ça va, Bébert ? As-tu quitté ta cloche ?
    " - Pas mal, et toi, Norbert ? Le front toujours si moche ?"
    (bon, on parle entre amis damnés par des rombières)

    J'entends grincer les sangs qui m'ont jeté au monde...
    (et suis sans doute ingrat puisque j'invoquais Faust)
    mais ça rythme ma course, en maudissant les blondes
    lueurs qui m'avaient plu sans se la jouer low-cost

    Ramène-moi, "Peut-Être" ! et à moi, l'Aujourd'hui !
    Ocluse, ma fenêtre obère les doux chants
    que j'entends, là, dehors, se pendre dans la nuit
    aux prochains matinaux balcons de tous ces gens

    De retour, dans mon four, un Velvet Underground
    dit que "Dieu n'est amour qu'avec la porte ouverte"
    (ou "bleue", me dirait Pierre...); et, pour le prochain round
    j'en aurai tant à dire leurs z'amours z'à perte

    En ai croisé tout plein !
    Ils promenaient Leur Chien
    de balcons z'en fenêtres
    et recomptant leur "doit"

    Et pouf ! J'en ai eu marre...
    Plongé dans ma baignoire

    - Ah, c'est pô sympathique...
    Mais c'est pô, l' jeu, Monique ! -

    Je n'ai aucun dais, Faust
    (ni tampon de la poste)
    à peine quelques vers
    à semer au désert

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    Et, dans le #jukebox :

    Michel Simon
    Sarah Perry:
    'Behind the book & Melmoth the Wanderer by C. Maturin'
    Birds On A Wire
    Lisa Hannigan
    the cure
    Wild Beasts
    CharlElie Couture
    Velvet Underground