Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

strabismes - Page 3

  • nouvelle donne

    Je grave d'un nom le revers
    Souvenir à-même la peau
    J'ai nagé jusqu'au fond des mers
    Je n'ai jamais vu Mexico
     
    Le Slumbush a mangé ma main
    Au moment de hurler au loup
    (quand bien même je saigne encore
     alors, autant combler le trou)
     
    Meure le socle des forêts
    Je n'ai pas rangé ce matin
    Pour avoir brisé nos jouets
    L'enfant mort-né des tentations
     
    Ce matin, je mâche un lotus
    La tempête navigue au près
    Par cette couronne d'amour
    Je lie ma fièvre au masculin
     
     

    poésie,nouvelle donne,playlist,musicale idée,manifeste poétique,polétique

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
  • Playlist

    Je grave d'un nom le revers
    et mon papier peint fleurit
    C'est bon de l'avoir compris :
    "Porte le regard haut et clair"
     
    Ben Howard - Keep Your Head Up
     
    Au moment de hurler au loup
    la grâce vient au palpitant
    l'instant contenu en suspens
    les mains dans le ciel, à genoux
     
    Phœnix - North
     Amy Stroup- Quiet Hearts
     
    Je n'ai jamais vu Mexico
    mais j'ai trouvé son wonderland
    C'est seul et nu que j'y promène
    de magmatiques braséros
     
    BRNS - Mexico
     
    Ce matin, je mâche un lotus
    pour combler le vide attirail
    dont je pare l'épouvantail
    d'un trop trop sévère motus
     
    Radiohead - Lotus Flower
     
    L'enfant mort-né des tentations
    garde pour lui son pistolet
    C'est à lui de monter au guet
    dans le grand vent des trahisons
     
    Cat Power - Nude As The News
     
     (il chante)
     
    Le Slumbush a mangé ma main
    J'ai mangé le singe et maman
    Le Slumbush, cassé mon safran
    a mangé le Sage et mon nain
     
    René Aubry - Chanson d'Adrien
     
    La tempête navigue au près
    roulant de persistantes nues
    vers l'abri où je constitue
    celui que tu m'as refusé
     
    The Rolling Stones - Gimme Shelter
     
    Souvenir à-même la peau
    sans rémission et sans appel
    je veux encor chanter nos miels
    sinon - c'est dit ! plus rien de beau
     
    Six Pence None The Richer - Melody Of You
     
    Par cette couronne d'amour
    qui dilue tout mon solide air
    il me gagne comme un cancer
    dont j'interroge l'alentour
     
    Arcade Fire - Crown Of Love
     
    Je n'ai pas rangé ce matin
    Tu ressemblais à Peter Pan
    Dessous, le vieux Crochet empanne
    car à sa table, nul festin
     
    Donovan - Museum
     
    J'ai nagé jusqu'au fond des mers
    Des arbres, j'en ai grimpé tant
    Dire adieu suffit à présent
    pour ne plus coucher en enfer
     
    The Duke spirit - Bottom Of The Sea
     
    Pour avoir brisé nos jouets
    - et le moindre de mes atomes !
    je saurai m'inviter, fantôme
    en ton placide cervelet
     
    The Cure - In Your House
     
    (quand bien même je saigne encore
     de blessures jamais pansées
     dans la foire de mes pensées
     je ne suis pas tout à fait mort
     
     alors, autant combler le trou
     plutôt que lui cracher au front
     Novocaine absolution !
     ta médecine a le sein doux)
     
    The Eels - Novocaine For The Soul
     
    Meure le socle des forêts
    je n'aurai pas assez de bras...!
    Et des choses qui s'offrent, là
    si je n'en suis pas, c'est mon fait ?
     
    Cocteau Twins - But I'm Not
     
    Je lie ma fièvre au masculin
    à d'éloquentes mélodies
    Il y a de l'or et d'autres vies
    sur quoi je veux serrer le poing
     
     

    Laurence Le Masle

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK 
  • immobile pugilat

    Pour ce nouveau reflet de ta belle personne
    voici l'or annoncé dans le ciel qui résonne
     
    Une ombre a dépassé l'heure de se revoir
    où la duplicité s'offre un nouveau boudoir
     
    Glisse une main plus haut, que vibre cette scène
    et sa lutte au cordeau avec les meubles chêne
     
    It lives on a fake, you see, le vilain soir
    dont tu te prémunis derrière un cheveu noir
     
    La vie t'arrache un œil, mets dans l'autre ton âme !
    depuis son vaste seuil en réchappent tes flammes
     
    Avalanche de mots, les pas dans le couloir
    tiennent dans ta photographie, dans son miroir
     
    Tu floutes les parties qui disent qui tu es
    dans les bras reverdis d'un fauteuil fatigué
     
     
     

    Gaëna da Sylva,photographie,sensuelle,nip,seat

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour une photographie de Gaëna da Sylva
     
  • Tant que le sable y est...

    Immuablement si changeante
    que l'est la frange littorale
    aux chromatiques vespérales
    se maquille d'humeurs l'attente
     
    Au bout, tintera le signal
    d'un nouvel égal sentiment
    mais c'est ici, dans le suspens
    que chaque instant m'est un régal
     
    Parvenu à l'intersection
    de la mer et sa métaphore
    au sablier, je boude encore
    l'inévitable solution
     
    En acrobate, j'improvise
    une mâchoire à crémaillère
    pour empêcher que l'hémisphère
    ne s'écoule trop à sa guise
     
    Sur ce rivage, il n'y pas foule
    que des songes panoramiques
    et des lueurs antinomiques...
    De l'autre côté, c'est le moule !
     
     

    crémaillère

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#218  
  • Mon silence affamé

    Silence rassasié de sonore aujourd'hui
    (à dévorer les bruits qu'agitait l'alentour)
    je mets à ta portée de possibles amours
    qui ne verront le jour qu'au plus fort de l'ennui
     
    Au coin, le fauteuil vert livre ses confessions
    arme un semblant de chair à son bras de velours
    en déduit un roman de fluides parcours
    Je vais perdre ma vue à sa résolution
     
    Je travaille au secret d'une simple musique
    les doigts sur le clavier fermé à double tour
    dont j'ai lâché la clé peut-être dans la cour
    avant de m'occuper d’épure et de métrique
     
    À l'étage, un esprit seul en sa chambre noire
    fixe un moment compris entre ici et toujours
    puis, recoiffe à la Klimt une veuve au sein lourd
    et rompue à l'attente infinie des boudoirs
     
    C'est l'heure, le soleil tire son bas profil
    Souverain inutile, emporte les espoirs...
    Ton somme est sur la ville où longe ses trottoirs
    mon silence affamé à nouveau en exil
     
     
     

    Gaëna da Sylva

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    inspiré des Confessions du Fauteuil Vert, de Gaëna da Sylva, photographe.