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manifeste poétique

  • méninges à l'étendoir

    J’en pince
    au fil des mots
    des vers
    comme des linges

    Certains
    pour leur vaste pâleur
    qui borde et déborde le jour
    cet autre, fier
    d’arborer à la printanière
    sa campanule déboutonnée
    ou cette gaze
    qui brode d’intimes trouées en une phrase

    J’en caresse le col
    pour en être à meilleure école

    J’en lisse les bordures
    pour aplanir leurs tessitures

    Et quand le vent, au soir d’été
    fait se mouvoir cette rangée
    je m’y raccorde une bordée
    gorgée de signes
    car il faut bien que le mot fin pointe à la ligne

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • L'accident, tellement !

    Un accident de plus, à l'instant, se fait jour
    (peut-être, une autre fois, nous parlerons d'amour)
    Fi de mes vœux
    piquant des deux
    j'y plonge un regard affamé
    (pis qu'après jeûne ou ramadan !)
    j'en abouche, toute, l'aubaine
    qui m'éloigne autant de la haine
    qu'il est possible d'être heureux
    à s'en battre de la semaine
    (laborieuse, comme toujours...)

    A ce fragment de la journée, l'heure est en pierre
    je me propose d'y graver des familières
    des sauvages
    galipettant mon rachidien dans les herbages
    le cœur empli de pensées nues
    que je vais chevaucher à cru
    les bras en croix
    un vent mollissant chatouillant sous le pavois

    Repoussés jusque l'horizon, tous les gravats
    amoncèlent un rigodon de reliquats
    Ici, au centre, il fait bon vivre et prendre l'air
    pour ce qu'il est : une bulle dans l'atmosphère
    où se tordre à s'époumoner !

    La pierre fendue, quel oracle !
    Tombe, rideau, sur le spectacle...
    Il est temps de prendre la route

    A chaque pas, pour ce qu'elle est : chemin de doute

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Haut et fort ?

    (...point de comm')

    Oh l'effort (haut et fort)
    de produire et d'induire
    et le bon, et le pire
    et d'en être content...

    Un geste, cependant
    fait défaut à l'adage
    et fomente un outrage
    (consubstantiellement)

    Tout ne va pas sans rien
    et rien est impossible
    la vie m'en soit témoin
    (elle a horreur du vide !)

    Rien à foutre ? Mon derche !
    Bien sûr que si, partout !
    (eh ! "mon courroux, coucou !...")
    où que l'étalon perche...

    Apprêtons l'âpre ton
    (et son sourire en coin) :
    ...qui en fait son festin ?
    ...qui en sera chiffon ?

    Gageure n'est pas sûre
    d'aggréger les hourris
    (de ces caramels durs...)
    de retour au logis

    Empoigner au collet
    la pensée (qui s'en dore)
    c'est ce cogner Pandorre
    Sisyphe et son rocher !!

     

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Ce que silence put

    Taire, nourrisse hier
    à l'histoire moins douce que le souvenir
    mieux vaut peut-être, alors, savoir ne rien en dire
    et laisser le passé mouronner dans son suaire
     
    Un silence apaisé ne masquera pourtant
    ni l'écho de son chant
    ni l'odeur
    où se mêlent effluves de sueur
    et les parfums ancrés depuis le premier âge
    avec ceux amassés de carnage en carnage
     
    (la paume de la main qu'il a fait bon baiser
     le cheveu qu'un marin avait gainé de sel
     la chaleur du tétin qu'a libéré l'aisselle
     et le prochain festin qu'inspira le dernier)
     
    Bientôt - et sans discours ! je vais me perdre encore
    en allant explorer mon dédale à rebours
    sans même avoir levé un gramme de mon corps
    vers le ciel impotent et ses flasques pourtours
     
    Proustienne madeleine à l'heur ébroïcien
    quel était le jardin qu'il nous fallait quitter
    quand tu livrais bataille avec ton seul bouquet
    contre le bégonias qu'enviait le voisin ?
     
    Non, Rose... ton bouton ne me grisait pas tant
    que celui dégrafé par mes doigts ingénus
    qui libérait soudain le fébrile tourment
    que devoir accepter l'implicite refus
     
    Voilà, je suis perdu; trop de senteurs m'assaillent
    et, ne formant bientôt plus qu'une même essence
    Prégnance ! Prégnance !
    Remontée des entrailles !
    Il m'en sort de partout de ce jus d'évidences
     
    J'en imbiberais bien le creux de ce mouchoir
    mais, si j'y fais un nœud sur quelque vague espoir
    tout va me revenir
    en pire empire !
    charriant tous ses relents dans le moindre soupir
     
    (une coulée de fonte embaumait l'orient sale
     et gerbait sous les nues un feu rose et violet
     plus tard, la marée monta, septentrionale
     en broyant son varech au tamis des rochers)
     
    Taire ?
    La belle affaire !
    Il pue trop, ce silence...
    plein qu'il est des odeurs de la réminiscence
     
     

    Laurence Le Masle

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#224 
  • nouvelle donne

    Je grave d'un nom le revers
    Souvenir à-même la peau
    J'ai nagé jusqu'au fond des mers
    Je n'ai jamais vu Mexico
     
    Le Slumbush a mangé ma main
    Au moment de hurler au loup
    (quand bien même je saigne encore
     alors, autant combler le trou)
     
    Meure le socle des forêts
    Je n'ai pas rangé ce matin
    Pour avoir brisé nos jouets
    L'enfant mort-né des tentations
     
    Ce matin, je mâche un lotus
    La tempête navigue au près
    Par cette couronne d'amour
    Je lie ma fièvre au masculin
     
     

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    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK