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  • À fleur, le temps

    Le temps, c'est du vent, mais la pierre ?...

    J'étais là, pour ma promenade
    - un jeu pas loin de la parade;
    au front logé quelque mystère
    accaparé par l'atmosphère

    J'observais dans mon entourage
    les bâtiments plus ou moins vieux
    au mitoiement pas très heureux
    mais dont je tirais avantage

    Et puis, j'ai regardé mes pieds
    À l'endroit où je m'arrêtai
    je découvris cette insolence :
    la nature et sa résistance !

    D'entre les pavés jaillissait
    une banale touffe d'herbe
    (pas de quoi en faire une gerbe,
     mais assez pour m'interpeler)

    Pour ajouter à ma surprise
    le hasard jeta sur le sol
    quelques vestiges de corolle
    soufflés par l'automnale bise

    Je révisais mon jugement :
    le temps ne donne pas mesure
    par nos œuvres d'investiture
    mais son naturel évident

    Je finis donc ma promenade
    sans jamais plus lever le nez
    mais à surveiller qu'à mes pieds
    ne se trouvât quelque boutade

    Depuis, je ne vois dans la pierre
    qu'une cynique et vaine injure
    à ce que peut faire nature
    sans prétendre à quelque carrière

    Demeure le temps, son passage
    Y cherche quel est mon courage.

    pour un Défi Du Samedi

    À fleur, le temps

     

  • Le temps, c'est du passé !

    Du temps a passé là, dessous, coulant son fleuve
    livrant la berge à son épreuve
    prenant tous les ponts à témoin
    narguant les routes, les chemins
    rampant sur les grands boulevards
    et ne s'avisant pas de nous ni du hasard

    Puis son fleuve se fit marée - marée montante
    partie à l'assaut des charpentes
    elle a grimpé tous les étages
    navré les cages d'escalier
    noyé conciergeries, paliers
    vague sur vague déferlante, adieu ménages !

    Moi ? Je coupais du saucisson, pour le plaisir
    Tu n'avais pas voulu sortir
    vaquais quelque part alentour
    fredonnais ton refrain du jour
    L'heure n'avait pas d'importance
    viendrait bientôt, à la maison, une danse...

    Et puis je t'entendis crier "vade retro"
    la voix rougie au braséro
    que je pris comme une Première
    Tout bascula dans l'atmosphère
    quand je me levai - aller voir...
    ta prestance de torrero, dans le couloir

    Tu pointais du doigt la marée, qui prit la fuite !
    "N'entrent là que ceux que j'invite !"
    disais-tu, le regard furieux
    les pieds nus devant l'impétueux
    flot refluant sur la moquette
    Chronos avait capitulé ! A nous la fête !

    Le temps, vraiment, n'existe pas ! C'est un idée
    qui mérite d'être ignorée.


    tiniak © 2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    inspiré d'une photographie de la talentueuse Castor Dubord
    © Castor Dubord
    -clik to enlarge pix-

  • jalouse ire

    Tes pensées changent à nouveau
    avec le jour, ton sang, ta peau

    Il y a pourtant du vin, de l'or
    dans ce qu'obstinément ignore
    le peu de confiance en ton sort

    Cependant, chante et chante encore
    levant avec les Argonautes
    ce vers; qu'on la joue ! qu'on la saute !
    car l'amer est vaste et profond

    Quand verras-tu quel est ce monde ?
    Quand pourras-tu goûter en paix
    les trésors qu'on y peut trouver
    loin des rivages de l'ennui
    où l'amour embrasse la nuit ?

    Les hommes n'y sont si petits
    leurs coeurs si pauvres d'appétit
    leur vérité si maléable
    ni leur âme si condamnable
    que nature ne l'a voulue
    liée aux femelles vertus

    Ah, laisse-moi dormir enfin
    pourtant que j'aime dans ma main
    sentir la chaleur de ton sein
    peut-être seul mais sans déboire
    capable d'écrire une histoire
    sans que n'en gâche le festin
    l'hypothèque de nos destins

    Triste défiance, Jalousie
    crève par où tu n'entends pas
    que le pur amoureux état
    transcende le cours de la vie
    comme nature l'a voulu
    et qui nous reste dévolu

    Puisque demain nous appartient
    qu'hier nous reste en héritage
    aujourd'hui est notre avantage
    sur la fourmi, l'ours et le chien
    Sachons sublimer nos carnages

    Que le trajet de nos enfants
    vers leur obligation d'école
    les mènent sur la farandole
    des vrais amoureux du vivant

    Que ce qui te vient de mon coeur
    ne t'inspire rage ni peur
    mais te révèle ta beauté

    Si tu ne veux pas l'écouter
    à quoi tient notre humanité ?

    tiniak © 2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
     

    Qui ? Moi ? Jalouse ?

  • box-in girlie

    Le croirez-vous ?
    Suis tombé fou
    pour une forte fille en boîte !

    En boîte,
    elle m'aura mis pour longtemps
    à m'égarer le sentiment

    Et coite
    ma verve y cherche son allant

    M'épatent
    ses orchestrations improbables
    M'éclate
    son oeil en quête d'impalpable

    Ici,
    j'observe comme elle cartonne

    Sa vie ?
    C'est l'absurde qui s'abandonne !

    En vrai ?
    Je ne sais pas quel est son monde

    N'étaient
    ses autoportraits, sans faconde

    Bercerions-nous d'un même sens
    le monde et ses inadvertances ?

    Où se rejoignent nos dé-lire
    quand rien ne lie nos avenirs ?

    Ici, je rêve
    qu'une signature s'élève

    Ah, prendre au mot cette vision :
    son cache-cache de carton !

    Comme l'enfant croit en ses mains
    échapper à la vue de siens

    Tout ne m'est rien
    que la franchise
    de l'instinct de Louise Markise

    Au risque de l'instantané
    je mesure sa vérité

    Aussi, je pars
    quand mon esprit emboîte son regard

    tiniak © 2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    Inspiré d'une photographie de Louise Markise, que voici...
    Louise Markise

    Bon, la prochaine, c'est promis ! Je la voue à ma nièce chérie...

     

  • voyelles d'un jour sans toi

    Où sont tes yeux, mon cher amour ?
    Quelle est ta voix, dans cette messe ?
    Vers quoi t'as portée l'allégresse ?
    Comment as-tu fini ce jour ?

    Il fait trop nuit, la ville est morte
    Je n'y entends que des soupirs
    Sans toi, je ne sais pas dormir
    Le Chien voudrait que je le sorte

    Au lieu de quoi, je tue le temps
    Je m'invente un nouveau décompte
    Aborde un Centaure et le dompte
    Apprivoise mon sentiment

    Un nuage a couvert le ciel
    S'étend-il jusque sur ta rive ?
    Il ne se peut qu'il nous décrive
    En nos yeux coule un autre miel

    Es-tu bien, là où je t'espère ?
    Quelle histoire as-tu accomplie ?
    L'aube n'est pas encore ici
    L'ennui se pare de mystères

    Vois, comme est  triste l'alphabet :
    épuisées toutes ses voyelles
    je finis là ma ritournelle
    et n'embrasse que ton idée

    Youhou !
    tiniak © 2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK