Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Qu'on sonne à la porte

    A point nommé
    fil, ma pensée
    subtilise
    et d'un mot l'autre
    aussi la vôtre
    électrise

    Elans, détours
    hauts libres cours
    épiloguent
    coquelicots
    ceignant à flot
    la pirogue

    Insigne extase
    des périphrases
    hyperbolent
    tirée des songes
    à bout de longe
    la corolle

    Oubli ! Oubli !
    ton vent s'écrit
    « j'aime encore »
    aux coins de table
    des nuits de sable
    noir et or

    Unique vers
    à l'univers
    méthodique
    frotte ta corde
    au Grand Désordre
    mélodique

    qu’on sonne à la porte, hélas
    mon grave et gris sourire grimace

     

    tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    impromptu littéraire -  tk#63

    1think.jpg

    une occasion de souhaiter à tous les participants du site d'écriture ludique LES IMPROMPTUS LITTERAIRES la meilleure et la plus durable énergie qui soit, très chères Scribouilles, au seuil de cette nouvelle année de LIBRES COURS !! 

     

  • ultime pirouette

    Toc, toc
     C'est qui ?
    La Mort
     Encore ?!

    Oui, mais cette fois-ci,
    je viens remporter la partie

    (à part lui) Que tu crois…
    Que je dis !

    Toc ! Toc ! …alors !?
     C'est bon, j'arrive
     (soupir) Je n'ai déjà plus de salive

    Qu'importe ! où nous allons,
    il n'est nul besoin de chanson

    Toc…
     Oui
    Ah, c'est heureux…
    …enfin… quand même !
     Vous ai-je dit que je vous aime ?

    Si je vous baise les yeux,
    m'aimerez-vous un peu ?

    Ah, ça ! qui parle ?
    Le Prince Charles ?
    Toi, mon cher Jules ?

    - Elle s'avance, je recule -

    Allons ! allons, mon bon,
    ne faites pas tant de façons

    Mais oui, mais non, ma chère…
    A propos, qu'allons-nous en faire ?

    De… ?
     …ma chair, pardi !
    Nous la laisserons là, sans vie
     J'entends bien, mais après

    Il n'est pas de "mais" ni "d'après",
    pas plus que de "si", de "peut-être",
    ni aucun tralala
     Et je dois gober ça ?

    C'est le lot commun; c'est l'usage
     Ne m'en dites pas davantage
     Je suis prêt, j'ai fait mon bagage

    Vous voyagez léger
     Ça vous ennuie ?
    Non, c'est assez
     Et pour mon épitaphe ?
    Apposez là votre paraphe
     Oui, mais dites, qu'en pensez-vous ?
    C'était couru, venant de vous
    …c'est plutôt bien tourné :

    « C'est sympa d'être passé »

    tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

     

    le_yoga_et_la_mort.jpg
  • amok

    AMOK_logo.gif

    amor ! amor ! amor !
    amok !!
    que tout le brasier du décor
    disloque
    les raisons d'être raisonnables
    que l'amour pur et véritable
    ignore
    pour s'élèver monumentale
    caresse des sentimentales
    ivresses

    amor ! amor ! amok !!
    embrasement d'âme et de corps
    que la folie du monde moque
    tu vis l'amour à mort
    et ta passion nue soliloque

    tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • récif stances

    recif.jpg

    "Récif rétif", quelques récif-stances à suivre sur
    Le Bel Aujourd'hui en PoLésie

    tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • planté là

    Le ciel déplace son front gris
      en biais, de gauche à droite
    L'ouverture du toit
    lui fait comme une boîte
      bordée d'un rang de candélabres
      pointant leurs cimes glabres
      aux branches amaigries

    Bientôt un noir corbeau se charge
    d'ajouter au tableau
      ouvrant les ailes larges
      de son vaste manteau
    le contraste qui fait défaut
    et signe l'harmonie
    de l'instant qui s'ensuit
      où je suis tout entier compris

    Alors mon rêve orange
    s'immisce en tout, dérange
    s'empare du ciel et le mange

    Un vent s'en revenant de l'ouest
      en précipite l'or
    où s'arriment encore
    des nuées vespérales
    qui frottent leurs mains sales
      à l'arête des monts

    (je fais bien des façons pour changer le décor,
      hein ?)

    L'arbre respire encore
    - c'est toujours ça de pris
      sur l'hiver et sa nuit
      précoce;
    dans la rue, des passants véloces
    se pressent la Noël
    - et ça fait bien du bruit, ma belle

    Ma belle aux yeux lointains
    m'appelle

    " Je vieeeens ! "

    Alors ?
    Hé hé,
    je plante le décor.

    tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesKraven1.jpg