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vieillesse

  • terne air

    poésie,trois Parques,enfance,vieillesse,temps

     

     

    Je t'ai vue - la première foi, légère
    et le pied enfantin
    tu me donnais la main
    du rire entre les doigts

    Il m'a paru si clair que c'était toi
    quand je t'ai vue à la seconde
    dans le suspens du monde
    tu m'accordais ta main

    L'ombre est plus douce à regarder, ce soir
    C'est l'automne et l'On sème
    Des Barques, la troisième
    avance et viens pour moi

    Je t'acquitte, ma chair, à cet endroit.

     

    tiniak © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • La découverte

     

    Kikou, les djeuns !

    Veinées de sekoya
    les mains
    reposent
    sur l'amas, begonia
    glaïeul
    et rose
    tonsures du jardin
    où l'automne sang vient
    mettre le feu aux poudres

    Elle, veut en découdre
    avec le grain à moudre
    contre le frais matin
    contre les pieux chagrins
    ce bon gros pain au four
    comme fait exprès pour
    reprocher au soleil
    de déserter sa veille
    sur les chemins qui vont
    et viennent au salon
    de ce petit vallon
    où la maison résiste
    à la fin de la piste
    que n'empreinte personne
    quand l'été déboulonne
    sa toile d'encres bleues
    que fatiguent les yeux
    à se méfier des pierres
    et depuis que sont morts
    les hommes venus vers
    ou venus de son corps

    L'aïeule a pris le pli
    du rideau pour partie
    s'en recouvre le nez
    tente de regarder
    en bas, la vie qui passe
    bruisse, nauséabonde
    et fait sa dégueulasse
    frontière fière et loin
    de la petite impasse
    au bout du monde
    au coin

    Mais où est le jardin ?
    Où sont les monts certains ?
    Et son Pierre qui tarde !

    Que ça lui monte au nez,
    moutarde !
    Et, non ! Elle a dit non !
    Elle ne retiendrait plus jamais de leçon

    Veinées de sekoya
    les mains
    reposent
    sur l'amas, begonia
    glaïeul
    et rose
    au tablier inerte
    criant d'anonymat

    Nécrose et ventre plat
    que dit la découverte ?
    Ah...

     

     

    tiniak - carnÂges © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • ode allant, s'être

    OLDHANDS.JPG

    au sein les bras noués abritent des racines
    dont pourrait bien jaillir à nouveau tout le monde
    un savant élixir, force de vie féconde
    anime sous la peau un regain de résine

    la saison l'a compris et qu'il pleuve et qu'il vente
    et qu'un été surgisse au plus fort de l'orage
    la neige au vif argent déserte ce visage
    en deçà du regard un front armé patiente

    la rocaille se tait depuis des millénaires
    sa voix lui a ravi ce fonds de roulements
    qui ne se connaît plus qu'au bord des océans
    sous le flot des torrents, la rive des rivières

    un drôle d'oiseau jappe après ceux qui pépient
    attrape au vol un trouble de nuée
    étire doucement la couverture à lui
    l'ancêtre qui le voit, le laisse haler...

    ils se sont bien connus tous deux, en adversaires
    n'attendant que l'issue d'une joute évidente
    qui bravant les sommets, qui au bas de la pente
    respectueusement se sont regardé faire

    et c'est les bras croisés, menton sur la poitrine
    dans son fauteuil en bois usé aux accoudoirs
    que l'ancêtre a manqué de la cloche du soir
    le tintement léger montant de la cuisine.

     

    tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK