17.06.2009
ode allant, s'être
au sein les bras noués abritent des racines
dont pourrait bien jaillir à nouveau tout le monde
un savant élixir, force de vie féconde
anime sous la peau un regain de résine
la saison l'a compris et qu'il pleuve et qu'il vente
et qu'un été surgisse au plus fort de l'orage
la neige au vif argent déserte ce visage
en deçà du regard un front armé patiente
la rocaille se tait depuis des millénaires
sa voix lui a ravi ce fonds de roulements
qui ne se connaît plus qu'au bord des océans
sous le flot des torrents, la rive des rivières
un drôle d'oiseau jappe après ceux qui pépient
attrape au vol un trouble de nuée
étire doucement la couverture à lui
l'ancêtre qui le voit, le laisse haler...
ils se sont bien connus tous deux, en adversaires
n'attendant que l'issue d'une joute évidente
qui bravant les sommets, qui au bas de la pente
respectueusement se sont regardé faire
et c'est les bras croisés, menton sur la poitrine
dans son fauteuil en bois usé aux accoudoirs
que l'ancêtre a manqué de la cloche du soir
le tintement léger montant de la cuisine.
tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
10:15 Publié dans effet : mes rides | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie, amours filiales, vieillesse











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Commentaires
quand y a rien à dire c'est pas mal de se taire, hm?
alors je relis et je dis rien... ;o)
Ecrit par : jouvencelle | 17.06.2009
Répondre à ce commentairese taire dans un silence des mots vieillissants
Ecrit par : Plume Dame | 17.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrire un commentaire