15.12.2009
lilipolésie
15:54 Publié dans x-priz | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie, fierté toute paternelle
05.11.2009
jolimo
Les jolis mots
ces perles d'eau
douce au creux de la main
calment la fièvre
scellant mes lèvres
à ton prochain festin
Oh, Lisa j'ai
un rêve entier
sur le bout de la langue
où tes mirages
sont des rivages
qui me brisent la gangue
tous ces trésors
de rouge et d'or
toutes les peaux diaphanes
je les arrime
à cette rime
avant que ne se fânent
tes pas dans les jardins de Diane
tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
illustration : Lisa G., Les jolis mots - 2009.
00:18 Publié dans amours filiales, x-priz | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : poésie, peinture, lisa g., muse
10.10.2009
newt (lumière du matin)
besoin d'une pause café ?
j'en ai pas, elle ouais.
16:10 Publié dans x-priz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : graphisme, blogosphère, pause café, newt, cherbourg, international
08.09.2009
...quoi d'autre dans le chili tunisien ?
murs austères et songeurs, à l'enfilade
réfléchissant la chaleur par les calades
où le pavé poussiéreux mollit un peu
mais ce n'est qu'un lumineux trouble des yeux
c'est l'heure où fille et mère d'oranges
passent au rouge dans l'ombre étrange
qui se gardait sous l'arcade fraîche
de seulement leur frôler la mèche
père et frères sont au souc à leur étal
pratiquant un franc marché sentimental
enrobé de thé bouillant le doux halwa
retient le parfum des doigts de Fatima
souffle vers la rive tunisienne
un chili a rosi les persiennes
et dans la cité de Jaouhara
s'est invité le vieux Sahara.
tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK -#525
inspiré par un tableau de Nasreddine El Assaly, peintre.
03:49 Publié dans amours filiales, x-priz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, peinture, correspondances poétiques, chili, tunisien, méditerranée
15.03.2009
Gaëna da Sylva, photographe (le site)
par ce que voient
les yeux de Gaëna
une autre voix s'élève
au fond du bois
vapeur dans les frimas
comme au mi-temps du rêve :
- tiniak -
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©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
19:32 Publié dans darKroOm, x-priz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photographie, gaëna da sylva, le site de, photographe, darkroom
01.12.2008
umbrellas
Pour cette 360ème note, je m'offre un interview, tiens. hop!
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DUKOU ZUMIN &ditions Twalesk : tiniak, cela fait maintenant bientôt deux ans que vous vous produisez sur cet espace numérique 'pavupapri', pouvez-vous nous en rappeler sommairement l'intérêt selon vous ?
tiniak : sommairement ?... la rencontre amoureuse.
DUKOU ZUMIN &ditions Twalesk : 'pavupapri' est pourtant très éloigné des sites de rencontres tels qu'on se les figure, et tels qu'ils prospèrent sur la "toile"...
tiniak : alors, je précise : ... la rencontre amoureuse dans un espace virtuel. je ne cherche pas à rencontrer physiquement les internautes vers qui je vais ou qui parviennent jusqu'à moi. même si nombre de mes écrits ont pour objet la chair, le plaisir de la chair et comment on s'en sert pour continuer de vivre, je ne suis intéressé que par l'esprit qui anime ce qui se passe, surtout sur la toile... même si, bien des fois, je fais appel au charnel, au contenant de chair, de désir et de sang qui porte cet esprit - cet esprit inconnu tant que je ne l'ai pas vu.
DZ&T : une rencontre virtuelle donc, mais dans ce cas, expliquez-nous comment s'opère cette rencontre et à quoi elle tient.
tiniak : un des partis pris sur 'pavupapri' consiste à allier le texte et l'image dans une correspondance subjective : ma lecture de l'image. cela résulte d'un processus que je laisse à d'autres le soin de rattacher à ceci, à cela, et aux etc. moi, je parle de provocation. une image me provoque, elle appelle un commentaire de ma part. parfois, ce commentaire est intérieur (et je le garde pour moi), le plus souvent, j'éprouve le besoin de livrer ce commentaire au vu et au su de qui veut s'en saisir... à commencer par celle ou celui qui a créé l'image. de ce fait, mon interprétation de l'image initiale lui offre une publicité nouvelle.
DZ&T : 'pavupapri' serait donc une sorte de lieu prescripteur de productions artistiques ?
tiniak : si vous voulez... donc, non! ce n'est pas là qu'est mon intention première ni même finale. si on va par là, je m'inscris davantage dans une démocratisation de l'art, tel que l'ont rêvée les précurseurs du pop-art. c'est-à-dire qu'il n'y a chez moi aucune querelle de l'ancien et du moderne. en revanche, je réfute obstinément tout élitisme comme tout académisme et tous les mots en -isme que l'on rattache aux actes créatifs ou à leurs créateurs. pour moi, voyez-vous, Impression, soleil levant restera un tableau magnifique et n'aura pas d'autre mouvement que celui de l'âme.
DZ&T : vous conviendrez donc vouloir et pouvoir affirmer vos prétentions artistiques au moyen de 'pavupapri'. vos écrits ont des prétentions littéraires que n'ont pas d'autres sites de rencontre... (rires partagés)
tiniak : bien sûr! mon support de prédilection ici, c'est l'écriture. mais je suis aussi musicien. et parfois, les images m'inspirent des ambiances musicales ou des chansons. mais, pour en revenir au caractère "prescripteur" de cet espace, je le définirais plutôt comme un prolongement d'impressions - enfin, surtout pour ce qui à trait à la correspondance texte/image. en prolongement, oui. à ma façon je prolonge la proposition imagée. j'emploie les mots, mon plaisir des mots. d'autres personnes l'exprimeraient sans doute autrement et pas nécessairement avec des mots... imaginez un peu, si tout le monde faisait pareil, disons, dans un musée. chaque oeuvre donnerait lieu à un joyeux foutoir, non ?
eh bien, toute personne passant par ici, voyant une image, s'arrêtant dessus, lisant le texte qui y est associé, participe selon moi d'un prolongement fécond. la pérennité de l'art sera toujours assurée par celles et ceux qui y trouvent une nécessité. de quelque endroit de l'acte artistique qu'ils se placent, se sont ces personnes qui prolongent l'art. j'en suis.
DZ&T : et vous vous placez donc des deux côtés ?
tiniak : oui... oui, bon, puisqu'on s'est compris, on peut se dire "tu" maintenant ?
DZ&T : d'accord, allez. cette rencontre amoureuse que propose 'pavupapri', c'est celle des amateurs d'art, alors ?
tiniak : mouif, je dirais : des amoureux de la vie. vie dans laquelle, l'art prend une bonne part, oui. mais le cochon aussi!
DZ&T : oui alors, ça, c'est la facette la plus "porteuse" de ton espace, les écrits décomplexés déclinés en rubriques au ton et au propos libertins. cela faisait partie d'une stratégie de communication que d'ouvrir lespace par ce champ pour le recentrer par la suite sur quelque chose de plus artistique ?
tiniak: ah, ben on s'est pas si bien compris alors... (silence espiègle). il n'y a pas de hiérarchie possible selon moi, entre les nouvelles flesh, les poLèmes à Catt' ou ceux motivés par les Impromptus, par exemple. il y a entre eux, certes des niveaux de langage différents, un travail différent de la langue, des astuces ou des licences poétiques plus ou moins savoureuses, mais aucun n'écrase l'autre. j'ai de la chance, chez vous (DUKOU ZUMIN &ditions), vous prenez tout ce que je produis ou presque ; en tout cas quasiment tout ce que je vous donne. j'en profite! mais un jour viendra ou vous ferez le tri... selon vos critères et éventuellement, une façon de hiérarchiser tel ou tel aspect de mon écriture. et puis, sachez que depuis que je me suis rapproché de personnes également mûes par le plaisir d'écrire [Les Impromptus Littéraires - ndlr], la fréquentation de cet espace s'en est trouvée davantage accrue, comparativement à ses débuts très... charnels, disons. et je trouve de l'intérêt aux deux "profils" de personnes qui débarquent sur 'pavupapri' : les rouges sang et les encres noires...
pour ma part, ce n'est qu'affaire de spontanéité, donc de temps. c'est ma façon d'être riche : user du temps pour cela.
DZ&T : tu te vois comme un dilettante ou comme un bosseur acharné ?
tiniak: je bosse vachement dur ma dilettance, oui (rires partagés). bon et d'ailleurs 'faut que j'y retourne. juste avant, je voulais te montrer ceci.
[tiniak allume sa bécane et me montre un article posté sur un site "ami" (Bleu de Cobalt). l'article présente les installations dites "umbrellas" du goupe d'artistes les Christo. tiniak me fait voir le commentaire qu'il a laissé aux auteurs du post : ce sont des rimes. tiniak les réduit en un quatrain et me propose de conclure l'article en ces termes. ce que je fais...]
Irruption, cet atout de l'Art
pour irriter la peau du monde
oblige le temps, écoute et regard
à une attention féconde
tiniak (norbert tiniak)
entretien du 28/11/2008 accordé à DF pour DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
13:58 Publié dans Blog, x-priz | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : art, bleu de cobalt, myriam et philippe, impromptus, les cristo, umbrellas
06.11.2008
i-LittBAND

- Lily (mon Petit Ailleurs)
- Joe KRAPOV (il bouge du Chapeau Rond)
- Gino GORDON (Mister del Oued ?)
- Tisseuse (de liens)
- Joye (Iowa Girl ; c là ouate)
- L'Arpenteur d'étoiles (au scriptorium)
- sebarjo (écritures folles)
- Poupoune (Des mots)
- Toncrate (-papiers)
- Polly (Moceaux d'enVie)
- Azalaïs (Marge ou Grève)
- Cédille (elle chuchote - chhht...)
- Myriam (bleu de cobalt)
- Oncle Dan (ici ou là)
- Agaagla (amazone ?)
- Pandora (ses poèmes)
- zoz (-)
- pierre d'écriture (le journal)

ma sélection périodique d'auteur(e)s portant de régulières et méritoires contributions aux Impromptus Littéraires.
(NB : les pseudos sont liés à leurs scribouilles impromptues et les parenthèses à leurs blogs)
12:33 Publié dans imPrOmpTus, x-priz | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : culture, impromptus littéraires, littérature, écrire, lire, plaisir
28.09.2008
Petit Ailleurs

Mon Petit Ailleurs
en veut sept d'un coup
sept liens de bloggeurs,
en tout et pour tout
pour toi, ma Lily
l'Ode est bien aisée
sur pavupapri
j'ai sélectionné
quelques familiers
qui, je l'espère
te donneront quelques surprises
C'est toujours à Volubilis, Ipomée ivre, que revient l'honneur insigne d'ouvrir le bal. Je lui dois de m'être lancé dans l'aventure, sur la toile. Son parler cru, son parler vrai a débrouillé de mes scribouilles ce qui leur donne, Petit Ailleurs, des profondeurs qui riment en *ouilles, sans fatuité, mais sans fadeur. Pas facile d'avoir l'élégance de parler cul, sans déviance.
May Nat et ses oeuvres nocturnes ('fin, c'est ce qu'elle dit, hein) viennent en second. [Baaaawoui, chérie, pardon]. May Nat est mon doublon féminin, on vit ensemble, à quatre mains. Pour le plaisir de délirer : dé-lire le monde, le chambouler. Je te recommande de l'aspirine, Petit Ailleurs, avant/après, c'est vous qui voyez chère, 'oyez ? nnnnnnnnd'accord.
Natyot est ma soeur de lettres. Elle donne aussi dans des écrits décomplexés qui viennent d'être publiés. La violence de l'intime, chez elle, se fait sourde puissance ou pire, une paix qui hurle à briser tous les murs - a fortiori ceux de l'hypocrisie!. Petit Ailleurs, je te préviens, sur Erotik Mental Food, de candeur point! une porte claque : slam!
Pour le riche univers de sa Chambre Noire, je tire ma révérence à ma Dame des Bois de Gahenne, Gaëna! dont les travaux photographiques inspirent nombre de mes poLèmes et m'obligent à des jeux de contrastes que je n'aurais imaginés sans elle. Pour tes beaux yeux, Petit Ailleurs...
Mon coup de coeur graphique va sans conteste aux Colors of Poulili. Les petites bébètes qui la travaillent ont fini par rejoindre un projet que je tenais sous le coude et qui doit bientôt voir jour : un album pour jeunes lecteurs... je ne vous dis que ça! Vas-y voir, Petit Ailleurs, chez Poulili, ça fourmille dans tous les coins.
Pour ce qui est de découvrir d'autres surfeuses, Petit Ailleurs, ma compagne May Nat te recommande le site HELLOCOTON.
Enfin, puisqu'en France, tout finit par des chansons, je te dirige vers l'espace musicologique de Storia Giovanna. Elle a des oreilles grandes comme ça! Dans sa Rocktaverne, tu trouveras toujours de quoi t'en mettre plein les feuilles, Petit Ailleurs.
En revanche, le lien que tu prolonges tombe dans une impasse sur pavupapri. Je n'inciterai donc pas les blogs sités à poursuivre l'opération 'tag'. Vois-tu, les tags, j'en fais du hâchi - rejoignant en cela ma récré favorite, chez LA pourfendeuse de tags, la talentueuse calembourmédienne que j'affectionne : Fanny BERREBI. Comme ça, tu as droit à un supplément d'âme, Petit Ailleurs. Je te salue, jolie plume libre.
20:48 Publié dans x-priz | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : culture, web, spread my world, pour lily
17.08.2008
choucroute garnie
Site d'incitation à la scribouille, Les Impromptus Littéraires avaient tout récemment proposé pour thème d'écriture "Je pédale dans la choucroute" (mot clé : la voisine). Je n'ai pas résisté à l'envie de soumettre ma contribution à ce réseau d'auteurs et de lecteurs qui m'ont paru bien sympathiques...
Merci à Sandrine (qui se reconnaîtra).
CHOUCROUTE GARNIE - impromptu littéraire de tiniak.
" Cest ça, casse-toi! pauv' pédale, va! " Elle beuglait encore, la voisine, que je filais déjà sur la place du marché, courbé sur le vélo opportunément "emprunté" à son couillon de gamin. S'il le reverrait jamais, ça! rien n'était moins sûr à l'instant. Son vélo, j'en avais trop besoin. Toute la bande serait réunie sur la berge, ce soir, dans notre coin à nous, où c'est qu'on fait les fous pour épater la galerie en se lançant des défis. Deux mois qu'on n'avait pas retrouvé une telle occasion d'être à nouveau tous ensemble, les gars, les filles et la douceur inespérée d'une soirée qu'un bref orage avait fini par rafraîchir. Deux mois! Et justement ce jour-là, ma daronne qui me chope avec mes magazines dans le garage. La poisse, quoi! Et la honte de devoir écoper d'une ferme interdiction de mettre le nez dehors avant le lendemain. A dix-neuf ans, merde!
Je t'en fous, oui!
Je pédale comme un dératé vers le fleuve.Les genoux sous le menton, le pouce ripant sur la sonnette, j'arrive en fanfare parmi les potos qui brandissent des bouteilles de blanc au-dessus d'un feu rougeoyant. Mon dérapage jette des gravillons sur les filles et Jérôme qui font la tambouille dans un coin déjà bien aménagé. Je leur arrache des "iih" et des "ooh" de protestation amusée. Oublié, mon retard! Eludées les questions, je suis dedans, à fond.
Charline a mené sa guitare, Julien sa clarinette, Richard va percuter des cuillers à soupe et je ne sors jamais sans mon harmonica. L'orchestre est au complet : fiesta! Les cuistots cuistaudent, les minettes minaudent, et d'une voix chaude ou erraillée, je leur balance la purée. Tout y passe. Tous les airs qu'on aime, les doux, les vivaces, les drôles, les dégueulasses et les "morceaux choisis" de nos été passés dont les échos sur le fleuve nous entendent grandir, un peu plus chaque année.
Au menu : terrines, choucroute, vin blanc et bières à volonté.
Quelques saucisses se sont bien promenées dans de coquines braguettes, des moustaches odorantes ont poussé ça et là au nez de quelques demoiselles et des bouts de petit salé empalés sur une brindille ont permis d'évoquer pêle-mêle Gengis Khân, Jeanne D'Arc et Dracula. Mais nous avons bu tout notre saoûl et mangé notre content, avec un appétit décuplé par l'entrain et l'envie de tenir jusqu'au petit matin.
Allées-venues de l'ombre à la lumière, bécots sous les fougères, rires fous qui s'apaisent dans la fumée blanche et l'esprit affranchi des messes du dimanche, la nuit passa. Au matin naissant, il y avait encore de quoi faire deux ou trois perruques avec les restes de choucroute... le coeur n'y était plus, simplement.
"- Merde, le vélo! m'exclamai-je en lâchant subitement la main de Julien.
- T'en fous, reste avec nous, supplia-t-il mollement.
- Nan, attends! C'est que je la connais la voisine. Debout aux aurores, si elle voit pas le vélo, elle va tomber sur ma mère de retour de la messe. Histoire de lui foutre bien la honte à gueuler son nom devant tout le quartier. "
Sans plus attendre, j'attrape le guidon de l'engin et, voulant dédramatiser ma précipitation aux yeux de ceux qui veillaient encore, j'entame, pour l'enjamber un mouvement de rotation acrobatique... qui me vaut une belle gamelle !
Quand je me relève, les autres sont morts de rire. Bidonnés comme des arsouilles, les salauds!
" - Oui bon, quoi ? "
A l'instant même où je compte m'en sortir d'une fanfaronnade, je mesure l'ampleur du désastre.
" Oh, putain! Oh, putain, les gars! Oh, putain! Je pédale dans la choucroute, dis. "
tk#299 - tiki#1
tiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions Twalesk
Le site des "Impromptus Littéraires" propose à qui veut bien s'en saisir des thèmes motivant l'écriture de textes originaux. Renouvelés de façon quasi hebdomadaire, les thèmes proposés donnent lieu à de nombreuses productions souvent intéressantes, parfois surprenantes, toujours révélatrices de talents. QUE DU BONHEUR pour qui aime le mot dit...
J'y ai déjà jeté l'encre... On s'y croise ?
14:44 Publié dans imPrOmpTus, x-priz | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : impromptus littéraires, tiniak relève le défi, de la choucroute, homophobie, tiki
La fille du Général
Correspondance avec OdeToLily, une jeunesse en écriture... parvenue jusqu'ici, va savoir comm'...
Faire sourire le Général
Quand j’ai eu 12 ans, maman est morte, et papa a cessé de rire. Il est devenu absent de ma vie, absent de sa vie, un fantôme sans couleur.
Ca fait quinze ans maintenant. Aujourd’hui, j’ai quelque chose à lui annoncer. La famille va s’agrandir. J’ai le fol espoir que cette nouvelle fera au moins sourire le général.
(thème des Impromptus Littéraires) - ODETOLILY, le blog.
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Les mains sur l'évier, le nez dans le vague, tournant le dos de son gilet de laine usée à la pièce où elle était venue s'installer en bout de table, le Général ruminait sa pensée. Engourdie, empêtrée dans des souvenirs joyeux qui prenaient des airs de cauchemards, la pensée du Général avait des trous de vouloir. Il en creusait partout, dans les allées du jardin, les murs du couloir. Il en creuvait sous son crâne. En fait, ça lui venait comme ça lui venait, de penser. Sinon, quoi ?
" Je vois bien qu'elle a quelque chose à me dire, ma minette. C'est qu'elle prenne tout ce temps qui va pas. A moi, 'faut me dire les choses tout droit maintenant, tu penses... Penses-tu! 'va falloir attendre que ça sorte. "
C'était pas l'heure. Pas l'heure de faire quoi que ce soit d'autre que parler, dans la cuisine, à cette heure. Tu penses.
Elle est pas venue toute seule. Même si ça se voit pas trop, elle a pris du renfort.
Ils ne seraient pas trop de deux pour le lui coller au visage, ce sourire, au Général.
Il se retourne mollement, avec les yeux dans ses chaussons. Bon, ça va être coton!
(c)2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
de norbert tiniak à Lily-souris(au Général)
02:39 Publié dans x-priz | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : correspondances poétiques, odetolily, tiniak, mon père, ce sourire













